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L'Atalante et L'Autre Cinéma - Rencontre sur les Docks

 

 

Quand commence-t-on à faire du cinéma ?


En notant les premières idées d’un scénario sur une feuille de papier ? Non, à ce stade les envies se découvrent, mais le film n’est encore qu’un espoir mal formulé auquel on a du malà croire. En lançant son premier « Action ! », ému et impatient, sur un plateau de tournage ?
Peut-être, oui : l’équipe est là, quelque chose se fabrique prise après prise, mais le film est loin d’avoir pris forme et on avance à l’aveugle, en faisant semblant de savoir où l’on va (comme, croit-on alors, les cinéastes, « les vrais »).


Je ne sais pas quand est-ce que j’ai commencé. En revanche, j’ai su que ça avait commencé le soir où dans une salle, dans une première salle, j’ai pu montrer un court-métrage que j’avais fait. Ce n’était pas un très bon film, je n’étais pas très fier de moi, mais ce dont j’avais rêvé était là : le récit assemblé sur la pellicule, l’obscurité, des spectateurs inconnus, des visages après la projection.


Cette première salle, c’était l’Atalante, il y a sept ou huit ans. Dans un cinéma où j’avais vu, année après année, beaucoup de belles choses. Et dans la ville où j’ai grandi. Alors revenir aujourd’hui, invité à l’occasion de « Rencontres sur les docks », pour y parler de mon travail et y montrer des films que j’aime, des films qui m’accompagnent, me tient tout particulièrement à coeur. L’Atalante m’accompagne et j’ai à mon tour l’occasion de l’accompagner un peu.

Avec Gerry de Gus Van Sant et Old Joy de Kelly Reichardt, j’ai choisi de faire découvrir ou redécouvrir des films américains dépouillés et puissants, dans lesquels le paysage, la nature sauvage ont un rôle de premier plan. Pour moi, ces films dessinent l’horizon d’un cinéma essentiel, comme on a du mal à le faire en France, d’un cinéma rêvé, peu bavard et confiant : confiant dans les gestes qu’il enregistre, confiant dans les lieux qu’il filme – bref, confiant dans ses
propres moyens. Chaque fois que je les revois, ces films, et quelques autres dont j’aurai sans doute l’occasion de parler, me donnent une belle leçon, simple et miraculeuse : le cinéma, c’est de la lumière qui passe et du temps qu’on retient. De la lumière et du temps : n’est-ce pas aussi ce qu’un festival nous offre l’occasion de partager ? Ces occasions sont rares, profitons-en.

 

Xabi Molia

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Une édition riche en confrontations et en découvertes pour ces « 7° rencontres sur les Docks » faite de complicités avec
le public et de fidélités artistiques.


La réussite confirmée de ce rendez-vous annuel autour de l’image témoigne de la pertinence de l’action menée au
quotidien, et depuis de nombreuses années, par les équipes professionnelles de l’Atalante et de l’Autre cinéma, animées
par une même passion partagée par l’ensemble des membres de l’association Cinémas et Cultures. « Découvrir et faire
découvrir le meilleur de la production cinématographique mondiale, soutenir la création indépendante et lutter contre
l’uniformisation culturelle…. ». Leur engagement et la richesse de la programmation proposée sont le garant d’une
offre artistique ouverte sur le monde qui rend compte de la diversité culturelle chaque jour plus menacée dans nos
sociétés contemporaines.

C’est aussi un formidable atout pour notre ville.

 

L’activité développée par l’Atalante et l’Autre cinéma font de ces équipements de proximité des éléments structurants de la politique culturelle de notre ville. Ils confortent l’ambition
qui est la nôtre de fédérer sur la rive droite un ensemble d’activités artistiques susceptibles de faire de ce quartier en
pleine mutation un pôle urbain attractif.
C’est la raison pour laquelle la ville s’associe pour la septième année consécutive à cette manifestation et vous invite à venir nombreux à partager ces rencontres.

Jean René Etchegaray
Premier Adjoint délégué à la Culture