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www.site-marius-autran.com |
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Rappel des échanges de messages à propos de :
Ancienne usine de produits toxiques au quartier Peyron ?
Auberge du Loup
Baie du Lazaret
Balaguier (histoire de)
Bâtiments abandonnés, baie de Balaguier
Batterie des Cannets (ancienne)
Beaussiers (hameau des)
Bois sacré (quartier du)
Brégaillon
Brégaillon (quartier)
Cannets (ancienne batterie des)
Carte postale ancienne du "col d'Artaud"
Cartes postales du port de La Seyne
Château et batterie de la Petite Garenne
Chaulanne (château de la) (1)
Chaulanne (château de la) (2)
Chinois (le bois du)
Cité SNCF (renseignements sur la)
Explication de quelques noms de lieux
Domaine de Fabrégas (1)
Domaine de Fabrégas (2)
Domaine de Fabrégas (3)
Fabrégas (origine du nom)
Fabrégas (voies du quartier)
Fort Caire (bataille du)
Gatonne (La)
Hôpital de La Seyne au quartier Peyron
Institution "Notre-Dame des Pins" au quartier de l'Evescat
Jaumen et Gaumin (origine de)
L'immense trou à l'Evescat
Lagoubran
Lagoubran (origine de)Maurelle (origine de La)
Moulières (Les)
Muraillette (la) (1)
Muraillette (la) (2)
Noria ou éolienne (?) boulevard de la Corse Résistante
Pas du Loup (Le)
Pêle-Mêle (carrefour du)
Photo ancienne du port de La Seyne
Photos aériennes de La Seyne
Piédardant (origine de)
Pin de Grune (quartier)
Pont de Fabre (quartier)
Puits de l'émissaire commun
Puits du Croûton
Quartier Berthe
Recherche de résidences
Reconstruction des Sablettes [diaporama]
Renaissance d'une exploitation agricole au quartier Mauveou ?
Rouve (La)
Rouve (étude sociologique du quartier La)
Saturnin Fabre et le quartier des Moulières
Verne (La), arbre ou roseau ?
Vernette (maison du quartier La)
Villa au Pin Rolland
Villa La Pagode à Tamaris
Villa La Sénégalaise, chemin de l'Evescat
NB. Un chapitre spécial du forum est consacré à la Forêt de Janas et au Massif de Sicié
25 février - 15 mars 2012 : Reconstruction des Sablettes
Q1.
Document qui me semble intéressant : LA_RECONSTRUCTION_DES_SABLETTES.PPS [diaporama]
Bisous de Marie-Claude
20 janvier 2012 : Hôpital de La Seyne au quartier Peyron
Q1.
Bonjour Jean-Claude
Je
cherche à identifier précisément cette carte
postale pour l'ouvrage dont je vous ai parlé que nous
élaborons avec CC.
Je pense qu'il s'agit de l'hôpital de la Seyne du quartier Peyron (construit de 1903 à 1905).
Confirmez-vous cette information ? Ces bâtisses existent-elles toujours de nos jours ?
OT
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R1.
Bonjour Olivier,
Je
vous confirme qu'il s'agit bien de l'hôpital de La Seyne au
quartier Peyron. Une bonne partie des anciennes bâtisses existent
toujours, comme le montrent les deux vues récentes
copiées de Google Street, vues prises vers le nord depuis
l'avenue Maréchal Juin au niveau du nouveau commissariat de
police.
Le bâtiment central, avec son horloge, est
toujours là, de même que le bâtiment de gauche et la
galerie couverte qui les relie. Par contre, le bâtiment de
droite, ne semble pas avoir été conservé, ou alors
il a été remanié et abaissé d'un niveau.
Naturellement,
il y a eu une extension considérable des installations avec la
construction du nouvel hôpital George Sand qui jouxte l'ancien
hôpital côté ouest (voir autre vue aérienne
de l'ensemble des bâtiments, par Google Earth).
Bien cordialement à vous,
Jean-Claude Autran
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Q2.
je vous remercie pour votre rapidité et pour vos informations précieuses.
Olivier
Institution "Notre-Dame des Pins" au quartier de l'Evescat
14-28 janvier 2012 : Institution "Notre-Dame des Pins" au quartier de l'Evescat ?
Q1.
Une personne recherche des infos sur une maison dénommée "Notre Dame des pins" et qui accueillait des filles mères. Le seul indice, cette maison était situé à La Seyne mais n'avaitaucune vocation légale. En PJ l'article de cette personne. Par avance, merci.
JR
R1.
Cher ami,
Concernant
Notre-Dame des Pins, je connais une ancienne villa qui porte ce nom, et
qui existe toujours, située, je crois, près de
l’ancien “Vieux Chemin des Sablettes” (actuellement
avenue Henri Guillaume), entre la route des Sablettes et
l’Evescat. Je crois qu’elle n’est pas bien visible de
la route. J’en ai entendu parler à plusieurs reprises
(conférences de Nathalie Bertrand, professeur d’histoire
de l’art contemporain) car elle a été la
résidence, entre 1920 et 1932, d’une personnalité
célèbre, Maurice Tranchant de Lunel, peintre,
orientaliste, architecte des monuments historiques de Maroc et
concepteur présumé de la mosquée de Paris. Venu se
retirer à La Seyne en 1920, il avait décoré
Notre-Dame des Pins à l’Orientale (je crois qu’une
partie des décorations subsistent, mais le propriétaire
actuel n’a aucune envie d’être dérangé
par les historiens et refuse plus ou moins les visites). Maurice
Tranchant, qui avait des mœurs un peu spéciales..., avait
aussi installé une fumerie d’opium à Notre-Dame des
Pins. Et il y aurait reçu notamment Jean Cocteau. Il
fréquentait aussi Paul Morand, Jean Giraudoux, François
Mauriac, Christian Bérard (mais je ne sais pas si tous ces gens
sont vraiment venus à Notre-Dame des Pins). En fait, cette
propriété appartenait à la femme de Maurice
Tranchant et c’est là qu’il est mort en 1932.
Ensuite,
je ne sais plus grand chose. Je crois me souvenir que la villa aurait
été conservée par la veuve de Maurice Tranchant
(jusque dans les années 40 ?), qu’elle aurait
été vendue ensuite.
Mais
je n’ai jamais entendu parler d’une institution qui
accueillait les filles-mères dans les années 50.
C’est tout à fait possible mais je n’ai aucun
élément à ce sujet.
Je
vais essayer d’en savoir davantage. Je vais contacter Nathalie
Bertrand, et un autre historien qui, il me semble (?), s’est
intéressé aussi à Notre-Dame des Pins et en a
parlé dans une conférence sur Balaguier. Je vous tiens au
courant.
2)
Concernant ce Monsieur Pegulu, je n’ai pas souvenance que mon
père en ait parlé dans un de ses ouvrages. Je ne vois pas
où ça peut être. J’ai la totalité des
ouvrages de mon père, numérisés, et la recherche
par informatique de ce nom ne donne rien. Le seul Pegulu que je
connaisse avait un atelier de métallurgie à La Seyne.
J’ignore s’il y avait un lien avec un Pegulu enseignant.
Là
aussi, je vais me renseigner, auprès du prof. Jacques Girault,
qui travaille à l’établissement de biographie des
enseignants seynois. Peut-être a-t-il entendu parler ce ce Pegulu
enseignant. Je vous tiens au courant aussi.
Amitiés,
Jean-Claude Autran
Q2. (à NB)
Bonjour Nathalie,
Pardon de vous déranger pour une petite question.
Dans
vos recherches et lors de votre dernière conférence sur
Maurice Tranchant de Lunel, vous aviez plusieurs fois
évoqué la villa Notre-Dame des Pins (décor
orientaliste, ancienne fumerie d’opium, visite de Cocteau, etc.).
Je crois me souvenir que vous aviez rencontré le
propriétaire et essayé de visiter la villa.
A
cette occasion, auriez-vous entendu dire que cette même villa
aurait pu, dans les années 1950, abriter une institution
non-officielle qui accueillait discrètement des
filles-mères jusqu’à leur accouchement et qui
essayait ensuite de faire adopter les enfants ?
C’est un
ami qui me pose cette question (question également apparue dans
un forum de LaSeyne.info) - que je me permets de vous faire suivre, ne
sachant pas y répondre.
Merci par avance si vous avez la moindre information.
Amitiés.
Jean-Claude Autran
PS.
Je me demande si M. GJ ne s’était pas également
intéressé (pour une raison que j’ai oubliée)
à cette même villa Notre-Dame des Pins ?
R2.
Bonjour Jean-Claude,
Je suis en effet au courant de ces recherches et plusieurs choses m'interpellent.
Vous
avez bonne mémoire car en effet Notre Dame des Pins est le nom
de la propriété de Tranchant de Lunel. Je n'ai jamais
entendu parler d'une institution pour les filles-mères mais au
regard des dates, il faut vérifier car la
propriété a été vendue aux
propriétaires actuels dans les années 50.
En
tout cas il serait intéressant de poursuivre les investigations.
Je pense m'en occuper dans les prochains jours et vous tiens au courant.
Donc à bientôt,
Amitiés
Nathalie
27 décembre 2011 - 17 février 2012 : Carte postale ancienne du "col d'Artaud"
Q1.
Bonjour,
En vous souhaitant nos meilleurs vœux, nous vous adressons une vue du col d'Artaud.
Prise de ????
Datée de ????
Quelle est cette route à droite qui monte ?
En plus, c'ets juste l'angle de vue de chez moi.
Je suis parti avec l'image balader dans les quartiers mais cela fait bizarre un bonhomme avec un papier qui regarde chez les gens.
Voilà, j'ai "trouvé" sur le net cette photo, alors pour son usage je vous en laisse le choix.
Amicalement
ARL.
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R1.
Bonjour,
Merci
pour vos bons vœux. A mon tour de vous souhaiter aussi le
meilleur pour la nouvelle année. Que 2012 vous garde en forme.
Et profitez des moments heureux, ils passent bien vite !
Votre
photo de la vue vers le fort de Six-Fours est très
intéressante et, vu l’allure du Fort, effectivement, elle
paraît avoir été prise exactement de l’est en
regardant vers l’ouest. Je ne suis pas allé sur place pour
essayer de me repérer, mais il semble que ce soit depuis le
chemin de Châteaubanne, à hauteur lotissement Le Val
d’Artaud. Le chemin qui monte à droite pourrait être
le chemin qui s’appelle aujourd’hui le chemin du Vallat,
mais je n’en suis pas très sûr car, en examinant un
plan au 1/20.000e (de 1930 environ) je ne repère pas bien la
colline boisée qui est à droite sur la photo. Je vous
envoie une copie de ce plan pour vous laisser vous repérer
aussi. D’autre part, je ne distingue pas bien la route
départementale de La Seyne à Six-Fours, qui existait
pourtant à l’époque. Peut-être passe-t-elle
au niveau du groupe de maisons en bas à gauche de la photo,
qu’on retrouve aussi sur le plan au 20.000e.
Voilà
pour ces quelques réflexions. Si vous arrivez à trouver
d’autres repères je suis preneur. Mais j’irai un de
ces jours sur place pour essayer de mieux comprendre.
Amitiés, et encore bonne année 2012.
Jean-Claude Autran
Q2a.
Bonjour,
Cet après-midi nous sommes allés par les chemins de notre ville à la recherche du passé.
Et
bien voilà, la photo en question n'est ni prise de la
montée du club Antarès, ni du chemin de Donicarde
à Domergue, ni de Tortel, mais est bien prise de l'est vers
l'ouest, la vue est prise des Quatres-Moulins, j'ai juste entre les
immeubles actuels pu prendre le même cliché
à savoir beaucoup plus construit. Je prépare cela et
j'écris un nouveau message.
J'ai retrouvé la
maison Marjolaine à la montée du col, celle de
l'épicerie du col, la maison de l'apiculteur en montant le
chemin qui va rejoindre le centre aéré.
Et
la cerise sur le gâteau... J'ai rencontré les habitants de
la maison blanche à gauche au centre, et j'ai pu receuillir un peu d'histoire, je vous joint cela ecrit
sur la photo.
beaucoup de maisons existent encore je les ais flechees.
Bonne réception, bon usage.
Amicalement
Si besoin d'info ne pas hésiter à me téléphoner.
ARL
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Q2b.
Bonjour
Je vous adresse en p j les photos que j'ai prises des 4 Moulins hier.
Difficile à prendre sans rentrer dans les propriétés, mais cela est fait.
Donc
on distingue bien sur la photo noir et blanc d'epoque ce
cube vers en bas à gauche ; on le retrouve sur
ma photo à peu près au même endroit et
je l'ai photographié tout près dans la ruelle
; devant il y a un mur en agglos (photo 4), c'est au 355 chemin de Donicarde.
Sur la photo anciene il y a
aussi une maison avec une petite
surélévation, c'est celle dont je vous ais parlé
hier et qui figure presque au centre de ma photo ; accès
par le même chemin. C'est la fameuse maison donnée
à l'époque aux Pères Maristes pour acceullir les
enfants pensionnaires pendant les vacances dont les parents
etaient aux colonies. (Propos recueillis hier pendant notre
balade, mais c'est la 1ère fois que j'entends parler de
cela à la ville.
J'ai cherché sur le net : il y a
une dame, Mme de la Souchère qui aurait été
aux colonies et qui a habité La Seyne, un de ces
fils de 13 adoptif, il semblerait, serait
décédé à La Seyne et elle
enterrée également à La Seyne.
D'après
les propos recueillis hier, la propriétaire de cette maison est
celle qui aurait passé cette maison aux Peres Maristes, Mme de
la Souchère ; elle était très liée aux
plantations d'hévéas en Indochine, alors pourquoi
pas être dans le sujet des colonies ??
Et
ensuite, un peu à gauche, il y a sur l'ancienne photo une
maison en 2 parties très verticale ; C'est la photo
de cette maison seule au milieu des arbres qui devrait appartenir
d'après les infos recueillies à Mme Balloco de la
seyne ?? (photo 5).
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Bonne réception
Amicalement
ARL
R2.
Bonjour,
Merci beaucoup pour vos derniers messages, vos photographies et toutes les explications.
Dans
mon premier commentaire, j’étais complètement
à côté de la plaque. Voyant le fort de Six-Fours si
grand sur la photo, je pensais qu’elle avait été
prise de beaucoup plus près et je croyais que la colline de
gauche était celle où se trouve une tour en ruines. Mais
il est vrai je n’arrivais pas bien à expliquer la colline
boisée de droite, que je ne reconnaissais pas sur mon plan.
C’est ça le problème quand on ne va pas voir sur
place.
Donc, grâce à vos recherches patientes dans
le quartier, tout s’explique maintenant. Vue des 4 moulins, la
colline de gauche est donc celle (altitude 83 m) qui est juste au sud
du “col”, et la colline de droite est la colle
d’Artaud (altitude 93 m) où se trouvent aujourd’hui
les réservoirs d’eau.
Ce que je
croyais être la départementale La Seyne-Six-Fours (!) est
effectivement le chemin de Donicarde. Et ce que j’avais pris pour
le chemin du Vallat est la montée au col, l’actuelle
“avenue des gendarmes d’Ouvéa”. J’avais
vraiment tout faux. Et le pire est que j’ai autrefois
habité ce même chemin (1948-1950) sur la droite en
montant, à environ 200 mètres du début de la
montée, villa “Les Glycines”, qui existe encore.
Mais il y avait à l’époque beaucoup beaucoup moins
de maisons qu’aujourd’hui et ça ressemblait
vaguement à la photo des contreforts de Six-Fours.
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Voir à : http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/enseignement_et_ecoles.html#61
Merci encore pour avoir fait aussi bien avancer la “recherche du passé”.
Amitiés,
Jean-Claude Autran
Q3.
Bonjour,
Je
parcours le site et je suis très heureux que les photos
concernant la rte du col d'artaud ont contribué à
enrichir le site.
Je ne sais pas si c'est de mon côté, ordinateur ou autre, mais la photo commentée avec les indications écrites qui expliquent les lieux, n'apparaît pas complètement à l'écran, rien de grave, est i c'est le cas pour vous aussi, je pensais qu'il était bon de vous le dire.
Merci
Amicalement
ARL
R3.
Bonsoir,
(...) Par
ailleurs, j’ai vous que vous aviez trouvé vos photos du
“col d’artaud”. Je me suis aperçu
effectivement que certains commentaires manuscrits du haut
étaient coupés sur la photo scannée que j’ai
reçue. Mais ce n’est pas bien grave.
Recevez aussi toutes mes amitiés.
Jean-Claude Autran
Q4. (16 février 2012)
Salut Foxygène,
En
parcourant le forum j'ai trouvé une personne (ARL) qui cherchait
d'où avait été pris la photo de la Colle d'Artaud.
Le
chemin qui se dessine entre les deux collines est l'actuel chemin de
"col d'Artaud". On y voit le grand mur de soutènement au dessus
duquel est situé l'ouverture de l'émissaire.
Les deux collines sont donc, à droite La Dominante et à gauche la colline de Barban.
La
photo a du être prise depuis l'extrémité ouest de
la colline des Isnard et le vallon en dessous est celui de la
Donicarde. Mon Dieu que ça a changé !
(...) Adéssias.
Pif
R4.
Salut Pif,
Je ne vous savais pas malades ces derniers jours, mais suis heureux que ce soit terminé.
De
notre côté, la semaine de froid et de neige n'a pas eu de
conséquence fâcheuse, sinon qu'elle coïncidait avec
une semaine chargée en assemblées
générales, repas annuels et apéros divers,
d'où je suis sorti indemne sauf en ce qui concerne ma ligne. Et
avec la nécessité de faire quelques efforts pour pouvoir
entrer de nouveaux dans mes vêtements, qui eux n'ont pas suivi.
En ce qui concerne les photos de la Colle d'Artaud, elles m'ont été envoyées par (ARL) (...).
Les
photos couleurs actuelles, ont été prises de la colline
des 4 Moulins, entre les immeubles, avec donc la vue sur le vallon de
Donicarde et effectivement à gauche la colline de Barban et
à droite La Dominante.
Ce qui permet de penser que la photo noir et blanc qui apparaît sur le forum de mon site : http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/quartiers.html#60
a
été prise également de cette colline des 4
Moulins. Comme on y voit en effet le mur de soutènement qui
entoure le puits de l’émissaire, on peut penser
qu’elle ne peut pas être antérieure aux
années 40, mais elle ne doit pas être non plus très
postérieure à 1950 vu la très faible urbanisation
qu’on y observe.
Je te renvoie ces deux photos sous leur
format initial pour que tu puisses mieux zoomer dessus, d’autant
que la seconde photo, celle qui est annotée par les Lieutaud,
semblait incomplète sur mon site. Je l’ai maintenant
renvoyée et elle a l’air d’apparaître
correctement. Je te renvoie aussi la carte au 20.000e des années
1930 pour que tu puisses vérifier l’angle de prise de vue
et la position des quelques maisons de l’époque.
A
bientôt peut-être, si tu a d’autres précisions
à apporter sur la configuration de ce quartier de La Seyne.
Claudet
17-24 décembre 2011 : Saturnin Fabre et le quartier des Moulières
Q.
Bonjour Jean Claude,
Encore
une idée farfelue mais............ J'ai lu sur un livre de
Marius ou peut être celui de Baudoin que la source des
Moulières s'était tarie juste au moment ou Saturnin Fabre
avait fait creuser un puits dans sa propriété de Cachou.
Et
si c'était vrai ? Peut être qu'en rebouchant ce puits (qui
ne doit plus servir) on pourrait voir à nouveau de l'eau couler au bassin.
Allez, c'était la dernière
de l'année et je te souhaite ainsi qu'à toute ta
famille de bonnes fêtes de Noël.
HG
R.
Bonjour Henri,
Il
me semble aussi qu’on avait accusé Saturnin Fabre
d’avoir trop puisé dans la nappe pour arroser ses terres,
ce qui aurait pu entraîner la baisse du débit de la source
des Moulières.
En
effet, si M. Baudoin ne traite que très peu de Saturnin Fabre,
c’est bien mon père qui en parle dans le chapitre
“Saturnin Fabre” de son Tome 2 :
«
... Le courrier du Maire enregistrait chaque jour des pétitions
suscitées surtout par les adversaires de la Municipalité
Barré.
«
À la séance du Conseil du 27 Janvier 1886, ce dernier fit
comprendre à ses collègues qu'il n'irait pas jusqu'au
bout de son mandat. Excédé par les attaques incessantes
du Parti Ouvrier animé par les Jeunesses socialistes,
déçu profondément par l'indifférence des
pouvoirs de tutelle incapables de faire face aux besoins d'une
population grandissante, à La Seyne comme ailleurs dans la
région toulonnaise, Alphonse Louis Barré avait
retardé sa démission à cause d'un procès
fait à la Municipalité à travers la personne de
son conseiller Fabre.
«
Ce dernier était accusé d'avoir asséché les
lavoirs des Moulières à proximité desquels il
avait fait l'acquisition d'importants terrains sur lesquels il avait
creusé un puits pour l'arrosage de ses légumes. Nous
avons apporté toute la lumière sur cette affaire dans
notre récit Les Moulières au temps jadis du Tome I des
Images de la vie seynoise d'antan. »
Le chapitre “Les Moulières” du Tome 1 dit ainsi :
«
... Il n'était pas encore Maire quand il fit l'acquisition de
son domaine rural mais il fut l'objet de la jalousie de ses adversaires
politiques qui pressentaient chez lui des aptitudes à devenir un
personnage important de la Région et ignoraient
systématiquement ses libéralités en faveur de la
commune.
«
N'avait-il pas offert d'alimenter les lavoirs des Moulières, en
période de sécheresse ? Dans nos précédents
récits, nous avons longuement évoqué le
procès injuste qu'on lui fit et dont ses adversaires furent
déboutés.
«
N'avait-il pas fait don à la commune de terrains importants pour
l'établissement d'un chemin reliant la route de Janas au Chemin
de N.-D. du Mai ? Un chemin qui existe toujours et dessert le
lotissement du Cap Sicié dans sa partie Nord-Ouest (CR 128).
«
N'avait-il pas envisagé d'alimenter en eau la ville de La Seyne
en puisant dans les réserves de la nappe phréatique des
Moulières dont une partie se trouvait dans son propre domaine ?
»
Donc,
juridiquement la question avait été tranchée et
Saturnin Fabre n’avait pas été jugé
responsable à l’époque. Mais la question reste
peut-être plus complexe qu’il n’y paraît car au
lieu des lavoirs confluaient plusieurs cours d’eau : le
ruisseau de Janas, le ruisseau de Capus (qui passe sous la route
de Janas) et les sources des Moulières proprement dites, dont
l’eau jaillissait directement du substrat et était
captée par plusieurs puits (toujours visibles) en amont des
lavoirs. Je ne sais pas si on peut affirmer aujourd’hui que
l’eau de ces sources provenait de sous la propriété
de Saturnin Fabre ou de beaucoup plus loin.
D’autre
part, il me semble que la baisse du débit des sources a
été progressive au cours du dernier siècle (mon
père avait connu encore de nombreuses bugadières aux
Moulières dans son enfance, vers 1914-1922). Ensuite, les
incendies, le déboisement et l’urbanisation, ont fait que
l’eau des fortes pluies s’infiltre moins dans la nappe et
ruisselle plus vite qu’auparavant vers la mer. Et il y eu aussi
la responsabilité de l’émissaire commun, qui passe
précisément sous les sources et qui, à
l’époque, avait fait disparaître nombre de puits
dans les quartiers sous lesquels il avait été
creusé. Et la baisse du débit des cours d’eau
frappe tout le massif, très en amont des Moulières (le
ruisseau de Janas par exemple) et on ne peut pas tout attribuer au
puits de Saturnin Fabre.
Donc,
il me semble que ça reste un sujet de discussion. Il y a des
gens qui y travaillent encore (Paul Pignon, Fédération
MART, Henri Ribot, etc.) et écrivent des rapports de temps en
temps. Peut-être la synthèse de tout cela nous fournira un
jour la réponse définitive à cette question.
En attendant (...). Bonne lecture, et encore bonnes fêtes de fin d’année, en attendant 2012.
Amitiés,
Jean-Claude
12-14 août 2011 : Quartier Berthe
Q.
Bonjour Jean-Claude,
J'ai besoin d'un renseignement, sais-tu pourquoi le quartier Berthe s'appelle ainsi et depuis quand ?
Je te remercie par avance.
Amitiés,
CC
R.
Bonjour Christian,
Il me semble (pour l'avoir entendu raconter récemment par Henri Ribot), que le quartier Berthe s’appelait à l'origine Saint-Jean-de-Berthe, du nom de la chapelle qui se trouvait autrefois au bas de la pente Nord-Est de la colline du vieux Six-Fours. M. Baudoin en parle (pp. 144-145) et cite la date de 1659. La chapelle était encore visible, mais « en ruine » au début du XIXe siècle.
A l'origine, ce quartier Saint-Jean-de-Berthe devait se trouver partagé entre les territoires de Six-Fours et de La Seyne. (Voir d’ailleurs la localisation de l’actuel chemin de Saint-Jean, ainsi que du camping Saint-Jean, qui sont dans la commune de Six-Fours).
Ensuite, l'extension des terres agricoles a dû se faire vers les zones plates et fertiles côté Est. On trouve ainsi au XVIIe siècle la bastide de la Grande terre de Saint-Jean-de-Berthe. Le centre de gravité du quartier Saint-Jean-de-Berthe a dû se déplacer peu à peu vers l’Est, sur les terres seynoises.
Et à partir du XIXe siècle, Saint-Jean-de-Berthe a dû aussi être dissocié en Saint-Jean et en Berthe. Sur la « cadastre napoléonien », on trouve Saint-Jean indiqué au Sud du vallat de Vignelongue, et Berthe indiqué plus au Nord et à l’Est, au centre de la ZUP actuelle. Au XXe siècle, les cartographes ont placé Saint-Jean vers l’extrémité Ouest du boulevard de Stalingrad, et Berthe près des actuels groupes Prairial et Germinal, donc très loin de l’origine du quartier de la chapelle Saint-Jean-de-Berthe, qui était à Six-Fours.
Voilà ce que j’ai cru avoir compris. Mais Henri Ribot pourrait sans doute te donner un avis plus autorisé sur la question.
Amitiés.
Jean-Claude
Bonjour,R.
je me permets de vous questionner car je suis tombée par hasard sur votre site et c'est une mine d'infos pour les gens comme moi qui découvrent cette région !
Depuis que je suis arrivée à Tamaris, je passe régulièrement par la baie de Balaguier que j'adore et surtout devant des bâtiments abandonnés dans cette baie (entre les 2 forts Balaguier et Eguillette)
je me demandais à quoi ils correspondaient ? et si vous pourriez me renseigner...
- un hangar sur le bord de la corniche
- et plus en retrait un immense hangar dont il ne reste que les murs
d'avance MERCI pour votre éclairage !
VL
Bonjour,Q2.
En réponse à vos interrogations concernant les bâtiments abandonnés de l’anse de Balaguier, je vous adresse ci-joint deux pages, copiées à partir des posters d’une exposition qui avait eu lieu au fort de l’Eguillette à l’occasion des Journées du Patrimoine 2010. La qualité des documents reproduits n’est pas excellente, mais en zoomant vous devriez pouvoir à peu près tout relire.
Vous y trouverez notamment qu’il s‘agit des vestiges des anciens Chantiers Maritimes du Midi, qui à partir de 1917 et pendant une quarantaine d’années, y ont construit des navires de petit tonnage. A la fin des années 1950, on pouvait encore voir, lors d’un lancement de bateau, un prolongement des cales passant par dessus la route de la corniche.
Les C.M.M. sont devenus ensuite propriété des C.N.I.M. en 1966. Et le sont toujours actuellement. Les activités se sont poursuivies au ralenti (formation professionnelle, chantier de réparations) jusqu’à leur fermeture définitive en 1981.
La reconversion du site fait toujours l’objet de discussions, sans solution en vue, du fait de la complexité du dossier (propriété des CNIM avec une partie sur le domaine maritime et une partie sur le domaine militaire). C’est dommage compte tenu du cadre admirable de l’anse de Balaguier, mais nous risquons de ne pas voir la situation évoluer avant bien des années.
Bien cordialement à vous.
Jean-Claude Autran
PS. Ces deux copies de posters vous sont adressées à titre confidentiel. Elles sont la propriété intellectuelle de MM. Jamin et Calabrese, qui ne les ont pas encore publiées. Merci de ne pas les diffuser.
Bonjour
C'est très gentil de votre part pour votre réponse rapide et instructive...
Je vais lire ça et croiser le doigts avec vous pour qu'un beau projet naisse un jour !
MERCI
VL
Bonjour Jean-Claude,R.
je suis en train de rédiger l'histoire contemporaine du fort de Balaguier.
A tout hasard, auriez-vous les sources des écrits de votre père pour la période 39-45 ?
Bien amicalement,
JGENous n'y reviendrons pas longuement. Disons simplement qu'au lendemain de cette journée de deuil national, Toulon et La Seyne n'étaient plus qu'un camp nazi grondant de moteurs de tanks, d'avions, de camions, de motos.JGE
Pour la première fois depuis la Révolution française, la ville était occupée par une armée étrangère.
Balaguier allait subir la même humiliation qu'en 1793 alors que des Français venaient de livrer Toulon aux Anglais.
Cependant, l'année suivante, surtout après la capitulation allemande de Stalingrad, l'espoir changea de camp. Mais avant la délivrance, d'autres épreuves terribles devaient frapper les populations de notre terroir ce furent les bombardements de novembre 1943, de mars 1944 et surtout celui du 29 avril de cette même année qui frappèrent cruellement notre ville de La Seyne.
Le salut arriva du côté de l'Est. L'armée du général de Lattre de Tassigny fit son entrée à Toulon le 18 août au matin. Après une semaine de durs combats, les principaux forts de la région furent réduits au silence. Il y eut de nombreuses redditions.
Le 26 août, la libération de notre littoral était totale, mais l'un des derniers îlots de résistance aura été le Fort Napoléon où l'ennemi s'était fortement retranché.
Une compagnie de tirailleurs sénégalais fit son entrée à La Seyne à 17 h. Une reconnaissance vers la baie du Lazaret fut aussitôt organisée en passant par la route de Balaguier devenue aujourd'hui avenue Esprit Armando vers la ville, avenue de la Corse Résistante à l'opposé. Parvenue au bord de la mer, à la rencontre de la corniche près du Père Louis, la Jeep du lieutenant Maurier encadrée de chars légers prit position.
Rien ne se manifesta du côté de l'Éguillette. Du côté de Balaguier un sous-officier choisi parmi les 19 Allemands capturés à La Seyne par les F.F.I. fut envoyé en vue de parlementer avec la garnison. A-t-il tenté de le faire ? On ne sait trop.
Mais, tout à coup, des coups de feu partirent du fort.
Alors la réplique fut foudroyante : un obusier, les premiers chars, la Jeep, tout le monde concentra les feux sur la citadelle et ses abords.
Une brèche énorme fut faite dans le mur d'enceinte. Le feldwebel (adjudant) commandant la garnison n'insista pas. Il savait que la situation de l'armée allemande (ou plutôt ce qu'il en restait) était désespérée. Il fit hisser le drapeau blanc. Les blindés français se dirigèrent vers le fort pour empêcher la garnison de faire sauter les munitions. Une trentaine de soldats et de matelots se rendirent, offrant immédiatement aux libérateurs un stock de vivres appréciable.
Bonjour Julien,
Oui, la difficulté avec les récits-portraits-souvenirs de mon père est qu’il ne cite pas toujours ses sources avec suffisamment de rigueur ou de précision.
Toutefois, en ce qui concerne ce passage concernant Balaguier lors des combats de la libération de La Seyne, je pense que sa source principale a été le livre de Paul Gaujac (1984) “La bataille et la libération de Toulon”. Ci jointes, les copies de la 1ère et de 4ème de couverture, ainsi que de la page 311 où se trouvent une bonne partie des éléments que mon père a utilisés dans son chapitre sur Balaguier. Au cas où vous voudriez lire les pages précédentes et suivantes du chapitre intéressant La Seyne, je pense que l’ouvrage doit se trouver assez facilement dans les bibliothèques. Sinon, je peux vous scanner toutes les autres pages du chapitre, si vous le souhaitez.
Il est possible que mon père ait utilisé d’autres sources, telles que des articles de journaux parus lors des 40e, 50e, 60e, etc. anniversaires de la libération de La Seyne. En particulier, il y a des éléments de son texte qui ne semblent pas provenir du livre de Paul Gaujac (la brèche énorme dans le mur d’enceinte, par exemple). Mais je n’ai pas retrouvé pour l’instant dans mes archives de passage qui contienne d’autres précisions sur les combats autour de Balaguier.
Amicalement,
Jean-Claude Autran
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Bonjour,
Merci pour toutes ces infos.
A très bientôt
JGE
Enfin quelqu'un qui n'avait pas perdu la mémoire !!! cordialement.
MTP
R1. (à MTP)
Bonjour,Q2.
Merci beaucoup pour cet article de Jean Bouvet que je ne connaissais pas. Mais savez-vous de quel document ou revue cette page “chronique seynoise” a été extraite ? Et de quelle année ?
En tout cas cela apporte bien des précisions sur cette fameuse dénomination “bois du Chinois” que j’avais souvent entendue sans en connaître vraiment l’origine. J’ai transmis aussi cet article à NL, qui avait autrefois habité ce quartier et qui m’avait déjà questionné au sujet de ce “bois du Chinois”.
Bien cordialement à vous,
Jean-Claude Autran
Désolée : il s'agit d'une revue municipale (mandat du Dr. Paecht) que je viens de déposer au local d'HPS... mais que je retrouverai la semaine prochaine. A bientôt donc.R2. (à NL)
MTP
Bonjour Nicole,Q3.
Suite à des conversations que nous avions eues sur ce sujet, voici un article que vient de me communiquer M.-Th. Pinkas.
A l’occasion, tu me diras ce que tu en penses.
Amitiés,
Jean-Claude Autran
Chers ami(e)s---,R3. (14 septembre 2011)
Merci pour cet article qui contient beaucoup plus de renseignements que je n'aurais pu en donner. J'ai connu Mr Chang pour être souvent allée jouer dans ce bois avec les autres enfants du quartier Lafranc ou Ste Messe. Deux rochers plantés droit(c'est ainsi que je les vois dans mon souvenir) servaient de support à nos cabanes. Nous avons aussi été ces voisins proches lorsqu'il est venu habiter chez Genevièvre Fabre (dans le quartier on l'appelait Ginette). J'ai le souvenir d'un homme discret, affable et bienveillant pour les enfants parfois bruyants que nous étions et qui venaient déranger sa quiétude. Il a été aussi un voisin qui aimait partager ses "recettes " de jardinier et ses souvenirs avec mon Père, ancien des FCM lui aussi. Je me souviens de les avoir vu bavarder ensemble mais je n'ai jamais participer à leurs conversations,je le regrette maintenant ,il avait sûrement beaucoup de choses à raconter...
Avec toutes mes amitiés.
NL
Bonjour, l'article du "Bois du Chinois" se trouve dans "La Seyne Magazine", n° 3, de Mars 88.
Cordialement.
MTP
Bonjour Mr Autran,R.
Je suis étudiante en paysage en dernière année d'études.
Mon sujet de diplôme concerne le Domaine de Fabrégas, et j'aimerai avoir plus d'informations sur le quartier des Moulières, je sais que PP a étudié cette zone et a publié un ouvrage.
Pourriez-vous me transmettre ses cordonnées afin que je puisse le contacter.
Je vous remercie,
Cordialement
VC
Bonjour,Q2.
Merci pour votre message. C’est très bien de vous intéresser aux Moulières et à Fabrégas.
Les coordonnées que j’ai de M. PP sont les suivantes : (...)
Je crois qu’il habite maintenant le village de Signes, dans le Var, mais je ne connais pas son adresse postale.
Au cas où vous n’arriveriez pas à entrer en contact avec lui, vous pouvez vous adresser également à la Fédération MART (Mouvement d'Actions pour la Rade de Toulon et le littoral varois) (http://www.federation-mart83.org/index.html), notamment à M. JE (...).
Concernant Le Domaine de Fabrégas (et aussi Les Moulières), j’imagine que vous êtes déjà au courant de l’existence d’un rapport rédigé par Mlle CC en février 2010 : “Le domaine de Fabrégas – Présentation synthétique de l’historique de cette propriété”. Si vous ne l’avez pas eu, je pense que vous pouvez vous le procurer auprès de la mairie de La Seyne-sur-Mer – Pole Aménagement du Territoire – Service Architecture et Paysage, pour qui CC l’a réalisé.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Je vous remercie pour votre réponse rapide et pour les informations. Je suis en contact direct avec CC.
Votre site internet est vraiment intéressant, bonne continuation.
Cordialement,
VC
3-10 Décembre 2010 : Ancienne batterie des Cannets
Q1.
J'ai retrouvé les images des bâtiments derrière le haut mur le long de la corniche.
Sur le site" non officiel de La Seyne sur mer" à La Seyne sur mer. Céoucécoi.
Signature de Prétorius
Bonne recherche
HG
R.
Cher Henri,
Merci pour la référence de la page céoucéquoi du “site non officiel” de La Seyne.
Ce bâtiment semble bien se situer dans l’ancienne batterie des Cannets, que l’on peut voir de près depuis le jardin de Jean Arèse.
Ça m’a fait penser qu’aux dernières Journées du Patrimoine, il y avait une expo sur le quartier Balaguier au fort de l’Eguillette, exposition qui consistait en une quinzaine de posters, avec photos et textes, confectionnés par GJ et CC. J’avais pu obtenir une plaquette avec les reproductions réduites de ces posters.
J’ai commencé à les scanner pour te les envoyer. Ci-joint, les 4 premières pages avec 2 pages sur “présentation du quartier” et 2 pages sur “vitrine militaire”. C’est sur la 4e page que se trouve mentionnée l’ancienne batterie des Cannets, avec quelques photos.
(...) Amitiés.
Jean-ClaudePS. J'avais déjà photographié la poudrière, avec la date de 1861, depuis la maison de Jean Arèse (voir ci-dessous).
Q2.
Merci Jean Claude pour toutes ces précisions sur Balaguier et sur la batterie des Cannets. J'y ai appris que le terrain le long du mur a une superficie de 1850 mètre carrés et c'est précisément ce terrain (appartenant à la marine) que Mr Gallian, responsable du fort de l'Eguillette et des citernes de mazout faisait pousser des légumes avec mon père.
Au diable l'avarice, pour l'arrosage il tirait des manches à incendie depuis le fort et se servait de l'eau de celui ci. Nous avons des photos de cette époque dans l'album de famille ou l'on nous voit sur ce terrain précisément et sur la terrasse du fort.
Amitiés
HG
3-4 Octobre 2010 : Le puits du Croûton
Q.
Ci-joint renseignement sur le puit du Croûton,
A bientôt.
PP
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R.
Merci
beaucoup. Très intéressant.
Amitiés.
Jean-Claude Autran
18 Décembre 2009 - 5 Janvier 2010 : Le Pas du Loup
Q1.
Cher Monsieur AUTRAN,Mes ancêtres, arrière-arrière-grand-père coté maternel, immigrés Piémontais achetèrent à Coste chaude une propriété en 1892.
Sur le plan cadastral de l'époque il est mentionné le vallat du lou, modeste ruisseau récoltant les eaux pluviales lequel se jette à Mar Vivo à hauteur de l'allée Marie.
Le Lou étant le nom du ruisseau, je pense que l'appellation Pas du Loup n'est que la déformation de Passage du Lou à une époque ou la traversée se faisait à gué.
J'ai bien connu votre père qui m'enseigna différentes matières, avec un parfait éclectisme mais toujours avec compétence et autorité, au collège Martini de la sixième à la troisième.
A me lire vous vous dites que l'on à du se croiser! c'est vrai, mais le léger écart d'âge (je suis de 44) et des tropismes amicaux différents ont fait que nous ne nous sommes jamais fréquenté.
J'ai retrouvé votre père à la SNPM association dont mon père RO (décédé en 2007) fut avec GM entre autres l'un des fondateurs. Leurs deux bateaux se trouvaient à côté.
C'était un robuste pécheur plaisancier à l'ancienne qui partait dans la rade aux avirons...
Voilà Jean-Claude pèle-mêle, de l'histoire locale, des souvenirs, de la nostalgie, que je dédie, tu en es d'accord, à la mémoire de nos pères.
Amicalement
DO
R1a.
Cher ami,Merci pour ton message. Il est vrai que nous n'avons pas été ensemble, mais ton nom m'est bien connu, ainsi que celui de ton père. Mon ami et proche voisin, Michel GRISOUL, m'a parlé aussi plusieurs fois de toi.
J'ai un certain nombre de choses à te dire en réponse à ton message, mais je ne vais pas avoir le temps immédiatement, car je pars demain matin pour la neige avec ma famille à la première heure.
Je te répondrai plus longuement après mon retour (le 26 décembre).
A bientôt, donc.
Amitiés.
Jean-Claude Autran
R1b.
Cher ami,Comme convenu, je réponds un peu plus longuement à ton message du 18/12, étant maintenant rentré de vacances.
Il est vrai qu'on n'a pas été en classe ensemble. Je suis moi aussi de 44, mais j'ai gardé, jusqu'en terminale, un an d'avance. Ce qui fait que tu as dû me suivre, à un an près. Mais ton nom m'est évidemment familier, d'après les cahiers de notes de mon père, et aussi grâce à d'autres camarades que je croise maintenant et avec qui tu as été en classe. En particulier Michel Grisoul, qui est mon plus proche voisin au quartier Bastian. Mais aussi Michel Havard, Claude Lercari, Raymond Denans, etc.
J'avais lu l'avis de décès de ton père, en 2007, 2 mois après le décès du mien, et l'article que Var-Matin lui avait consacré. Mais je ne me souviens pas de l'avoir connu, ayant été moi-même absent de La Seyne pendant près de 40 ans.
J'ai ainsi perdu de vu la plupart de mes camarades de l'époque et ce n'est qu'avec mon départ à la retraite, et mon retour à La Seyne en Juillet 2004 que j'ai commencé à renouer des liens avec un certain nombre d'entre eux, de plus en plus nombreux au fil des années. Nous avons récemment constitué un petit groupe d'anciens de Martini et de Beaussier, qui nous sommes réunis, quelquefois à 7 ou 8, au bas du marché, quelquefois plus nombreux dans un restaurant des Sablettes. Tu pourras trouver leurs noms et leurs photos sur mon site internet à l'adresse : http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/anciens_camarades_jca1s.html
Egalement, dans mes souvenirs de classe (http://www.premiumorange.com/archives-autran/archives/scolarite/scolarite_jcautran.html#ANCRE12), tu pourras trouver quelques photos de camarades. Peut-être tu t'y retrouveras aussi (car il y a beaucoup de visages que nous n'avons toujours pas identifiés).
Si tu veux, je communiquerai ton nom aux responsables de notre petit groupe (Michel Ferrand et Claude Pratali) et tu pourras être informé des prochaines rencontres qui auront lieu.
Concernant ta remarque sur le vallat du Lou, je n'ai pas d'opinion définitive sur la question. Ce que tu dis est entièrement en accord avec un passage du Tome VIII écrit en 2001 par mon père sur l'origine des quartiers seynois et concernant le « Pas du Loup ».
- « ... un vieux seynois nommé Merenda me montra, il y a déjà plus d'un demi-siècle, une très vieille carte où figurait un modeste cours d'eau en provenance de Sicié, longeant la route actuelle des Plaines et qui portait le nom de Lou. Ce ruisseau qui exista certainement, fut couvert obligatoirement pour assurer le passage de la route départementale. Mais l'écoulement des eaux fut tout de même assuré par un ruisseau à ciel ouvert le long de la routes des Sablettes, côté gauche, lequel passait sous le boulevard de Mar Vivo à son début, pour déboucher vers l'allée Marie et la plage entre Mar Vivo et Les Sablettes, ce qui posa pendant longtemps des problèmes de pollution des rivages surtout au moment des grandes pluies d'automne.
- Quand les ouvriers de la voirie couvrirent le Lou, ils dirent : « Nous allons faire le passage du Lou ».
- Au fil des années, la déformation du langage donna le Pas du Loup (cette fois avec un p à la fin)
- D'où le nom du quartier. »
Cependant, si l'on observe le cadastre dit « napoléonien » (en fait de 1829 environ), qui est maintenant mis en ligne sur internet, on trouve déjà (copie ci-jointe) mentionné le quartier et le vallon de « Pas du Loup ». Alors, je ne sais pas trop. Si l'on se réfère au récent ouvrage d'Henri Ribot sur les Noms de Lieux de l'Ouest Varois, on trouve que Lou ainsi orthographié dériverait de Lauve ou Lause, pierre plate. Ce terme de Lou existe à Six-Fours, mais ça ne semble pas correspondre avec celui de La Seyne. Par contre, Loup et Loubière dériveraient du nom et du gîte de l'animal (ou plus rarement d'un surnom de personne, loup étant alors pris dans le sens d'homme avare). Ribot cite pour l'ouest varois : Loubière (La Cadière), le Cros du Loup Le Castellet), la barre du Cros du Loup (Le Beausset - Le Castellet), le Pas du Loup (Evenos et La Seyne), etc.
Alors, je ne sais pas quoi en conclure. Il est toujours difficile d'avoir des certitudes en matière de toponymie car on est souvent en présence de plusieurs hypothèses, toutes plus ou moins plausibles.
Au plaisir de te revoir et de reparler de tout cela et de bien d'autres choses.
Amitiés,
Jean-Claude Autran
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2 Novembre - 6 Décembre 2009 : Les Moulières
Q1.
Cher Jean-Claude,(...) J'ai revu un professeur de géologie à la fac de sciences de Marseille (qui travaille également dans un laboratoire de la même fac), donc un enseignant-chercheur, l'une des espèces classées en voie de disparition par notre Hénaurme président. Il était en train de faire des prélèvement sur la propriété de mes beaux-parents à Solliès-Toucas lorsque je l'ai rencontré par hasard. En fait, depuis plusieurs années, à la suite des travaux réalisés en 2000 par les spéléos du Var, il a pris le relais et de temps à autre, je le vois descendre dans la galerie souterraine de la source captée qui traverse la proprété. Sachant qu'il était intéressé par tout ce qui touche les lieux, je lui ai annoncé la sortie de mon livre - qu'il a acheté dans la foulée -. Puis nous avons bavardé autour de son travail du moment : en fait, tous les ans, il pratique des analyses chimiques de l'eau afin d'établir des statistiques. J'ai récupéré en plein vol cetteoccasion pour m'ouvrir à lui des différents problèmes des Moulières et tout particulièrement de celui de l'origine des eaux qui y sourdent. Il est d'accord pour effectuer un prélèvement et - gratuitement, dans le cadre de sa propre recherche - d'en faire l'analyse.
Voilà, ce me semble, un point très important.
Si, de plus, je peux le mettre sur le coup de l'analyse géologique du massif de Sicié en liaison avec Bercovici, ce sera quelque chose de positif pour nos propres projets. J'espère que cela te donne envie d'aller encore plus loin (tes propres recherches sur la géologie du site vont donc dan sle bon sens).
Autre élément intéressant : la récolte exhaustive des plantes poussant sur le terrain. Peut-être aurons-nous la chance de trouver des reliquats de l'exploitation agricole ancienne (ferme), mais aussi des espèces botaniques ne poussant que sur ce type de sol et dans un contexte hautement humide. Il faudra mettre sur le coup des botanistes (je pense à l'équipe du Foyer Pierre Singal, mais aussi à MRB qui connaît bien le massif ; toi aussi ?)
Dans quelques temps, je vais provoquer une réunion autour des travaux à réaliser sur les Moulières. J'espère que nous aurant toutes le réponses aux nombreuses questions que nous nous posons. La suite de la sortie sur le terrain en quelque sorte.
Puis, j'envisage, dans un second temps, de réunir tous ceux qui sont susceptible de participer au n° 14 des Cahiers du Patrimoine qui portera sur La Seynesur-Mer et Saint-Mandrier.
Je te tiens au courant de la suite des événements.
Le 14 a lieu le colloque annuel d'Histoire et Patrimoine Seynois de YLG. Je ne pourrais pas y être, mais RH me représentera. Y seras-tu ?
Coordonnées de RH : (...).
A suivre donc.
Amitiés
HR
R1.
Cher Henri,En réponse à ton message du 2 Novembre, je te confirme que :
1) Je serai bien présent, comme chaque année, au colloque annuel d'Histoire et Patrimoine du 14 Novembre. Je demanderai qui est RH pour pouvoir le rencontrer.
2) Très bien pour ta rencontre avec ton professeur de géologie. L'origine des eaux des Moulières est en effet un point capital à expliquer. A priori, vu que la presqu'île de Sicié est séparée de la Provence calcaire par l'importante dépression qui va de Brégaillon à Sanary, je n'imaginais pas que les eaux des Moulières puissent arriver de très loin en passant par dessous cette dépression. Mais sait-on jamais ? Le trajet souterrain des eaux est parfois surprenant. Ça me rappelle l'histoire d'un coléoptère des eaux souterraines, très rare, et qui avait été trouvé seulement en deux exemplaires, presque simultanément, l'un dans un puits du Beausset, l'autre dans un puits de Mar-Vivo (celui de la famille Jauffret). Lu dans des Annales de la SSNATV vers 1960.
3) Concernant l'analyse géologique du massif de Sicié, il me semble qu'on dispose déjà de pas mal de documents et qu'il ne doit pas être nécessaire de tout recommencer. Mais je ne suis qu'un amateur en la matière et l'avis de CB est peut-être différent. Peut-être que CB, qui a longtemps étudié le coin, n'est plus tout à fait d'accord avec certains travaux qui ont fait autorité dans les années 60, tels que la thèse de Claude Gouvernet ?
4) Concernant le domaine de la botanique, je n'y suis également qu'un amateur, mais je serais très intéressé de participer à la récolte et l'identification exhaustive des plantes qui poussent sur le terrain des Moulières. Je suis loin d'avoir le niveau de gens comme Marcel Barbero, mais je pense connaître assez bien la flore locale [voir le nouveau chapitre que je suis en train de mettre sur internet, avec les noms et les photos couleur des espèces caractéristiques, à partir des relevés qu'avait faits autrefois le prof. René Molinier : http://www.premiumorange.com/archives-autran/archives/loisirs/flore_sicie.html].
Dans tous les cas, tiens-moi au courant des prochaines réunions que tu pourras organiser sur ces différents thèmes.
(...) Amitiés,
Jean-Claude Autran
Q2.
Chers amis,Nous allons effectuer notre seconde journée sur le terrain des Moulières à La Seyne ce prochain dimanche.
L'objectif de cette journée est de réaliser le relevé en plan du maximum de structures visibles aux Moulières. Nous verrons sur place comment s'organiser à ce sujet.
A la demande de M. Pignon, le rendez-vous est pris à 9 h en un point différent de la fois dernière.
En venant de Six-Fours, arrivé au rond-point à priorité à gauche qui préccède le RV de la dernière fois, prendre la route de Janas. Tout de suite après, il y a sur le droite des magasins et des zones de stationnement (cf plan).
Pour ceux qui pourrons passer la journée, penser à apporter de quoi manger.
Amitiés à tous
HR
NB.
Ci-après, les comptes-rendus de presse (Var-Matin du 7 Novembre 2009) de notre première sortie du 27 Octobre sur le site des Moulières.
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| Jean-Claude Autran, Henri Ribot, 7 Novembre 2009 (Archives H. Ribot) |
27-31 Août 2009 : Renaissance d'une exploitation agricole ?
Q.
27 Août à 18 heures : Rencontre avec la Presse sur le site de l'ancienne ferme de la famille Lubonis.
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R.
Aire de battage.Je viens de lire le sujet de VAR MATIN sur l'aire de battage qui m'a vivement intéressé.
Dans ma jeunesse au quartier Barban, sous le bois de Pignet la famille Adorno avec qui nous étions amis possédait une aire de battage.
Y est elle encore ? je ne saurai l'affirmer mais en tout cas, la lecture de cet article m'a vivement intéressé.
A bientôt Jean Claude, je pense qu'on aura certainement des choses à nous dire.
Amitiés
HG
26 Juillet 2009 : Cartes postales du port de La Seyne
Q.
Mon cher Jean-ClaudeCi-joint deux cartes postales de la mairie et du port de La Seyne
La carte postale de la mairie a été envoyée le 27/03/1934 par Toussaint BURGARD à son frère Félix (mon grand père maternel) résidant à cette date à Bagnolet.
Le texte au verso de la carte évoque un acte de vente, probablement la vente de la maison de Louis BURGARD, leur père à Monsieur GUICHON, beau-fis de Monsieur DECUGIS.
Bonne réception
Michel Havard
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R.
Cher Michel,(...) Merci, par ailleurs, pour ces deux belles cartes postales. Je connaissais bien sûr des cartes du port et de la mairie d'avant guerre, mais je n'avais jamais vu celle de la mairie sous cet angle, avec la publicité BYRRH sur l'immeuble de 5 étages. Il me semble que cette publicité est restée longtemps lisible après guerre sur ce fameux immeuble, après destruction de la mairie et des maisons voisines.
A très bientôt.
Jean-Claude
27 Juin 2009 : Puits de l'émissaire commun
Q1. (à AG)
Cher ami,J'avais bien apprécié votre conférence sur Alex Peiré lors d'une des dernières réunions des Amis de La Seyne Ancienne et Moderne.
La parution du résumé dans dernier numéro du "Filet du Pêcheur" m'a fait repenser à une question que j'avais à vous poser au sujet de l'émissaire commun.
Vous aviez notamment montré la photo de l'emplacement de chacun des puits utilisés pour le creusement de l'émissaire (Colle d'Artaud, Moulières, Gabrielles, Bramas). Or, si je connais bien trois de ces puits, je n'ai jamais exactement retrouvé celui des Moulières, pourtant situé à proximité de chez moi. Je suppose qu'il se trouve aux abords des anciens lavoirs et à proximité de la route de Janas, mais je ne suis pas arrivé à le localiser. Pourriez-vous, je vous prie, m'adresser une copie de la photo que vous avez présentée, ou alors m'indiquer son emplacement exact.
Je vous en remercie par avance.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
R1.
Cher ami,Je vous fais parvenir la photo du puits des Moulières.
Son emplacement:
le long de l'avenue Renoir, entre le garages Renault et Citroën...
Je reste à votre disposition pour d'autres renseignements...
Mes amitiés
AG
Q2.
Cher ami,Merci beaucoup pour la photo et les informations sur ce puits des Moulières.
J'ai pu enfin le retrouver après y être passé devant des centaines de fois sans le remarquer ! En fait je le recherchais plus au sud, au niveau des anciens lavoirs, en raison d'une erreur sur une carte des archives de mon père, erreur qui s'est d'ailleurs perpétuée dans la récente réédition de son Tome I.
Mais j'aurais dû m'en apercevoir car, quand on reporte sur une carte la distance entre le puits n° 1 et le puits n° 2 (1865 m), ou entre les puis n°3 et le puits n°2 (1333 m), on tombe bien au niveau de l'actuelle avenue Auguste Renoir, et non au niveau des lavoirs. De même, la carte d'origine publiée dans la brochure d'Alex Peiré montre bien le puits des Moulières près de la route de Six-Fours aux Sablettes.
Merci encore.
Amitiés.
Jean-Claude Autran
PS. Voici les documents extraits de la brochure d'Alex Peiré : L'émissaire commun.
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Et voici les photos des puits dont je dispose aujourd'hui :
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Entrée de l'émissaire (telle qu'elle était à l'époque de la catastrophe du 11 Juillet 1944) (Extrait de Var-Matin du 11 Juillet 2006) ![]() |
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Puits n° 1 (de la Colle d'Artaud) ![]() |
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Puits n° 2 (des Moulières) (tel qu'il était avant les travaux de reconstruction de l'automne 2010) ![]() |
Puits
n° 2 (des Moulières) (actuel)![]() |
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Puits n° 3 (des Gabrielles) ![]() |
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Puits n° 4 (de Bramas) ![]() |
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Débouché de l'émissaire à Sicié (photo de 1984) ![]() |
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Débouché de l'émissaire à Sicié (photo de 2005, avec la station d'épuration Amphitria) ![]() |
R2. (à SM)
Salut Pif,J'ai enfin retrouvé et photographié le puits des Moulières (puits n° 2 de l'émissaire commun), que nous avions cherché en revenant de notre dernière sortie à Janas.
Je l'ai retrouvé grâce à M. AG dont j'avais entendu la conférence sur Alex Peiré (et qui avait montré les photos des 4 puits, dont celui des Moulières).
En fait, il n'est pas là où je le cherchais, il n'est pas au niveau des anciens lavoirs, comme je le croyais en raison d'une erreur sur une carte des archives de mon père, erreur qui s'est d'ailleurs perpétuée dans la récente réédition de son Tome I.
Il se trouve au bord de l'avenue Auguste Renoir (où je passe à peu près chaque jour depuis des années, sans l'avoir jamais remarqué !). Mais j'aurais dû m'en douter car, quand on reporte sur une carte la distance entre le puits n° 1 et le puits n° 2 (1865 m), ou entre les puis n°3 et le puits n°2 (1333 m), on tombe bien au niveau de l'actuelle avenue Auguste Renoir, et non au niveau des anciens lavoirs. De même, la carte d'origine publiée dans la brochure d'Alex Peiré montre bien le puits des Moulières près de la route de Six-Fours aux Sablettes.
Tu trouveras la photo de ce puits, ainsi que celle de tous les autres, dans la rubrique "Quartiers" de mon forum, à l'adresse :
http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/quartiers.html#47Tu trouveras aussi toutes les photos des oratoires, avec leur localisation, et les prières qu'on avait coutume d'y faire, à l'adresse :
http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/quartiers.html#46Si tu trouves quelque anomalie dans les descriptions ou les localisations, merci de m'en informer pour que je rectifie.
A un de ces jours.
Jean-Claude Autran
25 février 2009 - 9 mars 2012 : Auberge du Loup
Q1.
Monsieur,J'ai lu la rebrique des quartiers et suis très satisfait de voir tout le travail effectué par votre père. Je me permet de vous écrire pour vous signaler certain détail qui pourrait être modifié. Je suis le propriétaire de "l'Auberge du Loup", donc je parle du pas du loup. Je suis l'arrière petit fils de monsieur Apollinaire Martin et bien sûr c'est sympa d'avoir développé un historique sur l'établissement dit Martin jusqu'en 1950 après devenu l'auberge. Je vous signale que j'ai 62 ans et que ma mère, petite fille de Monsieur Martin, est toujours vivante avec ses 96 ans et a toute sa tête avec des souvenirs encore précis. Bien sur je suis la quatrième génération et avec ma mère il se pourrait que l'on apportent de nouvelle réponses à certaines et peut-être non connu. Je suis à votre disposition étant à la retraite j'ai du temps disponible. Merci de votre réponse et recevez Monsieur mes salutations distinguées.
DM
R1.
Bonjour Monsieur,Q2. (6 mars 2012)Veuillez excuser le retard avec lequel je réponds à votre message. J'ai dû passer beaucoup de temps ces dernières semaines avec la réédition des premiers ouvrages de mon père et j'ai pris beaucoup de retard dans ma correspondance.
En fait, plutôt que de vous écrire, j'ai pensé pouvoir vous rencontrer directement à l'Auberge du Loup. J'y passe très souvent devant et je m'y suis arrêté il y a quelques jours espérant y faire votre connaissance. Mais on m'a expliqué que vous n'habitiez pas là, seule votre mère résidait dans une villa à l'arrière. J'y suis allé et ai sonné, mais personne ne m'a répondu. J'ai réalisé alors que vous m'aviez dit qu'elle était très âgée et peut-être n'a-t-elle pas entendu.
Ceci pour vous dire que je vous remercie pour votre message et suis heureux d'avoir eu le contact avec l'arrière petit-fils d'Apollinaire Martin, que mon père cite effectivement dans ses Images de la vie seynoise d'antan, d'après les souvenirs de son enfance et ceux de ses grand-parents avec qui il avait passé plusieurs années au quartier Mar-Vivo.
Je vous remercie pour votre proposition de me fournir des réponses à des questions concernant votre quartier.
Actuellement, je n'en aurais qu'une à poser : c'est d'avoir votre avis sur ce qui concerne l'origine du nom Pas du Loup. En effet, dans son chapitre sur les quartiers de La Seyne, mon père avait écrit les phrases suivantes :
« L'aménagement d'un carrefour fut nécessaire dont les abords immédiats furent à l'origine d'un quartier appelé Pas du Loup.« Y avait-il un rapport avec l'animal sauvage ? Mes ancêtres de l'avant-dernier siècle m'avaient appris qu'on redoutait en forêt de Janas la présence d'une espèce appelée loup-cervier et dans la même époque celle des cerfs dans les collines d'Ollioules dont la hauteur du Gros Cerveau tirerait paraît-il le nom. Tout cela paraissait relever d'une certaine fiction.
« Par contre, un vieux seynois nommé Merenda me montra, il y a déjà plus d'un demi-siècle, une très vieille carte où figurait un modeste cours d'eau en provenance de Sicié, longeant la route actuelle des Plaines et qui portait le nom de Lou. Ce ruisseau qui exista certainement, fut couvert obligatoirement pour assurer le passage de la route départementale. Mais l'écoulement des eaux fut tout de même assuré par un ruisseau à ciel ouvert le long de la routes des Sablettes, côté gauche, lequel passait sous le boulevard de Mar Vivo à son début, pour déboucher vers l'allée Marie et la plage entre Mar Vivo et Les Sablettes, ce qui posa pendant longtemps des problèmes de pollution des rivages surtout au moment des grandes pluies d'automne.
« Quand les ouvriers de la voirie couvrirent le Lou, ils dirent : « Nous allons faire le passage du Lou ».
« Au fil des années, la déformation du langage donna le Pas du Loup (cette fois avec un p à la fin)
« D'où le nom du quartier. »
Je sais qu'il y a souvent des hypothèses différentes et contradictoires en ce qui concerne l'origine des noms de lieux et qu'il est parfois difficile d'avoir une explication absolument certaine. Mais, à votre avis, peut-on confirmer le texte de mon père sur le nom de ce ruisseau, le Lou, dont le nom serait devenu ensuite le Loup ? Ou bien avez-vous d'autres explications sur l'origine du nom de votre quartier.
Merci par avance si vous pouvez me renseigner.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
PS. Nous sommes presque de la même génération, je dois avoir 2-3 ans de plus que vous, mais votre nom ne m'est pas inconnu. A quelle école primaire étiez vous ? Peut-être nous sommes-nous côtoyés dans les années 50 ?
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17 Juillet - 21 Août 2008 : La Gatonne
Q1.
Cher MonsieurIl me semble que le chemin de la gatonne s'appelait en fait: "quai" de la gatonne, auriez-vous souvenir de cela et une eventuelle explication?
Cordialement
BM
R1.
Salut Fox !Je constate avec effroi que tu es à l'épreuve des wawarons des marécages canadiens. Ils ne sont pas venus à bout de ta carcasse.
Je vais donc persévérer dans mon amitié jusqu'au prochain défi que tu voudras bien relever.
Ton correspondant a dû faire une erreur de lecture et a certainement interprété le "qu" de quartier comme une abréviation de quai.
Déjà que le ruisseau "la gatonne" se prélasse à quelque 200 mètres du dit chemin, il serait difficile de transformer ses rives en quai, mis à part pour des bateaux de papier.
Je pense que même si on remonte à une époque où l'homme (et les cartographes) n'existait pas encore, ce type de terroir fait d'argile et de quartz lavé n'a pas dû souvent voir la mer.
Je viens de mettre sur rails la version définitive de Sicié qui se nommera "Sicié. "nostro coualo" avec toutes les photos, les dessins et les annexes et sans la majorité des fautes d'orthographe. je compte sur une parution vers le mois d'octobre. (...).
Tu passes quand tu veux !
Adessias !
Pif
5 Juillet 2008 - 2 Juillet 2009 : Explication de quelques noms de lieux
Q1.
Cher MonsieurTrès intérressé par votre site, je vous adresse quelques suggestions sur les noms de lieux suivants :
- CACHOU : à rapprocher de "gache", substantif verbal de l'ancien occitan gachar, guetter ; désigne un ancien poste de guet, ce qui est le cas : une table d'orientation serait construite sur les ruines d'une tour sarrasine.
- CHATEAUBANNE : du gaulois et pré-gaulois "ban", pointe.
- TOUFFANY : petit bosquet d'arbres serrés.
- GATONNE : à rapprocher de "gâtine", terre marécageuse, humide.
- PARADIS : métier à foulon, d'ailleurs une carrière d'argile à Cachou.
- FABREGAS : fabrégoulié/falabrégué, designent le micocoulier, peut-être qu'il y a un rapport ?
- LA SARDINE : "saudena" en latin designe une saulaie, mais je ne sais pas si il y a ces arbres dans ce quartier !
Voilà, ce ne sont que quelques suggestions, quelques "pistes" pour ceux qui, comme moi, sont curieux des noms de notre ville.
Pour ma part, je recherche toujours des informations inédites sur les vestiges trouvés sous la maison de M. VC, rue E. Zola. Egalement la date de construction du château blanc (école Plein Air), et aussi pourquoi l' origine du vallon des signes a changé dans votre site, il me semble qu'avant vous parliez plutôt de "siagnes".
Je vous remercie encore pour votre site très bien documenté.
Cordialement
BM
R1.
Bonjour Monsieur,Merci pour vos suggestions sur les noms de lieux seynois. Je vais les étudier avec soin et également en faire part à la prochaine réunion de la Commission municipale "Identité Provençale et Occitane", qui travaille actuellement sur la toponymie de La Seyne sur Mer, avec le projet d'apposer de nouvelles plaques de rues et de quartier avec des noms provençaux et occitans.
Je vous ferai part de nos réflexions suite à vos suggestions.
Concernant les vestiges trouvés sous la maison de M. VC, rue E. Zola, je n'ai rien de nouveau (nous avions déjà eu un échange à ce sujet en décembre 2007).
Peut-être pourriez-vous contacter M. CC, qui apparemment habite toujours à cette adresse : (...).
ou je lui poserai la question la prochaine fois que je le rencontre (...).
Concernant le Château Blanc, je ne sais pas. La décision d'en faire une école de Plein Air avait été prise en 1950, mais il avait fallu 6 ans pour que le projet se réalise. Auparavant, ce "château" appartenait, je crois, à la famille B. Mais je n'en sais pas plus. Il faut que je fasse des recherches et je vous tiendrai au courant si je trouve quelque chose.
A propos du Vallon des Signes, je ne me souviens pas d'avoir changé le texte de mon site à ce sujet. Il me semble que c'est l'explication que mon père avait retenue dans son chapitre sur les quartiers de La Seyne. Je ne pense pas que ce soit moi qui ait parlé de siagnes puisqu'il s'agit de plantes marécageuses qui ne se trouvent pas dans ce vallon au milieu des bois et des collines.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Cher MonsieurJe vous remercie vivement d'avoir pris de votre temps pour me répondre.
Si vous avez l'occasion de poser quelques questions à M. Content j'en serais très heureux.
Ma famille est originaire de Sardaigne et est arrivée à La Seyne au début du siècle dernier, mes grands-parents habitaient 11 Rue Ernest Reyer. Ma mére, institutrice à Renan, est citée dans un des livres de votre père.
Actuellement à Tours, (le Nord!), j'ai la nostalgie de la "Grande Bleue".
Cordialement
BM
R2. (2 Juillet 2009)
Bonjour Monsieur,J'ai eu l'occasion de poser votre question à M. CC, qui est, bien sûr, au courant des découvertes rapportées dans l'Histoire de La Seyne de Monsieur Louis Baudoin :
Paragraphe Vestiges et témoignages (page 58) : « Quartier du Peyron, sur le vieux chemin de Toulon, au nord-ouest de la ville (aujourd'hui rue Emile Zola) : dallages ou mosaïques assez rustiques, signalés par des auteurs anciens, à l'emplacement de la villa moderne de M. Emile Content, industriel ; à cet endroit existaient des moulins à vent au XVIIIe et XIXe siècles.Et, en note : « A propos de ces vestiges du Peyron, le notaire Jean Denans signalait, en 1713, que des gens âges du pays avaient bien connu des ruines audit endroit. D'autre part, l'abbé H. Vidal, dans son Essai sur l'histoire de Toulon (page 44), raconte qu'en 1825 il vit au Peyron des vestiges qui lui semblèrent d'une origine antique, « dans une prairie, dit-il, à quelque cent pas en sortant de La Seyne pour venir à Toulon » ; on apercevait, ajoute-t-il, des sortes de fosses au fond pavé de mosaïques et des briques antiques en abondance dans des murs de clôture à proximité ».
Mais il ne possède malheureusement aucune information nouvelle, ni plus précise par rapport à ce que M. Baudoin avait rapporté dans son livre.
C'est donc tout ce que nous savons aujourd'hui sur cette question.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
2-4 Juillet 2008 : Château de La Chaulane (2)
Q1a.
Bonjour.J'ai bien connu Marius Autran. Je l'ai côtoyé au PCF. J'ai étais élu communiste à la Garde.
J'ai habité à "LA CHAULANNE" de 42 a 47. En tenant compte que nous avons été expulsés de décembre 1943 à septembre 1944. Je pense que l'emplacement de la Chaulanne n'est pas le bon. Il est très près de la gare de triage.
Je vous ferai parvenir une photo de la Chaulanne juste avant sa destruction.
Bien cordialement
YR
Q1b.
RE bonsoir.En 1942-47 J'avais de 8 à 13 ans je logeais au dernier étage là où se trouve la terrasse.
Il n'y avait pas à l'époque une grande allée de platanes. Juste 4 ou 5 devant la maison.
Bien à vous.
YR
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R1.
Merci beaucoup pour votre message, vos photos de classe et la photo de La Chaulane avant sa destruction.Les photos de classe sont d'une remarquable qualité. Année 1946 : école de la rue Messine. Savez-vous qui était l'institutrice ? Et savez-vous identifier quelques noms des camarades de classe ? Je pourrais publier cette photo sur le "forum" du site www.site-marius-autran.com. Peut-être certains s'y retrouveront ? Idem pour l'année 1943. Etait-ce aussi l'école de la rue Messine ?
Concernant la Chaulane, votre photo est un document rare et extrêmement précieux qui permet de se faire une idée précise de la bâtisse. Jusqu'ici, je n'avais pu obtenir qu'une photo noir et blanc et pas très nette (http://pagesperso-orange.fr/marius.autran/oeuvres/tome7/chaulane.html#ANCRE8).
Votre témoignage direct sur la localisation du « Château » de La Chaulane est également très précieux. Dans son chapitre « De La Chaulane à la ZUP » (1999), mon père l'avait fait figurer sur un plan du quartier, mais je ne sais pas d'après quel souvenir ou témoignage. Par la suite, j'avais aussi indiqué la localisation sur une carte au 1/20 000e de 1933, à un endroit qui paraissait plausible (on y voyait plusieurs bâtiments, des bassins, une source. Dans mes pages sur les rues de La Seyne, j'avais aussi déduit, en superposant cartes anciennes et plans actuel : « Le Château de la Chaulane, aujourd'hui disparu, se trouvait exactement à 100 mètres au sud-ouest de l'intersection formée par les actuelles rues Louis Pergaud et Jean Vilar, près de l'emplacement de l'actuelle école primaire Jean Giono ».
Votre témoignage me fait donc maintenant sérieusement douter.
En effet, si l'on se réfère à l'histoire de La Seyne de M. Baudoin, pp. 728-730, on lit : « Le centre du fief, avec son manoir seigneurial (sans doute pour qui connaît la Provence, une grosse bastide forte mais embellie aux XVIII° et XIX° siècles) était placé dans le triangle formé par les routes de Toulon à Sanary, d'Ollioules à La Seyne et le triage S.N.C.F. ». Or la propriété fléchée par mon père est nettement hors de ce triangle. Et M. Baudoin rajoute : « Deux chemins donnent accès à la Chaulane : l'un partant de la route de La Seyne à Ollioules, près du lieu dit « le Pêle-Mêle » au sud ; l'autre, à l'est, rejoignant une ancienne voie de terre débouchant sur la route de Sanary à Toulon, etc. ».
Cette description des accès semble alors correspondre à une ancienne propriété située à 400 mètres au nord du Pêle-Mêle (routes formant un petit triangle à l'altitude 10,7), à l'est de l'actuel magasin Auchan, et à 200 mètres du triage. Cela nous amènerait à situer La Chaulane un peu à l'est de la concession Renault, au sud de l'avenue Jean Bartolini et donc près des bâtiments Floréal C3 et E7.
Cette propriété doit apparaître sur le « cadastre napoléonien », Section B, du Camp de Laurent, 1ère partie (1829), parcelles 248 et 249, au 1/4 supérieur du centre de la feuille (extrait ci-joint).
Cela correspond-il à ce que vous pensez ? Voir sur les différentes autres cartes ou plans que je vous adresse ci-joint.
Si vous êtes d'accord, je vais m'empresser de rectifier la localisation erronée donnée en plusieurs endroits de mon site.
Merci encore pour votre photo et vos commentaires.
Jean-Claude Autran
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Q2.
Bonjour.En 1946 à la rue Messine, je pense que c'était Mme ROBERT qui est sur la photo en l'absence de Madame MERLE. Son mari était le directeur. Je n'ai aucun lien de parenté. Toussaint avait commencé puis il a été élu. En cour d'année nous sommes allés à l'école devant la cité PLM avec BLANC, le père de Monique JARDET comme directeur.
La photo de 1943 est prise à l'école Ernest RENAN qui était en face de l'école Curie sur le boulevard du 4 Septembre.
Sur le cadastre Napoléonien, c'est un peu illisible mais je crois deviné les N° de parcelles 248 & 249.
J'ai coché l'emplacement de la Chaulanne.
La photo a été prise en 1958. Le château d'eau que vous voyez sur le toit n'a jamais servi. Il n'y avait ni eau ni WC dans la maison.
Pour les noms , je me souviens de certains.
J'ai un programme pour isoler les visages. Mais je suis pas très bon. Si vous voulez passer chez moi. Je vous recevrai volontiers.
Impossible de vous avoir au téléphone au N° 08 75 43 04 17 mon téléphone à moi est le : 04 94 75 18 82.
Bien Amicalement
YR
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R2.
Bonjour,Merci pour ces informations.
(...). Concernant La Chaulane, merci pour vos précisions. L'emplacement paraît maintenant clairement établi grâce à votre témoignage. J'ai rectifié l'erreur sur mon site.
Amitiés,
Jean-Claude Autran
20 Avril - 13 Mai 2008 : Quartier Bois sacré
Q1.
Bonjour, je suis DG, l'auteur de "la demoiselle du port" paru chez De Borée en 2007. Ce livre parle de l'arrivée d'un piémontais à La Seyne en 1872 et de ses aventures avec un seynois et un jeune de Six-Fours, celui d'avant le fort.Je vous joins une brochure.
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Je viens de finir le deuxième roman que je ne vais pas tarder à envoyer à mon éditeur, De Borée est une maison d'édition nationale en relation avec le "grand livre du mois" et France Loisirs.J'aurais besoin d'éléments sur Bois Sacré à l'époque de la construction du port, des chantiers de démolition Van Acker et des réservoirs du Lazaret.
Pourriez-vous m'indiquer des sources ?
Je vous remercie par avance
Bien cordialement
Daniel
R1.
Bonjour,Pardon pour le retard à vous répondre.
Je n'ai malheureusement que très peu d'informations sur le « Bois sacré ».
Les seuls éléments que j'ai pu retrouver, je les ai tirés de l'ouvrage La Mer et les Filles de Serge Malcor (2007), et de L'Histoire de La Seyne de Louis Baudoin (1965). Vous les avez peut-être déjà, mais vous trouverez scannés, dans le fichier ci-joint bois_sacre.doc, les fragments de ces ouvrages qui traitent des quartiers se situant entre Bois sacré et Balaguier.
Je vous communique l'adresse électronique de Serge Malcor (...) - qui connaît mieux que moi les rivages seynois - au cas où vous voudriez le contacter directement. Peut-être a-t-il d'autres précisions sur ce quartier.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Bonjour, merci pour les infos, ne vous inquiétez pas faites comme vous le pouvez. Je suis invité quelques fois à des matinée littéraires, êtes-vous intéressé ? Après tout, vous êtes la continuité d'une certaine mémoire seynoise et pas des moindres ! Quant à Serge Malcor, je le connais bien depuis des années, c'est notre voisin et la famille de ma femme a bien connu la sienne. C'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup. Il sera surpris de savoir que mon livre a eu plus de succès que je ne l'aurais imaginé moi-même ! A titre d'info, j'ai été édité à 5000 ex pour 2007/2008 et il s'en est vendu 4400 entre novembre et décembre ! J'en suis le premier surpris ! Aussi, si le succès se confirme, j'espère pouvoir renvoyer l'ascenceur à ceux qui ont fait vivre notre ville à travers leurs récits quels qu'ils soient, et l'oeuvre de votre père est une véritable encyclopédie. Par chance, j'ai encore des mémoires vivantes autour de moi, si peu hélas, mais je les écoute, j'espère qu'ils se retrouveront et que je ne déformerai pas top leurs propos.Merci pour votre aide et à bientôt j'espère.
Bien cordialement
DG
17-20 Avril 2008 : Recherche de résidences
Q1.
Bonjour,Merci beaucoup pour votre site sur les rues de La Seyne, il est très complet et facile à naviguer.
Je dois faire un travail pour une enquête et j'ai très peu d'information, entre autre, uniquement le nom des bâtiments.
Pourriez vous m'aider à trouver les adresses ci-dessous ? Je ne sais pas si ce sont des résidences, lotissements ou autres...
- * gavet
- * le four a chaux
- * le monte carlo quartier bellevue
- * le pas du loup, 188
- * route du mai
Merci beaucoup
MO
R1.
Bonjour,En réponse à votre message, voici ce que je peux vous fournir comme renseignements :
* Gavet : c'est le nom d'un quartier situé de part et d'autre du chemin de La Seyne à Bastian, au niveau des numéros 1400-1500. C'est dans ce quartier que le chemin de La Seyne à Bastian passe par un col, pour redescendre vers Six-Fours, aussitôt après un carrefour multiple (à 6 voies). Le nom de Gavet entre dans le nom d'un chemin (chemin de Fabre à Gavet) qui relie précisément les quartiers Pont de Fabre et Gavet. Mais je ne connais pas de résidence ou de lotissement portant le nom de Gavet. Le nom de Gavet figurait autrefois dans le nom du "Chenil de Gavet" (au n° 1445 chemin de La Seyne à Bastian), mais qui, toujours à la même adresse semble être devenu aujourd'hui le "Chenil de Bastian". Si l'on vous a dit "Gavet", tout court, c'est à mon avis le nom du quartier (autrefois, avant l'explosion de l'urbanisation, on situait bien des maisons uniquement en donnant comme adresse le nom du quartier), et le bâtiment recherché doit se trouver soit vers les numéros 1400-1500 du chemin de La Seyne à Bastian, soit vers les numéros 800 à 1000 (environ) du chemin de Fabre à Gavet.
* Le Four à chaux : D'après le "Guide Planète", il existe un lotissement "Four à Chaux" à La Seyne, au début de la route de Janas. Quand on prend la route de Janas, en partant du rond point de l'avenue P.-A. Renoir, ce serait le second lotissement à gauche, après le lotissement Le Monastier, aux environs du numéro 120, route de Janas.
* Le Monte Carlo, quartier Bellevue : Le Monte Carlo est une résidence située au quartier Bellevue, dont l'entrée doit se situer (d'après les Pages Jaunes) au numéro 26, chemin de Bellevue.
* Le pas du loup 188 : Le Pas du Loup est le nom d'un quartier qui se situe de part et d'autre de l'extrémité sud de l'avenue Salvador Allende, avant d'atteindre le rond-point Salvador Allende, c'est-à-dire, il me semble au niveau des numéros 600 à 750 environ. Je ne pense donc pas que le 188 corresponde à un numéro de l'avenue Salvador Allende, car il se situerait alors dans les quartiers La Maurelle ou Pont de Fabre, c'est-à-dire beaucoup plus au nord du Pas du Loup. Mais il pourrait s'agir d'un numéro 188 d'une rue qui rejoint l'avenue Salvador Allende, par exemple le chemin des Oliviers. Il existe en effet dans les Pages Jaunes des bâtiments portant une adresse du type "Pas du L., 188 chemin des Oliviers".
* Route du Mai : C'est une dénomination ancienne, mais encore très usitée, pour la Route de Janas (la forêt de Janas étant aussi appelée la forêt du Mai).
J'espère vous avoir rendu service. Je reste à votre disposition si vous souhaitez d'autres éclaircissements.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Merci beaucoup ça m'aide énormémentMO
17 Mars - 11 Avril 2008 : Carrefour du Pêle-Mêle et château de la Chaulanne
Q1.
bonjour,je viens de parcourir votre site,
en ce qui concerne le "PELE MELE" vous dites :
"Pêle-Mêle (carrefour du)Pèle-Mêle vient peut-être (?) de la déformation de PLM, le carrefour étant situé sur la route de la gare de chemin de fer appartenant alors (avant la création de la SNCF) au réseau PLM (Paris-Lyon-Méditerranée).ancienne appellation populaire du carrefour (devenu aujourd'h un rond-point) situé sur le chemin de Lagoubran aux Playes, à l'intersection avec le chemin de La Seyne à Ollioules, à proximité des centres commerciaux Auchan et Leclerc.
Voir rond-point Georges Beauché, dénomination actuelle, donnée le 27 janvier 1998."
il se trouve que c'est mon grand père qui a construit le bâtiment du Pêle-Mêle avant la guerre 39.45 et celui ci a été détruit pendant la guerre, il l'a donc reconstruit après.
Il a lui même baptisé ce bâtiment de ce nom parce qu'on y trouvait de tout : épicerie, boulangerie, pompes à essence etc....
et il a construit a cet endroit car il disait que La Seyne s'agrandirait jusque là.
J ai des photos de l'epoque.
j avais aussi une photo du chateau de la chaulanne si cela vous interesse je peux la chercher
si vous voulez plus de renseignements je peux les demander a ma famille
bonne continuation
LT
R1.
Bonjour,Merci beaucoup pour votre message et pour cette explication du nom du carrefour Pêle-Mêle. Cette explication est, en effet, beaucoup plus plausible que celle (PLM ?) que mon père avait autrefois mentionnée.
J'ai donc modifié en conséquence la rubrique Pêle-Mêle dans mon Lexique des rues de La Seyne, en mentionnant que c'est à vous que je devais l'explication.
Vous me dîtes que vous avez des photos de l'époque. Je serais très intéressé d'en recevoir une copie si cela était possible. De même pour le château de La Chaulanne, car je ne connais pas de photo de cet ancien château. Et même les associations sur l'Histoire et le Patrimoine Seynois ne semblent pas en posséder.
Ce serait donc très important si vous pouviez en retrouver une, et je vous serais très reconnaissant de me la faire parvenir.
Merci par avance. Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Bonjour,Désolée du retard de la réponse, mais j'ai eu un peu de mal à retrouver les photos.
Je vous envoie donc 2 photos du Pêle-Mêle, et une photo du château de la Chaulanne, sur cette dernière on voit au premier plan la ferme, et derrière c'est l'arrière du château.
je vous souhaite une bonne continuation.
LT
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R2.
Bonsoir,Merci beaucoup pour ces photos.
Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je pourrai les faire figurer sur le forum de mon site (dans la section sur l'histoire et la géographie des quartiers de La Seyne) : http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/quartiers.html en signalant bien que c'est à vous que je les dois.
Je suis certain que cela intéressera beaucoup de ceux qui consultent mon site. La photo du château de la Chaulanne est certainement très rare. Même mon père, qui avait écrit tout un chapitre sur la Chaulanne (et qui avait connu le château dans sa jeunesse) n'en possédait aucune photo.
Très cordialement,
Jean-Claude Autran
Q3.
Bonjour,Je ne vois aucun inconvénient , vous pouvez mettre les photos en ligne, mais ce n'est pas la peine de préciser qu'elles viennent de moi.
Ce serait bien même qu'il y ai des personnes qui se reconnaissent sur la photo du pêle mêle.
Pour le château de la Chaulanne, je sais qu'on ne trouve absolument rien sur lui, même dans les archives de la mairie, j'étais allée voir, c'est bien dommage d 'ailleurs.
Je vous souhaite une bonne continuation
Cordialement
LT
6 Décembre 2007 - 2 Mars 2010 : Domaine de Fabrégas (1)
Q1.
Salut Fox,Je suis en train de rechercher vainement des informations sur le "château" de Fabrégas, celui qui possède une allée de palmiers et dans le domaine duquel doit se trouver le bassin avec de l'eau certainement en provenance des Moulières.
As-tu des renseignements sur ce domaine, aussi bien sur son passé que pour le futur ?
Je n'ai rien trouvé sur ton site, mais je cherche probablement mal.
J'espère que tout le monde va bien par chez toi et que les fêtes de fin d'année se préparent avec tout le faste requis.
Ici, c'est le début des "grandes manoeuvres" avec les décorations qui se préparent à déferler sur les portes et les fenêtres...
A bientôt.
Pif
R1.
Salut Pif,Il y a eu, je crois, deux échanges rapportés sur mon site à propos de la grande maison du domaine de Fabrégas.
Le premier, c'était avec toi en décembre 2003, dans la section "Questions diverses" du Forum : http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/questions_diverses.html#12
« La propriété située à droite avant Fabrégas (allée de palmiers) n'a pas appartenu à un ancien maire de La Seyne, mais à un ancien sous-préfet de Toulon des années 1920-1930 nommé Louis Gozzi. Gozzi avait été deux fois candidat de doite (« Républicain socialiste anticartelliste ») à la députation dans la deuxième circonscription de Toulon, sans jamais être élu. En 1928, il avait été battu de peu par Pierre Renaudel, dans une quadrangulaire où on trouvait Gozzi, Renaudel, Gabriel Péri et Simon (d'où le jeu de mots d'un électeur socialiste de l'époque « Si mon Renaudel périt, Gozzi est élu ». Et en 1936, il avait encore été battu, mais par Jean Bartolini. »
Le second, c'était en mars-avril 2006, avec une étudiante qui travaillait sur le domaine de Fabrégas. Voir la section "quartiers de La Seyne" du Forum: http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/quartiers.html
Il était dit notamment : « Je n'ai pas retrouvé d'information sur l'origine de la grande maison située au bout de l'allée de palmiers. Il est connu qu'elle a appartenu à M. Louis Gozzi, sous-préfet de Toulon dans les années 1920. Mais je ne sais pas si c'est lui qui l'avait construire et qui avait fait aménager le domaine et les réseaux hydriques, ou si tout cela existait avant ».
Je n'ai pas eu d'information nouvelle depuis sur ce "château". Il me semble (?) qu'il a été acquis par la ville, mais je ne sais pas quelle en est ou quelle en sera la destination. Je n'ai rien trouvé d'écrit à ce sujet. Vu de la route, il me semble qu'il y a une inscription sur la porte, mais je n'ai jamais essayé de m'en approcher pour la lire.
* Rectificatif : D'après Var-Matin du 3 Février 2009 : Le « Domaine de Fabrégas » était inscrit au patrimoine du Conseil Général du Var, qui annonce sa mise en venteLe bassin est toujours là. Il était autrefois alimenté par un petit canal provenant des Moulières*. Le canal est encore visible par endroits sous la végétation, mais il est obstrué. Le bassin doit rester alimenté par des sources sur la flanc Est du Plan d'Aub.
[* Rectificatif : d'après M. Paul Pignon (conversation du 6-12-2009), le petit canal n'a jamais été raccordé à ce bassin de Fabrégas (un mur très ancien l'en empêche), il tournait à gauche et servait à l'irrigation des propriétés du côté nord (bergerie Magnetto). Le bassin de Fabrégas était et est encore alimenté par un puits, avec réservoir souterrain de 30 m3, situé côté ouest, sur le flanc de la colline du Plan d'Aub. La carte au 20 000e de 1930 sur laquelle le petit canal des Moulières apparaît clairement relié au bassin de Fabrégas serait donc erronée].Je pense qu'il existe une personne capable de mieux te renseigner, c'est M. Paul Pignon, qui est en charge du projet de réhabilitation du lavoir et des moulins des Moulières et du vallon de l'Oïde. Il a tout un dossier sur le quartier, depuis Les Moulières jusqu'à l'Oïde et Fabrégas. Peut-être connais-tu ce monsieur. (...) On peut l'interroger au (...), ou le rencontrer les samedis matins au local de la Société Nautique de la Petite Mer (dont il fait aussi partie) entre 10 h 30 et 12 h environ.
(...) A très bientôt sans doute.
Foxygène
Q2. (27 Février 2010)
Cher Jean Claude....La presse de cette semaine nous a appris que le magnifique domaine de Fabrégas avait été cédé (vendu) à la ville de La Seyne par le Conseil Général du Var.
Les terres agricoles devraient être mises en valeur et rendues à leur affectation d'origine. Quelle chance que ce domaine ne soit pas tombé dans la main des promoteurs et quelle chance aussi pour les Seynois qui pourront profiter de cet endroit incomparable et à son riche passé.
J'espère que notre mairie s'appuiera sur les historiens locaux qui connaissent trés bien ce site et les nombreux vestiges du passé seynois, suivez mon regard.
Amitiés Jean Claude
HG
R2.
Bonsoir Henri,Merci pour ton message. Je pense que la mairie ne manque pas d'informations sur le domaine de Fabrégas. Il y a une personne qui m'a contacté pour avoir l'autorisation de mentionner ce qui se trouve dans mon site, et qui est en train de terminer un gros rapport sur l'histoire du domaine et de tous ses propriétaires successifs (j'en aurai une copie un de ces jours, que je te ferai parvenir). Il y a aussi les travaux coordonnés par Paul Pignon pour la Fédération M.A.R.T. et pour T.P.M., en vue de réhabiliter le site des Moulières, les lavoirs et les moulins, ainsi que le vallon de l'Oïde (un sentier balisé entre la forêt de Janas et la mer pourrai peut-être voir le jour, si les moyens financiers le permettent).
A bientôt.
Jean-Claude
11-14 Octobre 2007 : La Muraillette (2)
Q.
Bonjour Jean-Claude Autran,(...) S'agissant de l'avenue de la Muraillette, il s'agit tout simplement d'un petit muret d'environ 60 cm de haut sur une quarantaine de large qui bordait la voie et évitait aux piétons et voitures de tomber dans le vallat qui est aujourd'hui recouvert et longe l'ancien chemin sur la droite lorsqu'on chemine d'Est en Ouest (ma source : mes souvenirs d'enfant y résidant et Giuseppe Banti [voisin de mes parents, tous aujourd'hui décédés], ancien "cantonnier" communal, tailleur de pierre municipal car on avait besoin de ce savoir-faire pour, notamment les bordures de trottoirs, en particulier sur "Le Cours" où étaient gravés les numéros des emplacements des revendeurs que l'on a conservés encore aujourd'hui sur la partie du bd du 4 septembre). En provençal : muraia (ou muraio) = mur -> muraillette (muraieta ou muraieto = petit mur, muret).
(...).
Bien à vous.
MV
R.
Cher ami,Merci beaucoup pour toutes vos informations sur l'origine des dénominations de (...) et de l'avenue de La Muraillette.
(...)
Jean-Claude Autran
2-16 Octobre 2007 : Renseignements sur la cité SNCF
Q.
Ayant vécu mon enfance et ma jeunesse à la citée SNCF (né le 05 05 1962) j'ai connu un temps où il n'existait que ma cité composée de paisibles cheminots et la fameuse banane.Les alentours étaient composés de cultures maraichères ou de champs abandonnés.C'était l'époque des locomotives à vapeur que l'on m'amenait admirer au dépot.Les maisonnettes de la cité SNCF étaient composées de 4 logements. Chaque cheminot disposait d'un terrain d'environ 200m2 sur lequel il cultivait des légumes.
A cette époque les enfants ce la cité SNCF allaient jouer dans les environs et plus particulièrement dans la colline située de l'autre côté de la voie ferrée. Pour s'y rendre,nous empruntions le tunnel situé à l'extremité de la cité.
Pendant mon adolescence et jusqu'à ma 23 ème année, notre point de ralliement était le bar " Le Varois" situé en face de la cité SNCF, il s'uffisait de traverser la route.
Je me souviens que depuis l'age de six où sept ans nous conversions souvent entre enfants à propos des nouvelles constructions ( FLOREAL, PRAIREAL, MECIDORE...) que l'on voyait se rapprocher inexorablement de notre paisible petite cité où il faisait si bon vivre.
Nous avions conscience que tous ces apports massifs de populations souvent étrangères poseraient un problème à long terme, mais nous étions incapables d'analyser les raisons de ces craintes, cela relevait surtout d'une intuition (bon sens).
Aujoud'hui, je vis en CORSE, à BASTIA. Je vais rendre visite à mes parents qui habitent toujours à la Seyne sur mer ( La commandante).
Chaque voyage me laisse un gout amer. J'ai beaucoup de mal à reconnaitre mon quartier : le bar le Varois a disparu ainsi que le terrain de football.
Le tunnel qui menait à la colline où nous aimions nous amuser a été condanné.
La colline à pratiquement disparue mangée par l'autoroute.
Mon collège Henri wallon ainsi que mon lycée Paul LANGEVIN ont été rasés.
Tout cet amalgame de cités est vraiment très laid comparé aux souvenirs des lieux qui sont restés dans ma mémoire.
Bref, tous cela n'est pas très joyeux néanmoins je reste attaché à ces lieux où j'ai tant de souvenirs.
Je souhaiterais si cela est possible obtenir des renseignements concernant cette cité ainsi que des photos sur la cité elle même ainsi que les environs. Toutes les époques m'interressent.
Je vous remercie pour tout et je vous félicite pour votre site internet.
DN
R.
Bonjour,En réponse à votre message, je n'ai que peu d'informations sur la cité SNCF, et sur le quartier qui fut le berceau de votre enfance. Mon père n'a pas laissé d'écrit très précis sur ce quartier et je n'ai pas, pour l'instant, pu retrouver grand chose dans ses archives.
Je vous adresse cependant en pièces jointes, la copie du texte "Mémoire du quartier de la gare", avec quelques photos, écrit par Mme Martine Darré, d'après la conférence faite par Mme Marie-Claude Argiolas en novembre 2005 au Colloque annuel Histoire et Patrimoine Seynois.
Vous pouvez aussi trouver ce texte sur internet dans les publications de l'Association HPS à l'adresse :
http://www.histpat-laseyne.net/col2005/2005Darre-2.shtmlJe n'ai pas d'autre information, mais peut-être pouvez-vous adresser votre demande de renseignements à l'Association ci-dessus (...) qui peut-être possède d'autres documents sur la cité SNCF dans ses archives.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
24 Août 2007 : Photos aériennes de La Seyne (photos de 1960 adressées par Michel Ferrand)
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R1.
Un grand merci, Michel, pour ces 4 superbes vues aériennes de la rade de Toulon, du port de La Seyne et des Chantiers, de l'isthme des Sablettes. Je pense qu'elles doivent dater du milieu des années 60. On redécouvre La Seyne de notre jeunesse, telle que nous l'avons connue avant l'explosion de l'urbanisation.Je les ai mises sur le forum de mon site, dans la rubriques "Quartiers de La Seyne", mais je n'ai pu les mettre qu'avec une faible taille d'image (500 x 600 environ). Tandis que les originaux que tu m'as envoyés sont d'une remarquable qualité. On peut zoomer dessus sans problème et se replonger dans notre vieille Seyne, rue par rue, maison par maison. C'est extraordinaire.
Amitiés,
Jean-Claude Autran
Q2.
Avec plaisir, mais les photos (cartes postales de format "poster"A3), sont de 1951, si mes souvenirs sont exacts.Je vérifierai chez mon fils qui les a récupérées de sa Grand Mère maternelle.
Amitiés
Michel
R2.
Cher ami,Il me semble, à certains détails, que ces photos sont postérieures à 1959-60. En particulier, l'hôtel de ville de La Seyne y apparaît dans son état actuel. Or il a été construit en 1957-58 et inauguré en janvier 1959. Merci par avance si tu arrives à en retrouver la datation exacte.
Amitiés,
Jean-Claude
22 Juillet - 8 Août 2007 : Photo ancienne du port de La Seyne
Q1.
Bonjour,J'aimerai faire un cadeau à mon gendre qui voudrait pour son anniversaire une photo ancienne du port de La Seyne sur mer en noir et blanc et de forme rectangulaire. Vous pouvez peut-être m'indiquer ou je pourrais trouver cette gravure.
Je vous remercie d'avance
Mes salutations et bravo pour le site de votre papa.
PT
R1.
Bonjour,Ce genre de tableau, qui est un agrandissement de carte postale ancienne, a effectivement existé. Mes parents en avaient acheté un vers 1975, dont j'ai hérité. Mais je ne sais plus du tout où ils se l'étaient procuré. Peut-être chez un photographe de La Seyne ? Ou peut-être lors d'une exposition vente de cartes postales ?? Je suis désolé de ne pas pouvoir vous renseigner avec précision.
Je vous envoie néanmoins en pièce jointe une photo numérique que j'ai prise de ce tableau. Peut-être avez-vous les moyens de le faire imprimer en grand format puis de le faire encadrer ? Si vous souhaitez recevoir une image à plus haute résolution pour le faire tirer à un format poster, je peux essayer d'améliorer encore la photo numérique et de vous envoyer le fichier. Tenez-moi au courant.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
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Q2.
Bonsoir,Je vous remercie infiniment de votre gentillesse. J'ai mis la photo sur ma clé USB et je vais aller la faire développer chez photo price et je verrai bien le résultat. Je pense qu'avant je vais essayer de l'imprimer pour voir ce que ca donne.
Mon beau fils va être vraiment content. Mille fois merci, ma famille est aussi une très ancienne famille de la Seyne sur mer, c'est la famille Moutte, mon père avait eu un diplôme de la part de la mairie pour être une des plus anciennes familles de la Seyne. Maintenant mon père est décédé et je n'ai jamais pu remettre la main sur ce fameux diplôme, il l'a sûrement égaré. Mais tant pis l'essentiel c'est que je sache qu'il est existé.
Encore merci pour la photo, très cordialement,
PT
22-29 Septembre 2006 : Ancienne usine de produits toxiques au quartier Peyron ?
Q1a.
(...) Avez vous entendu parler a la seyne en face les pompiers actuels ou il y avait les cars qu il y a eu longtemps une usine d un produit tres toxique et mortel qui fabriquait de l arceniate de plombs c est une sorte d arsenic et le tout a ciel ouvert et avec tout ce que l on peu imaginer comme infiltrations des residus de produit... ceci est une information vrais je pense je devrais trouver le nom de l usine.R et A L
Q1b. (à SM)
(...) Un de mes correspondants me demande si j'ai entendu parler de : « en face les pompiers actuels, où il y avait les cars, il y a eu longtemps une usine d'un produit très toxique et mortel : l'arséniate de plomb - et le tout à ciel ouvert avec tout ce que l'on peut imaginer comme infiltrations des résidus de produits... ceci est une information vraie je pense je devrais trouver le nom de l'usine ».Moi, ça ne me dit rien. Mais toi qui est souvent allé vers l'anse de Brégaillon, as-tu vu ou entendu parler de cette usine ?
Merci.
Fox
R1. (de SM)
Je n'ai pas souvenance d'une quelconque usine à la Muraillette. Le quartier Peyron était arboré de vignes et d'arbres fruitiers. Sur la partie Nord du stade, au bout de l'allée de platanes qui est toujours là, il y avait l'abattoir et ses annexes ainsi qu'un hameau de vieilles maisons où logeait alors un camarade de classe nommé Conte qui avait des problèmes de motricité (accident, polio,...). Un chemin rectiligne rejoignait la route de Six Fours au niveau d'un imposant complexe transformateur d'EDF. Côté Ouest de ce chemin il y avait l'hospice des personnes âgées, là où nous allions chanter avec la chorale durant la période de Noël et un lotissement de villas séparait l'hôpital de l'abattoir (Celle-là, il fallait la faire !). C'est dans la première de ces villas qu'habitait la famille Rosenblatt dont nous avons tous eu un exemplaire en classe (moi, j'en ai même eu un morceau dans le front, mais c'est une autre histoire...). Dans l'Est de ce chemin se trouvait un terrain vague où s'épandait le vallat de Vignelongue. C'était le paradis des rainettes et des sangsues. C'est là que je m'étais fait piétiner par la moitié des concurrents du challenge du nombre. J'ai le vague souvenir de vestiges métalliques enfouis sous les roumias et les cannes de Provence ainsi que d'un cyprès d'une dizaine de mètres, envahi par un lierre vorace, qui était penché à presque 45°, certainement par l'action conjuguée du mistral et du sol meuble. Ce lieu a ensuite été le dépôt des car étoile et reçoit à présent les bâtiments des pompiers.J'essayerai de me renseigner auprès de quelques copains de l'époque (Tamburi, Trojani, Lanata) mais si cette usine a vraiment existé, ça pourrait être avant la dernière guerre ou juste après, et pas longtemps.
Pif
R2.
Bonjour,(...) Concernant votre question sur l'ancienne usine de produits toxiques en face des pompiers actuels, je n'ai pas pu trouver non plus d'information très précise. L'un de mes amis qui connaît bien le quartier depuis le début des années 50 m'a fait la réponse suivante : (voir le paragraphe R1 ci-dessus).
J'ai essayé d'identifier cette usine sur des anciens plans de La Seyne (copies ci-dessous).
Sur le plan du quartier en 1933, on distingue bien l'hôpital et l'abattoir, mais la route départementale 559 n'est pas encore ouverte entre l'hôpital et le rond-point de la gare. On voit bien un enclos avec des bâtiments, auquel on semble accéder par la rue Emile Zola. On pourrait penser que ce sont les bâtiments de l'usine dont vous parlez.
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Mais sur le plan de 1958, on retrouve cette fois la D 559 qui a été ouverte, et qui longe une partie des bâtiments cités ci-dessus. Mais en 1958, le dépôt des Cars Étoile se trouvait alors à cet emplacement. Alors, je ne sais pas si les Cars Étoile occupaient exactement l'emplacement des bâtiments de l'usine. Ou alors la carte de 1958 (dont la mise à jour par rapport à 1933 n'a été que partielle) porte encore la représentation des bâtiments de ce qui aurait pu être l'usine dont vous parliez.
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Voilà ce que je peux vous dire, mais je ne sais rien de plus précis sur cette usine de produits toxiques. Si vous en retrouvez le nom, on pourra essayer de poursuivre la recherche.Encore un grand merci pour vos photos.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
21 Septembre - 8 Octobre 2006 : Noria ou éolienne (?) boulevard de la Corse Résistante
Q1.
Cher Jean ClaudeJ'ai été trés surpris il y a quelques jours en descendant l'avenue de la Corse Résistante, juste avant le débouché sur la Corniche Pompidou, dans une propriété sur la gauche, de ne plus voir cette vieille et haute construction où pendait une très grosse "chaîne" de ferraille. Je me suis toujours demandé à quoi avait pu servir cet appareillage. Peut être un moulin ou une noria. Qui pourrait me renseigner. Merci.
Mes amitiés à papa Marius
HG
R1.
Cher Henri,Je n'arrive plus à me souvenir de cette vieille construction dont tu parles en bas à gauche de l'avenue de la Corse Résistante. Je l'ai probablement vue, mais il y a longtemps. Et c'est un quartier où je n'allais pas souvent.
Que pouvait être cette construction avec une très grosse "chaîne" de ferraille ? Je ne connais pas de vieux habitants du quartier pour le dire. J'ai cependant regardé sur une vieille carte au 1/20.000 de La Seyne (1932 environ) et je t'envoie ci-joint un "zoom" sur le quartier Eguillette - Balaguier. On retrouve en effet, qu'il existait avant le débouché sur la corniche à gauche une propriété d'un peu moins d'un hectare, plantée d'oliviers (d'après les symboles de la carte), avec un puits (rond bleu barré horizontalement). Ça ne peut pas être une éolienne car la carte indiquerait un autre symbole (rond bleu accolé à une croix). Mais ça pouvait très bien être une noria. A vérifier cependant si l'emplacement de ce puits (côté ouest de la propriété) correspond bien à l'endroit où tu avais vu la haute construction ?
Je vais encore tenter de poser la question à des personnes connaissant bien la Seyne ancienne pour essayer de glaner quelque renseignement. Et je vais mettre le message et le plan du quartier sur internet. Peut-être un lecteur aura-t-il un jour un élément de réponse ?
Amitiés,
Jean-Claude
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Q2.
Cher JCNoria ou éolienne se trouvant au bas de l'avenue de la Corse résistance.
Dans cette même propriété mais difficile à apercevoir de la route à 200 m environ, se trouve également une chapelle. Je pense qu'elle y est encore ainsi qu'une très vieille casemate, peut être une vieille poudrière qui elle est encore.
Ce terrain appartient ou appartenait à la marine et tout gosse, juste après la guerre nous allions jouer dedans avec Serge Gallian, le fils du gardien du Fort de l'Eguillette.
Sur un pilier de portail juste avant la propriété du Père Louis on voyait un boulet de canon datant du siège de Toulon mais il a disparu.
Tout s'efface hélas. Peut être que quelqu'un de la famille Estienne habitant encore le quartier pourrait nous apprendre beaucoup de chose.
Bon courage pour la recherche et toutes mes amitiés à papa.
HG
R2. (8 Septembre 2008)
Bonjour, Henri,Il y a 2 ans, et plusieurs fois ensuite, tu m'avais parlé de vestiges se trouvant près du boulevard de la Corse Résistante :
J'ai été très surpris il y a quelques jours en descendant l'avenue de la Corse Résistante, juste avant le débouché sur la Corniche Pompidou, dans une propriété sur la gauche, de ne plus voir cette vieille et haute construction où pendait une très grosse "chaîne" de ferraille. Je me suis toujours demandé à quoi avait pu servir cet appareillage. Peut être un moulin ou une noria. Qui pourrait me renseigner. Merci.Il se trouve que j'étais hier chez M. Jean Arèse (...) et il a pu me montrer plusieurs vestiges à proximité immédiate de sa propriété. Je t'adresse les photos que j'ai pu prendre :
- l'installation (ancienne éolienne ? noria ?) portant une chaîne métallique au bord du boulevard (au n° 58)
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- une ancienne noria, dont les engrenages sont encore en bon état, à l'intérieur de la propriété où se trouve encore la maison de maître des anciens propriétaires (...) qui possédaient autrefois toutes les terres agricoles de part et d'autre de l'actuel boulevard. Cette grande maison apparaît au bout de la grande allée au n° 56 (voir le plan au 1/20 000e que je t'avais communiqué et qui est reproduit sur mon site à : http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/quartiers.html#32).
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- la chapelle dont tu parlais, qui appartenait à la même famille, dont la propriété a été maintenant morcelée. La chapelle a été malheureusement vidée de ses statues et objets de valeurs et a maintenant été transformée en habitation (...), qui sont mitoyens, côté ouest, de Jean Arèse. La photo a été prise de chez lui.
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- la casemate, dans la propriété de la Marine, également mitoyenne, côté est de Jean Arèse. Elle porte la date de 1861. Sa porte est maintenant soudée pour éviter que des groupes de jeunes ne viennent s'y rassembler et y entrer, comme cela se produisait il y a encore quelques années.
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Je crois que cela répond à quelques-unes des questions que nous avions évoquées.A bientôt.
Jean-Claude
Q3.
Bonjour Jean Claude.J'ai bien reçu les photos mais, encore une fausse manoeuvre elles se sont effacées et c'est bien dommage.
J'ai quand même réussi à en voir une grande partie. Tu as pu constater que la chapelle est toujours là ainsi que le petit blockhos que je croyais être d'une époque plus ancienne.
Merci à Jean Arèse d'avoir photographié ces vielles pierres, au moins il nous restera au moins ça.
Je connais très bien Jean Arèse et si tu lui a parlé de moi je pense qu'il se souvient également.
C'est trés volontiers que je regarderai à nouveau ces photos, si ttu as la possibilité de les retrouver.
Merci Jean Claude et à bientôt.
Amitiés
HG
R3.
Bonjour Henri,Pas de problème, je te renvoie les photos ci-joint.
J'ai naturellement parlé de toi à Jean Arèse, qui se souvient bien de toi, depuis le temps du collège Martini.
Amitiés,
Jean-Claude
6-15 Septembre 2006 : Villa La Sénégalaise, chemin de l'Evescat
Q1.
Bonjour,J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre site que je recommande souvent à nos amis et famille qui ne connaissent pas la Seyne et son histoire et en ont une bien piètre approche. Grâce à ce site très complet et aussi aux conférencières de Mnémosyne ainsi qu'au livre de Nathalie Bertrand sur Tamaris, notre culture sur notre ville s'est enrichie et notre enthousiasme lors des balades dans la Seyne semble communicatif ainsi nos visiteurs sont conquis !
Bravo pour la qualité historique et les illustrations, c'est vraiment remarquable.
J'aurais une question à vous poser concernant l'orgine de notre maison "La Sénégalaise", sise chemin de l'Evescat et pour laquelle je serais très intéressée de connaître l'histoire et la raison de son nom très particulier.
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Cette maison appartenait à une dame Zoé PIOPPA dans les années 1900 et ses héritiers n'ont pas su me dire pourquoi cette maison avait été baptisée ainsi. En revanche, ils m'ont certifié que Napoléon, à l'époque, Bonaparte, était passé par le chemin de l'Evescat pour rejoindre le Fort Caire. Est-ce-vrai ?Je vous mets en P.J. une photo de notre maison dont nous avons fait l'acquisition en 2001.
Merci de votre aide,
Avec mes plus cordiales salutations.
AB
R1.
Bonjour,Merci pour votre message et pour vos commentaires sur mon site.
Concernant votre première question sur l'origine de votre belle maison "La Sénégalaise", dont je vous remercie de m'avoir joint la photo, je n'ai malheureusement pas beaucoup d'éléments de réponse car je n'en connais pas l'histoire. Cette dénomination "La Sénégalaise" semblerait indiquer qu'elle a appartenu à un personnage ayant autrefois séjourné dans les Colonies Françaises et qui a voulu perpétuer ses souvenirs du Sénégal en nommant sa maison ainsi. [Par exemple, j'ai eu dans ma famille un grand oncle qui fut administrateur des Colonies, notamment au Congo, et qui, à son retour, avait fait construire une maison à Six-Fours pour loger les nombreux souvenirs et objets d'art qu'il avait rapportés, et qu'il avait appelée "La Congolaise"]. Les seules pistes que vous pourriez explorer sont, à mon avis, l'examen détaillé de votre titre de propriété, ou tout autre document se trouvant chez le notaire qui a géré la vente. En principe, le titre de propriété comporte un paragraphe "origine de la propriété", où sont rappelés tous les propriétaires antérieurs, leur état-civil et peut-être leur profession. Sinon, vous pouvez essayer de consulter, à la Mairie Technique, les parcelles cadastrales bordant le chemin de l'Evescat au début du XXe siècle ou à la fin du XIXe siècle. Peut-être y trouverez-vous une indication sur le nom et l'état du premier propriétaire. (Comme il n'y a eu au Sénégal de véritable administration française qu'à partir de 1895, j'aurais tendance à penser que l'explication de "La Sénégalaise" ne peut guère être antérieure aux débuts du XXe siècle ?).
En ce qui concerne le passage de Bonaparte sur le territoire seynois il y a eu de nombreux faits historiques, mais aussi quelques légendes non avérées.
Il est certain que de Septembre à Décembre 1793, Bonaparte, âgé alors de 24 ans, et récemment investi du commandement de l'artillerie de l'armée française qui assiège Toulon, a parcouru de nombreux points du territoire seynois pour y déterminer les meilleurs emplacements possibles pour ses batteries de canons. Comme le mentionne L. Baudoin dans son Histoire de La Seyne, pages 356 et 358, Bonaparte est certainement venu au quartier de l'Evescat, puisqu'il établira sa fameuse Batterie des Hommes Sans Peur (au dessus du lieu dit La Chênelaye, là où se trouve actuellement la propriété Donnart, rue Jean-Jacques Rousseau.). D'après L. Baudoin, la propriétaire de La Chênelaye a longtemps raconté avoir reçu Bonaparte chez elle, lui avoir servi un verre de vin et l'avoir renseigné sur le pays à l'aide des cartes que Bonaparte possédait.
Bonaparte est probablement repassé plusieurs fois dans ce quartier puisqu'il existe de nombreux rapports signés de son nom sur l'état de la Batterie des Hommes sans Peur. Ensuite (nuit du 16 au 17 Décembre 1793), Bonaparte a personnellement dirigé les opérations d'attaque du "Fort Caire" (qui s'appelait encore "Redoute Mulgrave", occupée par les Anglais) et était présent sur le champ de bataille puisqu'il y fut blessé. Je ne sais pas si ce jour-là il avait emprunté le chemin de l'Evescat car l'assaut qu'il dirige se situe sur le flanc nord de la colline du Fort Caire, du côté du chemin de La Seyne à Balaguier. C'est là que son cheval est tué sous lui, et qu'il est ensuite lui-même sérieusement blessé à la cuisse d'un coup de pique sur le glacis nord de la colline. Après la prise de la redoute Mulgrave, c'est le fort de Balaguier qui sera pris. Mais là, malgré qu'on ait souvent montré dans le Musée les endroits où Bonaparte serait passé, il ne semble pas exister (d'après l'ancienne Conservatrice du Musée) de preuve historique comme quoi Bonaparte serait venu personnellement à Balaguier.
Voilà ce que je peux vous dire pour l'instant. Si une information me parvenait par la suite à propos de votre maison "La Sénégalaise", je ne manquerai pas de vous en informer.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Bonjour Monsieur Autran,Je vous remercie beaucoup pour votre réponse si complète et si instructive.
J'ai bavardé récemment avec notre voisine qui habite la maison nommée "Le Clos St Pierre", chemin de l'Evescat à Fort-Caire, (cette maison appartenait à sa grand'mère), et celle-ci m'a indiqué qu'autrefois, il n'y avait que 3 maisons sur ce secteur :
La sienne, le "clos St Pierre" puis celle de la famille GUILLAUME, que l'on appelait le Chateau et la nôtre, la Sénégalaise. Toutes les trois appartenaient effectivement à des "coloniaux" mais je ne sais pas si sa version est la bonne en ce qui concerne le château de la famille GUILLAUME.
Je viens d'aller cet après midi à pied à la poste de Tamaris et c'est toujours un bonheur que d'aller dans cet endroit privilègié.
Nous avons la chance d'avoir un site qui est exceptionnel, Sanary et Bandol sont loin de possèder un tel littoral mais ces localités sont elles, mises en valeur.
A vrai dire, je ne souhaite pas que notre ville devienne une station balnéaire comme toutes celles artificielles de la côte d'Azur, ici , la corniche a un petit côté désuet qui me rappelle un peu mes bords de la Marne de la Région parisienne dans les années 50 et je m'y trouve très bien.
En revanche, un tout petit peu plus d'entretien serait nécéssaire : je regardais cet après-midi la friche qui se trouve devant l'ancien hôtel de Tamaris et son annexe près de la poste et je trouve vraiment désolant que cela devienne une décharge. Cet endroit est tellement beau qu'il mériterait un peu plus d'attention de la part des pouvoirs publics. Mais que faire .......
(...) Merci pour votre sollicitude et votre écoute,
Très cordialement
AB
R2.
Bonjour,Merci pour vos dernières informations sur les anciennes habitations de votre quartier.
(...) Enfin, je partage aussi votre opinion à propos de notre site exceptionnel de Tamaris. Il est vrai qu'un peu plus d'entretien serait nécessaire et permettrait de le mettre encore plus en valeur. Mais j'imagine que ce n'est pas simple, s'agissant en grande partie, de propriétés privées. Je me souviens d'avoir vu très longtemps dans un incroyable état de délabrement les alentours de l'ancien château de Michel Pacha et son parc. Et je sais que la ville (mon père était alors aux Affaires) ne pouvait rien y faire, faute d'avoir réussi à rassembler et à mettre d'accord tous les héritiers du domaine. Et cela a dû prendre près de 30 ans avant que le domaine puisse être réhabilité. Je ne veux pas systématiquement défendre les pouvoirs publics, mais il est certain que beaucoup de gens les incriminent pour un mauvais entretien de certains chemins ou terrains de notre territoire, et il apparaît souvent après enquête du Maire, qu'il s'agit de chemins ou de domaines privés, dont l'entretien incombe aux propriétaires (qui ont d'ailleurs parfois refusé de les céder à la ville...). Enfin, pas de polémique.
Très cordialement,
Jean-Claude Autran
30 Juillet -25 Août 2006 : Maison du quartier La Vernette (Trou de Madame Sénès) - Mathématicien Henri Villat
Q1.
Bonsoir,Lecteur récent, mais assidu de « vos Tomes historiques » sur l'histoire de La Seyne sur Mer, je n'ai qu'un reproche à vous faire : vous êtes la source de mes insomnies, tant je prends plaisir à me plonger dans cette lecture d'un passé qui me concerne depuis peu.
Depuis peu, car je suis l'heureux nouveau propriétaire d'une maison proche de la petite plage de la Vernette. Cette maison, datant des années 30, à appartenu à Henri Villat, mathématicien injustement oublié, mais pourtant fondateur d'une partie de la théorie des fluides, et plus particulièrement à l'origine d'une étude approfondie des « tourbillons ».
Je me permets de vous joindre une photo de cette maison, dans l'espoir que vous en connaissiez l'historique, et peut-être ses anciens propriétaires aujourd'hui décédés. J'aimerais rénover cette maison en respectant le plus scrupuleusement possible sa conception d'origine, et je cherche des documents, photos, et témoignages pouvant m'y aider .
Je vous serais infiniment reconnaissant de votre aide si, par un heureux hasard, cette maison vous était un peu familière.
Dans l'attente fébrile d'une réponse,
Je tiens à vous renouveler l'expression de mon admiration, et vous remercie par avance de l'aide éventuelle que vous pourriez m'apporter.
AC
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R1.
Bonjour Monsieur,Merci pour votre sympathique message. Je ne me doutais pas, et j'en suis désolé, être la source d'insomnies d'un de mes lecteurs.
Concernant la maison que vous avez acquise, la photo que vous m'avez adressée me disait quelque chose, et je suis donc retourné sur les lieux pour vérifier. C'est en effet une maison que j'ai toujours vue, ayant été dans ma jeunesse un familier de la plage de la Vernette.
Malheureusement, je ne peux rien vous apporter quant à son historique. Mon père (Marius Autran, 95 ans !), que j'ai également consulté, et qui a passé de nombreuses années de sa jeunesse dans ce quartier, ne se souvient non plus de rien de particulier concernant cette maison. Ceux, comme mon grand-père et mon arrière grand-père, qui ont très longtemps habité ce quartier, et qui avaient peut-être vu construire la maison et peut-être connu ses premiers propriétaires, sont malheureusement décédés depuis bien longtemps. Et je n'ai pas d'autre connaissance dans le quartier susceptible de vous renseigner. A moins que M. Arthur Paecht (le Maire de La Seyne) qui habite tout près, depuis une quarantaine d'années, connaisse lui-même de vieux habitants du quartier qui pourraient vous aider ?
Mais peut-être trouveriez-vous indiqué sur votre acte de vente dans le paragraphe "origine de la propriété", les noms des propriétaires précédents depuis l'origine ? Ou peut-$etre aussi pourriez vous consulter le cadastre du quartier à la Mairie Technique de La Seyne ?
Ce que n'avais pas réalisé, et que vous m'apprenez, c'est l'origine de l'appellation du chemin où se situe votre maison. J'avais bien vu depuis environ 2 ans que la dénomination « boulevard Henri Villat, mathématicien, 1879-1972 », avait remplacé l'ancienne dénomination « boulevard du bord de mer ». Mais j'ignorais pourquoi la ville avait choisi cette vois pour honorer Henri Villat. C'est donc parce qu'il y avait habité. Et je trouve aussi dans les Pages Jaunes, le nom de Mireille Villat, à la villa "Les Tourbillons", au n° 330. Ce nom ne semblerait-il pas avoir été inspiré de l'étude approfondie des tourbillons d'Henri Villat ?
Dernier point, la crique de La Vernette a été longtemps appelée familièrement par les habitants du quartier « Le Trou de madame Sénès ». Une Madame Sénès avait dû habiter à proximité au début du XXe siècle, ou possédait une partie du bois y donnant accès.
Au plaisir de poursuivre la correspondance avec vous.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Bonsoir Monsieur,Merci pour votre très aimable réponse.
Mes investigations avancent un peu, car j'ai pu entrer en contact avec les trois petits fils de Henri Villat, lesquels ont hérité de deux maisons : l'une située Bd Henri Villat, l'autre « 612 Ch de Mar Vivo à La verne », dont j'ai fait l'acquisition. J'ai donc appris que la famille Villat a toujours été propriétaire de cette maison, et que Philippe, l'ainé de Henri, y a vécu jusqu'en 1992, puis sa veuve y est restée jusqu'à son récent décès. A l'origine, il s'agissait d'une maison de vacances.
Je devrais disposer bientôt de photos de 1929, datant de la construction de la maison, et prises par Henri Villat lui-même sur le chantier de la maison. Il a d'ailleurs élargi son reportage en prenant des clichés de l'environnement.
J'espère que ces éléments me donneront une idée de la conception d'origine de cette maison.
Amusante votre remarque concernant « le trou de madame Sénès », car ce surnom, pour qualifier La Vernette, avait déjà attiré mon attention suite à la lecture de la partie de votre travail concernant les noms de rues de la Seyne sur Mer (Encyclopédie des rues, chemins, places, quartiers et édifices de La Seyne-sur-Mer)
.A ce titre, j'avais retrouvé la trace d'un certain Mr Jean-Baptiste Sénès, né à Toulon en 1760, décédé à La Seyne sur Mer en 1814. Sa veuve, Madame Thérèse Sénès, née Garlane en 1765, est décédée la même année que son époux.
Je recherche l'origine du décès qui a emporté Madame Sénès, car j'avais interprété « le trou » dans le sens qui lui était donné lorsqu'on qualifiait par le passé un lieu sans « âme qui vive » ( je suis né à Marseille, mais j'ai grandi dans le haut Var près de Barjol, et ma grand-mère disait « j'ai pas peur du trou », pour nous rassurer quant à son rapport à la mort), et qui est resté dans l' expression populaire « vivre dans un trou ».
Peut-être suis-je sur une fausse piste…
Encore merci.
Bien cordialement,
AC
R2.
Bonjour Monsieur,Merci pour toutes vos précisions. J'espère que vos recherches vont continuer à avancer.
De mon côté, je vous ai communiqué le peu que je savais sur le quartier de La Vernette, tous les témoins de ma famille qui auraient pu nous renseigner ayant maintenant disparu. Je vais cependant voir si je peux obtenir de nouvelles informations ou trouver de nouvelles pistes à partir d'amis qui connaîtraient mieux que moi ce quartier de La Seyne, en particulier l'origine du Trou de Madame Sénès. Je vous tiens au courant si je trouve quelque chose d'intéressant. Mais le patronyme Sénès est assez commun dans la région de La Seyne - Toulon (il y a eu un Amiral Sénès à Toulon) et je ne sais pas si la famille du XVIIIe s. que vous avez identifiée est celle qui aurait pu habiter près de la crique de La Vernette.
Merci de votre côté de continuer à m'informer des résultats de vos recherches, notamment si vous retrouvez des photos anciennes de l'environnement de la maison d'Henri Villat.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q3a.
Bonjour Monsieur,Vous pouvez compter sur moi.
Je vous tiendrai informé de la nature des documents et photos qui me seront confiés par la famille Villat.
Je devrais disposer de ces éléments avant fin août.
Bien cordialement,
AC
Q3b.
Bonjour Monsieur,
Comme promis, je vous adresse quelques photos anciennes (1929 à 1931) de l'environnement de la maison.
Elles sont essentiellement liées à la période de construction de la maison.
Elles ont été « scannées » en haute définition pour tenter de diminuer au mieux l'écart avec l'original, et je vous envoie donc les fichiers attachés en deux étapes.
Bien cordialement.
AC
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Q3c.
Suite et fin…Il s'agit de photos plus centrées sur la maison elle-même..
Bien à vous.
AC
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R4.
Bonjour Monsieur,J'ai bien reçu vos 5 photos anciennes et je vous en remercie infiniment.
Il est très émouvant de découvrir cette maison dans son environnement, tel qu'il était il y a plus de 70 ans ! Mais on retrouve bien la crique et les principaux gros rochers, tels que je les ai connus dans mon enfance, et tels qu'on les voit encore aujourd'hui. Mais cette maison "Les Tourbillons", qui était sans doute très isolée quand elle a été édifiée, est aujourd'hui entourée de toutes sortes de constructions, et en juillet-août, on ne peut plus garer de voiture sur le boulevard Henri Villat, bien qu'il soit indiqué : "interdit sauf aux riverains"...
Dans mon enfance, on venait à La Vernette à pieds, à partir de l'arrêt de bus de Mar-Vivo, et, jusqu'à une époque assez récente, l'actuel boulevard Henri Villat n'était pas goudronné : on ne pouvait y rouler qu'avec difficulté sur la roche nue par endroits. Au début des années 50, il n'y avait que quelques rares constructions le long du chemin de Mar Vivo à La Verne ou quelques "cabanons" où des familles seynoises se retrouvaient le dimanche, et les collines où se trouvent aujourd'hui les immeubles Genêts, Magnolias, Géraniums, ainsi que le lotissement Panoramer et la maison de convalescence Le Golfe, tout cela était entièrement boisé. On y trouvait encore, sur le sommet, jusque vers 1952-1954, 3 bases circulaires de canons allemands, des fortifications en béton, des bandes de balles de mitrailleuses encore intactes dans les sous-bois... Depuis le chemin de Mar Vivo aux deux Chênes, on pouvait aller et venir librement dans ces collines, jusqu'à la mer, sans rencontrer de clôtures. L'urbanisation et le trafic automobile n'ont commencé de devenir significatifs que vers le milieu ou la fin des années 50. Et encore, j'ai une photo de 1967 ou 1968 où l'on voit passer un troupeau de brebis sur le chemin de Mar Vivo aux deux Chênes !
L'un de mes arrière-grand-pères (Marius Aubert) avait acheté une parcelle de la colline, sur ce chemin de Mar Vivo aux deux Chênes, au début du XXe siècle. Il l'utilisait pour y chasser, puis il l'avait cédée à des voisins pour une bouchée de pain (qui aurait imaginé que des terrains à cet endroit auraient pris un jour une valeur considérable ?). Il n'avait gardé qu'une parcelle, près de l'actuelle maison Le Golfe, où il avait construit vers 1920 ? une minuscule maison qui existe encore (la propriété qu'il avait baptisée "Le Bocage" porte toujours ce nom et le grand pin parasol qu'il avait planté près de sa terrasse existe encore également). Exactement en face, sur le chemin de Mar Vivo aux deux Chênes, mon grand-père (Simon Autran) avait lui aussi fait construire une petite maison vers 1928 (elle s'appelait "Lei Gari" et était à l'époque entourée de terres agricoles), maison qui est restée dans ma famille jusqu'en 1980, et où j'ai donc passé une grande partie de mes étés. Aujourd'hui la propriété existe encore, mais elle ne porte plus le même nom, la maison de mon grand-père a été détruite, tous les pins et les chênes ont été supprimés et on y a construit deux maisons à la place. Il n'y a plus de terre agricole : la propriété est entourée de lotissements qui se touchent tous.
J'imagine que mon arrière-grand-père et mon grand père qui passaient le plus clair de leur temps dans les collines et au bord de mer entre Mar Vivo et La Verne (ils avaient leur bateau de pêche sur l'une des cales de La Verne) ont dû voir construire la maison d'Henri Villat, puisque ce n'était pas tous les jours qu'une telle construction devait émerger dans leur quartier, mais ils ne sont plus là pour en parler.
Mon père ne se souvient plus non plus de la construction de la maison d'Henri Villat (d'ailleurs à cette époque il n'était plus à La Seyne, étant élève à l'école normale d'instituteurs de Draguignan (1928-1931). Mais il a très bien connu le quartier dans son enfance et son adolescence, entre les années 1918 et 1928, où il a aussi beaucoup erré dans les collines et les criques rocheuses, et ses souvenirs confirment qu'il n'y avait à l'époque pratiquement aucune construction.
Ces détails ne vous apportent sans doute pas grand-chose, mais je voulais vous faire partager quelques souvenirs que je garde de ce quartier, auquel j'ai toujours été très attaché.
A plus tard, peut-être, si d'autres renseignements me parviennent.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
10 Mai - 14 Juin 2006 : Etude sociologique du quartier La Rouve
Q1.
Bonjour,Je suis élève assistante de service social à l'institut de formation de la Croix Rouge à Ollioules. Dans le cadre de mes études j'effectue avec une autre étudiante un stage à l'association de prévention APEA qui nous demande une étude sociologique sur le groupement HLM de la Rouve.
Je suis actuellement à la recherche d'informations concernant l'histoire du quartier et des chantiers navals. Je cherche plus précisément à connaitre les liens unissant le quartier aux chantiers notament pour l'implantation et l'évolution de la population.
J'ai d'ores et déjà repéré certaines dates sur votre site et serais très intéressée par tout élément que vous pourriez mettre à ma disposition.
Nous nous tenons à votre disposition pour éventuellement nous rencontrer.
Vous pouvez également me contacter au (...).
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
LG
R1.
Bonjour,Désolé pour le retard mis à vous répondre.
Les informations dont je dispose sur le quartier de La Rouve sont, pour l'essentiel, celles que mon père [qui a maintenant plus de 95 ans] a publiées autrefois dans certains chapitres de sa série : Images de la vie seynoise d'antan, et qui se retrouvent sur mon site internet.
En particulier, dans l'encyclopédie des rues et quartiers (http://www.site-marius-autran.com/rues/lexique_rues_r.html), il est dit à propos de La Rouve :
Rouve : Appellation qui pourrait dériver du nom d'une espèce de chêne dont le vrai nom est le Rouvre, mais dont la prononciation aurait été quelque peu altérée dans le temps (mais ce n'est qu'une hypothèse).Château de La Rouve : Maison de maître qui se situait autrefois à l'emplacement des actuels ensembles immobiliers du quartier de La Rouve, plus exactement à proximité du Mont des Oiseaux . Ce château fut édifié au début du XVIIIe siècle. Il était entourée de nombreuses dépendances : maison de ferme, pressoir, moulin à huile, écuries, etc... Près d'un tiers des terres étaient réservées aux cultures fruitières, à la vigne, à l'olivier et aux cultures maraîchères. On y trouvait même dans les coins les mieux exposés des orangers, des citronniers, des câpriers et des mûriers permettant l'élevage des vers à soie. Le reste du domaine était couvert de bois : des pins d'Alep, des chênes verts et des chênes liège. Le plus ancien propriétaire Laurent Caire (1731-1800), riche négociant toulonnais, Premier consul de Toulon avant la Révolution, était probablement le plus grand propriétaire foncier de La Seyne.
Dans le chapitre Vieilles Pierres Seynoises (http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome2/vieilles_pierres.html) il est écrit :
... portons nos regards à l'opposé vers l'immense quadrilatère : Les Mouissèques - L'Éguillette - Balaguier - Tamaris. Au centre d'une vaste étendue évaluée en 1793 à 76 hectares fut édifié au début du XVIIIe siècle une importante maison de maître appelée le Château de la Rouve, entourée de nombreuses dépendances : maison de ferme, pressoir, moulin à huile, écuries, etc...Le plus ancien propriétaire Laurent Caire (1731-1800), riche négociant toulonnais, eut de nombreux descendants. Il fut Premier consul de Toulon avant la Révolution et probablement le plus grand propriétaire foncier de La Seyne.
Accusé d'avoir pactisé avec les Anglais en 1793, il put sauver sa vie en fuyant vers l'Italie. Sa femme et ses quatre enfants le rejoignirent. Toulon repris aux Anglais et aux royalistes traîtres à la France, les Républicains seynois mirent à sac la propriété de la Rouve pendant que son maître mourait à Livourne. Sous l'Empire, la famille Caire revint et reprit possession de ses biens mais le père décédé, la succession fut laborieuse. Claire Honorine Caire, arrière petite fille du fondateur de ce domaine épousa François Mile.
Vers la fin du XIXe siècle, quand Michel Pacha fonda la station touristique de Tamaris, il acheta la plus grande partie des terres de la Rouve aux familles Caire et Mile. L'ancien château situé à proximité du Mont des Oiseaux a été détruit tout récemment pour satisfaire aux nécessités de l'urbanisation de ce quartier. Du magnifique domaine du riche consul toulonnais, il ne reste donc plus rien.
Vous pourrez trouver encore d'autres précisions dans le chapitre : Ils sont venus à La Seyne, le paragraphe sur Laurent Caire (http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome4/ils_sont_venus_a_la_seyne.html#ANCRE4)
ainsi que des photos de l'ancien Château de La Rouve à l'adresse : http://perso.wanadoo.fr/marius.autran /oeuvres/tome4/ils_sont_venus_a_la_seyne.html#ANCRE4bis
Le quartier de La Rouve était autrefois un quartier en partie boisé et en partie agricole. Sur le plan ci-joint (voir fichier attaché) qui date de 1933, vous pourrez voir que l'urbanisation du quartier, au sud du boulevard de la Corse Résistante, sur les pentes de la colline du Fort Napoléon, était alors très faible.
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L'urbanisation et surtout la construction de groupes HLM ont eu lieu seulement à partir de 1948, date de la création de l'Office Municipal d'HLM, mais je ne dispose pas données précises sur les liens unissant le quartier aux chantiers.J'ai noté, dans d'anciens bulletins municipaux de La Seyne qu'il y avait eu plusieurs programmes de construction successifs entre 1948 et 1957 :
- - 63 logements ont été habités dès le début des années 50 dans les immeubles réalisés grâce au Ministère de la Reconstruction (je crois que ces logements, tout comme ceux, du même style, construit au début du boulevard de Stalingrad, avaient dû être réservés aux familles sinistrées lors des bombardements de 1944)
- - 48 autres ont été construits peu après dans les HLM de Saint-Antoine
- - 21 sont encore construits aux Mouissèques
- - 43 autres sont construits à La Rouve vers 1955-56
En 1957, on signale que 57 autres logements HLM sont en cours construction à La Rouve
Mais je n'ai pas de document relatif à la sociologie du quartier, et je ne sais pas comment l'attribution des logements avait pu être faites entre les familles prioritaires en raison des sinistres subis à la fin de la guerre, et celles qui auraient été spécialement logées à la Rouve en raison de la proximité des chantiers.
Il faudrait peut-être consulter aux archives municipales, les compte-rendus de réunions du conseil municipal du début des années 50 pour savoir sur quelles bases les attributions de logements HLM avaient été faites par la Mairie. Peut-être aussi, les livres des recensements de la population du début des années 50 (qui existent aux archives municipales) pourraient vous être utiles puisqu'on y trouve, pour chaque logement, la composition de la famille et la profession du chef de famille.
Je ne pense pas pouvoir vous aider davantage dans votre étude.
Cordialement,
Jean-Claude Autran (fils de Marius Autran)
Q2.
Bonjour,Je tenais tout d'abord à vous remercier d'avoir pris le temps de me répondre et de m'avoir envoyer ces renseignements si précieux pour mon enquête. Vos informations me donnent confirmation des données éparses et vagues recueillies chez divers partenaires et apportent des précisions plus qu'utiles. Grâce à votre contribution je vais pouvoir avoir une vision plus claire de l'histoire du quartier de la Rouve, de son plan de répartition des bâtiments et ainsi compléter mon diagnostic.
Si vous désirez avoir un exemplaire de l'enquête sociale du quartier n'hésitez pas. Une fois validé par l'insitut de formation de la Croix-Rouge en septembre et avec l'accord de l'APEA (association de prévention à l'origine de cette enquête), je serai heureuse de vous en communiquer un exemplaire.
En vous remerciant une fois de plus, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
LG
R2.
Bonjour,Merci pour votre message. Bon courage pour finaliser votre étude.
Je veux bien, si cela est possible, recevoir un exemplaire de votre enquête. Merci par avance.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
21 Mars - 28 Avril 2006 : Domaine de Fabrégas (2)
Q1.
Bonjour,Je suis actuellement étudiante et je travaille sur le Domaine de Fabrégas. Je dois réaliser l'historique du site, entre autres et j'ai été ravis de trouver votre site internet.
Cependant, je voulais savoir:
- si le quartier du Pas du Loup se trouve sur le Domaine de Fabrégas?
- A quelle époque l'oïde a été dévié? Quel était son tracé avant?
- si vous aviez des noms et des adresses où je pourrai avoir des renseignements sur ce site (des anciennes cartes du lieu, de quand date tous les réseaux hydriques du domaine qui mène à la friche agricole qui se situe prés de la grande allée des palmiers, comment ces derniers fonctionnaient, à quelle date a eté créée la maison au milieu des allées de palmiers, combien y a t-il de puits répartis en parti dans la forêt...)
Merci d'avance de me répondre, même si les informations sont partielles. Je vous serai très reconnaissante de me fournir surtout des coordonnées de personnes qui connaissent ce domaine, dans la mesure du possible évidemment.
Cordialement,
ALT
R1.
Bonjour,Désolé pour le retard. Ne sachant pas répondre à toutes vos questions, cela m'a pris du temps d'essayer de me renseigner autour de moi. Voici ce que nous avons trouvé :
1) Le quartier du Pas du Loup est distinct du Domaine de Fabrégas. Il se trouve à proximité du carrefour entre la D 16 (route de Six-Fours aux Sablettes) et la D 18 (route de La Seyne à Saint-Mandrier), soit à environ 1,5 km au nord-nord-est du quartier Fabrégas. Le nom Pas du Loup aurait pour origine la construction en cet endroit d'un passage de la D 18 sur le ruisseau appelé à l'origine le "Lou", qui serait devenu le "Loup", ruisseau qui prend sa source près de 2 km à l'ouest, dans la zone inondable Croix de Palun, et qui descend lentement vers l'est en longeant la D 16 jusqu'au Pas du loup, puis qui suit un parcours partiellement couvert sous le quartier Mar Vivo pour se jeter sur la plage près de l'établissement dit "La Vague". Ce ruisseau n'a donc rien à voir avec L'Oïde.
2) L'Oïde est formé par les deux principaux ruisseaux qui descendent de la forêt de Janas et qui se rejoignent un peu en aval de l'emplacement des anciens lavoirs et moulins du quartier des Moulières*. L'Oïde (qui est pratiquement aujourd'hui à sec tout au long de l'année) suit ensuite le fond du "Vallon de l'Oïde" pour rejoindre la mer sur la plage de la Verne. Les cartes anciennes (voir sur les fichiers ci-joints) indiquent en effet l'existence d'une sorte de canal de dérivation qui, partant approximativement du point de jonction des deux affluents qui forment l'Oïde, suit un tracé régulier au flanc nord du plan d'Aub, selon approximativement la courbe de niveau 45, pour rejoindre un réservoir circulaire* se trouvant au nord-ouest du domaine de Fabrégas (près de la grande allée de Palmiers). Nous ne connaissons pas la date de construction de cette dérivation. Elle figure sur les cartes du quartier (qui datent respectivement de 1933 et de 1950). On ne le trouve plus ensuite, mais le réservoir circulaire existe toujours. Je ne sais pas comment il reste alimenté en eau. Il est vrai que les sources ne manquent pas au bas de la colline du plan d'Aub.
* Rectificatifs d'après M. Paul Pignon (conversation du 6-12-2009):1) L'Oïde correspondait à l'origine au cours inférieur du "ruisseau de Capus", qui recevait deux affluents principaux sur sa droite : tout d'abord, aussitôt après son passage sous la route de Janas, le "ruisseau des Barelles", puis, 200 mètres plus bas, le "ruisseau de Janas", affluent beaucoup plus important, dont les sources se situent en amont de la Maison Forestière et du camping. La source des Moulières se poursuivait, elle, en aval des lavoirs par un canal et un aqueduc qui alimentait les moulins à farine et à huile, puis par un petit canal qui permettait d'irriguer les cultures aux environs du domaine de Fabrégas. A l'origine, le "ruisseau de Capus" coulait à quelques mètres au nord des lavoirs et était indépendant de ceux-ci qui étaient alimentés par leur source propre (3 puits de captage sont encore visibles). Aujourd'hui, la situation est bouleversée : l'aqueduc est très encommagé ou a disparu sous les broussailles, et une brèche fait se déverser les eaux de la source des Moulières (l'hiver, orsqu'elle coule encore) dans le ruisseau de Capus.
2) Le petit canal n'a jamais été raccordé au bassin de Fabrégas (un mur très ancien l'en empêche), il tournait à gauche et servait à l'irrigation des propriétés du côté nord (bergerie Magnetto). Le bassin de Fabrégas était et est encore alimenté par un puits, avec réservoir souterrain de 30 m3, situé sur son côté ouest, sur le flanc de la colline du Plan d'Aub. La carte au 20 000e de 1930 sur laquelle le petit canal des Moulières apparaît clairement relié au bassin de Fabrégas serait donc erronée.
Vous pouvez aussi avoir une idée du quartier aux XVIIe et XVIIIe siècles avec les "cartes de Cassini". Aller pour cela sur le site : http://cassini.geneanet.org/index.php?ref=07711669
3) Je n'ai pas retrouvé d'information sur l'origine de la grande maison située au bout de l'allée de palmiers. Il est connu qu'elle a appartenu à M. Louis Gozzi, sous-préfet de Toulon dans les années 1920. Mais je ne sais pas si c'est lui qui l'avait fait construire et qui avait fait aménager le domaine et les réseaux hydriques, ou si tout cela existait avant. Je ne sais pas trop qui pourrait vous renseigner. Il y a évidemment peu de survivants de cette époque. La seule famille que nous ayons pu identifier qui soit du quartier Fabrégas depuis plusieurs générations est la famille "Daniel" qui tient le Restaurant près de la plage de Fabrégas (…).
* Complément d'information : D'après Var-Matin du 3 Février 2009 : Le « Domaine de Fabrégas » était inscrit au patrimoine du Conseil Général du Var, qui annonce sa mise en vente.Vous pouvez contacter M. DV qui peut-être possède des informations sur l'histoire ancienne de son quartier.
Bon courage. Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Bonjour,Je vous avez déjà contacté, et je vous remercie encore pour tous vos renseignements.
Je continue mon étude sur le domaine de Fabrégas et je voulais savoir si vous aviez connaissance:
- d'un chemin en pierre fait sous le principe des romains à Fabrégas. Il se situe après le camping universitaire (environ 100-150mètre après à gauche, en continuité du chemin).Il est perpendiculaire à ce chemin et rejoint aussi perpendiculairement le chemin de Fabrégas qui mène aux Moulières.
Si vous avez des informations sur la date de construction et pourquoi il a été fait, cela me rendrait un grand service. Si vous ne voyez pas de quoi, ou d'où je veux parler, je peux vous envoyez une photo la semaine prochaine. En tout cas,il daterait d'au moins 300ans.
- Il me faudrait aussi les références exactes de certains livres de Marius Autran (surtout le lieu de publication et l'éditeur, et si possible le nombre de page du livre) pour:
- - le tome I, Images de la vie Seynoise de 1987
- - le tome VI, " " " de 1997
- - le tome VIII, " " " de 2001
Merci beaucoup.
ALT
R2.
Bonjour,Je crois me souvenir du chemin de pierre dont vous parlez, bien que je ne sois pas repassé par là depuis quelque temps. Mais je n'ai malheureusement aucune idée de sa date de construction, ni de sa fonction (quelles propriétés ou quels bâtiments reliait-il pour avoir été construit ainsi sous le principe des Romains ??).
Je vais encore essayer de me renseigner autour de moi et je vous recontacterai si j'arrive à trouver quelque information à ce sujet.
Concernant les ouvrages de mon père :
- Tome I, Images de la vie seynoise d'antan, 1987, Editeur : GRAICHS (Groupe de Recherche Action sur l'Identité Culturelle des Habitants de La Seyne. Adresse du GRAICHS : chez H.-P. Bremondy, 69 rue Guigon, 69140 Six-Fours), 418 pages
- Tome VI, Images de la vie seynoise d'antan, 1997, 271 pages. [Il n'y a pas d'éditeur : Depuis 1990 où le GRAICHS n'a plus fonctionné, Marius Autran a été son propre éditeur. [Adresse : 279 chemin du Vieux Reynier, 83500 La Seyne-sur-Mer].
- Tome VIII, Images de la vie seynoise d'antan, 2001, 353 pages. [Idem, Marius Autran a été son propre éditeur].
Cordialement. Peut-être à bientôt.
Jean-Claude Autran
Q3.
Bonjour,Vous m'avez envoyé l'autre fois deux cartes de La Seyne, du quartier de Fabrégas qui dataient de 1933 et de 1950, seulement il n'y a aucune source et je n'arrive pas à déterminer laquelle est de 1933 ou de 1950. Une est entièrement beige et l'autre est verte et beige-jaune. Si vous pouvez passer l'information par rapport à ces critères, je vous en serai reconnaissante.
Merci,
ALT
R3.
Bonjour,Oui, mes explications à propos de ces deux cartes étaient en effet imprécises, et données seulement de mémoire.
Voici donc les références exactes que portent ces cartes :
- Celle qui est en beige et qui ne donne qu'un fragment sud-est de la presqu'île de Sicié autour de Fabrégas est une carte au 1/20 000e de l'Institut Géographique National (Ministère des Travaux Publics et des Transports, 136 bis rue de Grenelle, Paris VIIe), avec la mention « Dressé, héliogravé et publié par le Service Géographique de l'Armée en 1933.
- Celle où les forêts figurent en vert et qui donne toute la partie sud de la presqu'île de Sicié est une carte au 1/50 000e de l'Institut Géographique National (Ministère des Travaux Publics et des Transports, 136 bis rue de Grenelle, Paris VIIe), avec la mention « Dressé, héliogravé et publié par le Service Géographique de l'Armée en 1935, d'après les levés de 1888 et de 1893 (révisés en 1903 et 1932) et les levés de 1931-32. Mis à jour partielle en 1958 ».
Cordialement, restant à votre disposition pour essayer de vous fournir tout autre renseignement.
Jean-Claude Autran
13-18 Mars 2006 : Villa au Pin Rolland
Q1a.
Bonjour,En vous rendant de la Seyne à Saint Mandrier par la route en bord de mer, un peu avant le chantier IMS et Port Pin Rolland, quartier St Elme, vous pouvez voir en front de mer une vieille maison avec balustrades et terrasses « La Jolise » qui est dans la famille depuis 70 ans et dont je suis l'heureux propriétaire occupant.
A force de l'entretenir on finit par l'aimer, et partant de là, surgit la curiosité d'en savoir plus sur son histoire. Les dernières informations attestant de son existence remontent dans le passé jusqu'en 1920. Elle apparaît vaguement sur une carte postale Marius Bar de St Elme coté Lazaret prise début du siècle. Mais rien d'autre de précis (architecte, constructeur, date de construction, anciens propriétaires, photos, dessins ou tableaux).
Quelles pistes suivre ? Merci pour vos conseils.
JC
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Q1b.
Bonjour,Je vous adresse en complément de ce premier message un photo retrouvée de la Villa Jolise prise dans les années 1950 avant la construction de la CD 18 en bord de mer.
Amicalement.
JC
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R1.
Bonjour,J'ai bien reçu vos deux messages et les photographies de votre villa La Jolise.
Je vois très bien de quelle villa il s'agit, mais je possède pas d'information suffisamment précise pour vous aider, ni de photographie ancienne prise de ce côté.
Cette partie du quartier Saint-Elme - Pin Rolland a été en effet un peu oubliée dans les ouvrages ou études publiées jusqu'ici, qui ont été plutôt centrées soit sur Les Sablettes, soit sur Tamaris - Michel Pacha, soit sur Saint-Mandrier.
Concernant la date de construction et les anciens propriétaires, ces informations ne figurent-elles pas sur votre titre de propriété ? En principe, les actes d'acquisition comportent un paragraphe "origine de la propriété" où sont cités les propriétaires précédents. Si vous n'avez pas ces renseignements sur votre acte, le notaire qui s'est occupé de la transaction devrait, je pense, les avoir dans ses dossiers.
Quant à l'architecte et à la construction, je n'en ai aucune idée, mais peut-être pourriez-vous obtenir quelques précisions auprès de M. Julien Gomez-Estienne, conservateur du Musée de Balaguier et spécialiste de la station balnéaire des Sablettes. Bien que votre quartier sorte légèrement des limites de son étude de l'architecture du quartier des Sablettes (voir son livre Sablettes-les-Bains, Editions de La Nerthe, 2004), il est probable qu'il ait quelques éléments de réponse à vos questions. Essayez de le contacter ou de le rencontrer à l'adresse suivante :
M. Julien Gomez-Estienne, Conservateur du Musée du Fort Balaguier et des Archives Municipales (...)Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Bonjour,Merci pour ces infos.
Je vais contacter Julien Gomez-Estienne qui m'avait demandé et a visité la villa, avant d'écrire son bouquin, bouquin que j'ai lu avec grand plaisir d'ailleurs.
Bien sûr, les origines de la batisse ne sont pas atteintes dans les documents notariaux qui s'arrètent en 1920...
Amicalement.
JC
12-18 Mars 2006 : Quartier Brégaillon
Q.
Bonsoir Monsieur,Je viens de découvrir que l'un de mes ancêtres était garde d'artillerie à La Seyne, campagne Martinenq à Brégaillon en 1878. Pourriez-vous éclairer ma lanterne car je ne connais pas votre région ? Merci beaucoup pour votre réponse.
FL
R.
Bonjour Monsieur,Je peux vous renseigner quant au quartier Brégaillon à La Seyne : il s'agit d'un quartier situé au nord-est de la commune, comportant une colline dominant la Baie de La Seyne (anse de Brégaillon) et le port de commerce La Seyne-Brégaillon.
La partie urbanisée du quartier se situe essentiellement sur la colline (d'ailleurs Brégaillon dériverait du provençal Brigaion ou Bregas, qui signifie théoriquement "promontoire élevé s'avançant vers la mer"), laquelle est délimitée par la route de Toulon (avenue de la 1ère Armée Française au sud et à l'est, par l'avenue d'Estienne d'Orves à l'ouest et par le chemin du Belvédère au nord.
Le quartier est célèbre dans l'histoire de La Seyne puisque, sur les hauteurs, Bonaparte y installa en 1793 une batterie (à proximité de l'ancienne chapelle dite de Brégaillon - ou de N.-D. du Mont Carmel), dont l'action fut déterminante pour chasser les Anglais de Toulon.
La "campagne Martinenq" (le mot "campagne" désignant ici une propriété familiale en territoire rural) devait donc se trouver quelque part dans ce quartier, mais je n'ai pas les moyens de vous dire où exactement. Le patronyme Martinenq est celui d'une famille seynoise très ancienne et très connue et comportant de nombreuses branches. Deux maires de La Seyne se sont appelés Martinenq au XIXe siècle et un responsable politique actuel et Conseiller Général de La Seyne-Nord s'appelle aussi Martinenq. Mais je ne sais pas lequel des nombreux Martinenq du XIXe siècle a pu posséder une "campagne" au quartier Brégaillon. Il faudrait pour cela que vous puissiez consulter le cadastre de la fin du XIXe siècle pour la localiser exactement.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
28 Février 2006 : Quartier Pin de Grune
Q.
Salut à toi, Ô Claudet !(...) De mon côté, je crois que j'ai fais un pas dans la définition du "pin de Grune" !
Dans la rue Franchipani, une vitrine d'un parti politique quelconque expose des agrandissements de vieilles photos et sur l'une d'elles le nom de pin de Grune est attribué à des constructions qui ressemblent à s'y méprendre à celle de l'ex raffinerie OZO, sur la rade.
On peut y remarquer les murs épais et une noria aérienne de wagonnets reliant les constructions à des navires.
Bien évidemment je suis parti sur le champ vérifier in-situ ces similitudes : Ça a l'air de coller !
En faisant un rapprochement avec la rue Grune, qui semble prouver la notoriété de cette famille, il est possible d'envisager que ce Grune était peut être un propriétaire d'une partie de la Rouve.
A bientôt de te lire (ou de te voir!)
Pif
26 Septembre - 3 Octobre 2005 : A propos de "l'immense trou" à l'Evescat
Q.
Salut Claudet,Tel le fouineur moyen je parcourais le forum de ton site et j'ai été attiré par le dernier message d'un certain "HG" en date de juillet dernier.
Il parle d'un grand trou qui avait dû être une carrière lors de la construction des bâtiments de Michel Pacha.
J'ai bien connu cette profonde carrière qui dans les années 50/60 servait, avec ses dépendances et son pigeonnier rond restauré en maison d'habitation, à un élevage de poulets assez conséquent.
Ses occupants, un couple d'italiens nommés monsieur et madame Marino étaient des amis de mes grands parents. Nous allions souvent y déguster la bagna cauda avec les cardons du campas de la propriété et souvent une belle volaille venait gracieusement participer au repas. Les bords abrupts de l'excavation nous a permis de réaliser de somptueuses descentes en rappel.
Avec mon frère, nous avions découvert un véritable arsenal de munitions allemandes et des masques à gaz encore dans leurs étuis. Les balles de Mauser en chargeurs de cinq avec des balles traçantes étaient légion. Nous les avions rapatrié à la maison et dans une clandestinité toute relative nous en retirions la poudre pour réaliser des fusées avec des boites rondes de magnésie San Pélégrino et des pellicules photos usagées. On expédiait ainsi quelques lézards kamikase dans l'espace depuis notre base de lancement située dans les branches de l'olivier qui marquait à l'époque le départ du chemin Santeri sur le chemin de Daniel (L'actuel chemin des poivriers).
Mon père ayant surpris notre manège avait confisqué tout le stock avant de nous administrer une de ses roustes légendaires dont on se souviens encore soixante ans plus tard.
Cette propriété, avec son énorme trou au ras de la colline a plus tard été occupée par un centre de vacances.
Elle se situait au début du chemin de l'Evescat. Quand on part du bout de la pièce de toile, en dessus de la ferme Saint Louis, avant d'arriver à la bifurcation qui relie ce chemin au fort Napoléon. (Chemin de l'Evescat au fort Caire)
J'ai imaginé ici le restaurant de Girelle dans le premier chapitre de "Sicié. Au coeur du massif", sous le titre" L'hallali de l'au de là".
En face de ce terrain se situait une propriété qui se nommait "Le clos de la grotte". Derrière ses murs se trouvait une cavité mystérieuse qui nous a servi des années durant d'entraînement à la spéléologie. Des chatières et des laminoirs, sans oublier les pipistrelles et la sensation de l'interdit nous permettaient de sonder les profondeurs de la Seyne avec ce petit goût épicé décuplé par ce mur que l'on devait escalader après avoir dissimulé nos vélos dans les roumias.
Ce sera tout pour aujourd'hui !
Adessias et le bonjour à toute ta tribu.
SM
R.
Salut Pif,J'ai bien reçu tes divers messages et, comme d'habitude, il m'a fallu "un certain temps" pour te répondre.
(...) J'essayerai quand même de passer chez toi dans la semaine pour te rendre tes documents et bavarder, en particulier à propos de tous les détails surprenants que tu m'as donnés sur la carrière de l'Evescat. En fait, HG qui m'avait questionné à ce sujet, c'est Henri Giovannetti, l'ancien joueur de rugby, qui s'intéresse beaucoup à L'histoire de La Seyne et passe beaucoup temps sur internet et à l'écriture de textes et poèmes (voir ce qu'il m'a adressé et que j'ai fait paraître sur mon site à : http://www.site-marius-autran.com/forum/anciens_eleves_ma.html#15bis). Je suis allé le voir chez lui le mois dernier et on a pu aussi bavarder de sujets divers, notamment de ces carrières (puisqu'il habitait à l'origine tout près de là avec ses parents) que nous avons pu bien localiser en superposant de vieilles cartes d'avant l'urbanisation, où ces carrières figurent, avec les plans actuels du quartier.
(...). C'est tout pour aujourd'hui. A très bientôt.
Fox
PS. Ci-dessous, voici à quoi ressemble aujourd'hui l'ancienne carrière de l'Evescat, devenue Village de Vacances du CE de la RATP, chemin de l'Evescat au Fort Caire.
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23 Décembre 2005 - 4 Janvier 2006 : Voies du quartier Fabrégas
Q.
Cher Monsieur,J'ai exploré avec intérêt votre site internet.
Vous y évoquez le site de Fabrégas et de ses voies.
Toutes les voies de Fabrégas sont la propriété des héritiers Jaubert ce qui est la conséquence de la dislocation du domaine familiale avec pour document de référence la donation partage fixant entre autre les parcelles et les obligations en fonction des chemins du domaine.
La commune se comporte en propriétaire sur certaines voies mais le transfert de propriété n'a jamais été tiré au clair.
Restant à votre disposition
HSDC
R.
Bonjour Monsieur,Merci pour toutes ces précisions sur les voies du quartier Fabrégas.
J'ignorais tout cela car j'ai constitué mon lexique des rues à partir d'un ancien tableau de classement des voies communales par les Services Techniques de La Seyne datant de 1984, et pour les voies les plus récentes, à partir de différents plans de La Seyne, notamment le Guide Planète.
A l'occasion de la prochaine mise à jour de mon site, je rajouterai donc les précisions que vous m'indiquez à propos des voies du quartier Fabrégas.
Mais, puisque vous connaissez bien le quartier, vous pourriez sans doute aussi m'aider à propos de l'origine du nom "boulevard Dominique Jaubert" que je n'ai pas su jusqu'ici expliquer. Je comprends qu'il s'agit d'un grand propriétaire de Fabrégas, mais savez-vous qui il était, à quelle époque il a vécu, afin que je puisse indiquer un minimum de biographie le concernant.
Merci par avance,
Cordialement,
Jean-Claude Autran
30 Novembre - 23 Décembre 2005 : Hameau des « Beaussiers »
Q.
Actuellement se construit un immeuble qui jouxte le lycée Beaussier et donc au quartier du même nom.Presque tous les jours, à grand renfort publicitaire dans la presse et photos à l'appui, on bat le tambour afin de réserver son appartement au HAMEAU DES BEAUSSIER(S)
Beaussier est le nom d'une trés ancienne famille seynoise aussi je pose la question pour savoir si un nom propre et de plus riche du passé de notre ville peut être transformé ne serait ce à des fins publicitaires.
Amitiés à vous Marius et J.C Autran
HG
R.
Bonjour,Merci pour tous vos messages, et vos intéressantes informations, que je transmets aussi, au fur et à mesure, à mon père.
Effectivement, je me doute que le Musée du Vieux Toulon doit posséder de nombreuses informations précieuses pour l'histoire de notre ville. Je me dis toujours qu'il faut que j'y aille, mais je ne l'ai pas encore fait depuis mon retour à La Seyne il y a bientôt 18 mois. C'est le temps qui me manque. J'espère pouvoir rechercher dans le casier dont vous parlez et si possible prendre des copies ou des photos des documents les plus intéressants. J'espère aussi, comme je vous l'avais promis, vous donner un jour rendez-vous pour un petit tour de divers quartiers de La Seyne (Tamaris, L'Evescat, etc.). Je vous l'avais promis pour octobre, puis pour novembre, et nous voilà déjà à la fin de l'année sans que j'aie pu suffisamment me libérer.
Je vous souhaite, en attendant, ainsi qu'à votre famille, de très bonnes fêtes de fin d'année.
Quant à votre question sur le Hameau des Beaussiers, elle soulève de multiples questions grammaticales. En principe, un nom propre est invariable puis qu'il désigne une personne, un pays, etc. Lorsque les noms désignent seulement une famille, on dit bien les Durand, les Maréchal, les Goncourt, etc. Mais il semble y avoir des désaccords entre grammairiens sur ce sujet. En effet, on admet que certaines familles illustres puissent prendre la marque du pluriel : Les Curiaces, les Césars, les Bourbons, les Condés, les Stuarts, etc.
Alors, pour "les Beaussier", on est dans le flou des règles grammaticales. Si on les considère comme famille illustre, on peut peut-être accepter "les Beaussiers". Mais peut-être les promoteurs ne se sont-ils pas posés autant de questions, et que le pluriel ait été préféré au singulier pour des raisons, comme vous le dites, essentiellement publicitaires, les services du marketing étant généralement tout-puissants par rapport aux services techniques - et à la grammaire...
Bonnes fêtes. A bientôt sans doute.
Amitiés,
Jean-Claude Autran
3-7 Octobre 2005 : Quartier Pont de Fabre et chemin de Selon
Q1.
Cher M. Autran,J'ai un site sur l'histoire de Six-Fours "sixfournais.com" où je parle des anciens quatiers de SF. Mais parmi mes documents (que je n'ai pas entré dans mon ordinateur) j'ai un capage de 1658 (CC242) où il est fait mention des bastides de Sellon et de celles de Fabre ou Penfré.
Les Sellon sont d'une famille qui a entierement disparu en 1708 (voir livre de Denans).
Les Fabre ont créés l'autre quartier et on pris son nom comme surnom, les Fabre Penfré pour se différecier des autre Fabre (voir aussi Denans).
Ces deux famille faissant partie des 30 famille originelles de SF.
Pour le reste je n'ai pas d'autres renseignements
CC
R1.
Bonjour,Merci beaucoup pour ces compléments d'information sur les familles Sellon et Fabre. J'ai pu ainsi apporter quelques précisions à mes textes sur les origines des noms de rues, chemins et quartiers.
Je vous adresse aussi toutes mes félicitations pour votre site, que je ne connaissais pas. J'ignorais aussi que les textes des histoires de Six-Fours de Jouglas, et surtout de celle manuscrite de Denans, existaient sous forme numérisée. Quel travail !
Attention, toutefois, lorsque vous donnez l'adresse de votre site, de bien écrire "six-fournais.com" et non "sixfournais.com", cette dernière ne permettant pas immédiatement de vous retrouver par Google.
A bientôt sans doute, pour d'autres échanges d'informations.
Cordialement,
Jean-Claude Autran (fils de Marius Autran)
Q2.
Cher M. Autran,je vous remercie pour vos félicitations et votre conseil. C'est mon frère qui s'est occupé de la partie technique ce qui explique pourquoi je ne rappelle pas toujour le nom du site.
Cela dit, je vais prochainement continuer mon travail sur les anciens cadastres où je relève tous les noms de lieux.
Je commence par celui de 1659 qui concerne uniquement SF, mais je remonterais à ceux de 1639 et 1587 pour vérifier l'ancieneté et surtout l'orthographe de ces lieux (je vais faire un peu de toponymie).
Comme j'y suis, je peux, si cela vous dit, vous faire une liste des anciens lieux-dits et quartiers pour la Seyne et St Mandrier. (dans quelques mois bien sur). Il me suffira d'oter tous les noms présents dans celui de 1659 et je vous laisserai vous débrouiller avec les autres car j'ai déja du mal à retrouver ceux de SF, car beaucoup on disparu
Par contre, c'est très intérressant.
A bientôt, si vous êtes intéressé.
CC
R2.
Bonsoir,Merci beaucoup pour votre message.
Votre travail m'intéresse beaucoup, mais il est beaucoup plus pointu que le mien. Je ne suis pas historien et je n'ai surtout servi jusqu'ici que d'"éditeur électronique" des ouvrages de mon père sur l'histoire de La Seyne, ainsi que de quelques archives familiales. Et nous n'avons jamais fait de recherches par nous-mêmes sur des documents très anciens comme vous le faites.
Mais je reste très intéressé par les noms d'anciens lieux-dits du territoire de La Seyne, que vous pourriez retrouver dans les cadastres du XVIIe siècle. Je vous en remercie par avance, et reste à votre disposition si je peux à mon tour vous rendre quelque service.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
9-16 Juillet 2005 : Château et batterie de la Petite Garenne
Q1.
Bonjour Marius et Jean Claude Autran.Attenant au dépôt vente d'Emmaüs sur l'avenue longeant la voie ferrée à La Seyne, se trouve une belle maison de caractère abandonnée ou servant de logement au personnel d'Emmaüs.
Il y a quelques années encore on pouvait y voir sur la terrasse, des boulets de l'époque napoléonienne et cette maison, je l'ai lu dans un de vos livres aurait une histoire et aurait appartenu à un célèbre homme politique (tristement célèbre) : Antoine Laval.
Je m'y suis rendu avec un ami il y a peu et les boulets ont disparu.
Pourriez-vous m'indiquer si cela est véridique ou... que ma mémoire flanche.
Merci d'avance et recevez mes amitiés sincères.
HG
R1.
Cher ami,A propos de votre question sur cette vieille maison attenante au dépôt-vente d'Emmaüs, voici ce que je peux vous dire après avoir consulté mon père et fait quelques recherches dans le livre de M. Baudoin.
1) Je pense qu'il s'agit de l'ancienne maison de maître (on disait aussi le Château) construite à proximité de la hauteur de La Garenne, au nord de la gare de La Seyne, domaine qui appartint longtemps à la famille David. Bonaparte y avait fait établir une batterie (batterie dite de La Montagne) en 1793 et, sur son emplacement, M. Baudoin indiquait qu'on avait pu y retrouver quelques boulets de canons (qui avaient dû en effet être conservés sur une terrasse). Je ne connais pas très bien ce quartier, mais, vu les bouleversements que le domaine a connus, il est très probable que ces boulets aient maintenant disparu.
2) Par contre, je n'ai pas retrouvé que ce domaine ait pu appartenir à l'homme politique Pierre Laval. La propriété qui avait été achetée par Pierre Laval, lorsqu'il était propriétaire du Petit Var (comme cela est rapporté par M. Baudoin et par mon père) c'est l'ancien château de La Chaulane, aujourd'hui disparu, qui se trouverait au milieu de la cité Berthe, près de l'emplacement de l'actuelle école primaire Jean Giono.
Voilà tout ce que j'ai pu trouver pour répondre à votre question.
(...)
JCA
Q2a.
Bien cher ami,J'ai bien reçu avec grand intérêt votre message qui donnait des précisions sur l'ancienne propriété de Laval.
Naturellement je serais très heureux de vous recevoir dès votre retour de vacances et vous donne pour cela mon numéro de téléphone (...).
Bonnes vacances et à très bientôt. Recevez toutes mes amitiés.
HG
Q2b.
Cher J. Claude AutranJe vous importune à nouveau puisque ayant habité Tamaris dans ma jeunesse je voudrais aborder quelques réflexions concernant ce quartier.
Est ce bien à la villa l'Orientale que les frères Lumière s'étaient installés avant de s'établir à La Ciotat ?
Il y avait un énorme trou que nous appelions la carrière (mes parents avaient fait construire à côté) et c'est certainement de là que furent extraits les blocs pour construire les immenses villas.
La grande maison de Tamaris, achevée il y a peu de temps, fut pendant de longues années occupée par de très nombreuses familles seynoises qui ne trouvaient pas où se loger et je connais des personnes qui l'ont occupée.
Ma grand mère paternelle, nouvellement arrivée d'Italie (Buti) fut employée chez Michel Pacha comme femme de ménage et habitant Les Mouissèques elle se rendait à son travail à pieds, traversant le bois de La Rouve.
Le chenal qu'avait fait draguer M. Pacha pour le passage des vapeurs longe la corniche jusqu'aux Sablettes et combien de fois l'avons-nous traversé à la nage pour aller "chasper" les praires en face du bâtiment de la biologie.
La fontaine Wallace qui se trouve aux Sablettes et dont il ne reste que peu de spécimen en France doit aussi être un héritage de M. Pacha.
Voilà des éléments qui serviront de sujets à notre future rencontre. Mais je ne vous demande pas de me répondre et c'est pour ne pas oublier que je vous soumets dés à présent ces éléments de discussion.
Je vous prie d'accepter pour vous et votre père mes plus sincères salutations.
Amitiés.
HG
23 Mai 2005 - 18 Mai 2008 : Origine du nom Fabrégas
Q1.
Bonsoir,Je viens de découvrir votre site, et habitant Fabrégas j'ai de suite rechercher ce qui pouvait concerner ce quartier, il semblerait que vous n'ayez pas de certitude concernant l'origine du nom, ma fille a trouvé sur internet une veille carte de la Seyne ou le quartier est dénommé faux-brugas, (je ne suis pas sûr de l'orthographe) ce qui signifie semble-t-il fausse bruyères, peut être est ce là la bonne réponse, si cela vous intéresse, je vous donnerais l'adresse pour retrouver cette carte ou éventuellement vous l'envoyer en pièce jointe lorsque ma fille sera de retour de vacances
Sincères salutation
GA
R1.
Bonjour,Merci pour votre message.
L'origine des noms de lieux est quelquefois difficile à déterminer avec certitude et on est souvent face à plusieurs hypothèses qui sont toutes plausibles.
Dans son dernier livre, paru en 2001, mon père avait en effet tenté de déterminer l'origine du nom Fabrégas, sans toutefois que ses différentes explications ne soient vraiment convaincantes. C'est ce que vous avez dû lire sur notre site à l'adresse :
http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome8/origine_quartiers.html#ANCRE18Mais, depuis 2001, nous avons consulté d'autres spécialistes de la Provence et des noms de lieux provençaux, en particulier MM. René Merle et Henri Ribot. Henri Ribot est presque certain que Fabrégas dérive bien des mots latins faber, artisan, forgeron et fabrica, forge, devenu, avec un suffixe augmentatif, fabregas. Selon lui (en se référant à d'anciennes cartes de navigation), l'anse de Fabrégas aurait autrefois constitué un abri pour la navigation et il semblerait qu'il y ait existé un atelier de remise en état des bateaux ayant subi des avaries en doublant le Cap Sicié par temps de mistral. D'où le terme qui dériverait de fabrica.
C'est, pour l'instant, l'explication que nous avons retenue, et qui figure dans le mot Fabrégas de notre lexique des noms de rues et de quartiers de La Seyne, que vous pourrez trouver à l'adresse :
http://www.site-marius-autran.com/rues/lexique_rues_f.htmlIl peut naturellement y avoir d'autres explications. En particulier, je connais bien la carte dont vous parlez, dite "carte de Cassini", du XVIIIe siècle, qui mentionne à l'endroit actuel de la baie de Fabrégas le terme de "Plage de Faux Brugas. Mais je n'ai pas d'explication à ce terme, qui pourrait signifier en effet "fausse bruyère" (?). Encore qu'on ne comprend pas pourquoi on aurait associé "brugas", mot provençal, à "faux", mot français, alors qu'on aurait dû écrire "faus brugas". Et pourquoi à cet endroit puisqu'il a des bruyères dans tout le massif de Sicié et de Saint-Mandrier ? Et pourquoi fausse ? (Je ne connais pas d'espèce de bruyère qui, en botanique, porte l'appellation de "fausse" - alors qu'on connaît le faux-genévrier, le faux-acacia, le faux-poivrier, etc.).
Donc, le débat reste encore quelque peu ouvert. Je suis ouvert à toutes les suggestions, comme la vôtre. Mais en attendant, je ne peux que conserver celle ci-dessus de Monsieur Ribot.
Cordialement,
JCA
Q2. (18 Mai 2008)
Salut Claudet,(...) Je voulais te soumettre une théorie sur l'origine de mot "Fabrégas" car je ne partage pas celle d'Henri qui voudrait faire de ce lieu un chantier de réparation de bateaux. Je ne crois pas beaucoup à ce "faux brogas" qui selon Vincent Massena serait la bruyère mâle. Il en va de même pour le "faux brugas" de la carte de Cassini.
Par contre si on considère la racine "brégas" comme pour Brégaillon ou le quartier six fournais de la Brégaille, on pourrait s'orienter vers un amoncellement rocheux qui serait alors soit la pointe du Bau Rouge soit la pointe de Fabrègas. Quant au terme "Fa" il pourrait provenir d'un fort existant peut être sur l'emplacement actuel de la batterie du Bau rouge ?
Ça ferait alors "fa- brégas" pour fort brégas.
Je ne sais si j'ai trouvé la vraie solution mais personnellement ça me plaît bien.
Adessias.
Pif
R2.
NB. Plusieurs rapports de Bonaparte, au moment du siège de Toulon (Novembre et Décembre 1793), font état de la batterie du Bréguart. Dans son Histoire de La Seyne, Louis Baudoin (note 279) considère que ce nom est déformé : « en réalité Fabrégas, batterie située plutôt vers Mar-Vivo car, à Fabrégas même, elle aurait été trop éloignée de ses objectifs. Elle devait tirer sur Saint-Elme et sur les bateaux ennemis croisant au large ».JCA
14-15 Mai 2005 : Villa La Pagode à Tamaris
Q.
Bonjour Fox !(...) Je viens perturber quelque peu ta quiétude de jeune retraité surbooké car depuis quelques temps je me pose une question au sujet de la pagode qui borde la corniche de Tamaris, pas très loin de la Biologie.
Je ne la trouve pas dans les constructions de Michel Pacha (D'ailleurs, que viendrait faire une habitation de style asiatique, là au milieu !), et je ne possède aucun renseignement sur elle.
Aurais tu quelque chose de ton coté ?
Salue pour moi toute ta famille et souviens toi que je n'ai qu'un bataillon de tortues pour garder ma demeure, donc tu peux toujours passer, tu seras le bienvenu.
Adessias.
Pif.
R.
Salut Pif !Je vais essayer de répondre à ta question sur la villa La Pagode qui borde la corniche de Tamaris, que j'ai toujours vue là depuis mon enfance et que j'ai l'habitude de faire remarquer à tous les visiteurs que je promène près de Tamaris.
Il est exact qu'on ne la trouve pas dans les constructions de Michel Pacha. Je viens de feuilleter de nouveau la thèse de Nathalie Bertrand : « Tamaris : Villégiature - Urbanisme - Architecture dans la seconde moitié du XIXe siècle » (Université d'Aix-Marseille I, 1999-2000), où il est surtout question des constructions de l'époque de Michel Pacha, et qui décrit notamment, avec des photos, les principales villas inspirées de styles italien, suisse, basque, oriental, etc. Mais La Pagode n'y est pas mentionnée (...).
Et pour cause, j'ai retrouvé dans le livre de Julien Gomez-Estienne et Pascal Monforte : « Sablettes-les-Bains - Histoire d'une station balnéaire » (2004), cette villa La Pagode mentionnée dans le chapitre Une architecture éclectique - les orientalismes, paragraphe L'indochinois, pp. 112-114. Il y est question d'abord du Château de Mar Vivo qui aurait été fait construire par Lucien Gassier vers 1896. Mais il est dit que ce Château est le seul exemple de style (partiellement) asiatique de la station des Sablettes-Mar Vivo (du XIXe siècle). Et il est dit à la fin du chapitre :
« Le goût asiatique est également présent dans un exemple tardif des années 1940, sur la corniche du bord de mer, où l'imitation de la pagode est clairement identifiable (villa La Pagode) ».
Cette datation est tout ce que j'ai trouvé pour l'instant. Il est probable que Julien Gomez-Estienne en sache davantage. Ou il faudrait un jour participer à l'une des visites guidées de Tamaris, qui se font régulièrement (Association Mnémosyne).
(...) A très bientôt.
Foxiiie
22-26 Avril 2005 : La Verne, arbre ou roseau ?
Q. (A Var-Matin)
Objet : page de La Seyne-sur-Mer de VAR-MATIN du Vendredi 22 Avril : "La Verne, arbre ou roseau ?" (article signé J.D.)A l'attention de J.D.
Bonjour,
Suite aux questions posées dans votre article du 22 Avril : La Verne, arbre ou roseau ? je me permets de vous proposer les commentaires suivants :
1) J'avais depuis longtemps noté dans les pages de mon site internet consacré aux rues et quartiers de La Seyne : http://www.site-marius-autran.com/rues/lexique_rues_u_v.html
cette inscription pour le moins curieuse concernant La Verne, qui se trouve sur la station de pompage à proximité du cours inférieur de l'Oïde :
« La Verne signifie Aunes (roseaux) ».En effet, dans aucun ouvrage de Provençal, il ne semble exister de relation entre aunes et roseaux. Selon le dictionnaire de Frédéric Mistral et dans d'autres ouvrages de toponymie, le mot aune correspond à l'arbre aune, ou aulne. De même, le mot verne nous renvoie aussi à l'aulne, mot qui a comme vous le dîtes, une racine celtique ou gauloise vern, et qui se nomme en provençal vèr, vèrn, vèrnhe, verno, vernho, etc., et également aune.
2) Les noms de lieux dérivant de vern semblent toujours associés à des régions humides où poussent (ou poussaient ?) des aulnes. C'est le cas de La Verna et La Vernea (Alpes Maritimes), les Vernades (Var), la chartreuse de La Verne (Var), Laverne, Lavergne, La Vergne, etc. [et le mot vèr, ou vergne, signifie aussi marécage, en Rouergue].
3) Sur les quatre espèces d'aulnes de la flore française, deux ne se trouvent que dans les montagnes, une uniquement en Corse, mais la quatrième, l'aulne glutineux, ou verne, est une espèce actuellement commune dans toute la France (entre 0 et 1200 m), mais uniquement au bord des cours d'eau. Cet aulne n'est donc pas rare dans le Var ; on le trouve auprès de plusieurs cours d'eau du Centre Var, et aussi près de la Verne, rivière des Maures, expliquant la dénomination de la Chartreuse de La Verne. [On peut aussi trouver des vernes (aulnes glutineux), qui ont été plantés, dans une des zones humides du Parc Fernand Braudel sur l'isthme des Sablettes].
4) Nous avons cependant vainement cherché des aulnes auprès du cours de l'Oïde (même avant apparition des feuilles, on devrait le reconnaître facilement à cette saison, grâce à ses chatons mâles allongés et ses cônes femelles, ressemblant à de minuscules pommes de pin de 1 cm], alors qu'on y trouve encore en abondance des frênes, des ormes, des sureaux, des peupliers, des figuiers, des mûriers noirs, etc.
5) L'hypothèse la plus probable pour expliquer le nom du quartier reste bien la présence ancienne d'aulnes ou vernes, mais ces arbres ayant maintenant disparu, soit parce que les lieux ne sont plus suffisamment humides (l'Oïde d'aujourd'hui reste pratiquement à sec, même après de grosses pluies, alors qu'au XIXe et au début du XXe, chacun sait que l'Oïde, ou ses affluents, alimentaient des lavoirs et faisaient tourner des moulins), soit parce que ces aulnes auraient été exploités jusqu'à leur disparition [on s'est longtemps servi du bois d'aulne pour faire des sabots et des meubles ; et il a été aussi employé par les charrons et par les charpentiers pour les constructions qui doivent demeurer sous l'eau].
6) Alors, pourquoi un seul et pourquoi au féminin ? Un seul, parce qu'en toponymie, notamment provençale, on semble quelquefois assimiler le nom de l'arbre avec un nom de lieu planté de ces arbres. Exemples : Le Baguier (BdR), L'Avelan (Var), Le Rove (BdR) [et La Rouve ? à La Seyne], Tamaris (à La Seyne), etc.
Et pourquoi féminin ? Il n'y a pas de mystère ; simplement, le nom de cet arbre, en provençal, verno (terminaison -o), est du genre féminin, tout comme la platano, la figuiero, la piboulo, etc.
Cordialement,
JCA
R.
Pas de réponse
7 Janvier 2005 : Baie du Lazaret
Q.
Bonjour Monsieur,Je m'appelle CC, toulonais, et je réalise un repportage pour une chaine cable canal satelite, sur la baie du lazaret.
je souhaiterais vous contacter pour des informations sur l'histoire de la baie.
D'avance merci.
CC
R.
Bonjour,Je m'appelle Jean-Claude Autran, fils de Marius Autran, que vous avez contacté par e-mail. C'est moi qui, en fait, assure la correspondance du site internet de mon père, ce dernier étant maintenant très âgé (94 ans le mois dernier).
Ceci dit, mon père a encore toute sa tête et toute sa mémoire. Il connaît encore très bien l'histoire de La Seyne et notamment de la baie du Lazaret où il a passé toute son enfance. Il a l'habitude de recevoir des journalistes, d'être photographié ou filmé.
Mon père pourra certainement vous recevoir à la date que vous voudrez. Pour prendre rendez-vous avec lui, je vous suggère de l'appeler directement au téléphone au (...). Son adresse est (...), à La Seyne-sur-Mer.
Restant à votre disposition si vous avez des problèmes au sujet de ce rendez-vous.
Cordialement
JCA
24 Juin - 1er Juillet 2004 : Origine de Jaumen et Gaumin
Q.
Origine de JACQUES, racine 445/70340 (Jaco, Jaque, Jacon, Jaume, Jammes, Gaumin/Gaumen).
racine 445/70340 : Jaco, Jaque, Jacon, Jaume, James, Jammes, Gaumen, Gaumin, Jacquet, Jaumar, Jaumen, Jeaume ; Jaconiaire... : nom de personne, puis nom de familles ; du latin Jacobus. Jammet, Jamet renvoient soit à Jammes, soit à Benjamin. (Mistral 1890 ; Roux 1983). Le premier Jaumard dont nous trouvons la trace à Six-Fours est Martinenq Jacques dit Jaumard en 1335 ; lui succèdent : Martinenq Jacques dit Jaumard en 1485, puis, avec le seul surnom, Jaumard Charles en 1587, Jaumard Antoine et Jean en 1639, Jaumard Pierre en 1678 (ceci pour le seul secteur du Brusc). C' est peut-être a cette évolution de Martinenq, dont le patronyme est abondant à la même époque, ce qui imposa l' usage de Jaumard augmentatif de Jacques, que nous devons le passage de Runsels sive Jaumard à Jaumard / Jaumar comme nom d' un quartier de Six-Fours. De même " Jaumen(c) " ou " Gaumin " doit signifier " de la famille de Jaume ".-Gaumen 1965 (La Seyne, quartier vers Tamaris) ; Gaumin 1965 (La Seyne, quartier en limite de Six-Fours) ; Jacquet 1976 (Sanary, plaine ; quartier) ; la Jaconiaire 1864 (Signes, bastide près de la Fontaine de Briançon ; la Jaconiaire-Puget 1663 ; la Jaçonnière XVIIIe s., Enclos de la Jaçonnière) ; Chaînon des Frères James 1/4000 (Solliès-Toucas-les Morières ; barre de Jaume 1/10 000 sur Méounes, secteur de Valbelle ; cf. cros du frère Jeaume) ; Jaumar 1/50 000 (Six-Fours, plaine et ferme ; Rausels sive Jaumard 1485, Jaumard 1920 ; cf. Rausels) ; la Jaume 1/20 000 (Evenos ; barre de la Jaume 1/20 000 au nord du Val d' Aren ; source de la Jaume et val de la Jaume) ; barre de Jaume 1/10 000 (Méounes, secteur de Valbelle ; limite entre Méounes et Solliès-Toucas) ; puits de Jaume 1864 (Signes, vers Malgorgue et Limate) ; Jaumen 1/50 000 (La Seyne, colline à l' ouest de Tamaris ; Gaumen 1965 ) ; cros du frère Jeaume 1/10 000 (Méounes, secteur de Valbelle et en limite de Solliès-Toucas ; cf. chaînon des Frères James, barre de Jaume).
JAMES, JAUME, JEAUME, dér. GAUMEN, GAUMIN, cf. JACQUES, racine 445/70340
Amitiés
HR
R.
Cher ami,Un grand merci pour toutes tes réflexions et toutes les réponses que tu apportes à mes interrogations à propos de divers noms de quartiers de La Seyne et de certains mots du langage provençal.
Je vais prendre en compte tes réflexions dans ma prochaine mise à jour du www.site-marius-autran.com, dans le courant du mois de juillet (...).
Encore merci pour ton aide et ton érudition. A bientôt.
JCA
24 Juin 2004 : Origine de La Maurelle
MAUREL, racine 470/70505
racine 470/70505 : Morel, Maurel, Maure, Maurin, Mauron, Moureau : adjectif, noirâtre, brun ; puis sobriquet et noms de famille méridionaux. Du bas latin Morellus. (Roux 1991 ; Mistral 1890).-bastide Maurel 1829 (Ollioules, ferme près de la Beaucaire) ; bastide la Maurelle XVIIème s. (la Seyne ; la Maurelle 1965) ; Bois Maurin 1982 (Bandol) ; Maurin 1864 (Saint Cyr, bastide ; pointe Maurin 1864 cf. Baussier, Vaussier, cap Saint Louis).
Amitiés
HR
24 Juin 2004 : Origine de Lagoubran
- Lagoubran 1/50 000 et Lagoubran 1999 , commune d' Ollioules, de la Seyne et de Toulon (collines ; embouchure du ruisseau de Faveyrolles ; Rivière Neuve ; bord de mer ; port ; limite de communes ; salines et four à pain cités en 1235 ; carrières ; bastides ; quartier ; poudrières ; anciens abattoirs ; arsenal ; hippodrome ; cimetière) ; ad Salagobran 1156 ; Agabran ; la Gobran 1333 ; la Gobran 1410 , XVème s. , 1443 ; la Cavilha XIVème ou XVème s. ; la Gobran 1612 , 1652 ; bastide de la Goubran XVIIème s. ; la Goubran 1681 , 1688 , 1778 , 1794 , 1892 et 1965 .racine 132/11800 (GaB-) : G--B-, GaB-, GaV-, GaB-ar : eau ; torrent . (Rostaing 1950 ; Rousset 1988). Origine pré-indo-européenne. -Capel 1253 (Signes ; cf. Gapeau) ; Chibron (Signes) ; Gabre 1550, 1570 (le Castellet) ; le grand Gabre 1570 et 1864 (le Castellet) ; Le Gapeau I.G.N.. (Signes et Méounes; flumen Gapelli 1140, Capelli 1141, rivus Gapelli 1165, Capellum 1174, in fluvium Capelli 1187, ad Capellum 1187, Fontes de Capello 1195, ad fluvium Capelli 1206 et 1250, in Gapellum 1223, versus Gapellum 1223, cum Capello 1223, Gapell 1234, Capelli 1248, ad fluvium Capelli 1250, supra rium de Gapello 1252, per rivum de Capel 1253, rivum de Capel 1253, flumen Gapelli 1276, Gapel 1552, source du Gapeau 1778, Gapeau (vulg. Capeau) 1871) ; ruisseau de Gavarri 1550 et 1871 (le Castellet ; Gavarry 1864, chemin du Pont de Gavarri 1982 sur le Beausset) ; Gavarry (La Seyne, bastide XVIIe s ; cf. chapelle Saint Joseph de Gavarry 1664) ; Gavary 1982 (le Beausset ; cf. ruisseau de Gavarri 1550 et 1871) ; Gavaudan 1/20 000, 1/10 000 et 1/25 000 1978 (Méounes, Gavaldani 1137, Gavalda 1147, 1165 et 1188, Gavaudani 1174 et 1248, Gévaudan) ; Gavet 1965 (La Seyne) ; ragage de Gavot XIIe-XIIIe s. (Signes) ; Gavotty 1/50 000 (Ollioules) ; bastide de la Goubran XVIIe s. (La Seyne ; cf. Lagoubran) ; Lagoubran 1/50 000 et 1999 (Ollioules, la Seyne et Toulon ; ad Salagobran 1156, Agabran , la Gobran 1333, la Gobran 1410, 1443, la Gobran 1612 , 1652, bastide de la Goubran XVIIème s., la Goubran 1681, 1688, 1778, 1794, 1892 et 1965).
Amitiés
HR
24 Juin 2004 : Origine de Piédardant
Piédardan 1/50 000 , commune d' Ollioules et de la Seyne (colline ; limite) ; Podium Rascas 1156 ; Borne de Piédardan 1156, 1550 ; Piédardant 1999PI-, cf. racine 111/60261 PODIUM duquel sont issus pei-, pie-, pueg, piog, puei, puech, peuch, pioch, pouy, poil, puy) ; podium + nom : colline ; du latin podium et du grec podion, même signification que piédestal, de pedem (pied). Origine médiévale (Nouvel 1981 ; Roux 1983). Epoque médiévale.-Pecau 1/20 000 (Signes ; Mont de Piceau 1778, Peycau 1864, Peycaou 1/25 000) ; Pédimbert (Méounes ; las penas Danberen 1276) ; Pédimbert 1864 et 1/20 000 (Signes (hauteur) ; Peirou 1957 (Evenos) ; Peirouret (Solliès-Toucas-les Morières) ; Pépiole 1/25 000 (Six-Fours ; Piopelos apud Sex Furnis 1268, Pipière 1/25 000 ; Colline de Pépiole 1944) ; les Grands Peru 1/50 000 Signes ; Podium Ruptum, le Grand Perru 1864, Haut Peruis c. 1930 ; autres graphies : le Gros Peru ; le Gros Clapier) ; le Petit Peru 1/25 000 (Signes ; Podium Ruptus, le petit Perru 1864, Mooune, les Maulnes 1935, Petit Peruis c. 1930, Castellas 1 et 2 de Maoune) ; le Pey Crestian 1/25 000, (Signes ; podium Cristian 1223, Peychrestian 1864, Pey Christian 1952, Puy Christian 1980 ; Pey Chrestian 1999) ; Peycaou 1/25 000 (Signes ; cf. Pecau) ; le Peygros 1980 (Méounes ; ad Podium Grossum 1140, 1187 et 1223) ; le Peyneuf 1864 et 1999 (la Cadière ; Peironum 1341, al Peyron 1394, Peinau 1532, Peinol 1555, la + del Peinau 1556, Peisnau 1571, Mausolée dit des Belles Pierres, détruit au XVIIIe s.) ; batterie du Peyras 1/50 000 (La Seyne) ; Peyredon (Beausset ; cf.. Pierredon) ; al Peyron 1394 (la Cadière ; cf. le Peyneuf) ; Pibarnon 1546 (la Cadière ; Podium Barnonis 1379, Pibernon 1546 et 1630, Picbarnon, Puy Bernon 1556, Puech Bernon XVIIe s., Puybarnon 1864) ; mont de Piceau 1778 (Signes ; cf. Pecau) ; Pied Martin 1935 (Six-Fours, hauteur 98m ; autre nom de Tauren) ; Pied Redon 1/50 000 (Le Beausset ; cf. Pierredon) ; Piédardan 1/50 000 (Ollioules et la Seyne ; Podium Rascas 1156, Piédardant 1999) ; la Piero 1698 (Sanary ; cf. la Piole) ; Pierredon 1550 (le Beausset et le Castellet ; Rotundi Podium 1151, Pes Redon 1550, le Puech Redon 1570, Pieredon, Pieron, Pic redon, Pyc redon 1594, Pied Redon 1/20 000, 1/50 000 et 1999) ; Colle de Pierredon ou Peyredon 1688 (Sanary) ; Pierredon (Six-Fours) ; la Piosine 1/20 000 et 1999 (Evenos) ; podii de la Guilencier 1253 (Signes et Solliès-Toucas ; la Garancière 1/20 000 et 1/50 000) ; podii Montis Rivi 1248 (cf. Montrieux) ; ad Rotundi Podium 1151 (Le Beausset et Le Castellet ; Pied Redon 1/20 000 et 1/50 000 Pierredon 1982) ; ad podium Arambertum 1174 (Méounes) ; ad podium Barnonis 1379 (la Cadière ; puy Bernon 1556 ; cf. Pibarnon). ; ad Podium Cigotos 1187 (Signes ; Cigotos 1206, podium Sigotos 1206, podium Sogotos 1248, podium Cygotos 1250, Cante Cigale) ; ad podium Cristian 1223 (Signes ; Pey Christian 1952, Puy Christian 1980, le Pey Crestian 1/25 000) ; ad podium grossum 1174 et 1223, in podium grossum 1248, le Peygros 1980) ; ad podium Rascaz 1156 (Ollioules et la Seyne ; hauteurs de la Garenne et de Piédardan) ; ad podium Rigaios 1156 (limite de Montrieux entre Méounes et Signes) ; ad Podium Ruptum (cf. Péruis) ; ad pedem podium Stephani 1223 (entre Méounes et Solliès-Toucas).
Amitiés
HR
26 Avril 2004 : La Rouve
Q.
bonjourje suis jeune j ai 20 ans et je m intéresse beaucoup a ma ville et surtout a mon quartier de la rouve plus précisément sur le boulevard de la corse résistante (Regina) mais j ai du mal a remonté en arrière pour voir ce qui avait avant 1984 on ma parlé de vigne,
mais je voudrai savoir ou je pourrais trouvé des photo de se quartier précisément, ou une description merci
d ailleurs je tient a vous félicitez pour ce merveilleux site internet
MK
R.
Bonjour,Le quartier de La Rouve était autrefois un quartier en partie boisé et en partie agricole. Sur le plan ci-joint qui date de 1933, vous pourrez voir que l'urbanisation du quartier, au sud du boulevard de la Corse Résistante, sur les pentes de la colline du Fort Napoléon, était alors très faible.
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Dans la série d'ouvrages de la série Images de la Vie Seynoise d'antan, de Marius Autran, plusieurs paragraphes sont consacrés au quartier de La Rouve. En particulier, dans l'encyclopédie des rues et quartiers (http://www.site-marius-autran.com/rues/lexique_rues_r.html), il est dit à propos de La Rouve :Rouve : Appellation qui pourrait dériver du nom d'une espèce de chêne dont le vrai nom est le Rouvre, mais dont la prononciation aurait été quelque peu altérée dans le temps (mais ce n'est qu'une hypothèse).Château de La Rouve : Maison de maître qui se situait autrefois à l'emplacement des actuels ensembles immobiliers du quartier de La Rouve, plus exactement à proximité du Mont des Oiseaux. Ce château fut édifié au début du XVIIIe siècle. Il était entourée de nombreuses dépendances : maison de ferme, pressoir, moulin à huile, écuries, etc... Près d'un tiers des terres étaient réservées aux cultures fruitières, à la vigne, à l'olivier et aux cultures maraîchères. On y trouvait même dans les coins les mieux exposés des orangers, des citronniers, des câpriers et des mûriers permettant l'élevage des vers à soie. Le reste du domaine était couvert de bois : des pins d'Alep, des chênes verts et des chênes liège. Le plus ancien propriétaire Laurent Caire (1731-1800), riche négociant toulonnais, Premier consul de Toulon avant la Révolution, était probablement le plus grand propriétaire foncier de La Seyne.
Dans le chapitre Vieilles Pierres Seynoises (http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome2/vieilles_pierres.html) il est écrit :
... portons nos regards à l'opposé vers l'immense quadrilatère : Les Mouissèques - L'Éguillette - Balaguier - Tamaris. Au centre d'une vaste étendue évaluée en 1793 à 76 hectares fut édifié au début du XVIIIe siècle une importante maison de maître appelée le Château de la Rouve, entourée de nombreuses dépendances : maison de ferme, pressoir, moulin à huile, écuries, etc...Le plus ancien propriétaire Laurent Caire (1731-1800), riche négociant toulonnais, eut de nombreux descendants. Il fut Premier consul de Toulon avant la Révolution et probablement le plus grand propriétaire foncier de La Seyne.
Accusé d'avoir pactisé avec les Anglais en 1793, il put sauver sa vie en fuyant vers l'Italie. Sa femme et ses quatre enfants le rejoignirent. Toulon repris aux Anglais et aux royalistes traîtres à la France, les Républicains seynois mirent à sac la propriété de la Rouve pendant que son maître mourait à Livourne. Sous l'Empire, la famille Caire revint et reprit possession de ses biens mais le père décédé, la succession fut laborieuse. Claire Honorine Caire, arrière petite fille du fondateur de ce domaine épousa François Mile.
Vers la fin du XIXe siècle, quand Michel Pacha fonda la station touristique de Tamaris, il acheta la plus grande partie des terres de la Rouve aux familles Caire et Mile. L'ancien château situé à proximité du Mont des Oiseaux a été détruit tout récemment pour satisfaire aux nécessités de l'urbanisation de ce quartier. Du magnifique domaine du riche consul toulonnais, il ne reste donc plus rien.
Vous pourrez trouver encore d'autres précisions dans le chapitre : Ils sont venus à La Seyne, le paragraphe sur Laurent Caire (http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome4/ils_sont_venus_a_la_seyne.html#ANCRE4)
ainsi que des photos de l'ancien Château de La Rouve à l'adresse : http://perso.wanadoo.fr/marius.autran /oeuvres/tome4/ils_sont_venus_a_la_seyne.html#ANCRE4bis
Je n'ai malheureusement pas d'autre photo que celles-ci sur le quartier de La Rouve.
Cordialement.
Restant à votre disposition pour essayer de vous fournir d'autres précisions que vous souhaiteriez avoir.
JCA
24 Mars 2004 : La Muraillette (1) et Brégaillon
Q1.
Bonjour Jean-Claude,As-tu quelques renseignements sur l'origine du vocable "la muraillette" ? S'agirait-il d'une petite muraille qui endiguait les débordements du lit du vallat de Vignelongue, qui traversait la route de la gare et le chemin de Toulon ? Serait-ce une clôture quelconque au fin fond du quartier Peyron ? Est-ce que ça pourrait avoir un rapport avec les vestiges romains découverts rue Émile Zola, vers les établissements Victor Content ?
As-tu des renseignements sur les différents occupants et propriétaires des siagnes qui s'étendaient des limites de la pyrotechnie jusqu'au port de La Seyne. Je ne retrouve que les Abeilles (chantier de démolition navale), au premier virage à gauche. Les établissements de l'Air Liquide sur le bord de la route nationale et l'usine à câbles juste avant les esplageolles. Mon père possédait un terrain marécageux, avant la guerre, là où s'est bâti le grand hangar des CNIM mais j'aimerais en savoir un peu plus sur ces propriétaires du bord de rade, aux endroits où j'allais avec les frères Rosenblatt et André Tamburi entre autre débusquer les têtards, les rainettes et les hippocampes, sans parler des anguilles et des sangsues.
SM
R1.
Salut, Pif,(...) Par contre, j'ai peu d'éléments concrets pour répondre à tes questions sur la Muraillette et sur les propriétaires du bord de la rade entre Brégaillon et l'usine à câbles. J'ai posé la question à mon père et il n'a rien su me dire de précis. Les hypothèses de petite muraille ou de vestiges romains dont parle L. Baudouin sont plausibles, mais nous n'avons aucun élément objectif pour les conforter. Mon père me dit que Victor Content connaissait très bien l'histoire de son quartier. (...). C'est peut-être lui qu'il faudrait consulter.
Peut-être à bientôt (...).
Claudet
Q2.
Salut jeune homme, (ça je sais que ça te fait plaisir !)(...) Bizarre de ne rien trouver sur Brégaillon alors que je me souviens y être allé pêcher et où j'ai fais mes premières brasses. A côté du passage à niveau.
On en parlera à ton passage.
Amitiés.
Serge, l'ours des plages.
19 Juin 2003 : Forêt de Janas - le gemmage
Q1.
Un de mes amis, Claude COURAU, auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire de la forêt de Gascogne en général et le Gemmage en particulier souhaiterait entrer en relation avec vous.Il n'est pas connecté sur Internet. Pouvez- vous me communiquer votre adresse ou/et un n° de téléphone ou de fax où il pourrait vous joindre ?
En vous remerciant par avance,
LDA
Q2.
Merci de m'avoir répondu. Monsieur COURAU a contacté téléphoniquement votre père samedi matin.Donc tout est OK !
R1.
Cher Monsieur,Merci infiniment pour l'exemplaire de votre ouvrage Le Gemmage en Forêt Provençale.
(...) Je l'ai donc fait parvenir à mon père en lui demandant de rassembler ses souvenirs sur le gemmage en forêt de Janas. S'il parvient à me faire parvenir quelques éléments intéressants, je ne manquerai pas de vous les communiquer, en espérant qu'il sera encore temps pour les intégrer à votre réédition de septembre (...).
En attendant, je vous adresse néanmoins copie, ci-dessous, du paragraphe que mon père avait écrit dans le chapitre « Janas, le Mai », du Tome 1 de sa série « Images de la Vie Seynoise d'Antan », pages 200-202, G.R.AI.C.H.S. (1987), paragraphe que vous pouvez utiliser, en faisant référence à mon père. Ce texte est également accessible directement sur internet à l'adresse suivante :
http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome1/janas_le_mai.html#ancre8
Le gemmageLe garde forestier avait aussi à charge de surveiller l'exploitation de la résine, car depuis le début du XIXe siècle, le gemmage se pratiquait à Janas, comme dans la plupart des forêts de pins et de sapins. La colophane, la térébenthine, tirées du galipot, trouvaient déjà de nombreuses applications dans l'industrie.
La vente de la résine et des bois représentait quelques ressources pour le budget de la commune, mais le garde forestier éprouvait les plus grandes difficultés à faire respecter les exploitations.
Il lui fallait surveiller les petits pots de terre cuite fixés au bas des troncs de pins, que remplissait lentement la substance visqueuse s'écoulant en perles fines et brillantes des longues entailles creusées à l'herminette.
Ces pots étaient des cibles faciles pour quelques garnements armés de lance-pierres qui, le jeudi, se faisaient un malin plaisir de provoquer des fracas sonores. Le garde forestier, furieux, lançait parfois à leurs trousses, des chiens hargneux.
Puis il lui fallait remettre les choses en ordre, remplir de résine des tonneaux de bois posés le long des sentes, qui étaient dotés d'un gros entonnoir métallique. Plusieurs jours étaient nécessaires à l'accomplissement de cette tâche.
Pendant longtemps, le gemmage procura quelques recettes au budget de la commune, mais il eut pour effet négatif d'épuiser la vie des grands pins à qui l'on soutirait la substance végétale.
On voit donc quelle importance a revêtu la forêt de Janas dans la vie quotidienne de nos anciens. Ces collines de Sicié étaient vraiment les mères nourricières de notre terroir. On en tirait le bois pour le chauffage ou pour la menuiserie, les plantes médicinales ou aromatiques, les champignons, les asperges, les salades et les fruits sauvages (mûres, arbouses, etc.), les limaçons, le gibier, qui amélioraient l'ordinaire, les pommes de pin et les brindilles pour allumer le feu, l'herbe pour les lapins... et jusqu'aux pignons échappés du cône du pin parasol, qui parfumaient la pâtisserie.
Il faut également évoquer une ressource de la pinède qui, pendant des siècles, fut indispensable à la pratique de la pêche côtière.
Aujourd'hui, les filets de pêche sont en fil de nylon, imputrescible. Jusqu'aux années soixante, furent en usage des filets en coton et en chanvre.
Faire tremper dans l'eau de mer ces fibres somme toute délicates, quotidiennement ou presque, n'allait pas sans quelques problèmes. Aussi, pour prémunir le fil du pourrissement, lui appliquait-on un traitement appelé la " tènche " ou teinture.
Il s'agissait de faire tremper ces filets dans un bouillon d'écorce de pin (rusco) pilée dont le tanin imprégnait le coton, le chanvre et même le liège des flotteurs ou nato, et empêchait l'eau de mer d'y faire ses ravages.
Si, depuis la guerre de 14, les patrons-pêcheurs de La Seyne, de Saint-Elme et du Brusc se fournissaient en rusco pilée auprès de bousquetiers du moyen Var, avant cette époque, ils allaient sur les coupes collecter l'écorce de pin et la pilaient au moyen d'un moulin semblable au moulin à farine, mû par une mule, et que l'on appelait le moulin à tènche ou le moulin à rusco.
Donc, je reprends contact avec vous si j'ai du nouveau de la part de mon père, par rapport au texte ci-dessus.
En vous remerciant encore pour votre ouvrage, recevez, Monsieur, l'expression de mes meilleurs sentiments.
JCA
2 Octobre 2002 - Lagoubran
Q.
Monsieur,Permettez-moi d'être en admiration devant vos recherches.
Je viens, cette année, d'être nommé Directeur de l'école LAGOUBRAN.
J'envisage, avec les élèves de ma classe (CE2, CM1, CM2) de retracer l'historique du quartier LAGOUBRAN. L'école est une ancienne maison bourgeoise qui semble liée à l'ancien champ de course occupé actuellement par le CNIM.
Les enfants ont commencé à interroger les anciens autour d'eux. L'intérêt est présent.
J'ai donc besoin d'aide. J'ai cherché sur le net, mais on trouve peu d'images.
Pourriez-vous m'aider ?
PLB
R.
Monsieur,(...) Votre initiative de retracer l'histoire du quartier où se situe votre école est certainement excellente. Mon père (qui a aussi été enseignant à La Seyne) utilisait souvent cette méthode, en particulier avec la recherche de l'origine des noms de rues et de quartiers dans le cadre de ce qu'on appelait à l'époque "travaux et activités dirigés".
Concernant le quartier Lagoubran, mon père n'a pas écrit de chapitre particulier, peut-être parce que ce quartier se situe en grande partie dans les territoires de Toulon et d'Ollioules et n'approche La Seyne que vers ses confins nord-est.
Dans les divers ouvrages de mon père "Images de la vie seynoise d'antan", que vous pouvez consulter intégralement sur le net, vous trouverez que le nom de Lagoubran est mentionné un certain nombre de fois, entre autres dans les chapitres :
Vieilles pierres seynoises (Tome II) http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome2/vieilles_pierres.html
Mon siècle avait 10 ans (Tome VII) http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome7/mon_siecle_avait_dix_ans.html
La Chaulane (Tome VII) http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome7/chaulane.html
Origine des quartiers (Tome VIII) http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome8/origine_quartiers.html
En fichier attaché, vous trouverez quelques extraits de ces chapitres ou Lagoubran est mentionné.
Vous pouvez également trouver le nom de Lagoubran (ou La Goubran, et je crois plus anciennement La Golbran ?) cité dans divers autres ouvrages d'histoire locale, en particulier :
- L'Histoire de La Seyne de Louis Baudoin (1965), pages 145 (chapelle du Mont Carmel), 348-349 (batterie des Sans-Culotte de Bonaparte), 664-667 (catastrophe de Lagoubran - explosion de la poudrière le 5 mars 1889), etc.
- Toulon et nul soleil ailleurs, d'Yvan Meschi (1994), pages 162.
- Bulletin n° 157 (année 1965) de la Société des Sciences Naturelles de Toulon et du Var (traite des carrières de Lagoubran, ainsi que des bornes armoriées de la limite Ollioules-Toulon, dont celle de Lagoubran - qui se trouve actuellement au musée de Balaguier).
Je pense que bien d'autres informations peuvent être retrouvées dans des ouvrages d'histoire de Toulon (voir particulièrement auprès des bibliothèques municipales et des associations :
- - Amis du Vieux Toulon, 69 cours Lafayette (Tél. : 04 94 62 11 07)
- - Amis de La Seyne Ancienne et Moderne (Présidente : Mme Jacqueline Padovani)
- - Association Histoire et Patrimoine Seynois, BP 315, 83512 La Seyne sur Mer cedex (Présidente : Mme Yolande Le Gallo) (http://perso.libertysurf.fr/histpat.laseyne/)
Concernant d'éventuelles images anciennes du quartier Lagoubran, nous n'avons pas grand-chose sur ce quartier, si ce n'est une carte postale bien connue de l'ancien hippodrome, image qui a été reproduite dans le chapitre "Vieilles pierres seynoises".
Il me semble, toutefois, qu'il existe dans les bibliothèques municipales de La Seyne :
- - Bibliothèque Municipale La Seyne Centre
- - Bibliothèque Municipale La Seyne (Villa Tamaris-Pacha)
des recueils de cartes postales dans lesquels on peut probablement retrouver des images qui vous intéressent. De même dans les bibliothèques de Toulon.
Il y aussi des collectionneurs qui possèdent énormément de cartes postales anciennes.
Le plus connu est certainement M. Noël Guigou à La Seyne. L'un de ses recueils (Au fil de l'histoire seynoise : rubrique de la revue "Vivre à la Seyne": armoiries, monuments, gare, Lagoubran, les comblages, etc., 1981, 24 p.) figure aussi sur la liste d'ouvrages de la bibliothèque de l'Association Histoire et Patrimoine Seynois.
Voilà ce que je peux vous dire pour l'instant (étant toutefois conscient que les sources d'information indiquées ne sont peut-être pas toujours à la portée des élèves d'une école primaire. Je reste donc encore à votre disposition si vous souhaitez que je vous fasse parvenir les copies des chapitres ou des passages d'ouvrages indiqués ci-dessus.
Cordialement,
JCA
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