- I
- Près du bois de Boulogne lorsque je
l'aperçus
- Je n'osai lui parler, puis, prenant le dessus
- Je m'approchai pourtant, chapeau bas, la voix
tendre
- « Mademoiselle », lui dis-je ; elle
n'eut pas l'air d'entendre
- Elle allongeait le pas, moi, j'allongeai le
mien
- Elle avait l'air de dire : « Cristi, comme
ça le tient »
- Puis, je recommençai lorsque ma toute
belle
- M' dit « J'aperçois mon oncle, ah !
laissez-moi », dit-elle
- Et je vis un monsieur très chic et
décoré
- L'embrasser sur le front en l'appelant
bébé
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- Refrain
- Comme l'on cueille une fleurette
- Ce fut à peine une amourette
- Un seul jour je fus son amant
- Mais ce souvenir m'est charmant
- Petits pieds, petites menottes
- Elle avait de blanches quenottes
- Qui croquaient en un seul jour
- Toute une éternité d'amour
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- II
- Je les suivis de loin, souffrant comme un
martyr
- Lorsqu'hier le hasard vint pour me secourir
- Cette fois je fis mieux et je l'emportai
presque
- Dans mon petit logement. Ah ! ce fut
romanesque
- J'étais fou d'amour, elle sentait le
jasmin
- Elle avait une taille à prendre dans la
main
- Une bouche à caresses et non pour le
mensonge
- L'il d'un bleu de ciel qui se voile et qui
songe
- Chemise fine en batiste, corset droit tout
brodé
- Elle sentait la fortune, le monde chic et
calé
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- III
- Ce fut exquis, charmant, mais, dit-elle en
partant
- Ah ! j'ai perdu ma bourse, me voici sans
argent
- J'étais embarrassé, craignant lui
faire injure
- Je lui donnai cent francs pour prendre une
voiture
- Vous m'écrirez, dit-elle : initiales A. V.
F.
- V'nez dimanche à l'église, vous m'
trouverez dans la nef
- J'y suis allé cent fois, jamais je l'ai
revue
- Lorsqu'hier vers minuit, au tournant d'une
rue
- Je l'aperçus causant à des filles du
trottoir
- En leur disant : « crois-tu, je n'ai rien
fait ce soir »
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