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Construction navale, Forges et Chantiers, histoire des navires (correspondances 2003-2004)

 

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Sabordage de la Flotte
Vie des marins pendant l'occupation - Sabordage de la Flotte

Voir également les correspondances des années : 2001-2002, 2005-2006 et 2007


25 Novembre - 6 Décembre 2004 : Remorqueur Le Samson

Q1.

Monsieur,

Ayant pris un grand intérêt à la lecture du récit "Tragédie du cuirassé LIBERTE le 25/09/1911 que vous avez porté à la connaissance des internautes, j'ai relevé, non sans émotion le nom du remorqueur "Le Samson" qui selon votre récit a participé au noyage des décombres fumants du " Liberté". Peut-être s'agit-il du même remorqueur que mon père a commandé vers les années 1935-1937 et sur lequel nous sommes allés en famille passer le dimanche à trois ou quatre reprises lorsque mon père était en service ces jours-là. Pour faire court, je me suis demandé quel avait été le sort de ce remorqueur après 1937 et je dois avouer que je ne sais pas où m'adresser pour obtenir ces renseignements. Peut-être pourriez-vous m'indiquer une piste ou deux pouvant favoriser ces recherches. Merci d'avance et compliments pour votre récit très détaillé sur cette tragédie.

EH

R.

Bonjour,

Merci pour votre message et sur vos commentaires sur le chapitre "Tragédie du cuirassé Liberté - 25 septembre 1911" écrit par mon père (Marius Autran).

Effectivement, le nom d'un remorqueur "Samson" y est mentionné, mais nous n'avons malheureusement pas pu retrouver d'information plus précise sur ce navire dans nos archives familiales.

- Je ne sais pas quelle fut sa date de construction (les ouvrages dont nous disposons concernent essentiellement les Chantiers de La Seyne, et il ne semble pas que ce remorqueur figure dans les listes de bateaux construits à La Seyne).

- En fait, il y a eu plusieurs (au moins deux) remorqueurs portant le nom de "Samson". J'ai en effet trouvé cité dans les Archives Historiques de la Marine, sur le site : http://www.servicehistorique.marine.defense.gouv.fr/villes/toulon/archtol.htm

un remorqueur "Samson" construit en 1943 et démoli en 1959.

- Par ailleurs, "le remorqueur Samson" est mentionné pour avoir été en détresse à La Rochelle en 1946 sur le site : http://perso.wanadoo.fr/bastas/pga/temoins/herrou.htm

- Mais ce dernier ne peut donc pas être celui commandé par votre père, puisque cela se situait dans les années 30. Peut-être son remorqueur était-il donc bien celui mentionné en 1911. Vous souvenez-vous si, dans les années 1935-1937 il s'agissait d'un navire récent ou ancien ?

- Enfin, il y a actuellement en vente sur le site e-Bay - (avec sa photo), la maquette du remorqueur "Samson 2" : http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&category=79294&item=5939678028&rd=1&ssPageName=WDVW#ShippingPayment

Cette maquette correspondrait-elle au remorqueur que vous avez connu ?

Désolé de ne pas pouvoir vous apporter davantage de précisions. Le seul moyen d'en savoir davantage est sans doute (si vous habitez la région) d'aller consulter le Service Historique de la Marine, place d'Armes à Toulon.

Cordialement,

JCA

Q2.

Bonjour,

Un grand merci pour votre aimable réponse qui m'a fait vraiment plaisir.

Dans mes archives familiales, j'ai retrouvé une photo prise à bord du Samson en juin 1937. Je me suis souvenu qu'à cette époque, mon père venait d'en prendre le commandement, et avait assumé les essais en mer à l'issue d'importantes réparations ce qui laisse supposer que ce remorqueur était déjà ancien.

D'autre part, j'ai relevé sur le site de Marius Bar,la mention d'une photo prise en 1932 et concernant un remorqueur Samson, 2 cheminées, ce qui correspondrait à l'objet de mes recherches cette mention précisait "ex Abeille 11".

J'ai consulté le site e-Bay que vous me proposez mais hélas la maquette en question ne correspond pas au Samson de 1937.

Je vais continuer mes recherches,dans les directions que vous me proposez, et, habitant la Haute Savoie ( !....) j'envisage néanmoins de me rendre à Toulon en 2005 pour consulter le service historique de la Marine.

J'imagine que ce remorqueur a dû disparaître dans les années 40 peut être lors du sabordage de la flotte.

Merci encore pour toutes vos recherches que vous avez bien voulu me communiquer.

Cordialement,

EH


23 Novembre 2004 : Explosion du cuirassé Liberté

C.

Bonjour,

ni commentaire ni suggestion, je me suis régalé sur votre site !

J'ai appris des choses et j'ai "revécu" l'explosion du Liberté que mon grand-père m'a tant de fois racontée quand j'étais enfant...

Navré de voir ce que la Seyne est devenue, je pense avec émotion à ce qu'elle a été le berceau des plus beaux bateaux de guerre ou de commerce, le "Provence" et le "Kairouan", par exemple!

Mes amitiés à Marius Autran, réveillé en son temps dans son berceau par le bruit de l'explosion du "Liberté"...

bien à vous

PB


16 Novembre - 6 Décembre 2004 : Paquebots Président de Cazalet et Commandant Quéré

Q.

Bonjour.

Bravo et merci , c'est en cherchant le nom de paquebots sur lesquels j'ai embarqué dans mon enfance pour aller en Corse au départ de Nice, et dont j'ai un souvenir enchanteur car ils étaient si beaux et prestigieux!!! tout était de bois et de cuivre! tout était astiqué, tout l'équipage était tiré aux 4 épingles et d'une courtoisie !

Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus ces si beaux paquebots.

Je ne me souviens , malheureusement que de la phonétique de leurs noms : le president de casalet, le commandant queret.....

Je suis tres heureuse d'avoir trouvé votre site qui est une vraie mine d'or! et qui me fait découvrir tout un monde dont j'avais entendu parlé où bien dont je me souvenais vaguement.....car je suis une néophyte! et je dois écrire mes aventures de jeunesse et j'ai donc besoin de connaître un peu plus sur ces paquebots!

Je vous remercie , si vous pouviez me donner des renseignements sur ces 2 embarcations ne serai-ce que les noms!

Je vous en serais tres reconnaissante!

AB

R.

Bonjour,

Merci pour votre sympathique message.

Nous n'avons malheureusement, dans la mémoire familiale, que très peu d'informations concernant les paquebots "Président de Cazalet" et "Commandant Quéré".

Mais ayant effectué quelques recherches sur internet, je vous informe que vous pouvez trouver diverses informations et photos sur ces deux navires sur les sites suivants :

http://home.nordnet.fr/~jcpillon/piedgris/bateaux.html
http://www.theshipslist.com/ships/lines/mixte.htm
http://people.zeelandnet.nl/jduivend/scheepje/p/preside2.htm
http://historic-marine-france.com/paquebot/compagnie-paquet.htm

Il est indiqué que le "Président de Cazalet" (5 324 tonnes) a été construit (je n'ai pas pu savoir où exactement (*) en 1947-1948 pour la Compagnie de Navigation Mixte, route Oran-Port-Vendres-Marseille. En 1967, il est passé aux Services Méditerranée de la Compagnie Générale Transatlantique et a été rebaptisé "Méditerranée". Enfin, en 1969 il a été revendu à la Grèce et renommé Arcadi. Je n'ai pas pu savoir ce qu'il était devenu depuis.

A noter que ce paquebot avait été victime d'un attentat (bombe de 15 kg entre les deux ventilateurs de chauffe) le 5 septembre 1958. Cela est raconté sur le site :

http://perso.wanadoo.fr/alger-roi.net/alger/port/histoire_navires/kairouan/chapitre25_28.htm

Quant au "Commandant Quéré", il a été également construit en 1948, à Southampton (Angleterre), pour les Services Méditerranée (Marseille-Corse) de la Compagnie Générale Transatlantique. Longueur: 110,64 m, largeur: 15,24 m, 4 478 tonnes, propulsion machine 2 groupes turbines PARSONS, puissance 3500 CV. Il a été désarmé le 4 août 1966, vendu à Chypre et démoli en Italie en 1968.

On en trouve des photos sur les sites :

http://members.lycos.nl/oldships/scheepje/c/command1.htm
http://www.simplonpc.co.uk/CGT_PCs_01B.html#anchor875114

Si je retrouve d'autres informations plus complètes sur ces navires, je ne manquerai pas de vous les faire parvenir.

Je vous souhaite bon courage et beaucoup de plaisir pour écrire vos mémoires de jeunesse.

Cordialement,

JCA

(*) Postérieurement à ce message (voir la correspondance des 7-11 Septembre 2006), l'un de nos correspondants (JMW) nous a signalé que « Le Cazalet avait été construit au Royaume-Uni chez Swan Hunter, commandé sour le nom "El Kantara", il fut rebaptisé avant sa livraison en 1948. En 1995 il figurait toujours sur les registres Lloyds et doit rouiller en mer Egée ».


15 Juillet - 12 Août 2004 : Chantiers navals

Q1.

Monsieur Autran,

Je suis journaliste à La Marseillaise (à La Seyne-sur-Mer) et je travaille actuellement à la rédaction d'un dossier concernant les anciens chantiers navals de La Seyne. J'ai consulté votre site internet très riche sur toute cette période historique et je souhaitais vous demander si je pouvais m'en inspirer, notramment pour les chiffres que vous donnez en annexe, en mentionnant bien sûr que ces informations proviennent de votre site. Je souhaitais également, si vous en êtes d'accord, vous contacter pour une interview car mon dossier comportera une partie "témoignages" d'anciens ouvriers mais aussi de Seynois extérieur aux chantiers.

Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma requête. Je suis joignable à l'agence de La Marseillaise à La Seyne au 04 94 94 76 67 ou sur mon portable au (...).

Merci d'avance,

MV

R.

Bonjour,

(...) Je m'appelle Jean-Claude Autran, fils de Marius Autran. C'st moi qui, en fait assure, à distance, la correspondance électronique de mon père et qui suis webmaster de son site internet, mon père étant maintenant très âgé (94 ans !).

Vous pouvez naturellement utiliser les textes ou les chiffres mentionnés dans le site internet en mentionnant leur origine.

Quand à interviewer mon père, cela devrait être en principe possible car il reçoit encore assez régulièrement des journalistes ou des historiens, mais vu son âge et vu les chaleurs de ce mois d'août, il ne se sent pas en forme tous les jours pour cela.

Le mieux est que vous le contactiez directement (...) pour voir s'il accepte et s'il peut vous donner un rendez-vous assez rapidement.

Cordialement,

JCA

Q2.

Monsieur,

Je vous remercie de m'avoir répondu et je pense que je contacterai votre père cette semaine ou la semaine prochaine. Vu l'âge de votre père et la canicule actuelle je pense effectivement qu'une heure en fin d'après midi serait idéale.

Cordialement

MV


6-24 Mai 2004 : Cuirassé russe Le Bayan

Q1.

Bonjour Monsieur,

Grâce à votre site web, je viens de découvrir avec un grand intérêt qui était Amable Lagane !

Ma recherche porte sur le lancement du cuirassé russe le "Bayan" aux chantiers de La Seyne : sauriez-vous à quelle date de juin 1900 la Grande-Duchesse Anastasie Michailovna de Mecklenburg-Schwerin a procédé à ce lancement ? Auriez-vous des informations, un article ou une référence à ce sujet ?

L'histoire de la famille impériale russe est en effet liée à la Côte d'Azur (où je travaille pour l'Université de Nice) et à divers événements plus ou moins notables, tels que celui-ci...

Merci d'avance pour votre réponse !

DL (PRCE - Université de Nice - Campus Valrose) http://www.unice.fr/FS/website/ufr/n2_campus/html_fr/valrose.htm

R.

Bonjour,

Merci pour votre message et désolé pour le grand retard avec lequel je vous réponds.

(Je m'appelle Jean-Claude Autran, fils de Marius Autran à qui vous avez écrit. C'est moi qui, en fait, assure la correspondance du site internet de mon père, ce dernier étant maintenant très âgé : bientôt 94 ans !).

Je n'ai malheureusement pas pu retrouver, pour l'instant, dans les archives de mon père de document permettant d'apporter de réponse précise à votre question. Mon père a surtout mentionné (http://www.site-marius-autran.com/glossaire/tome4/ils_sont_venus_a_la_seyne.html#ANCRE7) la visite à Toulon à la fin du XIXe siècle d'une escadre russe commandée par l'amiral Avellan (1893), et la commande du gouvernement russe aux chantiers navals seynois : le cuirassé Cesarevitch en 1898 ; le Bayan l'année suivante ; l'amiral Makaroff en 1905. Mais sans autre détail sur les lancements de ces navires.

Par ailleurs, les documents les plus complets que j'ai sont les 2 ouvrages "SILLAGES" (coordonnés" par Marc FERRIER, ancien ingénieur des F.C.M., ancien président de l'Association pour l'Histoire de la Construction Navale à La Seyne, mais malheureusement décédé il y a quelques mois), mais ils ne fournissent pour le Bayan que la date de construction et le type du navire, sans aucun détail sur son lancement.

Il est possible que mon père ait eu en main d'autres documents lorsqu'il a écrit sa Petite Histoire de la Grande Construction Navale (http://www.site-marius-autran.com/glossaire/tome5/sommaire_tome5.html), mais c'était en 1995, et il ne se souvient plus aujourd'hui des sources de certaines de ses informations. Il est possible qu'à la faveur d'une remise en ordre de ses archives, que je pense faire dans les prochains mois, je retrouve quelque vieille coupure de journal ou tout autre vieux document, et je ne manquerai pas alors de vous les faire parvenir.

Sinon, je pense que la majeure partie des archives des anciens Chantiers de Construction Navale de La Seyne sont maintenant consultables aux Archives Départementales du Var à Draguignan. Je ne m'y suis jamais rendu car je n'habite pas la région, mais peut-être est-ce là une piste sérieuse à explorer.

Désolé de ne pas avoir pu vous éclairer davantage.

Cordialement,

JCA

Q2.

Bonjour,

Merci pour cette réponse très détaillée, qui peut m'aiguiller utilement. En effet, si vous retrouvez par hasard un article en rapport avec le lancement du Bayan par un membre de la famille impériale russe, je serais très intéressée.

Bravo pour la mise en ligne de toutes les informations déjà disponibles !

Cordialement et bienvenue à Valrose si vous avez l'occasion de passer à Nice !

http://www.unice.fr/FS/website/ufr/n2_campus/html_fr/valrose.htm

DL


10 Mars 2004 : Officier du cuirassé Liberté

Q.

Bonjour Monsieur,

Je viens de visiter votre superbe site sur LE LIBERTE. Je cherche en fait à savoir si un officier VILLIERS DE LA NOUE se trouvait à son bord. S'il y était, il en fut rescapé, pour réchapper à 2e catastrophe celle du BOUVET.

Avez-vous un moyen de m'informer. Je cherche dans un objectif familial à consulter des informations quant à VILLIERS DE LA NOUE, mais son dossier est encore incommunicable à Vincennes ? (moins de 150 ans).

A vous lire, bien cordialement et encore bravo.

DM


19 Février 2004 : Vie des marins pendant l'occupation - Sabordage de la Flotte

Q.

Bonjour Monsieur Autran,

J'ai beaucoup apprécié votre historique sur la vie de TOULON et de sa région pendant la deuxième guerre mondiale ainsi que celui sur le sabordage de la flotte.

Mon grand-père a vécu également cette période: Il a été débarqué à Plymouth du croiseur "PARIS" et a rejoint le 5 ème dépôt des équipages en juin 1940 et est resté à TOULON pendant toute la guerre. Je souhaiterais savoir si vous avez quelques informations sur la vie de tous ces marins pendant l'occupation car il ne nous a laissé que peu d'informations sur cette période (à part peut-être un grand sentiment d'écoeurement !!!). Qu'ont fait les marins de la royale pendant toutes ces années  ??? Les marins du dépôt ont-ils participé au sabordage des bâtiments ??? Est-ce que le dépôt pouvait accueillir autant de monde après le sabordage ???

D'autre part il a été également à la Direction du Port de TOULON de 1934 à 1938, Pourriez-vous m'indiquer éventuellement les bâtiments qu'il y avait à cette période et sur lesquels il aurait pu naviguer. Il nous parlait de liaisons vers St Mandrier (darse ???) ... (il a fini premier-maître "BOSCO")

Je vous remercie d'avance de l'aide que vous pourrez m'apporter qui permettra de refaire une partie de son histoire et de son chemin pendant 26 années de Marine Nationale.

RC

R.

Cher Monsieur,

Merci pour votre message et vos commentaires sur le site internet : http://www.site-marius-autran.com

Je m'appelle Jean-Claude Autran, fils de Marius Autran qui a écrit une dizaine d'ouvrages sur l'histoire de La Seyne. C'est moi qui, en fait, me charge de la correspondance du site internet de mon père, ce dernier étant maintenant très âgé (plus de 93 ans).

Toutes mes excuses pour le temps mis à répondre à votre message. A première vue, nous n'avons malheureusement pas beaucoup d'information qui réponde à vos questions sur la vie des marins dans les années 40 car, s'il y a eu quelques marins parmi mes ancêtres, c'était au tout début du XXe siècle, et ils sont décédés depuis bien longtemps. Il ne m'a pas été transmis de témoignage de ce qui s'est passé dans la Marine sous l'occupation en dehors de ce que mon père a écrit (mais ce chapitre sur le sabordage avait été écrit dans son tome II, en 1988, et il a quelque peine à retrouver aujourd'hui les documents d'origine dans lequel il a puisé ses informations).

Par contre, j'ai pu retrouver sur internet (en cherchant à partir des mots clés : +marine +sabordage +flotte) un certain nombre de sites qui contiennent beaucoup d'informations sur le sabordage, par exemple :

http://perso.wanadoo.fr/felina/doc/tln/sabordage.htm

ou sur le site de la Marine Nationale :

http://www.netmarine.net/forces/operatio/sabordage/

On donne la position de tous les bâtiments au matin du 27 novembre et une galerie de photos :

http://www.netmarine.net/forces/operatio/sabordage/position.htm

Il y a encore bien d'autres sites qui donnent de la bibliographie sur le débarquement. Peut-être y trouverez vous quelques réponses à vos interrogations.

Je vais néanmoins continuer à rechercher dans les archives de mon père lors de mon prochain passage à La Seyne et je ne manquerai pas de reprendre contact avec vous si je retrouve quelque document susceptible de réponse à vos questions

Cordialement,

JCA


31 Janvier - 14 Février 2004 : Cuirassé Liberté, Tamaris, Michel Pacha

Q.

Super... Je viens de passer un long moment à surfer sur votre site, et cela a été un excellent moment -aussi bien du point de vue du contenu que de l'architecture. Vous avez certainement beaucoup apporté à votre cité !

Je suis arrivé sur votre site via le cuirassé Liberté, et l'explosion qui le détruit en 1911. En effet, mon grand père était officier de marine, à ce moment Capitaine de vaisseau, commandant le "Gaulois" que vous mentionnez. Son nom : MM (comme moi).

Par ailleurs, toute sa famille vivait à Tamaris, tout près du château Michel Pacha. Les descriptions qu'en a laissé ma tante dans des Mémoires d'enfance concordent exactement avec les vôtres, et avec les photos. Petite fille, elle se souvient l'avoir rencontré. C'était donc en 1906: elle avait 7 ans.

Ils ont habité successivement une "villa Gros Pin" (pour les vacances de l'été 1905 ou 6), contiguë à "la Chapelle", dit-elle: s'agit il de celle dont vous montrez la photo dans l'article sur Michel Pacha ?

Ensuite, ils ont passé 6 ans (1906/1913) villa Trianon, à proximité de l'allée des Platanes, et d'autres villas: des Pervenches, et des Hirondelles. Tout cela vous dit il quelque chose ?

Merci pour les info que vous pourriez m'apporter. De mon côté, si je peux vous aider en quoi que ce soit à partir de ce dont je dispose, ce sera bien sûr avec plaisir.

Bien amicalement.

MM

R.

Cher Monsieur,

Merci pour votre message et pour vos commentaires sur notre site internet. (Je m'appelle Jean-Claude Autran, le fils de Marius Autran. C'est moi qui, en fait, assure la correspondance de mon père, ce dernier étant maintenant très âgé (93 ans !).

Nous avons été émus et très honorés de recevoir ce message de la part du petit-fils du commandant du Gaulois, navire qui est effectivement cité dans le chapitre consacré au cuirassé Liberté. Et également du fait que votre tante ait rencontré Michel Pacha, comme cela est décrit dans ses Mémoires d'enfance. Tout ceci est bien extraordinaire, quand l'on pense que c'était il y a près de 100 ans.

Certains noms de villas que vous citez sont bien connus car elles existent encore sur l'arrière du Grand Hôtel de Tamaris. Je ne les ai pas vues moi-même car je ne réside pas à La Seyne mais je dispose de documents tels que la thèse de doctorat présentée en 1999-2000 par Nathalie Bertrand sur l'architecture de Tamaris et de l'ancien domaine de Michel Pacha. Les villas Les Platanes et Les Pervenches y sont citées, avec des photos récentes (voir fichiers ci-joints - leur qualité est médiocre car ce ne sont que des photocopies). Ces villas peuvent être aisément localisées sur la reconstitution de l'ancien quartier de Tamaris (plan tamaris.jpg que je vous adresse aussi) [Merci de ne pas diffuser ces documents qui appartiennent au travail de Nathalie Bertrand].

Il est notamment écrit que la villa Les Pervenches « s'inspire d'une autre villa dite Le Chalet, avec un pignon en toiture », et qu'« à l'origine, des menuiseries, lambrequins et bordure de rive en bois devaient compléter la référence (Planche 78A) ».

Par contre, je n'ai pas trouvé de référence à la villa Gros Pin. Vous indiquez qu'elle était contiguë de "la Chapelle". Cette petite chapelle existe toujours en limite sud-ouest de l'ancien parc de Michel Pacha, à proximité de la Corniche (elle n'est pas fléchée sur le plan tamaris.jpg, mais on peut la situer facilement à gauche du château et tout près de la mer. Mais elle est très bien représentée (n°3) sur le plan du parc privé de Michel Pacha - voir plan_michel_pacha.jpg). C'est bien celle qui figure dans le chapitre "Michel Pacha" écrit par mon père dans son Tome II. Son édification est contemporaine du Château (aujourd'hui disparu) et elle aurait été inaugurée en 1882. Elle fut fermée au culte en 1950 et son mobilier liturgique a aujourd'hui disparu (diverses photos de l'intérieur et de l'extérieur de la chapelle figurent cependant dans la thèse de Nathalie Bertrand). La villa Gros Pin devait logiquement se trouver sur la parcelle contiguë, côté ouest, du domaine privé de Michel Pacha, mais on n'en trouve plus trace sur les plans. Il est donc vraisemblable que, tout comme le château qui fut gravement endommagé au cours de la dernière guerre, les villas de cette partie du quartier de Tamaris aient été détruites, (bien que la chapelle ait, elle, miraculeusement échappé aux destructions).

Voilà tout ce que j'ai pu retrouver pour l'instant dans les archives de mon père. Si vous souhaitez davantage de détails, je peux essayer de poursuivre la recherche auprès de Nathalie Bertrand (qui dispose certainement de bien d'autres documents qu ceux mis dans sa thèse) ou d'un autre spécialiste de l'architecture de Tamaris - Michel Pacha, M. Julien Gomez-Estienne, qui, je crois, doit toujours travailler aux Archives de La Seyne, Fort de Balaguier, et qui a aussi étudié toutes les villas du quartier et les occupants illustres qu'elles ont pu recevoir du temps de Michel Pacha et plus tard.

Par ailleurs, de votre côté, vous faites référence à des Mémoires d'enfance de votre tante. Pouvez-vous m'indiquer si ces Mémoires ont fait l'objet d'une publication, par exemple à un niveau familial. Ou si vous envisagez de les diffuser un jour sur des pages perso d'un site internet. Cela serait intéressant compte tenu qu'il y est fait référence à Michel Pacha et à la flotte de guerre de la rade de Toulon vers 1911, et cela complèterait sans doute de façon très vivante les rares témoignages que l'on peut aujourd'hui trouver sur cette époque.

Bien cordialement,

JCA


1-6 Janvier 2004 : Paquebot Le Gallia

Q1.

Bonjour,

Je fais des recherches sur le monument aux mort de mon village pour le 11 Novembre prochain et il se trouve que parmi les décédés, j'ai le capitaine du bateau le Gallia, mort le 04.10.1916, quelle chance j'ai de tomber sur votre site qui détaille l'attaque du bateau.

Par hasard auriez vous la liste des passagers ou sauriez vous ou je peux la trouver, pour avoir plus de détail sur ce capitaine?

Amicalement !

MV (http://marie.vignal.free.fr/)

R1.

Bonjour,

Merci pour votre message.

Je m'appelle Jean-Claude Autran, fils de Marius Autran qui a raconté dans un ouvrage paru en 2001, et accessible sur internet, sa traversée sur le Gallia, un mois avant la disparition de ce navire. [C'est moi qui assure la correspondance du site internet de mon père, ce dernier étant maintenant très âgé : 93 ans].

Malheureusement, nous n'avons pas, dans la famille, d'archive plus précise sur le Gallia, son capitaine et ses passagers.

Je ne sais pas si ces documents peuvent encore être retrouvés aujourd'hui.

Peut-être pouvez-vous essayer de consulter le site :

http://www.marine-marchande.com/genea.htm

qui semble prêt à aider les familles à la recherche de listes de passagers ou d'équipages.

J'ai retrouvé d'autre part sur internet un site où se trouve la lettre d'un survivant du Gallia : voir à l'adresse :

http://www.chez.com/saintmartindeschamps/hier/gallia.htm

Il y a aussi d'autres messages de personnes qui recherchent comme vous des informations sur ce navire. Voir à :

http://archiver.rootsweb.com/th/read/GEN-FF/2003-11/1067806492

et à :

http://www.netmarine.net/annonces/indexinfos2002.htm

page qui contient le message suivant :

Décembre 2002: Je recherche des information sur le Gallia, bateau dont mon arrière grand père fut rescapé. J'ai en ma possession seulement 2 cartes postales que je peux vous faire passer si vous aussi vous êtes intéressé m'écrire à DP (...).

Je pense que vous devriez aussi effectuer une recherche par exemple par google, avec les mots : gallia +naufrage +1916. De nombreux sites sont retrouvés, qui contiennent des informations, des témoignages et des noms de passagers.

Cordialement,

JCA

Q2.

Bonsoir,

Je vous remercie vraiment pour toutes ces infos, j'ai regardé tous les sites.

Petit à petit, je pense que je retrouverai des bribes, mais déjà de par votre site, j'ai appris beaucoup.

Merci encore.

Amicalement !

MV

R2.

Bonsoir,

Suite à votre question du 2/01/2004 concernant Le Gallia et son Commandant, j'ai retrouvé quelques petites informations nouvelles dans les archives de mon père. Je vous les adresse en fichiers attachés :

- un texte sur le navire et son naufrage, (extrait de l'ouvrage Sillages, coordonné par Marc FERRIER, ancien ingénieur des F.C.M., président de l'Association pour l'Histoire de la Construction Navale à La Seyne, 1996) :

PAQUEBOT TRANSATLANTIQUE « LE GALLIA »

Avec le début du vingtième siècle, les grands voiliers qui sillonnaient fièrement mers et océans cèdent peu à peu la place aux chevaux-vapeur. La lutte n'est pas égale car la puissance des moteurs accroît la vitesse des navires et les paquebots qui rivalisent par ailleurs pour le luxe et le confort offerts aux passagers, supplantent les voiliers dans les traversées vers les pays lointains.

Une ère nouvelle est née, celle de la navigation moderne, et il faudra attendre les années 90, et un regain d'intérêt pour les vieux gréements, (presque un siècle !) pour voir à nouveau les grands quatre-mâts, bricks et autres goélettes, toutes voiles dehors et marins à la mâture, acclamés par la foule enthousiaste.

Mais revenons aux années 10. A cette époque, les nations occidentales convoitent les marchés de l'Amérique latine qui paraissent très lucratifs. La France, souhaite concurrencer l'Allemagne qui est déjà présente sur ces lignes lointaines. C'est ainsi qu'est créée en 1912, la Compagnie de Navigation Atlantique pour assurer l'exploitation des services maritimes et postaux entre la France, le Brésil et l'Argentine.

Quatre paquebots sont commandés, dont deux au Chantier de LA SEYNE SUR MER:

Le GALLIA et le MASSILIA. Voilà un beau défi puisqu'il faut absolument surpasser les performances des navires allemands qui filent déjà à 14 ou 15 noeuds sur les mers du globe.

Le GALLIA, est mis sur cale en 1912 ( il porte le numéro de construction : 1056); il sera lancé le 26 Mars 1913 et sera l'une des plus grandes constructions de l'avant-guerre.

C'est un superbe transatlantique long de 182 mètres, jaugeant 15 000 tonnes et qui file 18 noeuds grâce à deux machines alternatives et une turbine, (le tout faisant 26 000 CV).

Pendant les essais, il atteindra 20,85 noeuds ce qui est tout à fait remarquable.

Ses aménagements sont d'une grande qualité, son luxe et son confort lui valent rapidement les faveurs de la riche clientèle sud américaine.

En Novembre 1913, le GALLIA quitte LA SEYNE SUR MER pour une croisière inaugurale qui le conduira à BORDEAUX son port d'attache, via la CORSE et les BALEARES.

Il quitte ensuite BORDEAUX le 29 Novembre 1913 pour son premier voyage vers LA PLATA en Argentine. Sa carrière de paquebot commence sous les meilleurs auspices.

Mais le sort en a décidé autrement car, malheureusement, la guerre éclate en Europe au mois d'Août 1914, et la destinée de ce grand bateau qui devait rallier BUENOS AIRES deux fois par mois, s'en trouve complètement bouleversée.

En 1915, comme de nombreux autres navires, il est réquisitionné pour assurer le transport des troupes de l'Armée d'Orient,et, pour ce faire, il est transformé en croiseur auxiliaire, et navigue désormais en Méditerranée.

Le 3 Octobre 1916, il entame son dernier voyage.

En raison d'un incident, le départ est retardé et son convoyeur LE GUICHENne peut l'accompagner. Pendant la nuit, il appareille donc seul de TOULON à destination de SALONIQUE avec 2350 personnes à son bord, dont 1650 soldats français, 350 serbes et 350 marins.

L'endroit est particulièrement dangereux, l'alerte est permanente, l'allure ralentie à 15 noeuds et une embardée de 50° est prévue tous les quarts d'heure. Selon la consigne formelle, chaque homme porte jour et nuit sa ceinture de sauvetage.

Le lendemain 4 Octobre, un message parvient au GALLIA le prévenant de la présence d'un sous-marin ennemi venant des BALEARES et se dirigeant vers la mer Adriatique. Le Commandant fait aussitôt modifier la route pour éviter la rencontre. Le GALLIA se trouve entre les côtes de la SARDAIGNE et la TUNISIE lorsque l'attaque a lieu. Le temps est remarquablement clair, le Commandant, le Chef mécanicien et deux autres officiers se trouvent à bâbord, et tout à coup un homme crie: « Une torpille par tribord ! ... »

C'est alors une explosion formidable. La torpille est bien là, elle a touché le navire par le travers de la cale avant chargée de munitions. En explosant à leur tour, tous les projectiles destinés à alimenter les canons de bord, agrandissent les brèches et jettent à bas l'un des mâts.

Aussitôt, les ordres aux soldats fusent, brefs et précis. Les embarcations sont amenées ou tentent de l'être car tout se déroule très vite. L'antenne de T.S.F, a été détruite dans l'explosion et de ce fait, aucun message de détresse n'a pu être envoyé.

Sur la passerelle, le Commandant KERBOUL, envoie un coup de sifflet prolongé. C'est son dernier adieu car, comme le veut la tradition de la Marine, le commandant va couler avec son navire qui s'enfonce rapidement par l'arrière, engloutissant dans une immense vague plusieurs centaines de victimes.

Le drame a duré à peine quinze minutes.... et 950 personnes y ont laissé la vie.

Le lendemain, des naufragés sont aperçus par un de nos croiseurs, le CHATEAURENAULT (également construit au Chantier de LA SEYNE SUR MER en 1897), qui recueille près de 600 personnes.

L'agresseur du GALLIA était le sous-marin allemand U-35, qui avait déjà coulé le 26 Février 1916, un autre paquebot français le PROVENCE. Ce sous-marin était commandé par MNON ARNAUD qui a raconté ses exploits dans un ouvrage intitulé « Corsaires sous-marins ».

Ce drame épouvantable qui coûta la vie à un millier de personnes et envoya par le fond une des plus belles unités de la flotte marchande française d'avant la première guerre mondiale est ce que l'on nomme dans le langage pudique des gens de mer : « une fortune de mer » !

L'autre paquebot, commandé par la Cie de Navigation Atlantique, sistership du GALLIA, le MASSILIA, fit ses essais officiels le 16 Septembre 1914. Mais, la construction fut interrompue par la guerre, et il ne fut achevé qu'en 1920.

Avec le LUMTIA, il assura avec succès les liaisons avec l'Amérique du Sud. La belle carrière du MASSILIA s'acheva de façon tragique : il fut sabordé à MARSEILLE par les allemands le 21Août 1944.

- la copie d'une peinture du navire, par le peintre seynois Pierre Arata (image extraite de l'ouvrage Sillages ci-dessus)

- un article de journal de Var-Matin, de 1998 ou 1999, qui reprend un peu les mêmes informations, et qui mentionne aussi le nom du Commandant Kerboul.

Cordialement,

JCA

R3.

Bonjour,

Je vous remercie beaucoup d'avoir fait ces recherches, en recoupant le tout, nous commençons à avoir de quoi retracer un peu les derniers moments de notre personnage.

Merci encore !

MV


31 Décembre 2003 - 31 Janvier 2004 : Recherche sur Louis Dussaud et les jetées de défense de Toulon

Q.

Bonjour

Veuillez prendre connaissance de la pièce jointe concernant Louis Dussaud, mon grand oncle, constructeur des 3 jetées de défense du port de Toulon. Merci

CLH

Ecrivant un ouvrage sur ma famille, les Dussaud, constructeurs des ports de la Méditerranée (Marseille, Gênes, Alger, Trieste, Smyrne, Port-Saïd, Suez, Sète... et aussi Cherbourg et Talcahuano au Chili) auriez-vous quelques informations, anecdotes ou photos sur mon grand oncle Louis Dussaud qui d'août 1877 à 1880 construisit avec son beau-frère Ferdinand Rabattu et le gendre de celui-ci Antoine Borderie, ingénieur, les trois jetées de défense de la rade de Toulon. L'exécution de ce travail comprenait deux éléments : une fourniture considérable d'enrochements naturels, et la fabrication d'une cinquantaine de mille mètres cubes de blocs artificiels de 14 m3 chacun. Deux chantiers furent installés : un pour l'exploitation des carrières de Ste Marguerite avec Antoine Borderie, l'autre pour la construction des blocs artificiels avec Ferdinand Rabattu.

Je vous remercie d'avance de votre précieuse aide et vous présente tous mes voeux pour cette nouvelle année.

Bien amicalement

CLH

R.

Bonjour,

Merci pour votre message.

Je m'appelle Jean-Claude Autran, fils de Marius Autran à qui vous avez écrit concernant les jetées de défense de Toulon. [C'est moi qui assure la correspondance du site internet de mon père, ce dernier étant maintenant très âgé : 93 ans].

Mon père a effectivement évoqué la construction des jetées de défense de la rade Toulon dans plusieurs de ses chapitres et notamment dans "La Baie du Lazaret" de son Tome III :

http://www.site-marius-autran.com/glossaire/tome3/baie_du_lazaret.html#ANCRE10

avec un plan de ces jetées (plan dont il n'indique cependant pas la source).

Malheureusement, il ne semble pas a priori que nous ayons d'information plus précise, ou facilement accessible, sur la construction de ces jetées et sur votre grand oncle Louis Dussaud.

Il est vrai que mon père possède bien des documents, mais qui sont assez mal classés et, à son âge, il n'est maintenant plus guère question qu'il les remette en ordre. Si, dans les prochaines semaines, à l'occasion d'une tentative de rangement, j'arrive à mettre la main sur des informations concernant les questions qui vous intéressent, je ne manquerai pas de vous les communiquer aussitôt.

En attendant, vous pouvez peut-être essayer de contacter l'Association des Amis du Vieux Toulon.

Société des Amis du Vieux Toulon
69, cours Lafayette
83000 Toulon

Ils ont un fonds bibliographique important et il est possible qu'ils aient des ouvrages, des cartes ou des illustrations des sur ces jetées et leurs constructeurs.

A bientôt, je l'espère, dès que j'ai du nouveau.

Cordialement,

JCA

R2.

Bonjour,

Suite à mon précédent message (5 janvier 2004), j'ai effectué, comme promis, quelques recherches dans les archives de mon père, mais je n'y ai pas, pour l'instant trouvé d'informations relativement à votre demande sur Louis Dussaud.

Par contre, ayant posé la question à l'un de mes amis de La Seyne, M. Serge Malcor (qui s'intéresse aux côtes varoises et qui a notamment effectué des explorations sous-marines pendant 30 ans), ce dernier a consulté la bibliothèque de la Marine, place d'Armes, à Toulon. Il n'a pas trouvé dans ces archives de photo ou d'anecdote, mais il m'a ramené le texte suivant qui fournit quelques informations sur l'histoire de la construction des jetées de défense de la rade de Toulon :

"Dans un mémoire du 9 mars 1689, Vauban pose le principe de la sécurité de la rade de Toulon. Il propose d'établir une estacade entre la grosse tour et la tour de Balaguier et prévoit d'en faire fermer l'entrée la nuit.

"L'estacade devait être constituée de vaisseaux amarrés et reliés entre eux par des mats et de fortes chaînes de fer. Une passe est prévue, fermée la nuit par des chaînes frappées sur des chapelets de barriques vides.

"Le projet de Vauban ne fut jamais mené à terme même si en 1742, suite à la tension franco anglaise une estacade fut enfin réalisée et persista jusqu'en 1871. F. Joseph, historiographe de la marine et du port de Toulon, signale que la dernière était constituée de deux batteries flottantes cuirassées "la Tonnante et la Lave" et de vieux vaisseaux à trois ponts" le Hoche et le Jupiter."

"Jugée insuffisante au lendemain de la guerre de 1870, elle fut supprimée avec quelques hésitations, l'état-major de la marine redoutant un coup demain sur le port de Toulon et l'escadre de Méditerranée.

"Le 31 mars 1876, le ministère de la marine adoptait le principe de la construction d'un système de jetée en pierre, établi entre le Mourillon et la presqu'île de Saint-Mandrier.

"Les travaux sont décidés le 26 juin 1877 par un décret du président de la république.

"Le 9 août de la même année M. Dussaud, entrepreneur de travaux publics, obtint le chantier. Quatre millions de francs de l'époque pour une durée de trois ans de travaux.

Il fut convenu d'établir des ouvrages sur un socle de blocs de pierres immergées, les jetées devant nettement dépasser la hauteur des flots.

"Le projet prévoyait un premier élément long de cent vingt-cinq mètres prenant appui sur la pointe de Pipady. Une première passe de 125 mètres pour les bateaux de faible tonnage. Une jetée centrale de 1005 mètres de longueur prolongée par une passe de cinq cents mètres s'ouvrant sur des fonds d'une trentaine de mètres. Deux jetées parallèles à cet ouvrage central furent décidées ; l'une s'appuyant sur l'ancienne batterie de la Tuile, longue de 89 mètres et l'autre d'une longueur de 350 mètres prenant appui sur la batterie de Saint Mandrier.

"Le projet initial fut respecté mais la petite passe fut ramenée à 25 mètres.

"Les pierres furent extraites des falaises des Sainte Marguerite. Les nombreux tirs de mines expliquent encore de nos jours la fragilité de ces falaises.

"La fin des travaux eut lieu en 1880 et eurent un effet bénéfique sur les bateaux au mouillage qui ne subissaient plus le roulis des mers d'est et sur les rivages de Tamaris qui n'étaient plus en direct avec les tempêtes.

"Un musoir avec un escalier d'accès menait à une plate-forme sur laquelle était logé le gardien du phare. En période de crise, ce logement était transformé en poste d'arraisonnement, avec projecteurs et canons.

"La plupart de ces structures n'ont pas résisté au dernier conflit et les accès à la rade ont perdu leurs gardiens armés au profit des feux d'atterrissage.

"Les gros coups de mer d'est ont nécessité quelques apports en pierres en 2000-2001 sur les 500 mètres nord de la grande jetée".

A plus tard, si je trouve d'autres informations.

Cordialement,

JCA

Q2.

Bonjour Jean-Claude

Un grand merci pour votre e-mail. Hélas votre recherche ne m'apporte malheureusement pas d'informations nouvelles concernant Louis Dussaud ou Ferdinand Rabattu, mais l'intention était louable et c'est très aimable de votre part. Si vous avez l'occasion d'en récolter d'autres, je suis toujours preneur.

Bien amicalement

CLH


20 Août 2003 : Cuirassé Paris

R. (à JPM)

Bonjour,

Ayant lu votre annonce :

mai 2001: Recherche tous documents (photo) sur le CUIRASSE "PARIS" mon beau père âgé de 90 ans ayant servi sur ce bâtiment; merci JPM (...)

Je vous informe que mon père (âgé de 93 ans) a écrit en 1986 un chapitre sur le lancement du Cuirassé Paris (22 septembre 1912 aux chantiers de La Seyne). Il contient peu de photos originales, mais le contenu du chapitre peut peut-être vous intéresser.

Vous trouverez le texte intégral en ligne sur le site internet que j'ai créé pour l'oeuvre de mon père, à l'adresse suivante :

http://www.site-marius-autran.com/glossaire/tome1/cuirasse_paris.html

Cordialement,

JCA (...)


16 Août 2003 - 6 Janvier 2007 : Cuirassé Paris et croiseur Tourville (ex-Gironde)

Q1.

Bonjour Monsieur,

Je lis l'article sur le lancement du cuirassé Paris et me pose une question.

Dans la liste des bâtiments présents, je lis le nom du croiseur Tourville.

Ce navire était déjà détruit depuis longtemps à ce moment. Ceci est, sans aucun doute, une erreur. De quel navire s'agit-il?

Merci pour vos pages très instructives.

Cordialement,

AM, Belgique (...)

R1.

Bonjour,

Merci pour votre message relatif au Cuirassé Paris et au Croiseur Tourville.

Effectivement, il doit y avoir une erreur puisque, d'après le site webmarine, le croiseur Tourville, lancé en 1873 à La Seyne-sur-Mer a été désaffecté en 1901. Il y a eu un autre croiseur Tourville, mais construit en 1931 seulement.

Peut-être, en 1912, s'agissait-il du torpilleur (et non du croiseur) nommé également Tourville, lancé en 1909 et qui a servi jusqu'en 1924. Ce navire aurait pu se trouver en rade de Toulon en 1912, mais c'est une simple supposition.

Il me faut rechercher dans les archives de mon père (âgé de 93 ans, et qui a écrit ce chapitre sur "le lancement du cuirassé Paris" en 1986) pour essayer de retrouver la source exacte de ses informations sur la liste des navires présents. Je vous recontacterai si j'arrive à retrouver une information plus précise à ce sujet - et je corrigerai l'erreur dans le texte du chapitre sur internet.

Cordialement,

JCA

TOURVILLE Croiseur - 1873 1901 1
TOURVILLE Torpilleur - 1909 1924 3
TOURVILLE Croiseur - 1931 6 10000 tw
TOURVILLE Frégate D 610 1973 6
 
Dimensions
Déplacement : 5698 t
Longueur : 98.6 m (323 ' 6 ")
Largeur : 15.39 m (50 ' 6 ")
Tirant d'eau : 7.85 m (25 ' 9 ")
Motorisation
Type: Horizontal steam machine of the type " the compound "
Nombre de cheminée: 1
Puissance totale: 7460 indicated power
Type de chaudiére: Ovale
Nombre de chaudiéres: 12
Vitesse: 16.9 knots
Reserve de charbon: 650/1080 t
Armement
7.6 ": 7 instruments Of my8"0
5.5 ": 14 instruments Of my8"0
3.5 ": 1
the 1- pound revolver: 8
Other information
Command: 540 people
Nom Lieu de construction Mis en chantier Mise à l'eau lancement Destin
TOURVILLE La seyne vers 1873 1876 Nov 1878 It is liquidated in 1901

http://www.battleships.spb.ru/Conway/TOURVILLE.html

Q2.

Bonjour M Autran,

Merci pour vos précisions.

Je crois avoir trouvé les infos sur le "TOURVILLE". Dans le Jane's de 1919 est fait mention d'un Tourville comme navire auxillliaire (ex-Gironde).

En regadant le fichier des navires français publié par Netmarine, je trouve ceci :

GIRONDE: Transport type Tonkin; Bordeaux, 1880-1884; 5400 t; 2600 ch; retiré le 26/09/1924; 2 canons: 1909 = Tourville, Ecole des Canonniers Toulon; 1924 = Rhin, Atelier Central de la Flotte; démoli à Toulon en 1944.

Par contre il n'existe pas de torpilleur Tourville en 1909. Je suppose donc que notre Tourville (ex-Gironde) a reçu cette appellation. Peut-être porte torpilleurs ?

Cordialement,

AM

Q3. (31 Décembre 2006)

Bonjour Messieurs

En visitant votre forum ici : http://perso.orange.fr/marius.autran/forum/chantier_navires_2003_2004.html#6

j'ai constaté que la question concernant le navire Tourville restait plus ou moins obscure avec la mention, je cite :

"Peut-être, en 1912, s'agissait-il du torpilleur (et non du croiseur) nommé également Tourville, lancé en 1909 et qui a servi jusqu'en 1924.
Ce navire aurait pu se trouver en rade de Toulon en 1912, mais c'est une simple supposition."

J'ai également trouvé sur le site de la défense :

http://www.defense.gouv.fr/sites/marine/decouverte/materiels/batiments_de_combat/fregates/asm_type_f67/tourville348/les_precedents_tourville/

je cite :

"Un transport :
Le nom de Tourville fut ensuite donné au transport La Gironde, transformé en école de canonnage (1909)."

Effectivement, un navire du nom de Tourville est parti de Brest le 26/03/1912 et est arrivé à Toulon le 09/07/1912. Je tiens ces informations depuis que j'ai découvert un carnet de chants de marin de mon arrière grand-père avec les dates que je viens de citer.

Je ne sais pas combien de temps ce navire est resté à Toulon.

Je sais seulement que mon arrière grand-père a débarqué du Tourville ce 9 Juillet à Toulon et qu'ensuite mon arrière grand-père s'est retrouvé à

Alger le 10/08/1912 (mais j'ignore par quel moyen de Transport, le Tourville ou un autre moyen).

J'espère que ces renseignements vous aideront. Pour ma part je recherche une photo de ce navire et bien d'autres informations qui confirmeraient ce fait historique.

Cordialement, en attente de toute réponse, je vous remercie pour vos informations.

JCN

R3.

Merci Monsieur pour ces nouvelles informations sur le navire Tourville - que je rajoute à la suite de la précédente discussion sur les "forum" de mon site, ainsi que dans le chapitre "Lancement du cuirassé Paris" où ce navire avait été cité par erreur comme étant le "Croiseur Tourville".

Mais je n'ai malheureusement pour l'instant aucune autre information sur ce sujet, ni aucune photographie du navire. Je regrette.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

Q4.

Entre temps, j'ai trouvé ces trois images du tourville sur internet dont

voici le lien : http://perso.orange.fr/ycl2/

ainsi que cette autre image du navire : http://firstworldwar.com/photos/graphics/mf_tourville_01.jpg

Je ne sais pas il y a un droit de publication, mais à titre personnel je suis content de les avoir trouvés.

Cordialement

JCN

R4.

Bonjour,

Merci beaucoup pour ces différentes images du Tourville. Je suis heureux que vous ayez réussi à en trouver. Bravo. Moi, malgré mes recherches, je n'avais pas su les trouver !

Cordialement,

Jean-Claude Autran


31 Mai - 2 Juin 2003 : Explosion du Magenta

Q.

Un de mes arrière oncle fut apprenti marin sur le Magenta. Longtemps le tableau du magenta explosant fut sur la cheminée; cet oncle a raconté comment il se retrouva dans la mer alors qu'il etait dans son hamac!! il y eut une telle panique que les rescapés tranchaient les mains des naufragés dont beaucoup ne savaient pas nager. Ce fut un cambusier qui reconnu mon parent et l'attrapa par la culotte, le hissa sur la chaloupe, histoire qui se dit en famille, mais pensez vous que cela puisse être vrai ! peut-on retrouver des images de cette explosion ?

merci

JPR

R.

Bonjour Monsieur,

Merci pour votre message, et pour avoir pris de l'intérêt à notre site internet http://www.site-marius-autran.com.

(...) Concernant votre question sur l'explosion du Magenta, je n'ai retrouvé que peu d'information dans les ouvrages de mon père, qui se limitent à rappeler la catastrophe, sans en donner de détails.

J'ai cependant retrouvé un court paragraphe dans le livre de Louis Baudoin (Histoire Générale de La Seyne-sur-Mer, 1965), que je vous transcrit ci-dessous :

EXPLOSION DU MAGENTA EN RADE DE TOULON (1875)

Parmi les navires de guerre se trouvant sur rade, dans la nuit du 30 au 31 octobre 1875, était le cuirassé Magenta. Soudain, vers une heure du matin, alors que tout était calme et paisible, une formidable explosion ébranla l'atmosphère, bientôt répercutée par les montagnes des alentours. Le Magenta venait d'être dévasté par un cataclysme venu de ses soutes à munitions ; un incendie se développa sur le navire et ce fut, aux yeux des populations riveraines de la rade, la vision terrifiante d'un véritable volcan de flammes embrasant de teintes rougeâtres les eaux et le ciel.

On eut à déplorer la perte de plusieurs membres de son équipage bien que ce dernier ait pu, en majeure partie, évacuer à temps le vaisseau; d'autre part, certains bâtiments, trop proches du Magenta, changèrent de mouillage par mesure de sécurité, notamment la Thétis, le d'Estaing, l'Isis et le Tarn.

Les Seynois, qui s'étaient levés en toute hâte au bruit des détonations et qui assistèrent à ce navrant spectacle en conservèrent pendant longtemps le souvenir dans leur mémoire ; étant enfant, nous l'avons nous-même, entendu évoquer maintes fois chez nous.

 

Plusieurs sites internet mentionnent aussi l'explosion du Magenta, et certains fournissent des dessins du navire, notamment des sites d'archéologie sous-marine qui le mentionnent en raison de la redécouverte de son épave en 1994, qui a donné lieu à de nombreuses plongées et à des découvertes intéressantes.

Par exemple : le site http://www.culture.fr/culture/archeosm/archeosom/magen-s.htm

donne un dessin de l'explosion (peut-être est ce le tableau que votre famille avait) (voir l'image magenta1.jpg en annexe) avec le texte suivant :

La frégate cuirassée Magenta fut construite de 1859 à 1861 à Brest sur les plans de Dupuy de Lôme. Le 31 octobre 1875, navire amiral de la flotte de Méditerranée, le bâtiment brûle puis explose dans le port de Toulon. Il avait embarqué à Tunis le produit des fouilles effectuées à Carthage par Pricot de Sainte-Marie, interprète du consulat de France à Tunis, pour le compte de l'Institut : plus de 2000 stèles puniques du IIe siècle avant J.C., provenant du Tophet, la nécropole punique de Carthage et une statue en marbre de l'impératrice Sabine. En avril 1994, l'épave est localisée à l'aide d'un magnétomètre par 15 mètres de profondeur dans le port militaire. Un premier sondage permet de mettre au jour deux fragments de stèles. En avril/mai 1995 une fouille est entreprise avec le parrainage de l'Institut, l'aide matérielle de la Marine nationale, le mécénat de l'Association Louis Roederer. La tête de la statue de l'impératrice Sabine épouse de l'empereur Hadrien qui régna de 117 à 138 après J.C. est mise au jour le 9 mai. En mai-juin 1997, une seconde campagne de fouille a permis de mettre au jour une soixantaine de fragments de stèles puniques et trois nouveaux fragments de la statue de l'impératrice Sabine.

En avril 1994, l'épave est localisée à l'aide d'un magnétomètre par 15 mètres de profondeur dans le port militaire. Un premier sondage permet de mettre au jour deux fragments de stèles.

En avril/mai 1995 une fouille est entreprise avec le parrainage de l'Institut, l'aide matérielle de la Marine nationale, le mécénat de l'Association Louis Roederer. La tête de la statue de l'impératrice Sabine épouse de l'empereur Hadrien qui régna de 117 à 138 après J.C. est mise au jour le 9 mai.

En mai-juin 1997, une seconde campagne de fouille a permis de mettre au jour une soixantaine de fragments de stèles puniques et trois nouveaux fragments de la statue de l'impératrice Sabine.

Ces stèles trouvées de 1874 à 1875 se trouvaient prises en remploi dans les murs de constructions romaines. Elles avaient été arrachées de la couche supérieure du Tophet de Carthage où était pratiqué le sacrifice melk.

Chaque stèle commémore un sacrifice offert à Tanit Péné (épouse de) Baal et à Baal Hammon. À l'origine, il s'agissait du sacrifice d'un enfant et à basse époque d'un mouton ou d'un bélier offert en substitution.

En septembre 1998, une troisième campagne de fouille a eu lieu avec le soutien du Conseil régional de Provence-Alpes Côte d'Azur, du Conseil général du Var et de la Fondation Singer Polignac et de l'aide matérielle de la Marine et de la Direction des constructions navales de Toulon. La fouille a dégagé l'emplanture du mât de misaine, près duquel étaient entreposés les antiquités, et a permis de mettre au jour 77 stèles ou fragments de stèles dont quarante porte des inscriptions et/ou des éléments de décor, et trois nouveaux fragments de la statue de l'impératrice Sabine.

Le seul décor d'une de ces stèles représente un visage barbu sculpté en très bas relief qui, selon le professeur Serge Lancel, chargé de l'étude des antiquités puniques, pourrait être une des rares représentations du dieu Baal Hamon.

Fouille dirigée par MG (Groupe de Recherche en Archéologie Navale).

Le site http://www.oz.net/~markhow/pre-dred/magenta.htm donne un dessin en couleur du navire et indique :

Built by the French in 1861 with partial armor on a wooden hull, the Magenta and her sister ship the Solferino were two decker ships-of-the-line mounting fifty guns in broadsides. They were the only two decker ironclads ever built. Designed by French naval architect Dupuy de Lôme, they were also the first ships to carry spur rams.

The Magenta caught fire and exploded in Toulon harbor in 1875. At the time, she was flagship of the French Mediterranean fleet. The Magenta now survives as an underwater archaeological excavation 15 meters down. At the time of her loss, she was carrying antiquities from Carthage and thus her modern excavation came due to an interest in her cargo rather than from her status as an early ironclad. Excavations on the Magenta have been conducted by the Groupe de Recherche en Archéologie Navale (GRAN).

Magenta Class Two-Decker Broadside Iron-clads

Construit à l'Arsenal de Brest, LD Jun.22/1859, LCH Jun.22/1861,

COM Feb.1/1862.

sunk by internal explosion Oct.31/1875 fire started in wardroom galley

Le site http://www.oz.net/~markhow/pre-dred/magenta.htm indique :

Plus récemment enfin, la frégate cuirassée Magenta , coulée en 1875, est découverte en 1994 dans le port de Toulon. Elle contenait de nombreuses caisses d'antiquités puniques en provenance de Carthage. Mais l'événement a été la découverte dans cette épave la tête en marbre de l'Impératrice Sabine, du II siècle après J.C, dont le reste de la statue est au musée du Louvre. D'importants travaux ont été réalisés également au Sénégal, en Martinique et en face d'Alexandrie. On ne peut les citer tous.

Le site http://www.archaeology.org/magazine.php?page=9907/newsbriefs/stelae indique :

SUNKEN FRIGATE YIELDS PUNIC STELAE

Stelae recovered from Magenta (G. Martin/GRAN)

One hundred fifteen ancient stelae found at the site of ancient Carthage in 1874-1875 and shipped from Tunis to Toulon in southeastern France have reached their destination--125 years later. French divers recovered the stelae, many bearing inscriptions, from the remains of the warship Magenta, which had crossed the Mediterranean with its precious cargo only to catch fire, explode, and sink in Toulon's harbor. Scholars studying the second-century B.C. limestone slabs, some in fragments, say they form one of the most important collections of Punic inscriptions ever found and are important evidence of Carthaginian cult practice before the Roman occupation. Meanwhile, divers have brought to the surface the face and midriff of an exquisite statue of the Roman empress Sabine (A.D. 86/87-137), wife of Hadrian; the face has been reunited with pieces on display at the Louvre that were salvaged from the ship shortly after it sank.

The Magenta, flagship of the French Mediterranean fleet, was carrying 2,080 stelae excavated by Evariste Pricot de Sainte-Marie, an interpreter at the French Consulate in Tunis. Infatuated by Punic inscriptions, Pricot de Sainte-Marie obtained financial support from the French Academy of Inscriptions and Belles Lettres to compile them for publication in their Corpus of Semitic Inscriptions. Near the tophet, or cemetery, at ancient Carthage he found hundreds of pointed stelae, re-used as building material for a structure erected after the city was destroyed by the Romans in 146 B.C. The slabs commemorate the sacrifice of children to the Phoenician gods Baal and Tanit; they also record the sacrifice of sheep or rams as substitutes. While his permit expressly forbade him from seeking out statues or mosaics, Pricot de Sainte-Marie's chance discovery of a nearly seven-foot-tall marble statue of Sabine dating to A.D. 125-127 in the southeastern part of the Carthaginian forum persuaded French officials to make an exception. The statue was found in six pieces and is believed to have stood in the atrium of a sanctuary to the Egyptian god Serapis.

In 1992, JPL, an amateur archaeologist, read an account of the wreck in a history of ancient Carthage by University of Grenoble archaeologist Serge Lancel and surmised that hundreds of stelae might still be resting at the bottom of Toulon's bay. He and Lancel managed to interest the French Ministry of Culture, which referred the project to a team from the Naval Archaeology Research Group led by Max Guérout, who had conducted an eight-year excavation of the Confederate wreck CSS Alabama off Cherbourg. The team used old maps and a magnetometer to locate the hull of the wreck under four feet of sediment, 50 feet below the harbor's surface.

Magenta was 312 feet long and 58 feet wide, one of the largest ironclad ships in the French fleet. Archival records pinpointed the stelae in a hold just before the foremast. It is still not clear what caused the conflagration, but the team's divers traced its origin to an officers' quarters containing several bottles of wine and spirits. Guérout says the fire appears to have smoldered for some time before igniting a powder magazine. Magenta foundered, but didn't sink to the bottom and had to be dynamited shortly afterward to prevent obstruction of the harbor. The salvage effort after the fire retrieved most of the stelae, and though the team recovered more still in 843 dives between 1994 and 1998, Guérout estimates that nearly 400 more may still be dispersed on the bottom. These slabs, some in very fragmentary condition, will remain underwater because excavations ended last fall. Decorative work and engraving on the newly recovered stelae have yet to be studied.

Sabine's face, blackened by gunpowder from the explosion, was recovered in the first excavation season and sent for desalinization and conservation. Subsequent chemical and thermoluminescence tests on the face have shown that marble for the statue was quarried on the Greek island of Thasos. Though it has been reunited with the rest of the statue in the Louvre, it still retains a darker appearance than the rest of the piece. The remaining pieces of midriff are still undergoing conservation at a lab in Cannes. SPMH

 

Voilà tout ce que j'ai pu retrouver. Je ne connais aucun détail sur ce qui s'est passé après l'explosion et sur la panique que votre ancêtre a rapportée. J'ignore s'il existe d'autres images de l'explosion. Comme on était en 1875 et que l'explosion a eu lieu en plein nuit, il n'y a certainement jamais eu de photos, et seulement des gravures de dessinateurs, qui ont dû passer dans le presse de l'époque.

Si je retrouve un jour quelque autre document dans les archives de mon père, je ne manquerai pas de vous le communiquer.

Cordialement,

JCA


20 Mai 2003 - 23 Janvier 2008 : Amiral Jauréguiberry

Q1.

C'est avec le plus vif intérêt que j'ai lu la tragédie du cuirassé Liberté survenue le 25 septembre 1911.

L'amiral Jean Bernard Jauréguiberry est né à Bayonne en 1815 mort à Paris en 1887. Je voudrai savoir si le Vice-Amiral Jauréguiberry qui commandait la flotte en Méditerranée était un descendant de L'Amiral cité ci-dessus. Je vous prie de croire Monsieur Autran à l'expression de mon profond respect pour l'oeuvre que vous avez accomplie au cours de votre vie.

JR

R1.

Bonjour,

Je m'appelle Jean-Claude Autran, fils de Marius Autran sur le site duquel vous avez adressé une message relatif au Vice-Amiral Jauréguiberry. (C'est moi qui, en fait, assure maintenant la correspondance du site internet de mon père http://www.site-marius-autran.com), ce dernier étant maintenant très âgé, 93 ans).

J'ai commencé de rassembler quelques informations sur les amiraux qui ont porté le nom de Jauréguiberry :

Le plus célèbre et le plus cité (voir dictionnaires et encyclopédies) est bien sûr l'Amiral Jean-Bernard Jauréguiberry (Bayonne, 1815 - Paris, 1887), qui servit en Crimée, en Cochinchine et en Chine, devint gouverneur du Sénégal en 1869, se distingua pendant la guerre de 1870-1871 en utilisant des marins dans les combats terrestres. Il fut député des Basses-Pyrénées, préfet maritime de Toulon, vice-président du Conseil d'amirauté, ministre de la Marine (1879-1880, 1882-1883), sénateur inamovible, vice-président des Forges et Chantiers de la Méditerranée, etc.

Ministère républicain photographié au palais de l'Elysée en 1879

De gauche à droite : Gal Gresley - Tirard - Waddington - Leroyer - Amiral Jean-Bernard Jauréguiberry - J. Grévy, Président - Lepère - J. Ferry - Cochery - de Freycinet - Léon Say

Mais un autre Vice-Amiral Jauréguiberry (dont je n'ai pas pu retrouver le prénom) est cité plusieurs fois dans les années 1910 :

- en 1908, L'Amiral Jauréguiberry, commandant une escadre, représente le gouvernement français au tricentenaire du Québec.

- le 4 septembre 1911, une grande revue navale de la flotte méditerranéenne se déroula devant Toulon, sous les ordres du Vice-Amiral Jauréguiberry, dont le croiseur Jules Ferry portait la marque, et en présence du Président de la République Armand Fallières.

- le 22 juin 1913, il prononce un discours à l'inauguration du Monument aux victimes du " Pluviôse " à Calais (photo).

Le Vice-Amiral Jauréguiberry prononce un discours à l'inauguration du Monument aux victimes du " Pluviôse " à Calais le 22 juin 1913

Malheureusement, je n'ai pas pu pour l'instant, ni dans la documentation historique, ni dans les sites généalogiques, trouver de document mentionnant la parenté possible entre les deux Amiraux Jauréguiberry. Je n'ai pas trouvé d'article d'encyclopédie qui mentionne ce second Amiral Jauréguiberry, seul le premier (Jean-Bernard) est toujours cité. Compte tenu de l'époque d'activité du second Jauréguiberry, on pourrait supposer qu'il fut le fils, ou un neveu, du premier. Mais je n'ai aucun document pour l'affirmer.

Je vais continuer à chercher dans mes archives et dans celles de mon père (peut-être, à l'occasion, essayerai-je de consulter les archives de la Marine à Toulon) et si je trouve quelques éléments de réponse à votre question, je ne manquerai pas de vous les faire parvenir.

Cordialement,

JCA

Q2. (20 Janvier 2008)

Monsieur,

Ayant vu sur votre site que vous vous posiez la question de savoir s'il y avait un lien entre les deux amiraux Jauréguiberry, je vous réponds que l'amiral Jean Bernard Jauréguiberry est en effet le père de l'amiral Alfred Jauréguiberry (dont vous ignoriez, je crois, le prénom).

Restant à votre entière disposition si vous souhaitiez avoir d'avantage d'informations concernant cette famille de marins français, je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

GB, élève officier de l'Ecole Navale

R2a.

Merci Monsieur,

Pour ce complément d'information sur les deux amiraux Jauréguiberry. Je me doutais un peu que l'un était le père de l'autre, mais je n'en avais pas trouvé la confirmation que vous m'apportez.

Je vais rajouter cette information, ainsi que le prénom, Alfred, du fils, lors de la prochaine mise à jour du forum de mon site.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments très distingués.

Jean-Claude Autran

R2b.

Cher Monsieur,

Il y a plusieurs années (Mai 2003), vous m'aviez interrogé sur le Vice-Amiral Jauréguiberry qui commandait la flotte en Méditerranée était un descendant de L'Amiral Jean-Bernard Jauréguiberry.

A l'époque, je n'avais pas su vous répondre. Mais un internaute, actuellement élève-officier de l'Ecole Navale a pu aujourd'hui me renseigner. Je vous communique donc ci-dessous son message :

Monsieur,

Ayant vu sur votre site que vous vous posiez la question de savoir s'il y avait un lien entre les deux amiraux Jauréguiberry, je vous réponds que l'amiral Jean Bernard Jauréguiberry (*) est en effet le père de l'amiral Alfred Jauréguiberry (**) (dont vous ignoriez, je crois, le prénom).

Restant à votre entière disposition si vous souhaitiez avoir d'avantage d'informations concernant cette famille de marins français, je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

GB, élève officier de l'Ecole Navale

J'espère que cette information, bien que très tardive, vous sera encore utile.

Cordialement,

Jean-Claude Autran

(*) Jean Bernard Jauréguiberry (1815, Bayonne - 1887, Paris)
(**) Horace Anne Alfred Jauréguiberry (1849-1919)

Q3.

Monsieur Autran.

Cest avec un immense plaisir que j'ai lu votre E.Mail concernant les Amiraux Jauréguiberry, ainsi 5 ans aprés j'ai la réponse à ma question. Ceci prouve que vous poursuivez intensément l'oeuvre de votre pére. A l'époque j'avais constitué un dossier concernant cette tragédie du cuirassé "Liberté" car je suis un passionné des Marines de Guerre. Je suis pourtant issu de l'Aéronautique aprés l'Armée de l'Air où j'ai servi pendant 7 ans j'ai obté pour l'aviation civile et j'ai terminé ma carriére sur Airbus à Toulouse... Avec mes remerciements, je vous prie de croire à toute ma sympathie.

Bien cordialement.

JR


25 Mars 2003 - 2 Mars 2005 : Cuirassé Marceau - Ingénieur Opin

Q1.

Bonjour Mr Autran,

Merci d'avoir donné accès à votre culture et vive internet !

je suis un descendant de de Mr Opin (mon arrière-arrière grand père) qui a travaillé aux chantiers de la Seyne ,probablement sous les ordres d'amable Lagane ,sur la fabrication des bateaux pour la marine nationale dans la 2nd moitié du XIXe.

j'ai quelques photos de famille de mon aieul ainsi que des photos prises en 1910 de l'Edgar Quinet, du Marceau