Le Compendium

Spectroscopes à vision directe, à main

1 - Spectroscope à vision directe des Etablissements Jouan

Spectroscope à vision directe, à main, des Etablissements JOUAN à PARIS  - Longueur minimum de l'appareil : 10 cm  - Circa 1910

Ce spectroscope à vision directe utilise un prisme multiple d'AMICI.

TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE DE PHYSIQUE par A. GANOT - Librairie Hachette - PARIS - 1894

Dans la combinaison à 3 prismes qui est probablement utilisée dans notre appareil, les 2 prismes en crown sont choisis pour leur fort pouvoir dispersif tandis que le prisme en flint, intercalé, permet de redresser les rayons lumineux qui ressortent suivant l'axe initial. On est dans le cas représenté par le schéma suivant, tiré du Catalogue A. JOBIN, "Instruments de SPECTROSCOPIE" de 1915 :

La mise au point s'effectue par tirage du tube oculaire. La finesse de la fente est modulable par rotation de son support à l'extrémité opposée à l'oculaire.

Ces deux spectres d'émission ont été obtenus en plaçant le spectroscope entre la source lumineuse et l'appareil photographique. A gauche, on reconnaît le spectre continu de la lumière blanche et, à droite, on observe le spectre discontinu de la lumière fournie par l'écran LCD d'un micro-ordinateur. Sur ce dernier spectre, les trois couleurs primaires, le rouge, le vert et le bleu (RVB), produites par les diodes électroluminescentes de l'écran sont facilement repérables parmi, sans doute, des émissions parasites.

La combinaison du rouge, du vert et du bleu, sous des intensités variables, permet de restituer sur l'écran une gamme colorée très acceptable allant du noir (absence de lumière donc de couleur) au blanc grisé en passant par toutes les combinaisons possibles entre deux parmi les trois ou les trois couleurs. Il faut toutefois se souvenir que le blanc pur correspond, en toute rigueur, à la somme de toutes les couleurs présentes dans le premier spectre. 

 

2 - Spectroscope à vision directe "UNIS France"

 

Spectroscope à vision directe, à main, devant son coffret - Longueur minimum de l'appareil : 15 cm - Circa 1920

Derrière les chiffres gravés de part et d'autre du sigle de l'Union Nationale Inter Syndicale, créée au début du 20e siècle, se cache probablement le nom du constructeur ...

Le dispositif de réglable de la largeur de la fente est similaire à celui d'un spectroscope classique sur pied. Ici, la fente peut être protégée par une bonnette munie d'un verre transparent.

Ces deux spectres ont été photographiés à travers notre spectroscope. Ils caractérisent la lumière produite par les appareils d'éclairage domestique. Le premier spectre correspond à la lumière émise par une ampoule à incandescence classique tandis que le deuxième  est produit par une ampoule "basse consommation". Dans le premier cas, le filament de tungstène est porté à haute température et émet un spectre continu voisin de celui de la lumière du Soleil. Cela explique le bon rendu des couleurs lors de l'utilisation des ampoules classiques. Sur le second spectre, on observe un ensemble de raies qui, si l'on en fait la somme, ne restitue pas exactement la lumière blanche. Il suffit de comparer les deux spectres pour remarquer les manques sur le deuxième. C'est la raison pour laquelle on peut reprocher aux lampes "basse consommation" de ne pas restituer correctement les couleurs et en particulier de dénaturer les tons de la peau.

 

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