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- Souvenirs d'un petit Seynois dans quelques rues de la vieille ville
- Voies du quartier Fabrégas
10-13 novembre 2011 : Place de la Lune
Q.
Bonjour Jean Claude
J'espère que tout va bien pour vous & votre petite famille
Le Seynois me demande d'évoquer la "Place de la Lune", qui devait accueillir bien des tournées de bistrot à la sortie des Chantiers dans le temps. Mais à part ça je ne sais rien de ce qui est devenue la place Benoit Frachon. Pourriez vous m'aider à orienter mes recherches, qu'on me demande comme d'habitude de faire dans l'urgence ?
Je vais fureter dans les mémoires de votre père, mais peut-être savez vous précisément où trouver une ou plusieurs références à cette fameuse place dans l'un ou l'autre tome. Ou peut-être avez vous une personne ressource dans votre relationnel. Si c'est le cas, merci de m'en faire part.
Et bon week end !
MN
PS. par ailleurs, il semble que les communes de La Seyne et Six Fours feront débroussailler Janas et Cap Sicié par une troupe d'ânes de Provence. J'ignorais qu'il en existât une race particulière, et je vais surement leur consacrer un article en provençal.
R.
Bonsoir Michel,
Pendant plusieurs générations, les Seynois ont appelé “Place de la Lune” la place rectangulaire, en partie couverte de platanes, située entre la bordure sud des Chantiers et les immeubles bordant l’actuelle rue Camille Pelletan.
C’était son nom officiel au XIXe siècle (et les rues qui la bordaient ont aussi porté les noms de boulevard de la Lune, rue de la Lune, etc.). On trouve encore le nom de rue de la Lune dans le recensement de 1901. Ensuite, Durant les XIXe et XXe siècles, le nom de cette place a changé plusieurs fois : place Saint-Lambert, puis place de la Corderie, puis place Noël Verlaque (du nom d’un célèbre directeur des Chantiers), puis place Benoît Frachon, sa dénomination actuelle. Mais les vieux Seynois n’ont jamais cessé, et aujourd’hui encore, de l’appeler place de la Lune.
Pourquoi cette appellation ?? Cela reste une controverse. Il y au moins 3 hypothèses pour essayer de l’expliquer :
1) La forme du rivage d'origine qui ressemblait à un croissant (?).
3) Le lieu, dépourvu (à l’origine) de tout ombrage, devait être soumis au « gros de l'été » à une insolation particulièrement pénible, de sorte que les gens l'auraient baptisé ainsi pour caractériser un quartier plus qu'ensoleillé (car les Provençaux disent, par antiphrase, en parlant d'une ardeur solaire excessive : « Il tombe une belle lune ! »
3) La zone étant marécageuse à l’origine, “Place de la Lune” pourrait être un hydronyme, Lune ayant pu être une déformation de Place de la Lône (du provençal lono, qui signifie marécage). Elle se poursuit d’ailleurs par le quartier des Mouissèques, autre hydronyme. On connaît aussi le quartiers des Lônes à la limite Six-Fours - Sanary.
Pendant 140 ans, cette place a été traversée quotidiennement par les ouvriers qui se dirigeaient vers la Porte principale des Chantiers. Elle était bordée par les Chantiers sur son côté nord et par de vieux immeubles sur son côté sud. De nombreux immigrés italiens ont logé dans des taudis, dans ce même secteur, au XIXe siècle. C’est à partir de là que l’épidémie de choléra de 1865 - qui fit plus de 500 morts à La Seyne - s’est propagée. A son extrémité est se trouvait l’ancienne usine à gaz. Du côté ouest a fonctionné, de 1891 à 1944, le célèbre théâtre de La Seyne “Eden-théâtre”, devenu “Comédia” après la guerre de 14-18, mais qui fut pulvérisé par une bombe en 1944, de même qu’un autre établissement “Variétés Cinéma” situé à proximité de “Comédia”.
Ci-joint le paragraphe “place de la Lune” extrait de l’Histoire de La Seyne de M. Louis Baudoin (1965).
Cette place fut certainement un lieu chargé d’histoire pour les Seynoise, et surtout les travailleurs des Chantiers. “Place de la Lune” est d’ailleurs le titre du livre écrit en 1983 par M. Patrick Martinenq - l’actuel Conseiller Général de La Seyne - (à partir de sa thèse de doctorat en Sciences Sociales). Ci-joint également un article de journal de l’époque qui faisait état de ce travail.
Enfin, il y aurait sans doute beaucoup à dire sur l’histoire cette place. Je ne peux pas tout vous envoyer : M. Baudoin l’évoque à des dizaines d’endroits différents de son livre. Mon père également. Voyez ce que vous pouvez écrire à partir des quelques documents ci-joints. Eventuellement, vous pouvez m’appeler au téléphone demain soir (ou les jours suivants) vers 17 heures ou 18 heures. Nous pourrons poursuivre la conversation si vous avez des points plus précis à me demander.
Vous pouvez aussi essayer de joindre M. Martinenq (...).
A bientôt. Amitiés,
Jean-Claude Autran
PS. Il existe bien, en effet, une race d’ânes de Provence, qui est reconnue officiellement, mais qui ne compte que peu d’individus. Je ne savais pas qu’elle allait être utilisée pour débroussailler notre massif. C’est très intéressant.
29 octobre - 15 novembre 2011 : Maison ancienne de la rue Berny
Q1.
Jean Claude Bonjour,
J'ai fait photographier cette inscription sur l'entrée d'une trés vieille maison bien mystérieuse. Elle se trouve au tout début de la rue Berny et pas très loin de l'église.
A qui pourrait appartenir cette vieille batisse que j'ai toujours vu fermée et qui sait si elle doit renfermer des choses intérressantes? Tu pourrais peut être te renseigner à la mairie pour tenter de la faire ouvrir mais de toute façon il faut veiller à la répertorier par les services municipaux concernés.
Merci et bonne journée
HG
R1.
Bonjour Henri,
Merci pour ton message.
Nous avions parlé de cette maison il y a quelques années. Tu me l’avais citée, parmi les curiosités à photographier dans la vieille ville (photo ci-jointe). Il s’agit du n° 8 de la rue Berny, avec le millésime 1668.
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A l’époque, je n’avais pas fait attention si elle était fermée ou habitée. Mais, sur l’annuaire, elle paraît aujourd’hui habitée :
SD (8 r Berny 83500 SEYNE SUR MER (LA))Je repasserai dès que possible pour vérifier s’il y a bien ce nom sur la porte. J’essayerai aussi d’en savoir plus sur son histoire. Dans son livre, M. Baudoin indique bien que “dans l’ensemble, les maisons de la rue Berny remontent au XVIIe siècle”, et qu’il y avait autrefois dans cette rue (qui s’appelait alors rue du Palais), le siège des administrateurs-syndics, dans un “immeuble en pierres de moyen appareil, à trois étages, aux murs magnifiquement maçonnés, et qui existe encore de nos jours”. Mais il ne dit pas à quel numéro de la rue il se situe !
Quant à la mairie, je ne sais pas trop qui s’intéresse à répertorier ces maisons anciennes. J’en dirai un mot à Mme Cyrulnik à la prochaine occasion. (...).
Je te tiens au courant de ce que j’aurai pu obtenir.
Amitiés,
Jean-Claude
Q2.
Jean Claude,
Merci de ta réponse au sujet de cette fameuse maison de la rue Berny. Il y a plusieurs années que je n'y suis pas passé et c'était la cause de ma question. C'est quand meme bizzare que quelqqu'un achète dans un tel endroit mais les goûts et les couleurs...
(...) Amités.HG
11 Mai - 15 novembre 2011 : Rues du centre ancien de La Seyne - La Sanha - La Sagno : nouvelles plaques en langue d'oc
Q1a.
Décision d'apposer de nouvelles plaques en langue d'oc pour une première tranche de 17 rues du centre ancien (suite aux travaux de la Commission Municipale "Identité provençale et occitane" qui se sont déroulés de 2008 à 2010) : à chacune des extrémités des rues concernées une plaque sera apposée, une en graphie classique, une en graphie mistralienne.
« La Seyne, née de son détachement de la commune de Six-Fours (1657) a des noms de rues qui sont attestés très tôt, en avance de deux siècles sur la ville de TOulon en ce domaine. L'artisanat actif, antérieur à la révolution industrielle qui va marquer le développement de la navale, est alors caractéristique de l'activité économique. Il en résulte des noms de rue propres aux corporations des métiers de cette période ».
Voici les noms des 17 rues retenues cette année :
Nom actuel Nom en graphie classique Nom en graphie mistralienne Equivalent français Cours Louis Blanc Lo Cors Lou Cous Cours Louis Blanc Rue Louis Blanqui La Calada La Calado Rue empierrée, en pente Rue Léon Blum Carriera Fèrre-blancariá Carriero Fèr-blancarié Rue des Ferblantiers Quai Hoche Cai dau Mòle Grand Carriero dóu Mole Grand Rue du Grand Môle Rue Cyrus Hugues Carriera de la Patz Carriero de la Pas Rue de la Paix Rue Amable Lagane Carriera de la Parròquia Carriero de la Parròqui Rue de la Paroisse Rue Marceau Carriera dei Barraliers Carriero dei Barralié Rue des Tonneliers Place Martel Esprit Plaça Borradet Plaço Bourradet Place Bourradet Rue Parmentier Carriera dei Tèstas Negras Carriero dei Tèsto Negro Rue des Têtes Noires Rue Baptistin Paul Carriera Farga Granda Carriero Fargo Grando Rue de la Grande Forge Quai Gabriel Péri Cai dau Regonfle Cai dóu Regounfle Quai du Regonfle Rue Plâtrière Carriera Gipiera Carriero Gipiero Rue des Plâtriers Rue Ramatuelle Carriera dei Pescadors Carriero dei Pescadou Rue des Pêcheurs Rue République Lo Caladatge d'amor Lou caladage d'Amour Le Pavé d'Amour Rue République (entre bas du cours Louis Blanc et poissonnerie) Carriera dau Mercat deis Èrbas Carriero dóu Mercat deis Èrbo Rue du Marché aux Herbes Rue Taylor Carriera Saboniera Carriero Sabouniero Rue Savonnière Place Noël Verlaque Plaça de la Luna Plaço de la Luno Place de la Lune
Q1b. : Les noms des rues en ocVoir, ci-dessous, leur localisation sur le plan de la ville, et les explications - parfois hypothétiques - des noms de rues ainsi attribués (d'après notre Encyclopédie des rues, chemins, places, quartiers de La Seyne-sur-Mer, ainsi que d'après l'Histoire générale de La Seyne-sur-Mer, de Louis Baudoin, 1965, pages ).
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1. - Quai Hoche : cai dau mòle grand / cai dóu mole grand
Le grand môle, ouvrage en maçonnerie, servait de point de repère et protégeait ainsi les bateaux entrant dans la baie. Son origine remonte qux débuts du port primitif (début XVIIe s.)
2. - Rue Taylor : carriera saboniera / carriero sabouniero
Rue de la savonnerie, ou rue savonnière, probablement une rue qui abritait un artisan savonnier et des commerces de savon
3. - Place Martel Esprit : plaça Borradet / plaço Bourradet
Du nom d'un ancien propriétaire de ce lieu (M. Vourradet ?), devenu une place.
4. - Rue Baptistin Paul : carriera farga granda / carriero fargo grando
La dénomination rue de la Grande-Forge indique qu'un atelier de forgeron assez conséquent avait existé dans cette artère. A partir de 1909, jusque dans les années 1960, cet atelier de forgeron et de maréchal-ferrant avait été tenu par la famille Chailan.
5. - Rue République : lo caladatge d'amor / lou caladage d'amour
Un "caladage" est une rue pavée ; "rue du pavé d'amour", lieu où se rencontraient les jeunes gens au XVIIIe s.
6. - Cours Louis Blanc : lo cors / lou cous
"Le cours", le "marché", lieu de rencontre et d'activités commerciales de la commune
7. - Place Laïk : mercat deis èrbas / carriera dóu mercat deis èrbo
Marché aux herbes, au XVIIIe s., entre poissonnerie et place au bas du cours Louis Blanc
8. - Rue Cyrus Hugues : carriera de la patz / carriero de la pas
Sous l'ancien régime, c'était la rue Bourbon. A la Révolution, elle fut débaptisée en rue de la Paix. Elle devint rue Cyrus Hugues vers l'année 1900.
9. - Rue Lagane : carriera de la parròquia / carriero de la parròqui
Rue de la paroisse, du XVIIIe jusqu'au début du XXe s.
10. - Rue Parmentier : carriera tèstas negras / carriero dei tèsto negro
La rue était ainsi nommée au XIXe siècle car la façade d'un de ses immeubles (au n° 8, millésime 1778) était ornée de têtes noires sculptées - qui ont maintenant disparu
11. - Rue Blanqui : la calada / la calado
Du provençal calado, qui désigne un espace pavé de pierres plates
12. - Rue Ramatuelle : carriera dei pescadors : carriero dei pescadou
Rue des pêcheurs profesionnels (XVIIIe s.)
13. - Rue Plâtrière : carriera gipiera / carriero gipiero
Rue de l'artisanat consacré au bâtiment, en particulier du plâtre (extrait du gypse)
14. - Quai Gabiel Péri : cai dau regonfle / cai dóu regounfle
Regounfle s'explique par l'existence ancienne d'un ruisseau souterrain débouchant dans l'angle sud de la darse.
Sa rencontre avec les flux et reflux des eaux de la mer produisait en cet endroit une sorte de ronflement que nos anciens provençaux nommaient lou Regounfle.
15. - Rue Marceau : carriera dei barraliers / carriero dei barralié
Rue des tonneliers
16. - Rué Léon Blum : carriera fèrre-blancariá / carriero fèr-blancarié
Rue des ferblantiers
17. - Place Benoît Frachon : plaça de la luna
Ancienne "place de la Corderie".
Place de la Lune pourrait être une déformation de Place de la Lône (du provençal lono, qui signifie marécage)
NB. Voir également la page en occitan de Michel Neumuller : « Coma li dison a ma carriera ? » parue dans le magazine Le Seynois N° 26 de septembre-octobre 2011.
Var-Matin, 7 septembre 2011 Var-Matin, 18 septembre 2011 Page occitane dans le magazine Le Seynois, septembre-octobre 2011, p. 41
Q2.
R2.Bonjour Monsieur Autran,
Je représente l'association "Vitrines Seynoises" (association des commerçants du centre-ville).
Nous aimerions à l'occasion de La Fête de la ville de La Seyne/mer présenter sur des panneaux l'histoire du nom des rues de notre centre ancien.
Nous utiliserions le lexique mis en place sur votre site pour la conception des panneaux en signant (cela va de soi) du nom de votre père.
A cet effet je vous demande si vous nous autoriseriez à procéder ainsi?
Bien cordialement.
CC (Président de " Vitrines Seynoises")
Cher Monsieur,Q3.
Merci pour votre message et bravo pour votre initiative se présenter l’histoire du nom des rues du centre ancien.
Naturellement, je vous autorise à utiliser tout ce que vous voudrez dans le lexique des noms de rues du site www.site-marius-autran.com.
Cependant, comme une grande partie du lexique a été réalisée après la disparition de mon père (et comme je continue la mise à jour des noms en tant que gestionnaire du site), je pense que vous devriez faire référence à nos deux noms : “Marius et Jean-Claude Autran”.
Bien cordialement à vous.
Jean-Claude Autran
Bonjour Monsieur Autran,Q4. (7 septembre 2011)
Je vous remercie pour votre réponse et j'en profite également pour vous remercier en ce qui concerne le travail de votre père que vous enrichissez sur votre site qui est une référence pour beaucoup de Seynois.
Bien cordialement.
CC
Bonjour Jean Claude, je viens de lire sur Var-Matin que tu participais à la "provençalisation" du nom des rues de la ville et c'est bien.R4a.
Dans le même élan, tu pourrais signaler aux responsables municipaux, la plaque indiquant "les Moulières" qui se trouve sur une façade au bas de la rue Jacques Laurent tout près de l'église car je pense qu'elle a besoin d'être mise en valeur.
J'ai écrit à Mr le maire pour lui demander de baptiser du nom de Henri Tisot le petit jardin que l'on crée dans la rue Martini. C'était son quartier, celui de son enfaance et le nom de Martini(y) n'est pas oublié pour cela car une école porte encore son nom.
Le centre Tisot de Berthe lui, pourrait par contre prendre le nom de ce prêtre ouvrier décédé récemment et qui faisait énormément de travail dans les associations de ce quartier
Amitiés sincères
HG
Bonjour Henri,R4b.
Merci pour ton message et pour les propositions que tu y développes.
Tu avais déjà attiré une fois mon attention sur la plaque des Moulières, au bas de la rue Jacques Laurent. Je l’avais alors photographiée et j’en avais parlé lors d’une des premières réunions de la Commission des noms des rues de la vieille ville, en demandant que cette plaque soit restaurée et protégée (et non remplacée par une plaque bleue moderne !). L’adjoint responsable de ces questions avait conservé la photo, mais il n’y a eu aucune suite de donnée.
Je vais retirer la photo et, lors de l’inauguration des nouvelles plaques, je vais la donner directement à Marc Vuillemot. (...). J’espère que cette fois, il y aura une suite.
En ce qui concerne un square Henri Tisot, c’est une très bonne idée. Une salle Henri Tisot à Berthe, n’a peut-être jamais été une bonne idée. D’ailleurs Henri a toujours dit qu’il n’y était jamais allé ! C’est vrai que le nom de ce prêtre, Jean-Pierre Margier, aurait davantage sa place dans ce quartier où il était très connu et aimé.
Ça aussi, je vais le redire à Marc Vuillemot lors de l’inauguration des nouvelles plaques de rues.
Amicalement,
Jean-Claude
Bonjour Henri,Q5.
Suite à notre dernier échange, je te confirme que (lors de l’inauguration des nouvelles plaques en occitan de rues du centre ancien) j'ai bien pu parler directement à Marc Vuillemot de la plaque des Moulières, rue Jacques Laurent. Je lui ai montré une photo de la plaque, que j'avais prise il y a quelques années. Cela lui a rappelé que la question de la sauvegarde de cette plaque lui avait effectivement été posée, mais que rien n'avait été fait. Il a donc sur-le-champ confié la photo à son chef de cabinet en lui donnant pour mission de faire restaurer cette plaque (nettoyer l'excédent de rouille, et ensuite la protéger en la recouvrant d'un plexiglas transparent). Affaire à suivre.
Concernant la dénomination de square Henri Tisot, il n'était pas au courant (ta lettre ne lui était apparemment pas remontée), et il a trouvé la proposition très intéressante. Mais ça risque quand même d'être discuté en commission avec d'autres propositions qui pourraient être faites pour ce square. Quant à remplacer le nom de Henri Tisot à Berthe par celui de Jean-Pierre Margier, ça ne semble pas pouvoir se faire ainsi car il m'a dit que le nom de Margier avait déjà été retenu pour un autre site du quartier Berthe.
Voilà le résultat de cette petite discussion. A suivre.
Amitiés.
Jean-Claude
Bonjour Jean ClaudeQ6.
Je suis heureux de voir que tu t'occupe de la rénovation et la "provençalisation" des plaques de rue de La Seyne et signalé celle qui indique la direction des Moulières.
C'est un d'autre sujet que je veux t'entretenir aujourd'hui, l'aménagement de l'atelier Mécanique. On dit que les voyagistes ont peu de choses à voir à La Seyne aussi (pour les seynois également ) il serait peut être bien de réaliser un immense aquarium.
Dans la région cela n'existe pas et il y a suffisamment de place pour le réaliser. Des boutiques et un restaurant pourrait aussi compléter l'affaire.
Voilà l'idée (farfelue peut être) que j'ai en tête depuis longtemps, La Seyne ville maritime jusqu'au bout. Le musée de la Navale pourrait aussi y trouver sa place.
Amitiés
HG
R6.Jean Claude,
(...) Sais tu si la fameuse plaque des Moulières a été rénovée ? Moi, hélas je ne peux pas aller voir.
Amités.HG
Bonjour Henri,
Hélas, non, la plaque des Moulières n’a toujours pas été rénovée. Il va falloir encore les relancer.
Mais je dois justement être reçu par Marc Vuillemot dans les prochains jours, dans son bureau, sur un tout autre sujet. J’en profiterai pour lui laisser une petite liste de points précis qui m’ont été promis, mais qui n’ont jamais été réglés. Il y a cette plaque, mais il y en a aussi quelques autres...
Amitiés,
Jean-Claude
Q1.
Bonjour Jean-Claude,
Je me permets de venir vers toi suite à la lecture de l'encyclopédie des rues sur ton site.
Je fais partie du Comité d'Intérêt Local La Seyne Ouest et Sud. Un de nos adhérents nous a posé une question concernant le quartier Toufany et plus précisément le Chemin du Ruisseau.
Les riverains ne savent pas si ce chemin est privé ou non.
Il semblerait que oui.
Aurais-tu en ta possession des documents ou peux-tu me faire savoir auprès de qui je pourrais les consulter ?
Par avance, merci.
Cordialement
SP
R.
Bonjour Solange,
Il me semblait que tous les petits chemins du quartier Toufany étaient privés : chemins du Ruisseau, des Narcisses, des Coquelicots, des Bleuets, des Rosiers, impasse du Lierre, impasse Marty, etc.
Mais les seuls documents que je possède à ce sujet sont du temps de mon père, donc très anciens. Peut-être la situation concernant ces chemins a-t-elle changé ces dernières années (?).
Pour s’en assurer, le mieux doit être d’aller se renseigner au service du cadastre qui doit être à la Mairie Technique (3e ou 4e étage ?), avenue Pierre Mendès France.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Merci Jean-Claude,
C'est effectivement ce que nous avons conseillé aux propriétaires concernés.
Bonne journée.
Cordialement,
Solange
13 Juillet - 28 Août 2010 : Noms de rues et autre
Q1.
Bonjour Jean-Claude,Auriez-vous quelques infos sur les questions suivantes à propos de l'article à paraître de FL [qui] parle de la rue des gréeurs, des calfats, des charpentiers à La Seyne. Est-ce que des rues portaient ces noms ou bien était-ce l'usage courant ?
Par ailleurs, il parle de rapports de médecins au XIXe sur l'état sanitaire de la population. Savez-vous si votre père en parle dans l'un de ses ouvrages ?
Merci par avance et bel été !
Amicalement,
YLG
R1.
Bonsoir Yolande,Je n'ai guère de temps pour répondre complètement à votre message car nous partons demain pour une semaine de vacances en Angleterre.
En ce qui concerne ces 3 noms de rues, cela ne semble correspondre à aucun nom de rue cité dans les plans de la vieille ville du XVIIIe ou du XIXe siècle. Il y avait un certain nombre de rues portant des noms de métiers (ferblanterie, petit filadou, tonnellerie, savonnière, tonneliers, pêcheurs, munitionnaire, etc.), mais je n'ai jamais entendu de rue des gréeurs, des calfats, des charpentiers. Mais ne seraient-ce pas des noms créés par les ouvriers pour désigner des voies ou des allées spécifiques de certaines activités à l'intérieurs du Chantier ?? Le mieux est peut-être de demander à FL.
Au sujet de l'état sanitaire de la population au XIXe siècle, je ne me souviens pas que mon père en ait parlé, mais je n'ai pas le temps de rechercher maintenant. Je note votre question pour après mon retour (le 22/7), si ce n'est pas trop tard pour vous.
Amicalement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Merci Jean-Claude. En parcourant le livre de Martinenq j'ai un plan où en effet étaient regroupés dans certaines rues les ouvriers par catégorie de métier, mais les rues n'en portaient pas le nom.Bonnes vacances anglaises !
Amicalement,
Yolande
R2.
Bonjour Yolande,Je ne sais pas si, depuis le mois dernier, vous avez trouvé des réponses à vos questions relatives aux noms de rues et à l'état sanitaire des populations au XIXe siècle.
Concernant les noms de rues, je n'ai rien trouvé de plus. Il y a bien des rues des gréeurs, des rues des calfats, etc. dans d'autres villes de France, notamment sur le littoral atlantique. Mais rien de tel dans le passé de La Seyne. A noter que le tome II du livre Sillages, au bas de la page 13, fait bien le lien entre les noms de rues de La Seyne et les métiers. Mais seuls sont mis en gras les noms donnés à des rues qui ont effectivement existé (ferblantiers, savonniers, tonneliers, plâtriers, pêcheurs). Les autres noms de métiers (charpentiers, gréeurs,...) ne correspondent à aucune rue ayant existé à La Seyne ; mais ils ont pu inspirer le romancier.
Concernant l'état sanitaire de la population au XIXe siècle, je n'ai rien de précis non plus. Mon père aborde un peu le sujet, d'une façon générale, dans des chapitres comme Bataille pour l'eau pure (tome IV) ou Toupines et torpilleurs (Tome I). De même que L. Baudoin dans ses chapitres sur le choléra (pp. 567-581 et 611-612). Mais je ne trouve rien de précis sur les rapports de médecins. Il y a cependant quelques éléments sur les statistiques d'accidents de travail dans le livre de P. Martinenq (pp. 161-168).
Désolé de ne pas vous apporter davantage. J'espère que vous avez pu découvrir d'autres éléments de votre côté, qui vous ont permis d'avancer.
Amitiés. A bientôt.
Jean-Claude
Q3.
Bonjour Jean-Claude,Merci pour toutes ces infos et surtout pour les références que je ne vais pas manquer de consulter au plus près (Sinon je n'a rien trouvé de plus).
A très bientôt.
Amicalement,
YLG
28 Décembre 2009 - 2 Janvier 2010 : Localisation de la rue Armand Sauvat
Q.
Bonjour,Il me semble qu'il y a une erreur dans la localisation.
Si l'ensemble est correct, par contre la rue Armand Sauvat ne passe pas au « Théâtre Apollinaire » qui est en centre ville rue Gambetta, ni le Théâtre Europe. A moins qu'il y ait deux rues Armand Sauvat... Il y a bien deux Résidences de l'Evescat.
Je ne pense pas non plus qu'il soit au 99, car c'est un immeuble « les Lavandes ». Peut être est-ce une adresse de commande de billets ??
Le festival international du cirque se déroule, sauf erreur de ma part, à « Circoscène » au port de la « petite mer ».
Mais merci de mettre toutes ces informations qui peuvent permettre d'avoir pas mal d'indications.
GG
R.
Bonjour Monsieur,Merci pour votre message et pour m'informer de cette erreur. Il y a forcément quelques erreurs de-ci de-là dans mon site, que je rectifie au fur et à mesure que je m'en aperçois, ou qu'on me les signale. D'autant plus que, concernant les noms de rues, je me fie parfois à des indications trouvées dans des documents divers, sans toujours aller sur place moi-même, comme je devrais le faire.
Concernant le Théâtre Europe, on trouve ainsi sur plusieurs sites internet l'adresse « 99 rue Armand Sauvat, immeuble Les Lavandes, tél. 04 94 30 83 79 », ce qui m'a induit en erreur. C'est probablement, comme vous le dites, une adresse de commande de billets ou une adresse administrative.
J'ai donc effectué la correction et vous remercie encore.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
5-15 Décembre 2009 : Route du colonel d'Artaud !
Q.
bonjourVoilà un petit mot pour vous saluer et pour vous donner une petite info, bizzare, comme quoi l'interprétation de mots peut créer des erreurs.
donc:
J'ai acheté enfin un gps, outil qui sert à peu de chose par rapport à ce que j'attendais, mais la question n est pas là.
Notre col d'Artaud, notre colline des Artaud, famille du pays, et bien voilà, voilà sauf erreur de ma part, elle devient grâce à l'informatique moderne : le quartier du colonel d'Artaud, même le lotissement du colonel d'Artaud et encore plus sur gogle maps la route des gendarmes d'Ouvea se prolonge au passage du col par la route de La Seyne à Six-Fours et en bas vers la descente, la route devient celle du colonel d'Artaud. Grand mystere!!!!
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Que faire, que pouvons nous faire face à cela ; dans quelques années nos petits-fils et arrières se demanderont qui était Artaud, ce fameux col aux nels!Alors sauf erreur de ma part, je n'ai jamais entendu parler du colonel, mais par les temps qui couren, on attache bien des attachés d'ambassade, des attaches à tables basses, pourquoi pas des colles aux nez.
Je vous adresse toutes mes salutations, toujours attentifs aux travaux de votre site.
A bientôt de vous lire.
ARL
R.
Bonjour,Merci pour votre message et pour cette petite information.
Ce n'est qu'une erreur de plus dans les plans de nos villes. Il y en a toujours eu et à chaque nouvelle édition, certaines sont corrigées et d'autres sont créées.
Même dans la toute dernière édition du plan de La Seyne élaboré par l'Office du Tourisme, il y a une petite dizaine d'erreurs d'orthographe de noms : VUOLI au lieu de VUOLO, DESMOULIN au lieu de DESMOULINS, GIOVANINI eu lieu de GIOVANNINI, Laurent COTSIS au lieu de LAURENT-COTSIS [il n'y a jamais eu de "Laurent COTSIS", il s'agit de l'union des familles LAURENT et COTSIS], etc. etc.
Et les plans Google-Earth ou GPS n'échappent pas non plus aux erreurs, aux déformations de noms, ou aux inventions comme celle de ce "Colonel d'Artaud" !! Il faut espérer que cela soit rectifié dans une prochaine mise à jour (mais je ne sais pas à qui il faut écrire pour signaler ce genre d'erreurs).
Amitiés.
Jean-Claude Autran
15 Novembre 2005 : Bordures de trottoir du boulevard du 4 Septembre
R. (à MR)
Bonsoir Michel,Tu m'avais demandé hier si je savais quelque chose à propos des numéros gravés sur les bordures de trottoir du boulevard du 4 Septembre.
Il me semblait que Marc Vuillemot m'en avait dit un mot dans un message datant d'il y a 2 ans environ. Voici ce que j'ai retrouvé :
« Bonjour Jean-Claude Autran,« En parcourant le site de Marius, je relève que vous êtes en recherche d'infos sur deux voies communales.
« S'agissant de l'avenue Jean-Baptiste Mattei, il s'est agi d'honorer la mémoire d'un maire-adjoint de Charles Scaglia, décédé lors d'une plongée sous-marine. Il était, je crois (à vérifier), ancien militaire.
« S'agissant de l'avenue de la Muraillette, il s'agit tout simplement d'un petit muret d'environ 60 cm de haut sur une quarantaine de large qui bordait la voie et évitait aux piétons et voitures de tomber dans le vallat qui est aujourd'hui recouvert et longe l'ancien chemin sur la droite lorsqu'on chemine d'Est en Ouest (ma source : mes souvenirs d'enfant y résidant et Giuseppe Banti [voisin de mes parents, tous aujourd'hui décédés], ancien "cantonnier" communal, tailleur de pierre municipal car on avait besoin de ce savoir-faire pour, notamment les bordures de trottoirs, en particulier sur "Le Cours" où étaient gravés les numéros des emplacements des revendeurs que l'on a conservés encore aujourd'hui sur la partie du bd du 4 septembre). En provençal : muraia (ou muraio) = mur -> muraillette (muraieta ou muraieto = petit mur, muret).
« Par ailleurs, concernant St-Joseph-de-Gavarry, il faut savoir qu'en provençal, gavarri est le nom d'une variété d'oliviers.
« D'autre part, je me rappelle que, si c'est sous la municipalité Scaglia que le boulevard Staline devint Stalingrad, c'est sur proposition des élus socialistes de l'époque que la voie prit le nom de Stalingrad.
« Bien à vous.
« Marc Vuillemot
Amitiés.
A un de ces jours.
Jean-Claude
23 Juillet - 5 Août 2009 : Chemin de Moneiret
Q.
Bonsoir,lors d'une récente visite de votre site j'ai parcouru rapidement cette question
"a) Noms correspondant vraisemblablement à des personnages locaux ou des propriétaires de quartier. Mais qui étaient-ils exactement ?
.../... Moneiret (chemin de)"
Pour information, à Toulon aussi nous avons un chemin de Moneiret. Je crois me souvenir qu'il a été raccourci. Il a toujours été aux Quatre-chemins des Routes à Toulon. Il venait jusqu'à l'actuel chemin des fours-à-chaux. Pour habiter ce secteur, j'avais d'anciens plans de mon proche quartier et il figurait alors ainsi. Depuis il est seulement un peu plus bas, vers depuis la quartier de l'Oratoire jusqu'à La Florane.
J'interviens surtout pour vous dire que ce serait une coïncidence si nos deux villes voisines honoraient le même "gros" propriétaire ou personnage.
Je porte un intérêt à la toponymie mais je n'ai jamais trop cherché dans ce sens. Cette approche permet de transmettre avec du bon sens certains petits détails de l'histoire de nos territoires. L'exploitation des plaques de rues est le premier guide touristique à consulter.
Si je trouvais quelque chose je ne manquerais pas de vous le signaler.
Il me faudra faire effectuer une recherche aux Archives Municipales de Toulon sur le changement de nom de rue et éventuellement le baptême de la première appellation. Sait-on jamais ! Parfois l'appellation est motivée. J'y passe régulièrement mais peu en cette saison. Les auteurs des publications du Musée de Toulon sur les noms des rues (quatre ou cinq livres parus) ne se sont pas étendus jusqu'aux faubourgs éloignés du centre.
Je n'ai jamais regardé dans les "Indicateurs du Var". Parfois c'est un point de départ. Les Amis du Vieux Toulon ont quelques années sur leurs étagères.
Je vous adresse mes plus vives félicitations pour le maintien et les évolutions portés à votre site.
Par la société HPS je viens de faire l'acquisition d'une récente réédition publiée par Géhess (reçue ces dernières semaines).
Solidairement.
MA
R.
Bonjour Monsieur,Merci beaucoup pour votre message et pour votre réflexion sur l'explication du nom Moneiret.
A l'heure actuelle, je n'ai aucune certitude quand à l'origine de ce nom. J'avais émis l'hypothèse que, comme dans le cas d'autres noms de chemins ou de quartiers, Moneiret aurait pu être un nom de propriétaire de terrains du quartier en question (à l'Est de l'hôpital de La Seyne). (Je connais bien aussi le chemin de Moneiret à Toulon). Mais je dois reconnaître que je n'ai jamais retrouvé de patronyme Moneiret dans les recensements de La ville. Je ne trouve d'ailleurs aujourd'hui nulle part de patronyme Moneiret, que ce soit dans la région PACA, ou dans les autres régions de France, ou dans les sites de généalogie.
Le nom aurait pu alors dériver d'un terme provençal lié à un site géographique ou à une activité agricole ou artisanale, par exemple. Mais, là non plus, je n'ai rien trouvé de bien convaincant. Dans le dictionnaire de Frédéric Mistral, la racine mounié, mouniero nous ramène au meunier, à la meunière, ou au moulin. Et il est vrai qu'un moulin à vent a autrefois existé dans ce quartier dit du Peyron, proche de l'actuel chemin de Moneiret. Mais je ne suis guère confiant dans cette explication car si elle était la bonne, on devrait retrouver le terme dans de nombreux autres lieux, ce qui n'est pas le cas. D'autre part, la variante mounei, mouneiro de la racine mounié, mouniero, qui nous rapprocherait de moneiret, si elle est bien mentionnée par Mistral, ne serait pas provençale mais auvergnate. Donc cela ne nous avance guère.
Merci de me signaler ce que vous pourrez découvrir de votre côté. Peut-être, en effet, dans les archives de Toulon, à l'époque où le chemin a été baptisé ainsi. Il y a quelques années, j'avais fait effectuer ce type de recherches dans les anciennes délibérations du Conseil municipal de La Seyne. Mais rien n'avait été trouvé concernant ce chemin de Moneiret.
Affaire à suivre, donc.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
1er Juillet 2009 : Les pavés d'amour de la République (extrait du magazine Le Seynois de Mai-Juin 2009)

Traduction : L'habitude que nous avons de baptiser les rues d'un nom de célébrité nous vient de la troisième république. Auparavant, ces endroits étaient appelés par le nom des artisans qui y étaient installés ou de l'activité qu'ils abritaient. Souvent, un champ, une vigne que l'urbanisation avait gagnée conserva tout simplement le nom de son propriétaire ou de l'une de ses caractéristiques. Nous en avons le cas à la Seyne avec vinha lònga ou encore Lei Sabletas noms qui ne disent autre chose que la qualité du terrain. Il y a quelques mois, la Commission municipale Identité Provençale et Occitane de la Seyne initia un projet de recherches sur les noms anciens des rues dans le but de leur rendre leur appellation authentique. « Nous avons choisi de commencer par une quinzaine de rues et places du centre ancien de la ville » nous dit Jean-Claude Autran, remue-mémoire de La Seyne. Pour quelques-unes, changer le nom n'était pas nécessaire, Rue Brasse-vin ou encore de la Vieille Plâtrière, qui avaient gardé leur nom, simplement francisé. « Il suffisait de les réécrire dans leur graphie d'origine » ajoute Michel Tournan, l'élu qui anima le travail de la Commission. Et cela sera fait dans les deux graphies qui nous permettent de lire la langue du pays : la classique (authentique) et la mistralienne (XIXe) sur de belles plaques refaites pour l'occasion. Elles seront signalées de la bandière provençalo-catalane et au milieu de la croix occitane. Souvent, le lieu portait encore son nom d'origine, comme Balaguier ou Croton, ce ne sera pas la peine de les réécrire, c'est déjà fait. Pour d'autres, il sera surprenant de lire à côté de Rue de la République, un Caladatge d'Amor bien évocateur. En dehors des 17 rues choisies, des quartiers retrouveront aussi leur nom occitan. Alors une plaque spéciale donnera des explications sur l'origine du nom, comme Lei Molieras qui sont des lieux boueux. Bregalhon, lui, est une avancée en rade, et Cavalhon, une roche. Souvent, ces appellations sont naturellement occitanes, mais elles peuvent venir aussi de l'époque celto-ligure, comme Lo Pas dau Lòu. Il semble en effet, que jamais aucun loup ne soit venu ici et qu'il s'agisse de l'Olt, nom pre-celtique, que nous retrouvons avec la rivière Olt (Lot en français), en Languedoc, et même en Roumanie, ou encore dans un quartier de Roquebrussane. Qu'elles soient d'origine latine ou pas, les rues retrouveront leur nom occitan l'année prochaine. [intraduisible : Jeu de mots en référence avec les invocations traditionnelles de Noël].
23-24 Octobre 2008 : Chemin de la Rotonde
Q.
Cher Monsieur ,Objet : Encyclopédie des rues :
Félicitations pour votre travail :
" Rotonde - Chemin de la Rotonde "
Il vous manque l'origine de l'appellation :
Ce chemin n'avait pas de nom jusqu'aux années 60: J'ai participé au choix du nom avec Monsieur JG, ancien industriel et commerçant de la Seyne. En partant du principe que sa maison était la plus importante à l'époque et que celle-çi avait dans son jardin une Rotonde en haie vive, on baptisa le chemin " Rotonde".
La fille de Monsieur JG habite toujours cette maison - Villa Rotonde (JGB).
Sincères salutations
PM
R.
Cher Monsieur,Merci beaucoup pour votre message.
Il y a en effet longtemps que je cherchais l'origine de cette appellation, que personne n'avait encore pu me fournir.
J'en ai pris bonne note et je vais pouvoir maintenant compléter la rubrique "Chemin de la Rotonde" dans mon "Encyclopédie des rues de La Seyne".
Encore merci pour votre contribution.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
31 Août - 6 Septembre 2008 : Nom d'un quai du port
Q1.
Bonjour Jean Claude. Trou de mémoire (eh oui). Pourrais tu m'indiquer comment s'appelle le quai de notre port côté Est qui reliait la Rotonde à notre vieux pont levant.Ce quai risque de devenir une voie trés fréquentée avec l'hôtel qui s'y construit et le pont rénové avec son ascenceur.
Il faudrait aussi, afin de donner plus d'animation à notre ville que quelques commerces s'ouvrent au bas de l'hôtel....... et si j'avais les moyens d'investir, j'y ouvrirai un café glacier. (!!!)
HG
R1.
Bonjour Henri,La réponse à ta question n'est peut-être pas si facile. Sur aucun de mes anciens plans de La Seyne, ce quai ne porte de nom.
Certes, la partie sud s'est appelée successivement quai Regonfle (ou quai du Regonfle), puis quai François Bernard, puis quai Gabriel Péri. Mais cela ne semblait couvrir que la partie entre le quai Saturnin Fabre et la Rotonde. Est-ce que ça avait pu couvrir aussi la partie entre la Rotonde et le Pont Levant ??? Ou est-ce que cette partie était propriété des chantiers et n'avait alors pas de nom public ?? Je ne sais pas. Mais il me semble avoir vu réapparaître récemment et même plusieurs fois (Bulletin municipal ou Var-Matin ? A propos de la construction de l'hôtel ? - Il faut que je vérifie) le nom de quai Regonfle.
Je vais rechercher où je l'ai lu. Sinon, j'ai aussi une réunion à la mairie la semaine prochaine à propos des noms de rues et des éventuelles plaques que la municipalité voudrait placer en provençal et en occitan. J'y poserai la question.
A propos de notre petite sortie en voiture, que j'ai reportée plusieurs fois, pourrait-on la faire prochainement maintenant que le gros de l'été est passé et que les touristes sont moins nombreux ? Par exemple la semaine prochaine, mardi ou vendredi ?
On se tient au courant.
Amitiés,
Jean-Claude
Q2.
Bonjour Jean Claude,Je crois avoir trouvé le nom officiel de ce quai. Il s'agit du "Quai du 19 mars 1962" qu signifie la date des accords d'Evian et la fin de la guerre d'Algérie. (Cela avait d'ailleurs soulevé une violente polémique au sein de la communauté des rapatriés).
Ce quai va certainement devenir le passage le plus fréquenté de la ville par les seynois et aussi les touristes et, étant particulièrement ensoleillé, il serait judicieux qu'au rez-de-chaussée de l'hôtel on y trouve quelques terrasses.
Puisque tu vas à une réunion pour le nom des rues, pourrais tu par la même occasion demander à ce qu'on mette en valeur (simple nettoyage) certaines dates inscrites sur les vieilles portes du centre ville ainsi que la plaque des Moulières.
(...) Voilà Jean Claude les dernières nouvelles du front.
Amitiés
HG
R2.
Bonjour Henri,(...) Concernant ce quai qui reliait la Rotonde au Pont levant, j'ignorais totalement qu'il ait pu porter ce nom car je ne l'ai jamais lu. Quelle est donc ta source d'information ? J'en suis également surpris vu que ce nom de « 19 mars 1962 » avait été donné (mais je ne sais plus en quelle année) à la petite place reliant la rue Franchipani et la rue République, près de la poissonnerie. L'appellation a été ensuite modifiée, sans doute sous la municipalité Scaglia, au profit de « place des Anciens Combattants d'Afrique Française du Nord », qui est la dénomination actuelle.
Mais, par ailleurs, j'ai bien retrouvé, notamment dans Fenêtre sur Seyne de février 2008, que le nom de quai Regonfle a bien été récemment repris : « Travaux du Pont Levant : confortement du Quai Regonfle », sans doute de façon non officielle et abusive puisque « lou Regounfle » se situait, il me semble, à l'opposé, entre les quais Saturnin Fabre et Gabriel Péri. Et d'ailleurs, l'ancienne rue Regonfle correspond à l'actuelle rue Henri Lefebvre, qui relie l'angle sud du Port à la rue Berny.
C'est entendu, à la prochaine réunion à la mairie sur les plaques de rues, je parlerai des anciennes dates et plaques de rues qui seraient à mettre en valeur (avant de penser à en fabriquer de nouvelles). Je poserai aussi la question de ce quai Regonfle.
Amitiés,
Jean-Claude
Q3.
Ce quai Regonfle commence sérieusement à nous gonfler comme dirait Nine de la poissonnerie (rire). Non, Jean Claude, je ne me souviens plus qui l'a écrit mais je me souviens l'avoir lu dans l'excellent forum sur La Seyne et managé par un certain Nicky.(...) Voilà Jean Claude les nouvelles que je peux t'apporter à ce jour. A bientôt, courant Octobre.
Amitiés.
HG
R3.
Bonjour Henri,
Mea culpa. Tu avais raison, le quai qui relie l'ancienne Rotonde des Chantiers au Pont Levant a bien un nom sur le plan de La Seyne publié en 2006 par l'Office du Tourisme : « Quai du 19 Mars 1962 ».
7-8 Juillet 2008 : Souvenirs d'un petit Seynois dans quelques rues de la vieille ville
Q1.
Cher Claudet, voici, en hommage filial, un texte de mon père :Toussaint Merle (1911-1969) : « Souvenirs d'un petit Seynois »
http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=555Tu peux naturellement, et j'en serais très heureux, en donner la référence sur ton site, car il ne peut que toucher les vieux Seynois.
Amitiés
René Merle
R.
Merci René,Pour ce texte si émouvant et si vivant. Je ne le connaissais pas et je ne pense pas que mon père l'avait dans ses archives.
J'en ai donné la référence sur mon site à la page "Autres documents sur l'histoire de La Seyne", ainsi que dans le texte du chapitre "Toussaint MERLE" que mon père avait écrit en 1988, et aussi dans le préambule à mon travail sur les rues de La Seyne.
A noter que j'ai le texte d'une autre conférence que j'ai retrouvé dans les documents de mon père :
" DE LA VOCATION D'UN MAITRE D'ECOLE FACE AUX PROBLEMES DU MONDE MODERNE ", Conférence de M. Toussaint MERLE aux Amis de La Seyne et Moderne le lundi 8 Avril 1968.
J'imagine que tu dois l'avoir aussi. Si jamais tu ne l'avais pas, je peux te le faire parvenir.
Amitiés,
Jean-Claude Autran
Q2.
Merci Claudet. Je fais aussitôt sur l'article le lien avec ces parties de ton site.Oui, je possède ce texte, qui est la suite de celui que je viens de mettre en ligne. (...).
Amitiés
René
29 Avril 2008 - 14 Janvier 2009 : Explication pour la rue du Docteur Crouzet
Q1.
Cher ami,(...)
Pour le docteur Crouzet, il pourrait y avoir un rapprochement à faire avec un homme politique de premier plan qui fut Maire de Nîmes au moment de la grande révolte des vignerons : "Il est 13 heures quant le défilé se met en marche. A sa tête se trouve le Comité d'Argelliers, Marcellin Albert, le Docteur Crouzet, maire de Nîmes. L'itinéraire emprunté est le suivant : quai de la Fontaine, bd Gambetta, bd Amiral Courbet, Esplanade, tour des Arènes, bd Victor Hugo. Le défilé passe ensuite par la rue Emile Jamais pour arriver à l'avenue de la République que vient à peine de quitter la queue du cortège. Il est 15h30. Cette foule est impressionnante souligne un journaliste : « Aucune confusion, aucun cri, hommes et femmes défilent d'un air digne et grave, pénétrés de l'importance de l'acte qu'ils accomplissent ».
HR
R1.
Bonjour Henri,Merci pour tes suggestions (...).
Concernant le Docteur Crouzet, ton explication est plausible, d'autant que la rue en question est perpendiculaire à la rue des Cévenols. Mais j'aimerais bien comprendre pourquoi on a donné ces noms à des rues de ce quartier Mar-Vivo. Surtout que les personnalités retenues pour des noms de rues sont soit des célébrités au plan national, soit des personnalités seynoises ou ayant eu un lien étroit avec La Seyne. On n'a pas d'exemple de personnalités issues d'une autre région comme ce serait le cas du Docteur Crouzet.
Merci pour tout. Amitiés.
Jean-Claude Autran
Q2. (9 Janvier 2010)
Bonsoir(...) J'ai visité votre site et me permets de vous signaler qu'il y a à Abidjan (Côte d'Ivoire) une avenue du Dr Crouzet: il s'agit peut-être d'un médecin colonial.Si la largeur de la voie est proportionnelle à la renommée du Dr Crouzet, alors il devait être fameux en AOF pendant la période coloniale.
Cordialement
ML
R2.
Bonjour Monsieur,Merci pour votre message. Cette précision sur le Docteur Crouzet (rue du Docteur Crouzet à Abidjan) est intéressante. C'était certainement un médecin colonial, me n'ai pas encore pu trouver d'information à son sujet. Je vais poursuivre les recherches dans ce sens et essayer de comprendre le lien éventuel qu'il y aurait avec le quartier de La Seyne (Mar-Vivo) où ce nom de rue a été attribué.
(...) Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q3. (12 Janvier 2010)
Bonjour,Il y a eu un Dr Crouzet qui fut maire de Nîmes et partie prenante de la révolte vigneronne de 1907
cf. http://www.sommieresetsonhistoire.org/SSH/spip.php?article29Il a eu aussi un botaniste dans la première moitié du XIXème. cf. pj
Enfin un Dr Crouzet a légué à l'état ses collections d'objets du Maghreb et l'AOF dont une partie se trouve au musée du quai Branly.
Cordialement.
ML
R3.
Bonsoir,Merci pour ces renseignements.
J'ai, en effet, vu passer, ces différents Docteurs Crouzet en cherchant sur internet quel pouvait être celui qui avait été honoré par une rue du quartier Mar-Vivo à La Seyne.
Mais on a quelque peine à trouver le rapport entre eux et ce quartier de Mar-Vivo. On avait pensé que ce pouvait être le maire de Nîmes, vu qu'une rue voisine s'appelle rue des Cévenols. Mais ce n'est pas une certitude et les recherches continuent.
Merci encore.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
17 Mars - 9 Avril 2008 : Carrefour du Pêle-Mêle
Q1.
bonjour,je viens de parcourir votre site,
en ce qui concerne le "PELE MELE" vous dites :
"Pêle-Mêle (carrefour du)Pèle-Mêle vient peut-être (?) de la déformation de PLM, le carrefour étant situé sur la route de la gare de chemin de fer appartenant alors (avant la création de la SNCF) au réseau PLM (Paris-Lyon-Méditerranée).ancienne appellation populaire du carrefour (devenu aujourd'h un rond-point) situé sur le chemin de Lagoubran aux Playes, à l'intersection avec le chemin de La Seyne à Ollioules, à proximité des centres commerciaux Auchan et Leclerc.
Voir rond-point Georges Beauché, dénomination actuelle, donnée le 27 janvier 1998."
il se trouve que c'est mon grand père qui a construit le bâtiment du Pêle-Mêle avant la guerre 39.45 et celui ci a été détruit pendant la guerre, il l'a donc reconstruit après.
Il a lui même baptisé ce bâtiment de ce nom parce qu'on y trouvait de tout : épicerie, boulangerie, pompes à essence etc....
et il a construit a cet endroit car il disait que La Seyne s'agrandirait jusque là.
J ai des photos de l'epoque.
j avais aussi une photo du chateau de la chaulanne si cela vous interesse je peux la chercher
si vous voulez plus de renseignements je peux les demander a ma famille
bonne continuation
LT
R1.
Bonjour,Merci beaucoup pour votre message et pour cette explication du nom du carrefour Pêle-Mêle. Cette explication est, en effet, beaucoup plus plausible que celle (PLM ?) que mon père avait autrefois mentionnée.
J'ai donc modifié en conséquence la rubrique Pêle-Mêle dans mon Lexique des rues de La Seyne, en mentionnant que c'est à vous que je devais l'explication.
Vous me dîtes que vous avez des photos de l'époque. Je serais très intéressé d'en recevoir une copie si cela était possible. De même pour le château de La Chaulanne, car je ne connais pas de photo de cet ancien château. Et même les associations sur l'Histoire et le Patrimoine Seynois ne semblent pas en posséder.
Ce serait donc très important si vous pouviez en retrouver une, et je vous serais très reconnaissant de me la faire parvenir.
Merci par avance. Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Bonjour,Désolée du retard de la réponse, mais j'ai eu un peu de mal à retrouver les photos.
Je vous envoie donc 2 photos du Pêle-Mêle, et une photo du château de la Chaulanne, sur cette dernière on voit au premier plan la ferme, et derrière c'est l'arrière du château.
je vous souhaite une bonne continuation.
LT
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R2.
Bonsoir,Merci beaucoup pour ces photos.
Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je pourrai les faire figurer sur le forum de mon site (dans la section sur l'histoire et la géographie des quartiers de La Seyne) : http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/quartiers.html en signalant bien que c'est à vous que je les dois.
Je suis certain que cela intéressera beaucoup de ceux qui consultent mon site. La photo du château de la Chaulanne est certainement très rare. Même mon père, qui avait écrit tout un chapitre sur la Chaulanne (et qui avait connu le château dans sa jeunesse) n'en possédait aucune photo.
Très cordialement,
Jean-Claude Autran
Q3.
Bonjour,Je ne vois aucun inconvénient , vous pouvez mettre les photos en ligne, mais ce n'est pas la peine de préciser qu'elles viennent de moi.
Ce serait bien même qu'il y ai des personnes qui se reconnaissent sur la photo du pêle mêle.
Pour le château de la Chaulanne, je sais qu'on ne trouve absolument rien sur lui, même dans les archives de la mairie, j'étais allée voir, c'est bien dommage d 'ailleurs.
Je vous souhaite une bonne continuation
Cordialement
LT
31 Décembre 2007 - 10 Janvier 2008 : Rues J.-B. Mattei et Docteur Vaillant
Q.
BonjourJe suis assez surpris par votre recherche sur Avenue JB MATTEI, cette avenue qui se situe aux sablettes porte le nom d'un adjoint au maire Scaglia mort en plongée.
La rue du Dr VAILLANT se situe en centre ville près du rond point Kennedy, porte le nom d'un médecin mort prématuremment ancien athlète du CSMS.
RC
R.
Bonjour,Merci pour votre message.
Mes avis de recherche sur les rues de La Seyne concernent uniquement l'origine de leur appellation (la localisation de toutes les rues est facile à retrouver d'après les divers plans de la ville).
Concernant la rue J.-B. Mattei, l'origine de l'appellation m'avait été fournie il y a quelques semaines et le paragraphe concernant cette avenue avait déjà été mis à jour dans mon lexique des rues, à la lettre M : http://pagesperso-orange.fr/marius.autran/rues/lexique_rues_m.html
- - Jean-Baptiste Mattei : Cadre de banque, qui fut maire-adjoint de la municipalité Charles Scaglia, décédé lors d'une plongée sous-marine.
- - Unique voie de l'isthme des Sablettes, entre le rond-point de l'Appel du 18 juin 1940 et le carrefour du sous-marin Protée. Partie de l'ancien CD 18.
Par contre, personne n'avait pu jusqu'ici me fournir l'origine de l'appellation de la rue du Dr Vaillant.. Je vous remercie donc de me l'avoir fournie, et je vais donc rajouter cette information à la lettre V de mon lexique : http://pagesperso-orange.fr/marius.autran/rues/lexique_rues_u_v.html
Cordialement,
Jean-Claude Autran
11-14 Octobre 2007 : Explication de certains noms de rues de La Seyne (3)
Q.
Bonjour Jean-Claude Autran,En parcourant le site de Marius, je relève que vous êtes en recherche d'infos sur deux voies communales.
S'agissant de l'avenue Jean-Baptiste Mattei, il s'est agi d'honorer la mémoire d'un maire-adjoint de Charles Scaglia, décédé lors d'une plongée sous-marine. Il était, je crois (à vérifier), ancien militaire.
S'agissant de l'avenue de la Muraillette, il s'agit tout simplement d'un petit muret d'environ 60 cm de haut sur une quarantaine de large qui bordait la voie et évitait aux piétons et voitures de tomber dans le vallat qui est aujourd'hui recouvert et longe l'ancien chemin sur la droite lorsqu'on chemine d'Est en Ouest (ma source : mes souvenirs d'enfant y résidant et Giuseppe Banti [voisin de mes parents, tous aujourd'hui décédés], ancien "cantonnier" communal, tailleur de pierre municipal car on avait besoin de ce savoir-faire pour, notamment les bordures de trottoirs, en particulier sur "Le Cours" où étaient gravés les numéros des emplacements des revendeurs que l'on a conservés encore aujourd'hui sur la partie du bd du 4 septembre). En provençal : muraia (ou muraio) = mur -> muraillette (muraieta ou muraieto = petit mur, muret).
Par ailleurs, concernant St-Joseph-de-Gavarry, il faut savoir qu'en provençal, gavarri est le nom d'une variété d'oliviers.
D'autre part, je me rappelle que, si c'est sous la municipalité Scaglia que le boulevard Staline devint Stalingrad, c'est sur proposition des élus socialistes de l'époque que la voie prit le nom de Stalingrad.
Bien à vous.
MV
R.
Cher ami,Merci beaucoup pour toutes vos informations sur l'origine des dénominations de l'avenue Jean-Baptiste Mattei et de l'avenue de La Muraillette.
Cela va permettre de compléter les cases encore manquantes de mon "lexique des rues de La Seyne". Je rajoute également que c'est sur proposition des élus socialistes que la dénomination "boulevard de Stalingrad" fut adoptée en 1984.
Toutefois, concernant Jean-Baptiste Mattei, il ne semble pas qu'il fut militaire à l'époque de ses activités municipales. Dans mes archives sur les élections de 1983, 1984, 1985 et 1989, il est désigné à chaque fois sur les bulletins de vote comme « cadre de banque ».
Concernant Saint-Joseph de Gavarry, il est vrai que Gavarri est une ancienne variété d'olivier propre au Var. Mais Gavarry est aussi un nom de famille provençal et, jusqu'ici, je m'en suis tenu à l'explication qu'en donne Louis Baudouin dans son histoire (page 145) à savoir l'existence d'une ancienne chapelle qui tirait son vocable du nom de l'ancien propriétaire du domaine, Pierre Guigou, négociant seynois, surnommé "Gavarry". Pourquoi ce surnom ? Avait-il des oliviers ou vendait-il des olives du type Gavarri ???
Merci encore. A bientôt peut-être.
Jean-Claude Autran
29-30 Août 2007 : Chemin de Gauran
Q.
Bonjour,Il existait il y a une dizaine d'années encore dans le quartier tamaris, le "chemin de GAURAN".
Je ne le retrouve ni dans l'annuaire de la Ville ni dans votre étude.
Auriez-vous des informations sur l'origine de cette dénomination.
Ce chemin menait à une grande villa rose qui aurait abrité les amours de Cocteau et de Jean Marais.
Merci d'avance si vous pouvez satisfaire ma curiosité.
JCG
R.
Bonjour,Le chemin de Gauran existe toujours. Il relie le chemin du Manteau au boulevard Bonaparte.
Je ne suis pas certain de bien identifier cette grande villa rose dont vous parlez, mais je crois que le chemin de Gauran permettait d'accéder à des villas célèbres construites sur l'arrière du domaine de Michel Pacha, telles que "Les Terrasses" où auraient séjourné Germaine Tailleferre et Ralph Barton, ainsi que "La Villa Blanche", propriété de l'écrivain et académicien Edouard Bourdet. Il a été dit que Jean Cocteau était souvent venu dans cette "Villa Blanche", ainsi que le peintre Christian Bérard. Je n'en sais pas davantage et j'ignorais que Jean Marais avait pu aussi y séjourner.
Sur ces sites se trouvent aujourd'hui la maison de retraite "Les Terrasses d'Amadeus", ainsi que la résidence "Les Terrasses".
Le chemin de Gauran figure bien sur les différents plans de la ville de La Seyne que je possède, en particulier le Guide Planète de la région de Toulon, page 17.
Je le mentionne aussi dans mon étude des rues de La Seyne, à la lettre G :
http://perso.orange.fr/marius.autran/rues/lexique_rues_g.htmlD'après les renseignements trouvés dans les archives de mon père, le chemin de Gauran aurait été ainsi nommé (en 1950) pour rendre hommage à Monsieur Gauran, propriétaire du quartier Balaguier qui aurait cédé son chemin privé à la ville. Mais je ne sais rien sur ce Monsieur Gauran, et le patronyme Gauran ne semble plus exister à La Seyne.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
20 Juillet - 20 Août 2007 : Carrefour du sous-marin Protée
Q.
Monsieur.Je viens de parcourir votre site avec beaucoup d'intérêt. C'est une véritable mine d'or pour des recherches sur votre ville.
Ma mère était d'origine de Toulon mais a vécu à La Seyne durant toute sa jeunesse (avant la dernière guerre).
C'est en voulant un simple renseignement sur La Seyne que je suis tombé sur votre site. Vous vous doutez bien que j'en ai parcouru qu'une faible partie, celui-ci étant tellement important et complet. J'ai pu ainsi y voir avec émotion dans le dictionnaire du mouvement ouvrier seynois, le nom de l'un de mes oncles, Paul Alexandre , qui avait travaillé dans les chantiers navals.
J'ai pu également retrouver certains noms de lieux que j'ai connus lors de mes vacances d'enfant , tels que le quartier Beaussier, Mouissèque, chemin de l'Evescat et bien d'autres.
J'ai connu également, mais là mes souvenirs sont lointains, l'effervescence des chantiers navals.
J'ai fait récemment une visite éclair dans votre cité, mais hélas je n'ai pas eu le temps de revoir les vieux quartiers de mon enfance; cependant, je reviendrai début septembre avec ma sœur et mon épouse pour une visite un peu plus approfondie, une sorte de pèlerinage !!
Ma question est relative à un événement qui s'est passé à La Seyne: la cérémonie de décembre 2005 en hommage aux disparus du sous-marin Protée. Une stèle est installée sur le rond-point ainsi qu'un pylône; ma question est la suivante: quel est la signification de cette construction métallique et qui en est le créateur ?
Je participe très modestement à l'élaboration d'in site Internet sur les giratoires de France et de Navarre, et votre réponse me permettra d'ajouter ces donnée aux photos prises lors de ma visite éclair à La Seyne.
Dans l'attente de vous lire, je vous prie de recevoir cher Monsieur, mes plus sincères salutations.
GM
R.
Bonsoir,Merci pour votre sympathique message, et pardon pour le retard mis à vous répondre (j'étais en vacances, et, à mon retour, le temps que j'aille revoir sur place le carrefour du sous-marin Protée, bien des jours se sont écoulés).
J'ai repris en photos (ci-jointes) ce giratoire et sa stèle (inaugurée le 18 décembre 2005). Les inscriptions sont lisibles en zoomant sur les photos. Mais le pylône qui se trouve au sommet de la butte ne me semble avoir aucun lien avec le sous-marin Protée et la stèle. Ce n'est apparemment qu'un support des éclairages du rond-point.
Je vous joins également l'article du Bulletin municipal (février 2006) qui relate l'inauguration du giratoire.
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Vous pourrez le vérifier si vous passez par La Seyne en septembre. Bonne visite, ou bon pèlerinage...Cordialement,
Jean-Claude Autran
15-19 Juin 2007 : Rues de La Seyne qui ont été bombardées
Q.
BonjourJe souhaiterai avoir quelques noms de rue qui ont été bombardées durant la deuxieme guerre mondiale à la seyne sur mer entre 1942 et 1945 !
Une précision tout de même des rues qui ont été touchées fortement ! ( une dizaine ou un peu plus me suffirait !)
J'imagine que toute les rues la Seyne sur mer ont toute été bombardées plus ou moins! de 40 à 45 !
But : C'est pour élaborer un papier sur la gazette seynoise !
d'avance merci
en espérant ne pas vous prendre trop de temps !
Cordialement
CB
R.
Bonjour,- D'après ce que mon père a écrit dans le chapitre "Années dramatiques" de son Tome 2 :
- http://perso.orange.fr/marius.autran/oeuvres/tome2/annees_dramatiques.html
- D'après également mes souvenirs d'enfance, où il subsistait encore des "trous" entre des maisons encore debout, parfois épontillées (là où sont apparues des constructions d'un style moderne au début des années 50), les rues de l'agglomération seynoise qui ont été le plus touchées par les bombardements, surtout celui du 29 avril 1944, sont, je pense, les suivantes :
- Rue Isnard
- Rue Condorcet
- Boulevard Garibaldi (la Poste)
- Boulevard Jean-Jaurès (école maternelle)
- Place Verlaque (actuelle place Benoît Frachon) (destruction du théâtre Comédia)
- Quai Saturnin Fabre (Hôtel de ville)
- Rue Baptistin Paul
- Rue Clément Daniel (surtout le bas de la rue)
- Rue Parmentier
- Rue Franchipani
- Rue République
- Rue Ernest Renan (destruction du patronage laïque)
Je reste à votre disposition. Cordialement,
Jean-Claude Autran
29 Mai - 2 Juin 2007 : Explication de certains noms de rues de La Seyne
Q.
Bonsoir,J'ai suivi quelques pistes sur internet pour les noms de rues. Vous trouverez plus amples renseignements sur les sites indiqués.
Ci joint document word.
A bientôt. Salutations.
NOMS DE RUES :J'ai cherché les plus faciles sur Internet avec Google. Pistes à suivre :
- ARMAND SAUVAT : entraîneur d'un club d'athlétisme à LA SEYNE
- Voir site : CSMS Athlétisme
- AUGUSTE DELAUNE : voir site Ville d'IVRY sur SEINE DELAUNE AUGUSTE
- NB : nous avons notre stade Auguste Delaune à Reims
- LES GABRIELLES : il s'agirait peut être de plumes (faisan autruche coq)
- Voir site : "LISTE DES REPONCES ET ANNONCE CHOISIE"
- Avez vous des pêcheurs à la mouche dans le coin ? Ou un fabricant de chapeaux !…
- ANDRE LOUIS : Architecte diocésain 1819 - 1890
- MONEIRET Jean : source annales de Haute Provence
- Recensé comme Protestant en 1569 à Riez
- Voir site : L'EGLISE REFORMEE DE RIEZ (1550 - 1700)
- ZUNINO Michel : était député des Bouches du Rhône
- Homme politique et résistant français né à Toulon
- Voir site : WIKIPEDIA
- VIDAL Augustin : a été maire de Pomayrols (12) en 1822
SERAIT IL POSSIBLE DE CONNAITRE A QUELLE DATE CES RUES ONT ETE AINSI NOMMEES PAR LE BIAIS DES COMPTES RENDUS DES CONSEILS MUNICIPAUX ?
ET PAR LE CADASTRE POUR LES ANCIENS PROPRIETAIRES ? ON POURRAIT FAIRE ENSUITE UNE RECHERCHE SUR LES SITES DE GENEALOGIE…
DOMMAGE QUE JE N'HABITE PAS SUR PLACE !
R2.
Bonjour,Merci pour votre message et pour me proposer quelques pistes pour expliquer les noms de certaines rues de notre ville.
Entre temps, j'avais trouvé l'origine de la dénomination Auguste Delaune :
- Auguste, Alphonse Delaune : Sportif, syndicaliste et résistant français (Craville-Saint-Sauveur, Seine-Maritime, 1908 - Le Mans, 1943). Fils d'un électricien, Auguste Delaune, ouvrier soudeur, adhéra au syndicat unitaire des Métaux en 1922 et deux ans plus tard aux Jeunesses communistes dont il devint un des dirigeants. Sportif - il gagna le cross de L'Humanité en 1928 - il fut nommé, en 1931, secrétaire de la région parisienne de la Fédération Sportive du Travail (FST, puis FSGT) avant d'entrer l'année suivante au secrétariat général national et au comité exécutif de l'Internationale Rouge des Sports. C'est à ce titre qu'il assista, à Prague le 1er mars 1934, aux pourparlers sur l'Unité Sportive Internationale et que sous le Front populaire, il fut nommé membre du Conseil Supérieur des Sports. En 1937, il fut élu membre du Comité régional Paris-Nord du Parti communiste. Auguste Delaune fut arrêté le 6 décembre 1940, interné au camp d'Aincourt, à la centrale de Poissy et à Châteaubriant d'où il s'évada le 2 novembre 1941. Il entra dans la résistance communiste et en fut un des principaux responsables en Picardie, en Normandie puis en Bretagne. Le 27 juillet 1943, il fut blessé au cours d'un guet-apens que lui tendit la police du Mans. Hospitalisé, la Résistance ayant tenté sans succès de l'enlever, il fut transféré à la prison et torturé. Ramené à l'hôpital, il mourut le 12 septembre.
- En ce qui concerne Armand Sauvat, votre recherche m'a en effet permis de retrouver qu'il était entraîneur sportif à La Seyne au début des années 50. Je ne m'en souvenais plus, alors que je suis Seynois - et c'est vous, qui êtes loin, qui avez pu retrouver cette information !
Pour les autres dénominations, je vous remercie beaucoup pour vos suggestions, mais je ne suis cependant pas certain que ces pistes soient les bonnes :
- Pour Moneiret, il s'agit d'une dénomination de chemin qui ne semble exister en France qu'à Toulon et à La Seyne-sur-Mer. Il y a eu effectivement un Jean Moneiret « recensé en 1569 comme protestant absent de Riez », mais je ne m'explique pas que la commune de La Seyne (qui n'a été créée qu'en 1657) et qui n'a jamais eu de forte influence protestante, ait voulu honorer un jour le nom de ce protestant de Riez du XVIe siècle. Je tendrais à penser qu'un patronyme comme Monneret (qui a pu être provençalisé en Moneiret) ait été celui d'un propriétaire du quartier en question et proposé ensuite pour la dénomination d'un chemin rural.
- Pour Les Gabrielles, il s'agit d'un hameau situé en limite d'une forêt plutôt aride ; il n'y a pas de rivière, ni de pêcheurs à la mouche dans ce quartier.
- Le chemin André Louis était un tout petit chemin rural, aujourd'hui inclus dans la zone industrielle et commerciale. Je tendrais à penser qu'il s'agissait plus probablement d'un propriétaire de quartier (le patronyme est courant et il y a encore actuellement un certain nombre d'André LOUIS dans le Var et la région) plutôt que de l'architecte diocésain d'Ajaccio.
- Même chose pour Vidal. C'est un patronyme très commun à La Seyne. Je pense plutôt qu'Augustin Vidal ait appartenu à l'une des familles Vidal de propriétaires et cultivateurs seynois. Je n'imagine pas que la commune ait pu honorer un maire de l'Aveyron du début du XIXe siècle.
- Enfin, pour Zunino, qui est aussi un patronyme commun dans la région, nous avons 2 impasses Zunino à La Seyne. L'une est l'impasse Georges Zunino, jeune Seynois mort pour la France en Algérie - et une autre dont je recherche encore l'origine de la dénomination. J'ai personnellement connu Michel Zunino (1889-1958), qui fut député SFIO du Var - et non des Bouches-du-Rhône comme cela est indiqué par erreur dans Wikipedia - de 1936 à 1941, puis de nouveau, mais communiste, de 1945 à 1955. Je n'ai jamais entendu dire que la ville de La Seyne ait honoré le nom de ce député du Var, par ailleurs Maire de la ville de La Garde, surtout pour dénommer une si minuscule voie en impasse. Je pense plutôt qu'il s'agit d'une autre famille Zunino de La Seyne.
Naturellement, les délibérations du Conseil municipal devraient nous donner l'explication de ces dénominations de rues. J'ai pu en obtenir un grand nombre grâce à une employée des archives, mais tout n'a pas été retrouvé (il faut dire que la ville de La Seyne a perdu une partie de ses archives à la suite des bombardements de 1944 et de l'incendie et de la destruction de sa mairie le 29 avril 1944).
Il reste encore la piste du cadastre qui devrait nous renseigner sur les propriétaires de terrains. Cela reste à faire, en effet. C'est une bonne idée.
Merci encore pour votre aide et vos suggestions.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
29-30 Mars 2007 : chemin de la Rotonde
Q1.
Le chemin de la rotonde est l'anciene route qui menait au chantier de la seyne appelé aussi la cloche moi aussi j'était à l' école martini je me souvien qu'il y avait des problèmes avec l'eau certains avaient attrapé la polio alors on nous interdisait de boire et il y avait aussi des sœurs siamoises attachées par la main ,mais j'était avec les filles on a pas dû se connaitre cela fait quand même plaisir de se souvenir.Bien cordialement.
JB
R.
Bonjour,Merci pour votre message et votre témoignage sur la Seyne ancienne.
Concernant le chemin de la Rotonde, je ne pense pas que nous parlions du même quartier. Le petit chemin qui s'appelle chemin de la Rotonde dont je recherche l'origine n'a rien à voir avec l'ancienne Rotonde des chantiers. C'est un chemin qui se situe entre Les Plaines et Mar Vivo ; c'est une impasse qui se détache du côté sud de l'avenue Auguste Renoir, peu avant sa jonction avec la route des Sablettes (avenue Salvador Allende).
Merci si vous avez d'autres informations.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Je vais faire des recherches je vous tient au courant.JB
6-11 Mars 2007 : Rue Berny
Q.
Cher Monsieur,(...) J'ai découvert la ville de La Seyne-sur-Mer grâce à ce site sur lequel j'ai trouvé mes origines familiales inattendues puisque toute ma famille est regroupée en Loire-Atlantique. Et pourtant, ma grand-mère vient de Marseille, mais auparavant cette branche vivait à La Seyne et cela depuis longtemps. Je m'appelle BERNY. J'ai appris sur ce site qu'une rue porte ce nom à La Seyne. Lors d'une visite dans votre ville il y a 2 ans, j'ai trouvé cette rue et je me suis rendue d'abord à l'hôtel de ville qui m'a dirigée vers la bibliothèque. Là, j'ai été remarquablement reçu par une dame charmante qui m'a dit que pour connaître qui était celui qui a donné son nom à cette rue, il n'y avait que l'ouvrage de Monsieur Autran qu'elle m'a aussitôt permis de consulter. J'y ai trouvé le renseignement que je cherchais. Depuis j'ai aussi pu lire les chroniques sur la vie des habitants de La Seyne, ce qui est fort intéressant.
SP
R.
Bonjour,(...) Je suis heureux que vous ayez pu trouver des renseignements sur le patronyme BERNY à La Seyne. Vous avez peut-être aussi lu dans la partie "encyclopédie des rues de La Seyne" de mon site :
http://perso.orange.fr/marius.autran/rues/lexique_rues_b.htmlque la rue Berny était décrite ainsi :
« Jean-Louis Boniface Berny : Boulanger, devenu Maire de La Seyne de 1848 à 1852. Très ancienne rue de La Seyne (ses maisons remontent au XVIIe siècle), qui prolonge la rue d'Alsace vers le sud-est, à partir de l'Église Notre-Dame du Bon Voyage et jusqu'à la rue Lefebvre. Son prolongement est la rue Gay-Lussac. Anciennement rue du Palais (en raison d'un tribunal - et probablement d'une prison - qui s'y trouvaient avant la Révolution) ».
Je reste à votre disposition pour essayer de vous fournir tout renseignement que vous souhaiteriez avoir sur la ville de La Seyne-sur-Mer et son histoire.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
13 Septembre 2006 - 21 Mars 2008 : Ancienne huilerie dans la rue Etienne Prat
Q1.
bonjourcest la 2eme fois que je vous ecrit la derniere c est quand j ai decouvert le site lorsque j ai eu internet le 19 juillet 2006 et vous ai felicite de ce site et aujourd hui je voudrais savoir ,car je n ai pas trouve ,se que vous avez sur l huilerie paulin-gros qui etait installe je crois rue etienne prat et le pate de maison entre corso et les locaux de laboroi j ai une photo des equipes de travail tres dur a l epoque dans cette huilerie c est mon arriere grand pere qui y travaillait auusi cette photo aurait ete prise par paulin gros ?mon ar grand pere est nee en 1879 !
si cela vous interesse...
toujours notre appreciation a vos egards
A et R L
salutations
R1.
Bonjour,Merci pour votre message. Malheureusement, nous ne connaissons pas l'huilerie Paulin-Gros. Mon père (né à La Seyne en 1910) ne se souvient plus d'une huilerie rue Etienne Prat, et je n'en ai pas trouvé non plus la mention dans l'histoire de La Seyne de Monsieur Baudoin.
Donc, si vous avez une photo montrant les équipes au travail dans cette huilerie, je suis très intéressé d'en recevoir une copie. Ou une photo scannée, ou une copie papier (voir mon adresse ci-dessous).
Merci par avance. Cordialement.
Jean-Claude Autran
Q2
bonjourj ai bien recu votre message effectivement mon papa tien de son grand pere cette information mon pere est ne en 1927.
bien sur la seyne etait petite et nous nous connaissons tous.
cette huilerie etait parait il a l emplacement des entrepots de laboroi le marchand de spiritueux et vin actuellement installe a la place de la boulangerie isnard,je pense qu il ont toujours le local, mais il semblerai que l huilerie etait implantee meme ou il y avait le local des temoins de gehovat et le verrier en face corso?
je vous envoi ce que j ai sur le sujet mon ar grand pere donc est le monsieur au centre avec la casquette avec les moutaches avec des enfants de chaque cote c est a dire ma grand mere et son frere.
la photo ou il n y a qu un enfants aurait ete prise par m paulin gros c est ce qui est ecrit au verso.
bonne reception
recevez tous nos sinceres salutations.
A et R L
a bientot de vos lire
PS. Avez vous entendu parler a la seyne en face les pompiers actuels ou il y avait les cars qu il y a eu longtemps une usine d un produit tres toxique et mortel qui fabriquait de l arceniate de plombs c est une sorte d arsenic et le tout a ciel ouvert et avec tout ce que l on peu imaginer comme infiltrations des residus de produit... ceci est une information vrais je pense je devrais trouver le nom de l usine.
[Voir réponse dans la page Quartiers de La Seyne].
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R2.
Bonjour,Merci pour votre message et pour ces deux belles photos des personnels de l'huilerie, avec certains de vos ancêtres. Si vous le permettez, je mets ces photos sur internet (en signalant bien que je les tiens de votre famille) pour enrichir l'histoire de La Seyne ancienne. Mais, de mon côté, je n'ai malheureusement rien à vous communiquer sur cette huilerie, que je n'ai pas connue et dont mon père ne se souvient pas.
(...) Encore un grand merci pour vos photos.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q3 (15 Mars 2008)
je vous avais envoye il y a environ 1 an des photos de l ancienne huilerie paulin-gros qui existait au debut 1900 et ou des ancetres avaient travailles.sur ces 2 photos il y figure effectivement 2 enfants qui sont ma grand mere et son frere, le pepe a moustache entre les enfants etant le pere donc mon arriere grand pere charles.
vous mentionez sous la photo qu ils font parti de la famille paulin gros ce n est pas cela ils etaient simplement employes par cette societe et ne faisaient pas partie de la famille, les photos a l epoque pouvaient se faire avec parfois les membre de la direction d une societe,a present helas cette explication devient tout a fais inimaginable a mes yeux,par contre les photos ont etes prises par mr paulin gros c est ce qui est inscrit au dos de ces photos.
voila afin de maintenir la verite et l exactitude dans le site j tenai a vous faire part de cette petite info.
merci encore et toujour pour cette memoire vivante de ma ville a l ouverture chaque fois de ce site nous ne pouvons pas faire autrement que de penser a votre papa et a son travail.
A et R L
R3.
Merci pour votre message et pour vos commentaires sur mon père et sur notre site internet.J'avais, en effet, mal exprimé la légende des photos que vous m'aviez gentiment adressées en Septembre 2006. J'ai maintenant apporté les rectifications : « Photos prises par M. Paulin-Gros, et aimablement fournies par André et René Lieutaud, descendants d'employés à la société Paulin-Gros ».
Cordialement,
Jean-Claude Autran
27 Juillet 2006 - 20 Mars 2007 : Encyclopédie et origine des noms de rues
Q1.
Bonjour,J'habite 11 rue Papon à Puget-Théniers depuis 2OO4, celà faisait 2 mois que nous étions installés quand mon mari y est décédé. Tous, paroisse , commerçants, voisins de rue, voisins d'immeuble et de quartier m'ont apporté réconfort, gentillesse, convivialité.
Aussi, je suis restée dans ce village qui m'a ouvert des lendemains, et malgré le vide de l'absent, j'ai décidé de m'intégrer.
J'appartiens à l'Association le M.E.R.L.E curieux de PUGET-THENIERS et désirerais au programme de cette dernière ajouter :
L'encyclopédie et origine des noms de rue de ce village.Pouvez vous m'éclairer à ce sujet, ainsi lors des rencontres intergénérationnelles de notre association, mes amis et moi même pourrions apporter aux anciens et surtout nouveaux arrivants la connaissance de ce charmant village.
Merci de bien vouloir me renseigner et dans l'attente recevez mes salutations distinguées.
IS
R1.
Bonjour,Merci pour votre message.
Je pense que c'est une très bonne idée que de vous investir dans la préparation d'une "Encyclopédie et origine des noms de rues de votre village, Puget-Théniers". Cela devrait être d'un grand intérêt pour les habitants et même pour tous les anciens natifs du village qui, à distance, pourront peut-être le retrouver sur internet et l'enrichir par leurs souvenirs personnels.
Ce n'est pas un travail très difficile, mais il faut du temps, de la patience et de la méthode.
Personnellement, j'ai commencé par constituer une liste exhaustive de toutes les rues, les avenues, les boulevards, les places, etc. et même les édifices publics. Pour cela, j'ai utilisé des plans de la ville, de différentes éditions et de différentes époques (car, selon les éditions, il y a parfois des omissions ou des différences d'écriture de certains noms), ainsi que les "pages jaunes" sur internet.
J'ai alors constitué un tableau alphabétique des rues et autres artères, avec pour chacune d'elles, quatre colonnes : l"origine du nom, la localisation de la rue dans le village, l'histoire de la dénomination de la rue, et ses dimensions (longueur en mètres pour les rues, surface en m2 pour les places).
- Pour l'origine des noms, on peut facilement la donner lorsqu'il s'agit de villes (rue de Verdun), de personnalités nationales (place Charles de Galle), d'évènements historiques nationaux (rue du 4-Septembre), dont le nom figure dans tous les dictionnaires, ou de noms communs (rue du cimetière). Lorsqu'il s'agit de personnalités locales, cela devient plus difficile lorsqu'on est pas un ancien du village. Mais c'est aussi ce qui est le plus intéressant à faire découvrir. Il faut donc commencer par relever exactement les informations portées sur les plaques de rues. Cela peut déjà beaucoup aider. Puis essayer de faire parler les anciens qui ont parfois connu les personnalités (anciens maires, adjoints, magistrats, ecclésiastiques, propriétaires ayant cédé des terrains à la ville, etc.] dont le nom a été donné à une rue. Puis en consultant les délibérations du conseil municipal.
- La localisation de la rue est facile à donner à partir d'un plan, par exemple : « dans le quartier sud de la ville, rue étroite et sinueuse qui relie telle avenue à telle place ».
- L'histoire de l'appellation (date à laquelle ce nom de rue a été donné) ne peut guère s'écrire avec précision qu'en consultant encore les délibérations du conseil municipal [qui expliquent en principe pourquoi telle dénomination a été retenue, et à quelle date]. Il faut aussi penser qu'une rue a pu changer plusieurs fois de noms dans l'histoire. Il est fréquent que, en fonction de la couleur politique du pays, ou de la municipalité, certaines rues aient été débaptisées ou rebaptisées.
- La longueur de la rue est une rubrique accessoire, mais que l'on peut en principe trouver en demandant aux Services Techniques du village.
On peut ainsi remplir, au fur et à mesure, les cases du tableau, sachant qu'il aura peut-être des vides en face de certains noms dont plus personne ne semble se souvenir. Dans ce cas, on indique "recherche en cours" et on essaye peu à peu de compléter le tableau en s'adressant aux anciens, aux habitants du quartier, aux associations, ou en émettant un "avis de recherche" sur internet. Il arrive souvent que des gens natifs du village, mais qui habitent maintenant à l'autre bout du monde, vous fournissent l'information recherchée.
Voilà pour ces quelques conseils sur la manière de procéder.
Je vous souhaite de réussir ce projet, intéressant et instructif. Je reste à votre disposition.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Bonjour,Je vous ai contacté le 02 Août 2006 au sujet d'un projet concernant l'historique des rues, rencontre organisée par mon Association Le M.E.RL.E curieux qui est devenue depuis peu une section de l'AC.P.P.
Nous avons réussi grace à notre but intergénérationnelle à intéresser plusieurs habitants de Puget-Théniers qui sont partis à la chasse de l'origine des noms de rues.
Quelques petits condensés sont en attente , cependant j'ai moi même une petite lacune en ce qui concerne la rue du Docteur Gente.
Désireuse de ne pas démériter de l'intérêt que beaucoup m'ont apporté je fais appel à votre gentillesse. Connaissez vous des détails sur cette rue ?
Il est bien évident que si vous m'honoriez de votre aide votre nom (si vous le désirez) paraîtrait au bas de la page correspondant ,comme nous avons envisagé de le faire pour tout ceux qui ont abouti à ce travail de longue haleine.L'historique des rues sera présenté le 02 Juin 2007 à la journée ARTS et MATIERES de Puget-Théniers où j'espère vous rencontrer . Très cordialement.
IS
R2.
Bonjour,Je suis désolé, mes compétences se limitent à La Seyne-sur-Mer (Var) et à son histoire. Je n'ai aucune connaissance particulière de l'histoire de Puget-Théniers et j'ignore totalement qui pouvait être le Docteur Gente.
Chaque ville ou village honore ses personnages locaux en leur attribuant des noms de rues. Le Docteur Gente a dû jouer un rôle à une certaine époque de l'histoire de votre ville. Je pense qu'il vous faut interroger des anciens de Puget-Théniers qui l'auraient connu, ou consulter les archives locales, notamment de l'état-civil, ou encore les délibérations du Conseil Municipal lorsque la décision de dénommer la « rue du Docteur Genre » a été prise.
Je regrette de ne pas pouvoir vous aider davantage.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q3.
Bonsoir,Tout d'abord , merci d'avoir répondu à mes deux messages, mais je tiens à m'excuser, car croyant que vous étiez natif de Puget-Théniers ,et apparenté à Monsieur Marius Autran dont j'ai trouvé l'adresse sur le site de Puget-Théniers, je vous ai demandé des renseignements sur l'historique des rues de ce village.Or il n'en ai rien puisque vos compétences se limitent à la Seyne-sur-Mer.
Mais je tiens à vous dire que les précieux conseils que vous m'avez donné le 02 Août 2006 ont été très judicieux pour mon association Le M.E.R.L.E curieux et les personnes qui nous aident dans nos recherches, nous sommes sur le point d'aboutir.
Encore merci , très cordialement.
IS
21-23 Février 2006 : Boulevard Dominique Jaubert
Q.
Cher Monsieur,Vous effectuez des recherches sur Dominique JAUBERT mon arrière-grand père qui était avocat à Toulon. Issu d'une ancienne famille provençale remontant au Moyen-Age, il était né vers 1840 de Jacques JAUBERT et Henriette AUTRAN. (Je recherche des informations sur cette dernière qui était née en 1819 et s'est mariée en 1839 ou au début de 1840. Elle était apparentée au poète Joseph Autran).
Dominique JAUBERT a publié une douzaine de livres sur l'histoire, l'économie, la politique. Je vous signale notamment : Gestes de Provence et un opuscule La reine Jeanne. Il est mort de la grippe espagnole en 1918.
Bien cordialement,
PT
R.
Bonjour Monsieur,Merci beaucoup pour vos informations sur votre arrière grand-père Dominique Jaubert, qui vont me permettre de compléter mon lexique des rues de La Seyne en donnant l'origine de l'appellation « boulevard Dominique Jaubert ».
Mais, sauriez-vous pourquoi le nom de Dominique Jaubert a été donné précisément à ce boulevard du quartier de Fabrégas ? Etait-ce en raison de sa seule notoriété (comme c'est le cas pour le boulevard Amiral Charles Garnault, qui avoisine le boulevard Dominique Jaubert) ? Ou bien, votre famille n'avait-elle pas une propriété dans ce quartier de Fabrégas au début du XXe siècle ? Merci de me renseigner si vous avez une idée sur la question.
Je suis par ailleurs intéressé de savoir que votre parente Henriette Autran était apparentée au poète Joseph Autran. Je n'ai malheureusement aucune information sur cette famille Autran : les Autran sont très nombreux à Marseille et je n'ai pas de parenté avec eux car mes ancêtres Autran, qui ont été de passage quelque temps à Marseille, étaient en fait originaires du Var (Barjols, Le Cannet-du-Luc). Mais si vous connaissez des dates de naissance et de mariage, vous n'aurez pas de peine à retrouver Henriette Autran et sa famille dans les actes des Archives de l'état-civil de Marseille (10 rue Clovis Hugues, 13003 Marseille).
Cordialement, et merci encore pour vos informations.
Jean-Claude Autran
8-11 Février 2006 : Esplanade Henri Bœuf
Q.
Monsieur,Originaire de La Seyne depuis plusieurs générations, y étant née moi-même et y résidant toujours, j'ai été très intéressée par votre site, particulièrement la partie consacrée à l'origine des noms de rues. J'ai pu constater que vous ignoriez d'où venait le nom de l'esplanade des Sablettes. HENRI BOEUF, mon grand-oncle, était patron pêcheur et habitait une maison au bord de la mer, donnant directement sur la plage. Son père déjà l'habitait, et ma grand-mère, la sœur d'Henri Bœuf( née à cet endroit)- -Madame Anna TILLY- l'avait fait reconstruire après la guerre. En 1954, la maison fut à nouveau démolie et reconstruite dans le cadre du plan Pouillon.Je suis toujours propriétaire, avec ma sœur, d'une partie de cette bâtisse, située à côté du Provence Plage. D'ailleurs,je n'apprécie pas que de nouveaux Seynois prétendent qu'il y avait aux Sablettes avant la reconstruction"des cabanes de pêcheurs".
Je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
AM, née T
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R.
Bonjour,Merci beaucoup pour votre message et vos informations.
Grâce à vos informations, j'ai pu déjà compléter mon lexique des rues (et j'ai mis fin à l'avis de recherche) concernant l'esplanade Henri Bœuf.
Toutefois, si vous pouviez m'indiquer les dates de naissance et de décès de votre grand-oncle, ainsi que toute information (fonction municipale, ou rôle dans la vie associative à La Seyne qu'il aurait pu avoir ?), ou anecdote concernant Henri Bœuf, merci par avance de me les communiquer pour que je puisse enrichir sa biographie dans mon lexique des rues.
Cordialement,
Jean-Claude Autran (fils de Marius Autran)
23 Décembre 2005 - 4 Janvier 2006 : Voies du quartier Fabrégas
Q.
Cher Monsieur,J'ai exploré avec intérêt votre site internet.
Vous y évoquez le site de Fabrégas et de ses voies
Toutes les voies de Fabrégas sont la propriété des héritiers Jaubert ce qui est la conséquence de la dislocation du domaine familiale avec pour document de référence la donation partage fixant entre autre les parcelles et les obligations en fonction des chemins du domaine.
La commune se comporte en propriétaire sur certaines voies mais le transfert de propriété n'a jamais été tiré au clair.
Restant à votre disposition
HSDC
R.
Bonjour Monsieur,Merci pour toutes ces précisions sur les voies du quartier Fabrégas.
J'ignorais tout cela car j'ai constitué mon lexique des rues à partir d'un ancien tableau de classement des voies communales par les Services Techniques de La Seyne datant de 1984, et pour les voies les plus récentes, à partir de différents plans de La Seyne, notamment le Guide Planète.
A l'occasion de la prochaine mise à jour de mon site, je rajouterai donc les précisions que vous m'indiquez à propos des voies du quartier Fabrégas.
Mais, puisque vous connaissez bien le quartier, vous pourriez sans doute aussi m'aider à propos de l'origine du nom "boulevard Dominique Jaubert" que je n'ai pas su jusqu'ici expliquer. Je comprends qu'il s'agit d'un grand propriétaire de Fabrégas, mais savez-vous qui il était, à quelle époque il a vécu, afin que je puisse indiquer un minimum de biographie le concernant.
Merci par avance,
Cordialement,
Jean-Claude Autran
10-12 Décembre 2005 : Rue d'Arbaud
C.
Bonjour,Je suppose que la rue D'ARBAUD aurait pu ainsi être nommée en l'honneur de Joseph d'Arbaud écrivain renommé en lengo prouvençalo pour son livre « La Bestio dou Vacarès ».
Sous l'impulsion de Frédéric Mistral, il a participé comme d'autres écrivains de la même époque au renouveau de la lengo prouvençalo.
C'est une proposition qui me semble correcte, toutefois il n'y a pas qu'un seul âne qui s'appelle Martin….. et il y a peut-être un autre D'ARBAUD très méritant.
Votre site découvert par hasard est superbe.
Souhaitant vous avoir été utile, amicales salutations.
CJ
R.
Bonjour,Merci beaucoup pour votre message, qui m'a été très utile. Il s'agit, en effet, très certainement du poète Joseph d'Arbaud. Dans le même quartier, à peu de distance, il y a d'ailleurs l'école maternelle Marie Mauron, également écrivain du félibrige.
J'ai donc pu compléter, grâce à vous, l'article concernant la rue d'Arbaud dans mon lexique des rues de La Seyne, en résumant ainsi, d'après plusieurs sites internet, la biographie de Joseph d'Arbaud :
Rue d'Arbaud : Joseph d'Arbaud (Meyrargues, 1874 - Aix-en-Provence, 1950) : Poète et romancier provençal. Il était le petit-fils de Valère Martin, félibre de Cavaillon. Après des études de droit, dans le milieu feutré des salons aixois, des cercles des jeunes écrivains, il décide d'abandonner la quiétude de cette existence, pour la Camargue, sur les traces de Baroncelli. D'Arbaud devient manadier, mais continue d'écrire des poèmes. Il finira par quitter la Camargue, à la suite d'une grave maladie. Il finira sa vie à Aix, sur le cours Mirabeau, mais la Camargue l'aura définitivement envoûté. Il a révélé dans ses œuvres, dont La Bête du Vaccarès, une une vision de la Provence sérieuse et parfois même grave ou sombre qui va susciter de nombreuses vocations poétiques. Dans La Souvagino, il remplace avec humour les hommes par les bêtes de la Camargue, affabulation, incontestablement réussie, qui lui a valu le titre non usurpé de « Kipling provençal ».
Merci encore pour votre aide précieuse.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
8 Décembre 2005 - 17 Janvier 2006 : Impasse Poudra
C1.
(...)"Il s'agit de l'un de mes arrières-grands-pères, le capitaine de vaisseau Louis Poudra qui a acquis en 1877 la propriété "les Charmilles" qui s'étendait jusqu'au chemin Napoléon. Mon arrière-grand -mère, décédée en 1935, a vendu progressivement diverses parcelles. L'impasse Poudra a été créée au cours de ces ventes pour conserver l'accès à une petite parcelle enclavée ,vendue plus tard, lorsque j'avais 7 ou 8 ans.
La famille Poudra comprend depuis plusieurs générations des officiers et des commissaires de la Marine, ainsi que des juristes. Avant d'acheter "Les Charmilles", la famille de Pierre Poudra possédait une propriété à La Garde" et des appartements à Toulon".
Il pourrait être suggéré à la municipalité de La Seyne de modifier l'appellation en :
- Louis Poudra, capitaine de vaisseau
- 1838- avril 1892
Je vous prie d'agréer, avec ma sympathie, l'expression de mes sentiments les meilleurs
Robert Carmille (fils du Général René Carmille)
R1a.
Cher Monsieur,J'ai bien reçu les informations que vous m'avez adressées, tirées de la biographie de votre père, et je vous en remercie vivement.
Vos informations sur la dénomination impasse Poudra m'ont été également très précieuses et m'ont permis de compléter immédiatement mon lexique des rues, puisque cette dénomination était pour moi encore inexpliquée.
J'ai transmis également ce fragment de votre courrier, avec votre suggestion de modifier l'appellation en :
Louis Poudra, capitaine de vaisseau : 1838 - avril 1892à Monsieur le Maire de La Seyne.
Nous verrons quelle suite va être donnée. Je vous transmettrai la copie de la réponse que ne manquera pas de m'adresser Monsieur le Maire.
Dans cette attente, et en vous remercie encore pour vos intéressantes informations, recevez, Cher Monsieur, l'expression de mes meilleurs sentiments.
Jean-Claude Autran
R1b.
Cher Monsieur,Suite à votre suggestion de modifier la dénomination de l'impasse Poudra en "impasse Louis Poudra, capitaine de vaisseau (1838 avril 1892)", suggestion que j'avais transmise de votre part en décembre dernier à M. le Maire de La Seyne, voici la réponse qui m'a été faite :
Cher Monsieur,Votre courrier du 13 Décembre, à propos de l'impasse POUDRA, dont vous souhaiteriez qu'elle soit complétée du prénom, de la qualité, de la date de naissance de décès de votre arrière grand-père a retenu toute mon attention.
Je suis pour ma part tout à fait favorable à votre proposition ; il faut pour cela que je la soumette au Conseil Municipal car une délibération est nécessaire.
J'engage donc la procédure adéquate et si rien ne s'y oppose, je serais heureux de rendre l'hommage qui est dû à votre parent.
Croyez, Cher Monsieur, à l'assurance de mes meilleurs sentiments.
Signé : Arthur PAECHT
M. le Maire semble avoir fait une légère confusion puisque la lettre m'est adressée, mais que son texte s'adresse en fait directement à vous, arrière petit-fils de Louis Poudra.
Aussi, si vous vouliez bien me communiquer votre adresse postale, je pourrai, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, la transmettre à M. le Maire pour qu'il communique désormais directement avec vous.
Avec également tous mes vœux pour 2006, de santé avant tout, et de réussite de vos projets en cours, recevez, Cher Monsieur, l'expression de mes meilleurs sentiments.
Jean-Claude Autran
C2.
Cher Monsieur,Je vous remercie sincèrement de votre démarche auprès de Monsieur Paecht et de son résultat. Mon adresse postale est : (...)
Avec toute ma sympathie pour votre attachement à la mémoire de l'histoire de LA SEYNE, où j'ai vécu tant d'heureuses vacances d'été et parfois de P vous
souhaite également une très bonne nouvelle année.
Robert Carmille
R2. (à Monsieur le Maire de La Seyne-sur-Mer)
Objet : Dénomination «impasse Poudra»Monsieur le Maire,
Vous avez bien voulu répondre à mon courrier du 13 décembre relatif à une proposition visant à améliorer la dénomination de l'impasse Poudra, proposition que je transmettais de la part de M. Robert CARMILLE, fils du Général René CARMILLE.
Vous m'avez fait observer en post-scriptum que le courrier annoncé n'était pas joint à ma lettre. C'est simplement parce que toute ma correspondance avec M. Robert CARMILLE s'était faite uniquement par courrier électronique. La demande faite de ce dernier avait donc été simplement recopiée dans le corps de ma lettre et non jointe à celle-ci (comme vous pourrez le constater sur la copie de mon courrier).
M. Robert CARMILLE m'a cependant communiqué son adresse personnelle, que je vous indique ci-après, pour le cas où vous seriez amené à le contacter (notamment si l'hommage à son arrière grand-père Louis POUDRA était accepté par le Conseil Municipal).
M. Robert CARMILLE (...)Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments très distingués.
Jean-Claude AUTRAN
C3.
Cher Monsieur,Je vous remercie d'avoir aussi rapidement complété la rubrique "Impasse Poudra".
Une seule rectification : Capitaine de vaisseau (1838-1892), grand-père de l'épouse du Général Carmille.
Pour votre information personnelle :
Le capitaine de vaisseau Louis Poudra a deux fils Émile et Pierre et une fille Marguerite dont la fille Madeleine épouse René Carmille.
Émile Poudra a un fils Louis qui bien après la Libération fut bâtonnier du barreau de Toulon. Au cours des années 1970, il achète un terrain au Mourillon dont il fit un lotissement "Poudra".
Robert Carmille
R3a.
Cher Monsieur,Merci pour votre message et vos nouvelles précisions sur votre famille.
La rectification : "Louis Poudra, grand-père de l'épouse du Général Carmille", a été immédiatement effectuée sur mon site internet.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
R3b. (9 février 2006 : Réponse de M. le Maire de La Seyne)
Cher Monsieur,Vous m'aviez fait part il y a quelques temps de votre souhait de renommer l'impasse POUDRA.
Après renseignements pris auprès de mes services, il apparaît que cette voie relève du domaine privé et qu'à ce titre les propriétaires y ayant accès, peuvent lui donner le nom de leur choix sans que le conseil municipal ait à en délibérer.
Souhaitant avoir répondu à votre attente.
Je vous prie de croire, Cher Monsieur, à l'assurance de mes meilleurs sentiments.
Arthur PAECHT
R3c. (à M. Robert Carmille)
Cher Monsieur,Suite à votre suggestion de compléter la dénomination de l'impasse Poudra, à La Seyne, en "impasse Louis Poudra, capitaine de vaisseau (1838 avril 1892)", vous trouverez, ci-joint, la copie de la réponse qui m'a été faite par M. le Maire de La Seyne.
Je ne sais pas quelle suite vous penserez pouvoir donner à cette question.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
27-29 Novembre 2005 : Rue du Dr Reynaud - Désiré Reynaud
C.
Bonjour Mr Autran,Je me présente, je suis Francis Reynaud fils du Dr Felix Reynaud et petit fils de Mr Désiré Reynaud.
J'ai vu sur l'historique des rues de la seyne qu'il vous manquait une date.
Je me permet devous apporter une petite précision sur la date du décé de mon grand père: 1976.
en espérant que ca vous soit utile
amicalement
FR
R.
Bonjour Monsieur,Merci beaucoup pour votre message et pour la précision que vous m'apportez sur la date de décès de votre grand-père.
J'ai aussitôt rajouté cette date manquante sur l'historique des rues de La Seyne.
J'ai d'ailleurs un peu connu votre grand-père dans les années 50, puisque mon père siégeait au Conseil municipal avec lui entre 1953 et 1959. Mon père évoquait souvent le courage de Désiré Reynaud, lorsque, en août 1944, il avait fait face, presque seul (puisque la plupart des Seynois avaient quitté la ville), sur le port de La Seyne, aux soldats allemands qui occupaient les chantiers.
Vous avez d'ailleurs pu voir que votre grand-père était cité (avec tous ses co-listiers) sur la page de mon site consacrée aux élections municipales:
http://www.site-marius-autran.com/histoire_locale/elections/municipales/1953/municipales_1953.html#ANCRE3Merci encore. Cordialement.
Jean-Claude Autran (fils de Marius Autran, 95 ans !)
15-16 Novembre 2005 : Place Séverine
Q1.
Monsieur,Je viens, par hasard, de tomber sur votre site sur La Seyne.
Je m'intéresse à Jules Vallès et à Séverine. Dans votre notice sur la Place Séverine vous donnez un pseudonyme de celle-ci: Arthur Vingtras.
Dans sa biographie de Vallès, Roger Bellet indique que c'est un pseudonyme de... Vallès.
Vous souvenez-vous où vous avez trouvé ces renseignements sur Séverine ?
Ce détail peut s'avérer crucial pour un travail que j'ai en cours.
Merci d'avance,
TB
R.
Bonjour,En réponse à votre message, je peux vous indiquer que la notice que je donne sur Séverine (cf. "place Séverine" à La Seyne-sur-Mer) a été extraite du Larousse du XXe Siècle en 6 volumes, édition de 1933, volume 6, page 326. Voir la copie de cet article dans le fichier joint à ce message.
Je ne suis pas du tout spécialiste de Séverine ni de Jules Vallès. Je ne sais pas s'il y a pu y avoir dans cet article du Larousse une confusion entre Séverine et Vallès (je sais que Jacques Vingtras est le nom d'une série d'ouvrages de Vallès et j'ignore le pourquoi d'un pseudonyme Arthur Vingtras pour Séverine. Il est vrai que, nulle part ailleurs sur internet on ne retrouve la mention de ce pseudonyme. Personnellement; j'ai simplement fait confiance en l'article du Larousse (mais je ne sais pas qui est l'auteur de cet article sur Séverine, seuls les auteurs des très gros articles étant mentionnés à la fin du Larousse).
Si vous démontrez qu'il y a eu erreur ou confusion, merci de me l'indiquer pour que je rectifie aussi la notice sur Séverine dans mon site.
Bon courage pour vos recherches.
Cordialement,
JCA
![]() |
Q2.
Merci beaucoup pour votre réponse. Dès que j'ai démêlé cette histoire, je vous recontacte s'il faut modifier la fiche. Mais mes premières recherches semblent confirmer que c'est bien un pseudonyme de Séverine. Le Larousse a sans doute raison... comme toujours!Cordialement, et merci encore,
TB
25-26 Octobre 2005 : Rue du Professeur Picard
Q1.
Bonjour,Il me semble que la rue du Professeur A. Picard fait référence à Auguste Picard, célèbre suisse ayant inspiré Hergé pour son professeur tournesol, dont le bathyscaphe a exploré les fonds marins à une certaine époque du millénaire passé...
Amicalement
JC
R1.
Bonjour,Vous avez probablement raison, mais j'ai toujours eu une hésitation au sujet de cette rue A. Picard, car, en général, le nom du professeur est orthographié PICCARD, de même que celui de son petit-fils Bertrand PICCARD, qui a fait le tour du monde en ballon en 2000. Alors que tous les plans de La Seyne que je possède écrivent rue PICARD.
D'autre part, le prénom semble bien être Auguste car lorsqu'on cherche sur les pages jaunes en tapant simplement « rue Picard », il est automatiquement affiché « rue Auguste Picard ».
Il faut donc que j'aille voir sur place, comment la plaque de rue est rédigée et s'il est bien mentionné "Professeur" avec ses dates de naissance et de décès, ce qui devrait lever toute incertitude. Je pourrai alors compléter le lexique des rues.
Merci encore pour votre message.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q2.
Bonne chance !Amicalement
JC
R2.
Il s'agit bien du professeur Auguste Piccard. La plaque de rue indique en effet :« rue Auguste Picard (sic) - 1894-1962 - Physicien - Créateur du bathyscaphe »
JCA
6-8 Octobre 2005 : Chemin de la Sauvageonne (Fabrégas)
C.
(...) J'ai vu que tu faisais du chemin de la sauvageonne une impasse, or ce chemin, dans la partie terminale, n'est plus carrossable mais permet par des escaliers entre deux propriétés d'accéder librement à la plage de Fabrègas. Il faut toutefois se boucher le nez et redoubler de prudence pour ne pas perturber les nombreuses sentinelles qui dans les mois chauds "gardent" cet accès à la plage.Ça laisserait envisager que la sauvageonne était peut être bien une "sans-culotte"....
SM
R.
- chemin de la Sauvageonne : tu as raison, c'est un accès à la plage (je le connais bien car c'est un des points extrêmes de mes footings bi hebdomadaires au départ de Bastian). J'ai donc complété mon texte avec tes indications, sans parler toutefois des sentinelles (mais ton message, non expurgé, va se retrouver dans le forum du site, au chapitre des rues de La Seyne, dès la prochaine mise à jour).JCA
3-7 Octobre 2005 : Chemin de Selon
C1.
Cher M. Autran,J'ai un site sur l'histoire de Six-Fours "sixfournais.com" où je parle des anciens quatiers de SF. Mais parmi mes documents (que je n'ai pas entré dans mon ordinateur) j'ai un capage de 1658 (CC242) où il est fait mention des bastides de Sellon et de celles de Fabre ou Penfré.
Les Sellon sont d'une famille qui a entierement disparu en 1708 (voir livre de Denans).
Les Fabre ont créés l'autre quartier et on pris son nom comme surnom, les Fabre Penfré pour se différecier des autre Fabre (voir aussi Denans).
Ces deux famille faissant partie des 30 famille originelles de SF.
Pour le reste je n'ai pas d'autres renseignements
CC
R1.
Bonjour,Merci beaucoup pour ces compléments d'information sur les familles Sellon et Fabre. J'ai pu ainsi apporter quelques précisions à mes textes sur les origines des noms de rues, chemins et quartiers.
Je vous adresse aussi toutes mes félicitations pour votre site, que je ne connaissais pas. J'ignorais aussi que les textes des histoires de Six-Fours de Jouglas, et surtout de celle manuscrite de Denans, existaient sous forme numérisée. Quel travail !
Attention, toutefois, lorsque vous donnez l'adresse de votre site, de bien écrire "six-fournais.com" et non "sixfournais.com", cette dernière ne permettant pas immédiatement de vous retrouver par Google.
A bientôt sans doute, pour d'autres échanges d'informations.
Cordialement,
Jean-Claude Autran (fils de Marius Autran)
22 Septembre - 19 Janvier 2007 : Rue du Commandant Louis Albrand
Q1.
Cher Monsieur,Je viens vous apporter par ce petit mail, quelques informations complémentaires sur le Commandant Louis ALBRAND, mon grand-père, pour compléter l'origine de l'appellation de la rue qui porte son nom sur votre site et dans votre Encyclopédie.
- Louis ALBRAND
- 1906-1970
- Élève aux Maristes de La Seyne-sur-Mer.
- École de Santé Navale 1926 à Bordeaux
- Pharmacien Commandant des Troupes Coloniales du Service de Santé.
- Pharmacien Chef.
- Inspecteur des Pharmacies.
- Chevalier de la Légion d'Honneur.
- Officier de l'Ordre Royal de l'Etoile d'Anjouan et des Comores.
- Chevalier de l'Etoile noire du Bénin.
- Médaille Militaire.
- Médaille Coloniale.
- Son Père : Victor ALBRAND né à La Seyne-sur-Mer en 1876.
- Commandant d'Artillerie.
- Officier de la Légion d'Honneur.
- Chef d'Escadron - Chefferie du Génie
- Nombreuses décorations.
Son Grand-père : Louis-Rodolphe ALBRAND né à La Seyne-sur-Mer en 1840. Confiseur.
Nous résidons toujours au Pas-du-Loup
Nous sommes aussi apparenté au Audibert-Arnaud……
J'espère que ces éléments vous satisferont, si vous désirez d'autres informations sur ma famille que je puisse vous fournir, je le ferais avec le plus grand plaisir.
Allez-vous éditer par la suite un livre référencent toutes les rues, chemins, places quartiers et édifices de La Seyne-sur-Mer ?
A bientôt de vous lire.
BC
R1.
Bonjour,Un grand merci pour m'avoir fourni tous ces renseignements sur votre grand-père, le Commandant Louis Albrand. J'ai donc pu compléter le paragraphe de mon lexique des rues de La Seyne en utilisant vos informations.
Je ne savais pas que l'hommage rendu à Louis Albrand par la ville de La Seyne en donnant son nom à une rue du quartier du Pas du Loup tenait à sa brillante carrière militaire et au fait que sa famille était originaire de ce quartier.
Sauriez-vous en quelle année exactement ce nom de rue lui a été attribué ? J'imagine que cela a dû être dans les années 80 (j'étais absent de La Seyne à cette époque-là), et je n'ai pas trouvé la date de la délibération du Conseil Municipal.
Enfin, je n'ai pas pour l'instant l'intention de me lancer dans l'édition d'un livre référençant les rues, chemins, places quartiers et édifices de La Seyne. J'ai préféré utiliser mon site Internet, qui permet des corrections et des mises à jour permanentes des informations.
Merci encore. Très cordialement,
Jean-Claude Autran (fils de Marius Autran)
Q2.
Cher Monsieur,Voici en piece jointe la deliberation executoire en vue de l'attribution du nom de la rue de mon grand-pere pour que vous puissiez completer vos renseignements.
Je vous souhaite une bonne soiree.
BC
R2.
Bonjour,Merci beaucoup pour vos informations sur la délibération concernant l'attribution du nom de la rue portant le nom de votre grand-pere.
Grâce à votre document, j'ai pu apporter immédiatement les informations qui manquaient à mon lexique des rues sur Internet : http://www.site-marius-autran.com/rues/lexique_rues_a.html
Cordialement,
Jean-Claude Autran
Q3.
Monsieur,En surfant sur Google au gré de mes recherches généalogiques, je suis tombée sur un lien Louis ALBRAND.
Évidemment, je suis allée voir ce qu'il y avait dessus, et j'ai lu que vous cherchiez des renseignements sur un ALBRAND, qui aurait été inscrit au SFIO.
En ce qui concerne mon grand-père, dont je vous avais donné toutes les informations, pour la rue portant son nom au Pas-du-Loup, je puis vous dire qu'il ne s'agit pas de lui, étant comme je vous l'avez précisé précédemment Pharmacien-Militaire-Colonial, il était en 1938 à Madagascar.
En espérant que cette information vous sera utile, et que vous pourrez donc enlever ce lien sur Louis ALBRAND, pour mettre un autre prénom qui attirera l'œil d'un intéressé.
BC
R3.
Bonjour,J'accuse réception de votre message d'hier.
J'avais bien noté, lors de notre dernier échange (29 novembre 2005), la biographie de votre grand-père Commandant Louis Albrand : Pharmacien Commandant des Troupes Coloniales du Service de Santé (Fort-de-France, 1906-1970), biographie qui figure en détail dans les pages de mon site consacrées aux rues de La Seyne - Lettre A : http://perso.orange.fr/marius.autran/rues/lexique_rues_a.html.
Mais, dans une toute autre section de mon site, se trouvent reproduites les fiches biographiques des principaux personnages seynois ayant un joué un rôle dans les luttes ouvrières des années 1934-1939, fiches rédigées par l'un de mes amis historien, le Prof. Jacques Girault, Université de Paris 13, et qui sont extraites du Dictionnaire du Mouvement Ouvrier Français, publié sous la direction de Jean Maitron, Les Editions Ouvrières (1984).
Plusieurs personnages portant le patronyme Albrand sont cités dans cette série d'ouvrages (voir photocopie ci-jointe de la page 68 du tome XVII), notamment un Louis Albrand :
- « ALBRAND Louis
- « Albrant, de La Seyne (Var), participait au congrès de la Fédération SFIO du Var, le 22 mai 1938.
- « Il y avait trois Albrand sur les listes électorales de la commune.
- « Ce militant est-il Albrand Louis, Angelin, Joseph, serrurier, né à La Seyne, le 30 décembre 1912 ?
- « SOURCES : Arch. Dép. Var, 4 M 50. »
Je ne cherche pas d'information sur ce Louis Albrand : Je n'ai fait que reproduire la fiche telle qu'elle a été rédigée par le Prof. Girault. Et il est évident qu'il n'y a pas de rapport entre votre grand-père Louis Albrand et son homonyme ci-dessus. Je n'ai pas de raison de modifier le prénom de ce dernier, ni d'enlever le lien le concernant puisqu'il s'agit d'une fiche publiée depuis 1984.
Cordialement,
Jean-Claude Autran
![]() |
18 Mars 2005 : Rue Nicolas Chapuy
Q.
J'effectue des recherches sur Nicolas CHAPUY. Ce peintre-dessinateur a réalisé deux dessins sur Saint-Martory (31) dont je suis conseiller municipal. Ce petit village de Midi-Pyrénées est flatté par ces œuvres et souhaiterait en savoir davantage sur cet homme.Grâce à vous, via votre site sur les noms de rue, j'en sais un peu plus.
Auriez-vous d'autres informations à son sujet.
Je vous remercie.
Cordialement.
DG
R.
Bonjour Monsieur,Nous avons effectivement, à La Seyne-sur-Mer, une rue Nicolas Chapuy.
Tout ce que je sais de ce personnage est qu'il était adjoint au Maire dans les années 1860. Un nom de rue lui a été attribué en raison de son dévouement au cours de l'épidémie de choléra de juillet à novembre 1865 qui fit près de 500 morts dans notre ville. Et Nicolas Chapuy fut parmi les victimes de l'épidémie (sources : Histoire de La Seyne sur Mer, par Louis Baudoin, 1965, pp. 567-581).
Mais je ne connais pas les origines de Nicolas Chapuy et j'ignorais qu'il avait pu être peintre-dessinateur dans votre ville. Avez-vous d'autres éléments d'information sur lui et êtes vous certain qu'il s'agit bien du même personnage et non d'un homonyme ?
Cordialement,
JCA
30 Octobre - 8 Novembre 2004 : Avenues Thierry et Hubert
C.
Je peux peut-être vous communiquer une information pour votre dictionnaire des noms de rues :L'Avenue Thierry (ancien chemin vicinal n° 3) porte le prénom du petit-fils de Michel Pacha de même que l'avenue Auguste Plane se nommait Hubert.
Ces deux avenues étant ses "œuvres", il leur a donné les prénoms de ses petits enfants : Marie Henri Thierry (1883) et Marie Louis Hubert (1885) nés de l'union de son fils Marie Pierre Albert avec la Comtesse Marie-Jeanne Radegonde de Briey des Landres.
NB
R.
(...) merci beaucoup pour les informations qui me manquaient concernant les noms des avenues Thierry et Hubert. Je les ai aussitôt rajoutées sur mon site internet.Cordialement,
JCA
20 Octobre 2004 : Impasse Etienne Blanc
Q.
Bonjour,En voulant compléter mon Encyclopédie des rues de La Seyne sur internet :
http://www.site-marius-autran.com/rues/lexique_rues.html
je découvre qu'il existe au quartier Pignet, près des terrains de tennis municipaux, une impasse Etienne Blanc, que je n'avais pas citée jusqu'ici.
Pourriez-vous me confirmer que c'est bien en l'honneur de votre parent, le peintre Etienne Blanc (1934-1980), que cette voie a été ainsi dénommée. Et également pour quelle raison cette voie a été choisie : habitait-il ce quartier ?
[cf. le site internet http://etienne.blanc.free.fr/ consacré aux œuvres du peintre Etienne Blanc, qui a enseigné à La Seyne de 1962 à 1970]
Merci par avance.
Cordialement,
JCA
R.
Aucune réponse reçue.
26 Avril-12 Juin 2004 : Boulevard Staline et chemin Joseph Santeri
Q1.
Salut Claudet,Pourrais tu me dire les dates d'ouverture du boulevard Staline car je me souviens aller y jouer dans les tranchées creusées à la pioche par une escouade de terrassiers alors que j'étais en classe chez monsieur Melgazza. J'ai pourtant relevé des dates fantaisistes remontant jusqu'à 1948 sur certains documents. A quelle époque est tu venu y habiter ?
R1.
Bonjour Serge,(...) Ouverture du boulevard Staline : J'y ai habité au n° 9 à partir de Pâques 1950. Les grandes maisons dites de la "Reconstruction" ou "maisons d'Etat" avaient dû être construites entre 1948 et 1950. Le boulevard avait été ouvert au milieu des anciens champs et vergers en 1948 ou peut-être en 1949. J'habitais à l'époque sur la route du col d'Artaud et avec mes parents on venait quelquefois se promener par là, probablement pour voir où en étaient les travaux de l'immeuble qu'on devait venir habiter. Et un jour, je me souviens que mon père avait dit : « mais, ça y est, elle est faite la percée ! ». En 1950, le boulevard, dit du "4 septembre prolongé" était donc à peu près ouvert jusqu'à la route 559 de La Seyne à Six-Fours, mais n'était pas goudronné. On est restés dans la terre et la boue au moins une année. Puis les bordures de trottoirs et les caniveaux ont été faits (fin 1951 ??). Et le boulevard avait été baptisé du nom de Staline vers le début de 1952 (vers le 9 février), contre l'avis du préfet (On avait déjà évoqué ensemble ces problèmes), surtout que Staline était encore vivant (il n'est mort qu'en mars 1953).
Q2.
Est-ce que tu avais bien reçu la correction au sujet du chemin Santeri ?Il partait de devant chez moi (L'actuel chemin des poivriers), traversait le boulevard, empruntait le début de l'avenue Cresp, obliquait à droite pour faire un angle droit, au niveau de l'entrée de la propriété Valentin avant de retrouver la route actuelle qui débouche sur la route de Six-Fours, là où s'érige le nouveau commissariat. Il n'y avait alors que quatre habitations sur son trajet : La soleillette, où résidait les familles Berard et Lombard (Titine), de l'autre coté du ruisseau de la Dominante, la propriété de la famille Barthelemy, Celle de la famille Andrieu de l'autre coté du boulevard Staline (des parents à Valentin) et la ferme agricole de Valentin où habitait aussi la famille Orsini, derrière ton immeuble.
SM
R2.
(...) je vois que tu arrives à citer de mémoire les noms de toutes les familles qui habitaient le long du chemin Joseph Santeri. A propos de ce chemin, j'avais bien reçu ton premier message mais je n'avais pas encore pris le temps de rectifier le site internet. Ce sera fait ce week-end.Jean-Claude
6 Janvier 2004 : Boulevard Garnault
C.
Bonjour,Une information concernant le boulevard Garnault.
Il s'agit du vice-amiral Henri Jules Noël François GARNAULT (1820-1906) qui a fait une grande carrière et commandait en particulier la flotte française lors de la prise de Sfax (conquête de la Tunisie).
MM
R.
Bonjour,Merci beaucoup pour cette information.
Je rajoute toutes ces précisions dès aujourd'hui dans le Lexique des rues de La Seyne de mon site internet.
Cordialement,
JCA
12 Novembre 2003 : Chemin Napoléon
Q.
pourriez vous me fournir des renseignements sur ce chemin qui traversait la seyne au niveau de la maurelle. merciFT
R.
Bonjour,Merci pour votre message sur le site http://www.site-marius-autran.com.
(...) Je ne sais pas trop répondre à votre question sur le chemin Napoléon. A ma connaissance, il y a à La Seyne un chemin Napoléon qui est un chemin assez court qui (entre les quartiers Fontainebleau et la Rouve) se détache de l'avenue Esprit Armando pour monter, vers le sud-est, en direction de la colline du Fort Napoléon.
Je ne vois donc pas le rapport avec un chemin Napoléon qui, dites-vous, traversait La Seyne au niveau de La Maurelle. Je ne connais pas cet ancien chemin Napoléon.
Il y a eu aussi une rue Napoléon à La Seyne (pendant le second-Empire), mais elle n'était pas non plus dans le quartier de La Maurelle, puisqu'elle est devenue la rue Gay-Lussac, en centre ville.
La seule référence à Napoléon (Bonaparte, à l'époque) dans le quartier de La Maurelle pourrait se rapporter à la "batterie de la Grande Rade" qu'il avait fait renforcer en novembre 1793 en vue de la prise de Toulon et qu'il mentionne dans plusieurs de ses rapports. Cette batterie se situait à l'extrémité est de la colline du Rouquier, là où les cartes indiquent aujourd'hui La Darboussière (à proximité immédiate de l'actuel chemin de La Maurelle). Mais je n'ai pas connaissance qu'un chemin de ce quartier ait pu porter le nom de Napoléon.
Si vous avez davantage d'informations ou de témoignages sur cet ancien chemin Napoléon, merci de me les communiquer. Je pourrais alors poursuivre les recherches, à l'occasion, dans les archives de mon père.
Cordialement,
JCA
NB. Cette réponse n'est jamais parvenue à l'auteur de la question : l'envoi de cette réponse a fait l'objet d'un message d'erreur (Undelivered Mail Returned to Sender), l'auteur de la question (< Frantortillet@aol.com >) ayant probablement changé d'adresse e-mail entre temps. Peut-être découvrira-t-il un jour la réponse qui lui était destinée sur ce « forum ».
3 Octobre 2003 : Chemin de Paradis
Q.
Bonjour,je suis très heureuse d'avoir pu trouver un site sur la Seyne, car j'y suis née en 1972, j'y habite ainsi que toute ma famille et ceux depuis plusieurs générations puisque je suis une arrière petite fille de Madame Barnel, une des lavandières dont vous parlez dans "images de la Seyne" Tome 1.
Je me permets de vous envoyer cette e-mail car dans le lexique des rues et chemins au sujet du chemin de Paradis vous dites que cela doit venir d'un nom de famille. Or, j'ai toujours entendu dire ma grand mère et ses sœurs ;qui ont toujours habitaient le quartier; que si cela s'appelait Paradis c'est qu'il s'agissait d'un terrain divisait en dix part d'ou la "part à dix", et donc qui est devenu "paradis" au fil des années.
Si vous souhaité d'autres explications, je me tiens à votre disposition.
A bientôt.
SM
R.
Bonjour,Merci pour votre message.
Je ne connaissais pas cette explication de l'origine du nom du chemin de Paradis (nous pensions que, comme d'autres chemins du quartier, comme Bastian, Brémond, Carrière, Audibert, etc., il venait d'un nom de propriétaire du quartier). Mais votre explication est intéressante et je vais donc modifier mon lexique des rues pour la faire figurer.
Je dois me rendre à La Seyne la semaine prochaine pour rendre visite à mon père. Je lui en parlerai, ainsi que de votre arrière grand-mère Madame Barnel qu'il avait connue. Peut-être que cela lui fera revenir quelques vieux souvenirs. Je vous recontacterai à l'occasion si j'ai quelques autres explications à vous demander.
Merci encore. Cordialement,
JCA
NB. Postérieurement à cet échange de messages, il nous est apparu que, si l'explication ci-dessus était la bonne, ce partage d'un terrain en dix parts aurait eu lieu il y a très longtemps puisque le quartier en question est déjà dénommé Le Paradis dans le cadastre napoléonien.
4 Septembre 2003 : Rue Chevalier de la Barre
Q.
Bonjour Monsieur,Je dois faire une présentation sur les rues baptisées au nom du Chevalier de le Barre dans les diverses communes francaises .
La Seyne sur Mer possède une voie attribuée au Chevalier .
J'ai consulté avec un vif intéret votre site sur les rues de la Seyne, hélas je n'ai pas trouvé les quelques renseignements manquant pour la rédaction de mon exposé.
Peut-être pourriez-vous m'éclairer avec quelques précisions sur le choix et la date à laquelle le Conseil Municipal de la Seyne (voir la délibérations du C.M...) à pris la décision d'attribution du nom ?
Ou le cas échéant un contact en mairie qui pourrait me donner ces renseignements ?
Dans cette attente, je vous remercie de ce que vous pourrez completer mon travail .
HGB
R.
Bonjour,Merci pour votre message.
Mon lexique des rues sur internet contient à peu près toutes les informations que je possède.
En ce qui concerne la rue Chevalier de La Barre à laquelle vous vous intéressez, je n'ai pas donné d'autre précision car la date exacte de délibération du Conseil Municipal concernant l'attribution de ce nom ne m'est pas connue. Une recherche exhaustive des délibérations concernant les noms de rues de La Seyne avait bien été faite, il y a deux ans, à ma demande, par Mme Adeline LUMINET, responsable des Archives Municipales. Mais on n'a pas retrouvé les délibérations de toutes les rues. Soit que les documents n'étaient pas exploitables, soit qu'ils aient été égarés ou détruits au fil des décennies. [Il faut rappeler qu'une partie des archives de la ville, se trouvant dans l'hôtel de ville, ont été détruites ou ont brûlé lors du bombardement de la ville et du port, le 29 avril 1944, et que certains volumes des délibérations ont disparu].
J'ai cependant posé la question à mon père, Marius Autran, qui, à 93 ans, a encore une mémoire intacte de l'histoire de La Seyne au XXe siècle. Selon lui, la dénomination rue Chevalier de La Barre a été décidée par la municipalité socialiste (du Dr. Mazen) élue en 1920 et qui a dirigé la ville jusqu'en 1941. C'est au début des années 1920, sous l'impulsion anticléricale de plusieurs élus de cette municipalité, notamment le 1er adjoint Jean-Albert Lamarque, que la rue en question a été baptisée Chevalier de La Barre (c'est à la même époque que la rue longeant l'Institution Sainte-Marie avait été baptisée rue Emile Combes, ce qui avait été perçu comme une véritable provocation par les catholiques Seynois).
Voilà tout ce que je peux vous répondre. Je regrette de ne pas connaître de date plus précise.
Vous pouvez naturellement, à tout hasard, contacter la responsable des Archives Municipales (Mme Adeline LUMINET, Archives Municipales, Avenue de la Grande Maison Villa Tamaris, 83500 LA SEYNE-SUR-MER, Tél. 04 94 06 84 12, Fax, 04 94 30 71 89), mais, compte tenu de la recherche qu'elle avait faite, je doute qu'elle ait de nouvelles informations au sujet de cette rue Chevalier de La Barre).
Bon courage pour votre travail.
Très cordialement,
JCA
17 Juillet 2003 : Rue Nicolas Chapuy
Q1.
Bonjour,Bravo pour votre site très bien fait et très clair ( c'est si rare ).
Cela me replonge à chaque fois dans mon enfance.
Enfance pendant laquelle j'ai habité le haut de la Rue Nicolas Chapuis ( ou Chapuy ) ?...
J'ai pu vérifier l'autre soir que le panneau de la rue indiquait CHAPUY
Alors que vous parlez de Nicolas CHAPUIS ( ce qui me semblait être le cas dans mes souvenirs ) à la page ==>
http://www.site-marius-autran.com/rues/lexique_rues_c.html
Que faut-il en penser exactement ?...
Très cordialement,
PP
R1.
Bonjour,Merci pour votre commentaire sur notre site internet.
Votre remarque est exacte : le panneau de la rue indique aujourd'hui Nicolas CHAPUY, alors qu'autrefois (et il en était de même que sur tous les plans et cartes de La ville de la Seyne des années 60, 70, 80 et 90 que j'ai en mains), ce nom était orthographié CHAPUIS.
Vous savez certainement que Nicolas CHAPUY était l'un des adjoints au Maire de l'époque 1865-1866, qui, avec François DURND, autre adjoint, et Esprit MARTEL, Maire, s'étaient dévoués pour venir en aide aux Seynois pendant l'épidémie de choléra de 1865. Nicolas CHAPUY avait d'ailleurs été victime du choléra.
J'ai recherché dans l'Histoire de La Seyne de L. Baudoin (dans le chapitre sur l'épidémie de choléra), et là le nom est bien orthographié Nicolas CHAPUY.
De même dans la délibération du Conseil Municipal du 15 mars 1883 où il est question du "prolongement de la rue Nicolas CHAPUY".
Je pense donc que l'orthographe exacte était CHAPUY, et il semble que le nom ait été ensuite déformé en CHAPUIS. Peut-être parce que CHAPUIS est un patronyme assez commun dans le Midi (il y a davantage de CHAPUIS à La Seyne, Six-Fours et Toulon que de CHAPUY ou CHAPPUY). Bien que tous ces patronymes aient tous la même origine Chapus, Capus (charpentier) et aient pu être orthographiés indifféremment avec uis ou uy dans les actes officiels.
Le problème est le même pour notre "rue Franchipani", qui, depuis 3 siècles est restée orthographiée ainsi alors que le personnage s'appelait Robert de Frangipani.
En tout cas, il semble que récemment on soit bien revenu à l'appellation d'origine de CHAPUY et que les panneaux aient été rectifiés.
Je vais aussi effectuer la rectification du nom en CHAPUY dans la lettre c de mon lexique des rues.
Merci encore pour votre remarque.
Cordialement,
JCA
Q2.
Merci également à vous pour votre réponse...Cela m'a permise d'y voir beaucoup plus clair.
Bonne continuation pour votre site,
Très cordialement,
PP
10 Juin 2003 : Chemin de Coste Chaude
Q1.
Bonjour Monsieur,j'ai parcouru votre site très intéressant sur la Seyne-Sur-Mer.
Je me permets de vous demander un renseignement au cas où vous auriez la réponse :
J'ai eu les coordonnées d'un ami qui habiterait "chemin Coste Chaude", or je ne trouve pas cette adresse dans l'annuaire. Ce chemin aurait-il changé de nom ?
Et y aurait-il un rapport avec le chemin Fernand Bonifay (même quartier ?).
Merci d'avance pour votre réponse...
MM
R.
Bonjour,Merci pour votre message et pour avoir pris de l'intérêt à la visite de notre site :
http://www.site-marius-autran.com
En réponse à votre question sur Coste Chaude, je peux vous confirmer qu'il y a bien eu assez récemment (je crois environ 2-3 ans) un changement de l'ancienne dénomination chemin de Coste Chaude (qui reste encore couramment utilisée par les vieux Seynois) au profit de la nouvelle dénomination : chemin Fernand Bonifay.
Ce chemin se détache du haut du chemin de Mauvéou (VC 103) et se poursuit vers l'est sur une longueur de 868 mètres. Il se prolonge encore plus loin vers l'est, mais prend alors le nom de chemin du Rouquier (VC 203).
Vous pourrez trouver dans le répertoire Encyclopédie des rues, chemins, places, quartiers et édifices de La Seyne-sur-Mer : (http://www.site-marius-autran.com/rues/lexique_rues.html) de notre site internet, aux lettres B et C, le détail et l'origine de ces dénominations, en particulier :
Fernand Bonifay (1920-1973) : Artiste passionné de musique et compositeur de nombreuses chansons à succès, très populaire aux fêtes de La Seyne dans les années 50 et 60. Certains de ses titres (Petite fleur, Maman la plus belle du monde, Souvenirs, souvenirs,...) ont même été interprétés par les plus grandes vedettes (Johnny Halliday, Petula Clark, Tino Rossi, Gloria Lasso, Sacha Distel, Dalida, Gilbert Bécaud, Annie Cordy, etc. Pendant des années, il anima aussi pour RMC, en direct des Sablettes, la célèbre émission radio Le Bar des Vedettes.Coste Chaude : En provençal costo-caudo (côte chaude) : Nom de quartier justifié par une altitude moyenne, une exposition au Midi et une protection remarquable des vents violents, du mistral surtout.
Cordialement,
JCA
Q2.
Merci beaucoup pour toutes ces précisions. Vous êtes une mine d'informations passionnantes !Cordialement,
MM
7 Février 2003 : Traverse Zimmermann
C.
Désiré ZIMMERMANN avait un atelier de chaudronnerie tuyauterie à Marseille au 27 de la rue FRIEDLAND. Il faisait de la réparation navale et travaillaitpour les chantiers de La Seyne.
Dans les années 50 je me souviens d'avoir vu les restes de son atelier au début de l'impasse.
Cordialement
JB
R.
Merci pour votre message relatif à la dénomination de la traverse Zimmermann.Je n'avais pas retrouvé jusqu'ici la délibération du Conseil Municipal dans laquelle cette voie a été nommée et je ne savais donc pas qui pouvait être Zimmermann.
Vos renseignements me paraissent tout à fait intéressants et je vais donc pouvoir grâce à vous compléter dès aujourd'hui l'information qui manquait au niveau de cette traverse Zimmermann sur la page du site internet consacré aux rues de La Seyne.
En vous remerciant pour votre aide, recevez mes meilleurs sentiments.
JCA
29 Octobre 2002 : Chemin de la Gatonne à Daniel
Q.
Cher Monsieur,Mes enfants natifs de Normandie arrivent dans votre ville pour raisons professionnelles.
Je cherche une indication sur l'origine de leur adresse "passage de la Gatonne à Daniel".
Merci si vous pouvez éclairer ma curiosité.
FM
R.
Bonjour,La réponse à votre interrogation sur l'appellation "passage de la Gatonne à Daniel" peut être trouvée dans différentes rubriques de notre site internet consacré à l'histoire de La Seyne sur Mer :
http://www.site-marius-autran.com
Et en particulier dans les trois chapitres suivants :
1) Origine des quartiers : http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome8/origine_quartiers.html
2) Encyclopédie des rues de La Seyne : http://www.site-marius-autran.com/lexique_rues.html
3) § La Gatonne dans : Origines de l'Ecole Curie : http://www.site-marius-autran.com/oeuvres/tome4/origines_ecole_curie.html#ANCRE7
Si vous n'avez pas la possibilité d'explorer ces documents sur internet, voici comment on peut simplement répondre à votre question :
- L'histoire de communauté seynoise s'est développée dans un grand nombre de quartiers, une soixantaine environ, dont les noms étaient familiers des anciens Seynois, un peu moins familiers pour les jeunes ou les nouveaux arrivants. Ainsi, La Gatonne et Daniel sont deux noms de quartiers de La Seyne. Beaucoup de chemins de la ville portent les noms des quartiers qu'ils desservent ou qu'ils relient. Le "chemin de la Gatonne à Daniel" relie en effet ces deux quartiers. (Vous mentionnez "passage de la Gatonne à Daniel", mais je ne sais pas s'il s'agit d'une récente modification du mot "chemin" ou s'il s'agit d'une voie de création récente qui s'embrancherait sur le "chemin de la Gatonne à Daniel", car je ne trouve pas ce "passage" sur les plans que j'ai ou sur les plans de la ville des pages jaunes internet).Venons-en maintenant à l'origine de ces deux noms de quartiers : Daniel et La Gatonne. Pour cela, je vous recopie ci-dessous les informations qui figurent sur les différents chapitre de notre site internet qui traitent des noms de quartiers :
1) Un quartier important dénommé Daniel. C'est un quartier de collines principalement exposées vers le nord ou le nord-est et délimité par les quartiers La Gatonne, Vallon des Signes, Colle d'Artaud et Donicarde.
Qui étaient les Daniel ? C'est le nom d'une ancienne famille de propriétaires de terrains dans ce quartier ouest de la ville, qui contribuèrent à la fondation de La Seyne, et qui, depuis 1656 et pendant longtemps, furent investis dans des fonctions d'administrateurs de la communauté seynoise par les ordonnances de l'intendant de Provence ou des ordonnances royales.
Il y eut ainsi un Daniel de Léry, gouverneur de La Seyne. D'autres Daniel furent élus plus tard par un conseil de la communauté seynoise. Un Nicolas Daniel devint Maire en 1794, un autre en 1800. Nous pourrions évoquer longuement des personnages de haute lignée de cette famille qui donna à la Provence des officiers de marine, des ecclésiastiques, des notaires, des navigateurs célèbres, des médecins qui se distinguèrent pendant les périodes dramatiques des épidémies de choléra des siècles passés (1835-1845-1865...). Faisons une mention spéciale pour Clément Daniel, médecin, qui dirigea longtemps l'Hôpital de la ville dans les locaux de l'Hôtel-Dieu datant du XVIIe siècle situé entre la rue Messine et la rue dite de l'Hôpital devenue la rue Clément Daniel. Le nom de Clément Daniel méritait bien d'être vénéré tant il avait fait preuve de dévouement et de générosité dans les périodes les plus sombres de l'histoire seynoise. Aux XIXe et XXe siècles on pouvait encore noter la présence de centaines de familles Daniel à La Seyne comme à Six-Fours. Nos édiles du temps passé ont bien fait d'honorer cette famille célèbre par l'attribution de son nom à un grand quartier et à deux voies communales.
Chemin de Daniel : Chemin au tracé sinueux reliant le quartier Donicarde (bas du CD 216, actuellement route des Gendarmes d'Ouvéa) à La Gatonne, puis remontant vers le vallon des Signes (École de Plein Air), puis redescendant à travers bois, de nouveau vers le CD 216 de La Seyne à Six-Fours au sommet de la colle d'Artaud, face au chemin d'Artaud à Pignet). Classé (VC 122) le 25 août 1887. Longueur : 1290 m.
Chemin de la Gatonne à Daniel : Chemin qui part de l'intersection entre le chemin de Daniel et l'avenue Louis Burgard et qui, en direction de l'ouest, rejoint de nouveau le chemin de Daniel dans sa partie haute, près de l'École de Plein Air. Classé (VC 123) le 25 août 1887. Longueur : 420 m.
2) Quartier La Gatonne. Quartier situé à l'ouest du centre ville, au sud du boulevard du Quatre Septembre, entre le collège Curie et le quartier Daniel.
L'appellation La Gatonne serait liée à l'existence d'un atelier de corderie pour la construction navale et la Marine dans ce quartier. (La corderie a disparu, mais il reste un témoin de cette époque avec le bistrot dénommé Bar de la Corderie. L'avenue reliant le boulevard du 4 Septembre à la route de la Donicarde s'appelait autrefois boulevard de la Corderie avant de devenir la rue Charles Gide, économiste français qui a décrit les principes du coopératisme).
C'est précisément dans l'existence de cette ancienne corderie que nous trouvons l'origine du nom de la Gatonne que beaucoup de Seynois ne connaissent pas. Avec des fils de chanvre, on faisait des cordes simples ; en assemblant un grand nombre de ces cordes, on obtenait un câble, mais pour former les torsades spiralées des gros cordages, un outil qui était une sorte de bâton était nécessaire. L'altération du mot bâton aurait donné, en provençal, gaton, ou gatoun, d'où le nom de La Gatonne donné à ce quartier.
Chemin de la Gatonne : Chemin perpendiculaire au boulevard de Stalingrad qui monte vers le chemin de Daniel (partie haute de l'avenue Louis Burgard).
La partie nord du chemin (sur 113 mètres) a longtemps été étroite (3 m.) alors que la partie sud (sur 90 m.), beaucoup plus pentue, avait 8 m. de large. Classé (VC 160 en avril 1956). Longueur : 203 m.
Espérant avoir répondu à votre curiosité, et restant à votre disposition pour tout autre renseignement que vous souhaiteriez avoir sur La Seyne sur Mer, recevez l'expression de mes sentiments distingués,
JCA
8 Janvier 2003 : Rue Charles Gide
Bonjour,(...).
Deuxièmement, je voudrais répondre à la question : « Qui pourra nous renseigner sur Charles GIDE ? » (Recherche N° 36 du Filet du Pêcheur du 4ème trimestre 2002)
La réponse se trouve sur la page Encyclopédie des Rues de La Seyne de mon site internet :
« Charles Gide : Économiste français (Uzès, Gard, 1847 - Paris, 1932). Oncle de l'écrivain André Gide, il fut l'un des principaux théoriciens du coopératisme. Auteur de plusieurs ouvrages, dont : « Principes d'économie politique » (1884), « La Coopération » (1900), « Les sociétés coopératives de consommation » (1910) ».
« La rue Charles Gide est une partie de l'ancien CVO n° 10. Le Centre Hermès (Direction des Impôts) qui y est situé occupe l'emplacement des anciens Coopérateurs du Midi, expliquant le choix de Charles Gide pour la dénomination de cette rue ».
(...).
Amitiés,
JCA
30 Juin 2002 : Explication de certains noms de rues de La Seyne
Q. (à JP)
Bonjour,Suite à notre récente conversation téléphonique, je ne sais pas si tu as pu visiter le site internet :
http://www.site-marius-autran.comEt notamment la partie relative aux noms des rues, chemins, avenues, places et quartiers de La Seyne.
Je t'avais indiqué que la recherche de l'origine de certaines appellations me posait quelques problèmes et que peut-être, au sein de l'Association que tu présides, des renseignements pourraient être obtenus.
Les appellations dont je n'ai pas retrouvé d'explication valable concernent notamment les voies suivantes :
- Albrand (rue du Commandant Louis) : ?
- Arnaud (chemin) : Famille propriétaire de terrains ?
- Barelles (chemin des) : Nom de famille ?
- Beauché (rond-point Georges) : ?
- Besostri (impasse) : ?
- Bœuf (esplanade Henri) : ?
- Boisselin (rue) : ?
- Braudel (parc Fernand) : ?
- Cablat (impasse) : ?
- Cléry (Avenue Hugues) :? Famille de Mar-Vivo. Quels rôles ont joué Hugues et Félix Cléry ? Dans le Syndicat d'Initiative des Sablettes ?
- Cléry (rue Félix) : idem
- Closerie des Lilas (chemin de la) : ?
- Croce (rue François) : ?
- Crouzet (rue du Docteur) : ?
- Gabrielles (Les) (quartier) : ?
- Garnault (boulevard) : ?
- Gaumin (quartier) : ?
- Gauran (chemin de) : ?
- Jaubert (boulevard Dominique) : ?
- Jaumen (quartier) : ?
- Lacroix (rue Pierre) : ?
- Marie (allée) : ?
- Mattei (avenue J.-B.) : ?
- Maurelle (quartier) : ?
- Michelon (rue) : ?
- Picard (rue Professeur) : De quel professeur Picard s'agit-il ? l'archéologue ? l'astronome ? un autre professeur de la région ?
- Porchy (boulevard) : Famille de Saint-Elme ?
- Prat (rue Étienne) : ?
- Rey (chemin) : ?
- Roux (du Docteur) : S'agit-il d'Emile Roux qui dirigea l'Institut Pasteur ?
- Sardine (chemin de la) : ??
- Selon (chemin de) : Famille propriétaire de terrains ?
- Thierry (avenue) : ?
- Vaillant (rue du Docteur) : ?
- Verlaque (rue Louis), selon L. Baudoin « édile seynois à une date assez récente » (peut-on être plus précis ?)
- Vidal (boulevard Auguste) : ?
- Zimmermann (traverse) : ?
[NB. Depuis ce courrier de 2002, un bon nombre d'explications de noms de rues ont été trouvées : Albrand, Beauché, Bœuf, Braudel, Croce, Garnault, Gaumin, Jaubert, Jaumen, Picard, Selon, Thierry, Zimmermann, etc.]
(...).
Amitiés. Peut-être à bientôt.
JCA
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