La Seyne-sur-Mer (Var) La Seyne-sur-Mer (Var)
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A voir aussi :

Adieu celle que j'aime
Arbres (Trees)
Ave Maria (Gounod)
Ave Maria (Schubert)
Berceuse de Jocelyn
C'est l'amour
Catari
Ce sacré vieux soleil
Chante piroguier
Chevaliers du ciel
Combien j'ai douce souvenance
Fleuve du Tage
Il est né le divin enfant
Je pense à vous quand je m'éveille
L'amour est un bouquet de violettes
L'angélus de la mer
La belle de Cadix
La caravelle d'or
La chanson des blés d'or
La chanson des peupliers
La complainte du corsaire
La danse macabre
La plus belle chose au monde
La prière au soleil
La puce
La truite
La vague et la cloche
La voix des chênes
Le cor
Le credo du paysan
Le galérien
Le long de la rivière
Le maître à bord
Le pas d'arme du Roi Jean
Le Prince de Madrid
Le rêve passe
Le rosier
Les bateliers de la Volga
Les deux grenadiers
Les deux ménétriers
Les gitans
Les millions d'Arlequin
Les rameaux
Les sapins
Les semailles
Les trois hussards
Marche des Rois Mages
Marchons au combat
Marco Polo
Mexico
Minuit chrétien
Mississipi « Ol' man river »
O Sole mio
Plaine, ma plaine
Saltimbanque
Sérénade (Schubert)
Sur tous les chemins du monde
Tandis que tout sommeille
Va mon ami va
Venise et Bretagne
Cette rubrique Mélodies inoubliables contient ceux des airs anciens ou rétros qui nécessitent généralement de bonnes capacités vocales et qui ont donc été le plus souvent interprétés par des chanteurs " à voix " comme André DASSARY, Lucien LUPI, Luis MARIANO, Armand MESTRAL, etc.
 


 
Adieu celle que j'aime
Paroles de J. FILINE
Musique de Loulou GASTÉ
Interprète : Armand MESTRAL
 
Quand je quitterai mes plaines
Qaund je quitterai mes bois
J'emporterai dans ma peine
L'imag' de leur douce foi
Mais il n'y a pas que nos plaines
Mais il n'y a pas que nos bois
Il y a celle que j'aime
Qui ne vient pas avec moi.
Adieu celle que j'aime
Adieu tous mes amours
Garde moi mon ton coeur bohème
Jusqu'au jour de mon retour
Ta bouche contre la mienne
Tes yeux couleur des cieux
Resteront parmi mes peines
Tout l'espoir emporte mon adieu.
La nuit mon chagrin me quitte
Car les rêves sont malins
Mais ma peine revient vite
Lorsque pointe le matin
Mais un rêve n'est qu'un rêve
Il n'en reste jamais rien
Une bulle de joie qui crêve
Ne laissant que du chagrin.
Adieu celle que j'aime
Adieu tous mes amours
Garde moi mon ton coeur bohème
Jusqu'au jour de mon retour
Ta bouche contre la mienne
Tes yeux couleur des cieux
Resteront parmi mes peines
Tout l'espoir emporte mon adieu.

 


 
Arbres (Trees)
Paroles de L. HENNEVÉ
Musique de O. RASBACH
Interprète : Lucien LUPI
 
Quel poème est plus émouvant
Qu'un arbre dressé dans le vent
Comme un cri vivant de la terre
Il élève au ciel sa prière
Tendant vers Dieu ses bras puissants
De chants d'oiseaux tout frémissant
Et je songe en le regardant
Braver de l'hiver les autans
Que le Seigneur seul est capable
De créer cette oeuvre admirable
Tandis que nous pauvres humains
Chantons l'amour qui meurt demain
Ainsi mon coeur tendu vers toi
Frémit d'un fol et tendre émoi
Auprès du chêne centenaire
Que ce bonheur semble éphémère
Et cependant pourrais-je un jour
Vivre sans toi, sans ton amour ?

 

 

 


 
Ave Maria (Gounod)
Texte de la Bible
Musique de Charles GOUNOD
Interprète : Armand MESTRAL
 
Ave, Maria, gratia plena,
Dominus tecum : benedicta tu
In mulieribus
Et benedictus fructus
Ventris tui, Jesus.
 
Sancta Maria Sancta Maria,
Maria, ora pro nobis, nobis peccatoribus,
Nunc et in hora, in hora, mortis nostrae.
Amen ! Amen !
Ave Maria.
Je vous salue Marie, au nom de notre Seigneur.
Vous porterez le Sauveur,
Là, ici-bas, parmi les pêcheurs.
Vous êtes dans ce monde,
Ô Vierge féconde, bénie entre toutes
Et votre fils est béni
Vierge ma mère, voyez sur terre,
Les hommes qui vivent dans le pêché ;
Pour eux, ô intercédez auprès du Seigneur
Pour qu'il pardonne à tous ses fils
Au coeur repentant et meurtri. Amen !

 

 

 


 
Ave Maria (Schubert)
Paroles de BELANGER
Musique de Franz SCHUBERT
Interprètes : Armand MESTRAL, Tino ROSSI
 
Ave Maria ! Reine des cieux !
Vers toi élève ma prière
Je dois retrouver grâce à tes yeux.
C'est en toi, Vierge Sainte, en toi que j'espère.
Mon fils consolait ma misère,
Il souffre, hélas ! Il est mourant,
Comprends mes pleurs, toi qui fus mère,
Rends-moi, rends-moi mon pauvre enfant !
Ave Maria ! Ave Maria !
Mais, ô bonheur !
L'enfant renaît à sa prière
Ainsi qu'une brillante fleur,
Doux bienfait, touchante bonté,
Saint mystère ! Regarde-moi pour que j'espère !
Mon fils, ton front est souriant,
Merci, merci ! Divine Mère,
C'est toi qui sauves mon enfant !
Ave Maria !
Mon fils est beau,
De lui je suis déjà si fière !
Bénis son modeste berceau !
C'est mon bien, mon unique bien sur la terre
Si Dieu me frappe en sa colère,
Protège du moins l'innocent.
Exauce-moi, c'est une mère
Qui veut mourir pour son enfant !
Ave Maria ! Ave Maria !

 

 

 


 
Berceuse de Jocelyn
Paroles d'Armand SILVESTRE et de Victor CAPOUL
Musique de Benjamin GODARD (1888)
Interprète : André DASSARY
 
1
Cachés dans cet asile où Dieu nous a conduits,
Unis par le malheur durant les longues nuits,
Nous reposons tous deux endormis sous leur voile
Ou prions au regard des tremblantes étoiles !
Oh ! Ne t'éveille pas encor
Pour qu'un bel ange de ton rêve
En déroulant son long fil d'or
Enfant, permette qu'il s'achève.
Dors ! Dors ! le jour à peine a lui !
Vierge sainte, veillez sur lui !
2
Sous l'aile du Seigneur, loin du bruit de la foule
Et comme un flot sacré qui doucement s'écoule,
Nous avons vu passer les jours après les jours
Sans jamais nous lasser d'implorer son secours !
Oh ! Ne t'éveille pas encor
Pour qu'un bel ange de ton rêve
En déroulant son long fil d'or
Enfant, permette qu'il s'achève.
Dors ! Dors ! le jour à peine a lui !
Vierge sainte, veillez sur lui !

 

 

 


 
C'est l'amour
(Extrait de l'opéra-comique Les Saltimbanques)
Paroles de Maurice ORDONNEAU
Musique de Louis GANNE
 
1
Après le sombre orage
Vient le soleil doré.
Après notre esclavage
Viendra la liberté.
Partons, tendre fillette,
Partons vers l'inconnu.
Bien que l'on te regrette
Il le faut... que veux tu !
Refrain
C'est l'amour,
Qui flotte dans l'air à la ronde
C'est l'amour,
Qui console le pauvre monde
C'est l'amour,
Qui rend chaque jour sa gaité
C'est l'amour,
Qui nous rendra la liberté !
2
Le temps de nos misères
Est maintenant passé
Par de douces chimères
Qu'il soit vite effacé.
Peut-être l'opulence
Tous nous guette en chemin
Nous avons l'espérance
Qui force le destin.

 

 

 


 
Catari

Interprète : André DASSARY
 
1
Catari, Catari,
Pourquoi me dire des paroles dures
Pourquoi m'ouvrir sans cesse ma blessure, Catari,
M'amour chérie
Catari, Catari, ne me repousse pas
Je courrai pour toi droit au trépas
Songe que je t'aime seule au monde
Qu'à mon amour ardent, le tien réponde.
Ame trop ingrate qui me hait et que je flatte
Ô souple chatte, donne-moi ta foi !
2
Catari, Catari,
Prends garde à toi, je te le dis, prends garde
Ne souffre pas qu'un autre te regarde, Catari
Ou bien pour lui, ceci jusqu'à la garde,
Catari, M'amour chérie
Catari, Catari, rien qu'à moi tes baisers
Je ne puis, ô femme, m'en passer
Pour calmer mon incessante fièvre
Je veux, le jour, la nuit, boire à tes lèvres
Ame trop ingrate qui me hait et que je flatte
Ô souple chatte, garde à moi ta foi !

 

 

 


 
Ce sacré vieux soleil
Paroles de J. FRACHON et P. HAMEL
Musique de B. SMYTH
Interprète : Armand MESTRAL
 
I
J'travaille à la chaîne,
J'crève à la peine
Tout au long des jours de la semaine
Quand ce sacré vieux soleil
N'a rien d'autre à faire
Qu'à tourner là-haut dans le ciel
 
II
Querelles en ménage
Enfants, pas sages
Me feront vieillir avant l'âge
Quand ce sacré vieux soleil
N'a rien d'autre à faire
Qu'à tourner là-haut dans le ciel
III
C'est dur de vivre et je prie le Bon Dieu
Des larmes plein les yeux
Préparez vite à mon coeur contrit (?)
Sa place en Paradis
 
IV
Calmez ma souffrance
Faites moi confiance
Vous devez me donner ma chance
Car ce sacré vieux soleil
N'aurait rien à faire
Qu'à tourner là-haut dans le ciel
V
C'est dur de vivre et je prie le Bon Dieu
Des larmes plein les yeux
Préparez vite à mon coeur contrit (?)
Sa place en Paradis
 
VI
Calmez ma souffrance
Faites moi confiance
Vous devez me donner la chance
Car ce sacré vieux soleil
N'aurait rien à faire
Qu'à tourner là-haut dans le ciel

 

 

 


 
Chante, piroguier
Paroles de M. HEYRAL
Musique de E. MARNAY
Interprète : Armand MESTRAL
 
Chante, piroguier, ton fardeau
Sera plus léger s'il est beau
A travers la forêt, sans cesse devant toi
La plainte égarée de ta voix
Passe, piroguier ton chemin
Dès que s'est levé le matin
Et sans te reposer, en attendant le soir
Chante piroguier ton espoir
Prend garde, ton bateau
S'enfonce au ras de l'eau
Lesté de kilos d'or
Et chavirant sous ces trésors
Et toi qui t'émerveille
Au rayon de soleil
Ami, tu ne sais pas
Que ta pirogue en est remplie
Si ton maître le pouvait
T'en donnerait la moitié
Tu ne resterait pas
A l'aviron toute la vie (ter)
Chante, piroguier, ton fardeau
Sera plus léger s'il est beau
A travers la forêt, sans cesse devant toi
La plainte égarée de ta voix
Passe, piroguier ton chemin
Dès que s'est levé le matin
Et sans te reposer, en attendant le soir
Chante piroguier Ô - Ô - Ô - Ô - Ô

 

 

 


 
Chevaliers du ciel
(Extrait de l'Opérette Les chevaliers du ciel)
Paroles de P. COLLINE
Musique de H. BOURTAYRE et J.H. RYS (1955)
Interprète : Luis MARIANO
 
L'allure franche et décidée
L'air souriant le regard droit
Voilà les chevaliers du ciel !
Fiers et courtois dans les tournois
Comme l'étaient ceux d'autrefois
Voilà les chevaliers du ciel !
 
De Singapour à l'Alaska
Et de Paname à Panama
Voilà les chevaliers du ciel !
Portant l'insigne aux ailes d'or
Sur la poitrine et sur le bras
Voilà les chevaliers du ciel !
 
Du premier maître au commandant
S'ils sont si fiers de leurs rubans
C'est qu'ils ont su en les gagnant
Gagner les cœurs en même temps !
 
L'allure franche et décidée
L'air souriant le regard droit
Voilà les chevaliers du ciel !
Quand un garçon les aperçoit
Il aime dire à haute voix
Voilà les chevaliers du ciel !
 
Mais quand parfois c'est une fille
Alors en murmurant tout bas
Voilà les chevaliers du ciel
Elle rougit baissant les yeux
En sentant bien que son cœur bât
Voilà les chevaliers du ciel !
 
Choeur
Avant qu'on les entende
Venir comme des fous
Leur vitesse est si grande
Qu'ils sont déjà sur nous !
On voudrait quand ils passent
Courir les embrasser
Sur terre ou dans l'espace
Ils sont déjà passés !
 
En nous saluant
Même à l'occasion
Un coup de canon
Contre le mur du son !
Reprise depuis le début
 

 


 
Combien j'ai douce souvenance
(Air populaire auvergnat)
Poésie de R.F. de CHATEAUBRIAND

1
Combien j'ai douce souvenance
Du joli lieu de ma naissance !
Ma soeur qu'ils étaient doux les jours
De France
O ! mon pays, sois mes amours
Toujours !...
2
Te souvient -il que notre mère,
Au foyer de notre chaumière,
Nous pressait sur son coeur joyeux,
Ma chère,
Et nous baisions ses blancs cheveux,
Tous deux !
3
Ma soeur te souvient-il encore
Du château que baignait la Dore,
Et de cette tant vieille tour
Du More,
Où l'airain sonnait le retour
Du jour ?
4
Te souvient-il du lac tranquille
Qu'effleurait l'hirondelle agile,
Du vent que courbait le roseau
Mobile,
Et du soleil couchant sur l'eau
Si beau !
5
Te souvient-il de cette amie,
Tendre compagne de ma vie ?
Dans les bois, en cueillant la fleur
Jolie,
Hélène appuyait sur mon coeur
Son cœur...
6
Ah ! qui me rendra mon Hélène,
Et ma montagne, et le grand chêne ?
Leur souvenir fait tous les jours
Ma peine !
Mon pays sera mes amours
Toujours !...


 
Fleuve du Tage
Paroles de J.-H. DEMEUN
Musique de B. POLLET

1
Fleuve du Tage,
Je suis tes bords heureux ;
A ton rivage
J'adresse mes adieux !
Rochers, bois de la rive,
Echo, nymphe plaintive,
Hélas ! je vais
Vous quitter pour jamais !
2
Grotte jolie,
Dans ce temps fortuné,
Près de Marie
Si promptement passé,
Ton réduit solitaire,
Asile du mystère,
Fut pour mon cœur
Le temple du bonheur !
3
Jours de tendresse
Comme un beau songe ont fui !
Jours de tristesse,
De chagrins et d'ennui,
Loin de ma douce amie,
Désormais de ma vie
Vont pour toujours,
Hélas ! flétrir le cours !
4
Terre chérie
Où j'ai reçu le jour,
Jeune Marie,
Objet de mon amour,
Rochers, bois de la rive,
Echo, nymphe plaintive,
Adieu ! Je vais
Vous quitter pour jamais !


 
Il est né le divin enfant
Chant de Noël le plus célèbre du répertoire national.
Sur un ancien air de chasse, La Tête Bizarde, issue d'un traité de vénerie de l'époque de Louis XIV
 
Refrain
Il est né le divin enfant,
Jouez hautbois, résonnez musettes
Il est né le divin enfant,
Chantons tous son avènement !
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous attendions cet heureux temps.
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Ah ! Que ses grâces sont parfaites !
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Qu'il est doux ce divin enfant !
Une étable est son logement
Un peu de paille est sa couchette,
Une étable est son logement
Pour un dieu quel abaissement !
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez vous unir à nos fêtes
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez adorer cet enfant !
Il veut nos coeurs, il les attend :
Il est pour faire leur conquête
Il veut nos coeurs, il les attend
Donnons-les lui donc promptement !
O Jésus, ô Roi tout-puissant
Tout petit enfant que vous êtes,
O Jésus, ô Roi tout-puissant,
Régnez sur nous entièrement !

Malgré l'évocation des hautbois et musettes, instruments très en vogue au XVIIIe siècle, ce chant ne fut publié qu'en 1874 dans un recueil d'airs de noëls lorrains.
 

 

 

 


 
Je pense à vous quand je m'éveille
(Romance de Maître Pathelin)
Paroles de DE LEUVEN et T. LANGLÉ
Musique de F. BAZIN
Interprètes : André DASSARY, Tino ROSSI
 
1
Je pense à vous quand je m'éveille
Et de loin je vous suis des yeux,
Je vous revois quand je sommeille
Dans un songe mystérieux
Le seul bonheur auquel mon coeur aspire
C'est d'obtenir un aveu des plus doux
Voilà, voilà ce que je veux vous dire
Mais hélas ! j'ai trop peur de vous.
2
Quand je guette votre passage
Lorsque j'espère enfin vous voir
Je me dis par un doux langage
Aujourd'hui je veux l'émouvoir...
Je veux, je veux, dans mon brûlant délire
Dire je t'aime en tombant à genoux...
Voilà, voilà ce que je veux vous dire
Mais hélas ! j'ai trop peur de vous.

 

 

 


 
L'amour est un bouquet de violettes
(Extrait de l'Opérette Violettes Impériales)
Paroles de Mireille BROCEY
Musique de Francis LOPEZ (1952)
Interprète : Luis MARIANO
 
1
Violetta, mon amie,
Mon amie si jolie,
Violetta, je t'en prie
N'aie pas peur de la vie
Il faut perdre la tête
Et songe que l'amour
Est comme ces violettes
Il se fane un beau jour.
Refrain
L'amour est un bouquet de violettes,
L'amour est plus doux que ces fleurettes.
Quand le bonheur en passant vous fait signe et s'arrête
Il faut lui prendre la main
Sans attendre à demain
 
L'amour est un bouquet de violettes,
Ce soir, cueillons ces fleurettes
Car au fond de mon âme
Il n'est qu'une femme
C'est toi qui seras toujours
Mon seul amour.
2
On te dira parfois :
Prends bien garde au plaisir
Prends bien garde à l'émoi
D'où naîtra le désir.
Mais dis-toi sans cesse
Que la vie n'a qu'un temps,
Et que même une Altesse
Doit aimer un instant.
Au refrain

 

 

 


 
L'angélus de la mer
Paroles de L. DUROCHER
Musique de Gustave GOUBLIER
Interprète : Armand MESTRAL
 
A l'horizon se lève et rit l'aube vermeille ...
Marins perdus en mer !
Voici l'heure où là-bas le vieux clocher s'éveille
Et chante au matin clair...
Entendez-vous ? Dans la brise qui jase
Tinte l'écho des cloches du pays,
Les flots joyeux que la lumière embrase
Ondulent plus blonds que les blonds épis...
Refrain
 
Au loin, c'est l'Angélus !
C'est l'Angélus qui sonne
A genoux donc sous le ciel bleu,
A genoux donc et priez Dieu !
Laboureurs de la mer,
Et que le jour rayonne !
C'est l'Angélus !
C'est l'Angélus !
C'est l'Angélus !
Sur nos mâts triomphants le soleil plane et brille...
Marins perdus en mer !
Voici l'heure là-bas s'incline la faucille
Qui fauche le blé clair...
Entendez-vous ? Dans la brise hautaine,
Dans l'air poudreux où flambent des rayons,
Vibre l'appel d'une cloche lointaine,
Comme pour bénir nos fiers pavillons...
Les feux mourants du jours on empourpré nos voiles...
Marins perdus en mer !
Voici l'heure où là-bas s'allument les étoiles,
Brodant l'azur moins clair...
Entendez-vous dans la brise qui rêve
Des sons divins qui semblent s'approcher ?
Le paysan, dont le labeur s'achève,
Ecoute, pensif, la voix du clocher...

 

 

 


 
La belle de Cadix
(Extrait de l'Opérette La Belle de Cadix)
Paroles de Maurice VANDAIR
Musique de Francis LOPEZ (1946)
Interprète : Luis MARIANO
 
1
La Belle de Cadix a des yeux de velours
La Belle de Cadix vous invite à l'amour
Les caballeros sont là
Si, dans la posada
On apprend qu'elle danse !
Et pour ses jolis yeux noirs
Les hidalgos le soir
Viennent tenter la chance !
 
Mais malgré son sourire et son air engageant
La Belle de Cadix ne veut pas d'un amant !
 
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Ne veut pas d'un amant !
2
La Belle de Cadix a des yeux langoureux
La Belle de Cadix a beaucoup d'amoureux
Juanito de Cristobal
Tuerait bien son rival
Un soir au clair de lune !
Et Pedro le matador
Pour l'aimer plus encor'
Donnerait sa fortune !
 
Mais malgré son sourire et son air engageant
La Belle de Cadix n'a jamais eu d'amant !
 
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
N'a jamais eu d'amant !
3
La Belle de Cadix est partie un beau jour
La Belle de Cadix est partie sans retour !
Elle a dansé une nuit
Dans le monde et le bruit
Toutes les seguidillas !
Et puis dans le clair matin
Elle a pris le chemin
Qui mène à Santa Filla !
 
La Belle de Cadix n'a jamais eu d'amant !
La Belle de Cadix est entrée au couvent.
 
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Chi-ca ! Chi-ca ! Chic ! Ay ! Ay ! Ay !
Ay !

 

 

 


 
La caravelle d'or
(Extrait de l'Opérette La caravelle d'or)
Paroles de J. PLANTE
Musique de Francis LOPEZ
Interprète : Luis MARIANO
 
Il était jadis une princesse
Dans le tendre éclat de sa jeunesse
Qui reçut un jour d'un conquistador
Une caravelle d'or.
 
On dit que le Roi en prit ombrage
Et qu'il refusa leur mariage
Mais nos amoureux, bravant l'univers
Partirent seuls sur la mer.
Va ! Ma caravelle d'or
Va ! Sur l'océan terrible (?)
Va ! A l'heure où tout s'endort
C'est l'étoile d'amour qui te conduit.
 
Va ! Sur l'écume des jours
Comme un oiseau qui s'enfuit
Va ! A force, à tire d'ailes
Nos deux amants fidèles
Et leur amour.
Mais le Roi devint fou de colère
Il arma contre eux sa flotte entière
Les forçant ainsi à choisir la mort
Sur leur caravelle d'or.
 
Et s'il faut en croire la légende
Comme certains livres le prétendent
L'âme des amants vogue dans le ciel
De leur amour éternel.
Va ! Ma caravelle d'or
Va ! Sur l'océan terrible (?)
Va ! A l'heure où tout s'endort
C'est l'étoile d'amour qui te conduit.
 
Mais, on dit dans tous les ports,
Oui, même encore aujourd'hui,
Que, pendant les nuits de brume,
Lorsque le ciel s'allume,
On voit alors
Se balancer sur les flots toutes voiles dehors,
Au clair de lune,
La caravelle d'or
Ah ! Ah !

 

 

 


 
La chanson des blés d'or
Paroles de Camille SOUBISE et L. LEMAITRE
Musique de Frédéric DORIA (1882)
Interprètes : André DASSARY, Armand MESTRAL
Mignonne, quand la lune éclaire
La plaine aux bruits mélodieux,
Lorsque l'étoile du mystère
Revient sourire aux amoureux,
As-tu parfois sur la colline,
Parmi les souffles carressants,
Entendu la chanson divine
Que chantent les blés frémissants ?
Refrain
Mignonne, quand le soir descendra sur la terre,
Et que le rossignol viendra chanter encor,
Quand le vent soufflera sur la verte bruyère,
Nous irons écouter la chansons des blés d'or ! (bis)

 

As-tu parfois sous la ramure,
A l'heure où chantent les épis,
Ecouté leur joyeux murmure,
Au bord des vallons assoupis ?
Connais-tu cette voix profonde,
Qui revient, au déclin du jour,
Chanter parmi la moisson blonde,
Des refrains palpitants d'amour ?
Mignonne, allons à la nuit close
RÍver aux chansons du printemps,
Pendant que des parfums de roses
Viendront embaumer nos vingt ans !
Aimons sous les rameaux superbes,
Car la nature aura toujours
Du soleil pour dorer les gerbes,
Et des roses pour nos amours !

 

 

 


 
La chanson des peupliers
Paroles de Camille SOUBISE
Musique de Frédéric DORIA
Interprète : Armand MESTRAL
 
Le soir descend sur la colline,
La lune monte dans les cieux,
Et les bois fleuris d'aubépine
Sont pleins de bruits harmonieux.
Quelle est cette voix qui soupire
Dans la brume, au déclin du jour?
On dirait une immense lyre,
Préludant à des chants d'amour !
 
Refrain
 
Le vent souffle dans les ramures
Dans les genêts, dans les sentiers.
Entendez-vous ces doux murmures,
...Ces doux murmures ?
C'est la chanson des peupliers !
C'est la chanson des peupliers !
J'entends au fond de la vallée
Les peupliers causer entre eux..
La lune un instant s'est voilée ;
Tout redevient silencieux
Mais un murmure au loin s'élève,
Plus doux que le son du hautbois..
C'est peut-être un oiseau qui rêve,
Qui rêve à la fraise des bois.
J'ai pour amante la nature,
Qui fait, parmi les verts roseaux,
Couler la source fraîche et pure,
Où boivent les petits oiseaux !
C'est elle qui sur les bruyères,
Egrène les papillons bleus,
Et fait chanter, dans les clairières,
Les peupliers mélodieux !

 

 

 


 
La complainte du corsaire
Paroles de H. CONTET
Musique de A. GRASSI
Interprète : Armand MESTRAL
 
Où es-tu camarade, où es-tu ?
En prison, et le ciel par dessus
Que fais-tu camarade, que fais-tu ?
Un corsaire est toujours un pendu !
 
Tous feux éteints tambour battant
C'est aujourd'hui que l'on me pend
Et voilà ma dernière escale
Je n'irai plus dessus la mer
Mais j'entrerai en mon enfer
En bousculant cent mille étoiles
Ce que j'ai fait ? Dieu seul le sait
Je n'étais pas aussi mauvais
Que le bourreau qui va me pendre.
J'aimais chanter oh hisse et haut,
J'aimais aussi mon grand bateau
Qui savait si bien me comprendre.
Où es-tu camarade, où es-tu ?
En prison, et le ciel par dessus
Que fais-tu camarade, que fais-tu ?
Un corsaire est toujours un pendu !
 
J'en ai passé des nuits d'amour
Chacun pour soi, chacun son tour,
Nous fallait bien notre pitance
Mais pas un coeur ne va pleurer
Quand je serai mort et enterré
Tout seul au pied de ma potence.
Le vent de mer nous a trahis,
Nous a fait voir de beaux pays,
Et puis voilà où nous en sommes !
Le vent de mer est un menteur,
Les braves gens n'ont pas de coeur
Et le corsaire est un pauvre homme
Où es-tu camarade, où es-tu ?
En prison, et le ciel par dessus
Que fais-tu camarade, que fais-tu ?
Un corsaire est toujours un pendu !

 

 

 


 
La danse macabre
Paroles de Jean LAHOR (Henri CAZALIS)
Musique de Camille SAINT-SAENS (1873)
Interprète : Armand MESTRAL
 
Zig et zig et zag, la mort crie cadence
Frappant une tombe avec son talon,
La mort à minuit joue un air de danse,
Zig et zig et zag, sur son violon.
Le vent d'hiver souffle, et la nuit est sombre,
Des gémissements sortent des tilleuls ;
Les squelettes blancs vont à travers l'ombre
Courant et sautant sous leurs grands linceuls,
Zig et zig et zag, chacun se trémousse,
On entend claquer les os des danseurs,
Un couple lascif s'assoit sur la mousse
Comme pour goûter d'anciennes douceurs.
Zig et zig et zag, la mort continue
De racler sans fin son aigre instrument.
Un voile est tombé ! La danseuse est nue !
Son danseur la serre amoureusement.
La dame est, dit-on, marquise ou baronne.
Et le vert galant un pauvre charron.
Horreur ! Et voilà qu'elle s'abandonne
Comme si le rustre était un baron !
Zig et zig et zig, quelle sarabande !
Quels cercles de morts se donnant la main !
Zig et zig et zag, on voit dans la bande
Le roi gambader auprès du vilain !
Mais chuut ! tout à coup on quitte la ronde,
On se pousse, on fuit, le coq a chanté
Oh ! La belle nuit pour le pauvre monde!
Et vive la mort et l'égalité !

  


 
La plus belle chose au monde
Paroles de R. ROUZAUD
Musique de S. FAIN
Interprète : Luis MARIANO
 
Oui, la plus belle chose
Qui soit ici bas n'est pas l'éclat d'une rose
Ce n'est pas le chant des sources
L'étoile dans sa course
La plus belle chose au monde, c'est l'amour
 
Oui, dans un seul "je t'aime"
Que l'on dit tout bas du plus profond de nous-mêmes
Notre coeur a mis plus de soleil qu'en peut donner le jour.
Non, rien, rien, n'est plus beau que l'amour.
Oui, la plus belle chose
Qui soit ici bas n'est pas l'éclat d'une rose
C'est un coeur quand il se donne
Deux bras qui s'abandonnent
Et cela tient en un seul mot : l'amour
 
Oui, pour un seul "je t'aime"
Que l'on dit tout bas du plus profond de nous-mêmes
Qui donne voudrait donner sa vie en cet instant trop court.
Non, rien, rien, n'est plus beau que l'amour.
 

 


 
La prière au soleil
Paroles de R. COUDERT et P. AIZPYRI
Musique de J.E. CREMIER et M. ALEXIS
Interprète : Armand MESTRAL

Je me souviens d'une légende
C'était, je crois, mystérieux
Un homme rouge dans la lande
Chantait l'amour, défiant les dieux.
 
Il allait en rêvant
Regardant vers le ciel
Il allait en rêvant
Vers un monde irréel.
L'Indien traversait monts et plaines
Pour son grand amour radieux
Sur la folle route incertaine
Il pensait conquérir les cieux
Cherchant cette déesse blonde
Demeurant tout près du soleil.
 
Légende d'un passé lointain
Horizon bleu, songe sans fin
Je pense à la déesse amie
Pour qui je donnerais ma vie.
Je me souviens d'une légende
C'était, je crois, mystérieux
Un homme rouge dans la lande
Se traînait, implorant les dieux.
 
Il allait tristement
Regardant vers le ciel
Il allait tristement
Vers un monde irréel.
L'Indien traversait monts et plaines
Pour son grand amour radieux
Sur la folle route incertaine
Il pensait conquérir les cieux
Pleurant cette déesse blonde
Demeurant tout près du soleil.

 

  


 
La puce
Paroles de CALVOCORESSI
Musique de M.P. MOUSSORGSKY
Interprète : Armand MESTRAL
 
*Chanson de Méphistophélès.*
 
Une puce gentille
Chez un prince logeait.
Comme sa propre fille,
Le brave homme l'aimait,
Et, l'histoire assure,
A son tailleur un jour
Lui fit prendre mesure
Pour un habit de cour.
 
L'insecte, plein de joie
Dès qu'il se vit paré
D'or, de velours, de soie,
Et de crois décoré.
Fit venir de province
Ses frères et ses soeurs
Qui, par ordre du prince,
Devinrent grands seigneurs.
 
Mais ce qui fut bien pire,
C'est que les gens de cour,
Sans en oser rien dire,
Se grattaient tout le jour.
Cruelle politique !
Ah ! plaignons leur destin,
Et, dès qu'une nous pique,
Écrasons-la soudain !
Autrefois une puce
Vivait auprès d'un roi
Un roi ! un roi !
Elle lui était plus chère
Que femmes, amis, parents
La puce ! Hé ! Eh ! Eh !
La puce ! Eh !
La puce !
Un bon tailleur, on mande
Tu vas couper ----- or
Pour mon amie que j'aime
Un bel habit de soie
Un bel habbit !
L'habit !
La puce
Un bel habit !
On habille la puce
 
Voilà qu'elle est maîtresse
De tous les courtisans !
La puce !
La puce
Ah ! Ah !
La puce
Elle est nommée ministre
Reçoit le grand cordon
Bientôt les autres puces
Sont puissantes aussi
Hé ! Hé !
Et lors, la pauvre reine
Et dames de sa cour
Souffrent de mille peines
Et maudissaient le vie
Hé Hé
N'osant tuer les puces
Ni même se gratter
 
Nous savons bien frapper
Eh !
Ha ! Ha !

 

  


 
La truite
Paroles de BELANGER
Musique de Franz SCHUBERT
Interprète : Armand MESTRAL
 
1
Dans le cristal limpide
D'un torrent écumant
La truite rapide
Se balançait gaiment
Assis près du rivage,
Je contemplais heureux
De sa course volage
Les ébats gracieux.
De sa course volage
Les ébats gracieux.
2
Sur la rive opposée,
Un pêcheur, froidement
De la bête rusée
Suit chaque mouvement
Tant que cette onde claire
Pensai-je, coulera
Ton amorce grossière
Jamais ne la prendra.
Ton amorce grossière
Jamais ne la prendra.
3
Le pêcheur à l'attendre
Par un piège nouveau
Cherchant à la surprendre
Méchamment, trouble l'eau
Tout à coup, ô surprise !
Il tire, il tire l'hameçon
La truite était prise
Hélas ! pour le poisson !
La truite était prise
Hélas ! pour le poisson !

  


 
La vague et la cloche
Paroles de F. COPPEE
Musique de H. DUPARC
Interprète : Armand MESTRAL
 
Une fois, terrassé par un puissant breuvage,
J'ai rêvé que parmi les vagues et le bruit
De la mer je voguais sans fanal dans la nuit,
Morne rameur, n'ayant plus l'espoir du rivage...
L'océan me crachait ses baves sur le front,
Et le vent me glaçait d'horreur jusqu'aux entrailles,
Les vagues s'écroulaient ainsi que des murailles
Avec ce rythme lent qu'un silence interrompt...
Puis tout changea...
La mer et sa noire mêlée sombrèrent...
Sous mes pieds s'effondra
Le plancher de la barque...
Et j'étais seul dans un vieux clocher,
Chevauchant avec rage une cloche ébranlée,
J'étreignais la criarde opiniâtrement
Convulsif et fermant dans l'effort mes paupières,
Le grondement faisait trembler les vieilles pierres,
Tant j'activais sans fin le lourd balancement.
Pourquoi n'as-tu pas dit, ô rêve, où Dieu nous mène ?
Pourquoi n'as-tu pas dit s'ils ne finiraient pas
L'inutile travail et l'éternel fracas
Dont est faite la vie, hélas la vie humaine ?

  


 
La voix des chênes
Paroles de Francis et Stéphane BOREL
Musique de Gustave GOUBLIER (1888)
Interprète : Armand MESTRAL

I
Quand le soleil s'enfuit à l'horizon,
Semant la nuit sur les monts et la plaine,
Le vent du soir fait passer un frisson
Sur la forêt où sommeille le chêne.
Et l'on entend monter comme un doux bruit
Sous les rameaux au milieu du silence :
C'est la chanson de l'amour qui commence,
Hymne éternel qui vibre dans la nuit.
 
Si vous rêvez d'amour
Dans les forêts prochaines
Ecoutez au déclin du jour
La voix des chênes :
Elle vous parlera d'amour (bis)
La douce voix (bis) des chênes.
II
Chez nos aïeux, les farouches Gaulois,
Aux temps passés, on vénérait les chênes
Et leurs guerriers, à l'abri des grands bois,
Ont défié les légions romaines,
L'arbre divin s'en souviendra toujours;
Les soirs d'hiver, quand la rafale gronde
Il semble encore vouloir jeter au monde
Les fiers défis de ses anciens beaux jours.
 
C'est du vieux sang Gaulois
Qui coule dans ses veines
Allez, le soir, au fond des bois,
La voix des chênes
Vous parlera des fier Gaulois (bis)
La grande voix (bis) des chênes.
III
Il me souvient qu'un jour je parcourais
Le beau pays de l'antique Lorraine,
Je m'arrêtai près des vieilles forêts
Pour écouter ce que disait le chêne,
Un vieux géant, Roi de l'immensité,
Parla longtemps de notre belle France,
Comme un clairon sonnant la délivrance,
Enflant sa voix, il cria : "Liberté"
 
Lorrains, la liberté
Plane à travers vos plaines
Ecoutez dans l'obscurité
La voix des chênes,
Elle chante la liberté (bis)
L'immense voix (bis) des chênes.


 
Le cor
Paroles d'Alfred de VIGNY
Musique de A. FLEGIER
Interprète : Armand MESTRAL
 
1
 
J'aime le son du Cor, le soir, au fond des bois,
Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois,
Ou l'adieu du chasseur que l'écho faible accueille,
Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.
 
Que de fois, seul, dans l'ombre à minuit demeuré,
J'ai souri de l'entendre, et plus souvent pleuré !
Car je croyais ouïr de ces bruits prophétiques
Qui précédaient la mort des Paladins antiques.
 
O montagnes d'azur ! ô pays adoré !
Rocs de la Frazona, cirque du Marboré,
Cascades qui tombez des neiges entraînées,
Sources, gaves, ruisseaux, torrents des Pyrénées ;
 
Monts gelés et fleuris, trône des deux saisons,
Dont le front est de glace et le pied de gazons !
C'est là qu'il faut s'asseoir, c'est là qu'il faut entendre
Les airs lointains d'un Cor mélancolique et