CVN Calendrier 2007-2008
 

 

Séance du 5 octobre 2007

Nombreux étaient les adhérents venus assister à cette soirée du CVN, aussi, Loïc a-t-il eu un peu de mal à mettre fin aux conversations des uns et des autres pour commencer la séance. Il nous a d’abord fait part d’un certain nombre d’informations :
- Le stage 2007/2008 pour lequel il recherchait quelques volontaires pour aider au tournage le 27 octobre, sur l’Île de Versailles. Des candidatures se sont immédiatement manifestées.
- La recherche de Loïc Renimel d’une caméra d’occasion, ainsi que d’une violoncelliste.
- Le don que André fait au club d’une « blonde » de 1000 w et de ventouses pour fixer une caméra sur une portière ou un plafond de voiture.

Puis, Jean-Luc est venu exprimer sa double satisfaction d’avoir reçu un prix spécial à Bourges, pour son film « Passe le temps », réalisé avec Michèle. D’après lui, ce prix de la Fraternité est bien adapté à l’esprit du film, et dément ceux qui jugeaient qu’il n’avait pas le niveau requis pour le National.

Un petit clip R comme Rire a été passé pour rappeler à tous le sujet du concours interne, et « R e » dynamiser notre esprit créatif. Nous avons aussi appris que, cette année, le concours interne serait ouvert à un autre club de la région, et que les membres du club de Cholet avaient accepté le défi.

Un concours photo insolite avait été lancé à l’occasion du pique nique du 16 septembre. Le comité a eu la gentillesse de retenir celle que j’avais faite de Jean-Pierre aux prises avec une cuisse de poulet, et de me remettre un CD des photos souvenir de la journée. Je remercie le comité et les auteurs des clichés et du CD.

Lauranne Mahé, 17 ans, nous a présenté son clip Happy Ending . Un clip qu’elle a conçu et réalisé seule, à l’aide d’un appareil photo numérique et d’un logiciel gratuit pris sur Internet, une œuvre de jeunesse qui prouve son goût certain pour l’image et le montage. Lauranne est la petite fille de Jocelyne et Christian Raimbaud et a, sans nulle doute, récupéré quelques gènes de son grand-père. Heureuse découverte.

Secret pourri a été réalisé par Didier Jodar d’après un scénario écrit par son neveu Johan. Parodie de l’émission de télé Secret story, cette série de saynètes a été tournée par les auteurs et trois amis, au cours d’une très longue soirée. C’est le type même de film que l’on s’amuse à faire en famille ou entre amis pour occuper une journée pluvieuse, et elles ont été nombreuses cet été ! Divertissement qui a le mérite de ne se prendre pas au sérieux.

Avec le film Amoureuses de Renaud Ducoing, portant sur l’homosexualité féminine, les débats ont été très animés, le thème et son traitement ne laissant pas indifférent.
Deux jeunes femmes fêtent leur 4ème année de vie commune et le cadeau surprise de Léa à Nina n’est autre que le géniteur potentiel du bébé qu’elles rêvent d’avoir toutes les deux. Mais pour concrétiser ce rêve, il faut passer à l’acte…..

Le premier point de désaccord dans la salle a porté sur la fin du film. Certains auraient voulu qu’il se termine sur le plan de l’arbre, estimant que les plans suivants n’étaient pas dans le même propos. Pour les autres, la fin voulue par Renaud donnait un autre sens au film, bien que la phrase de Léa « c’est mon tour aujourd’hui » reste ambiguë et dérangeante.
Ce sujet de société est difficile à traiter et irréalisable sans un casting de choix. L’auteur a su trouver les acteurs qui ont osé jouer pleinement des rôles qui devaient être difficile à tenir. Pourtant, le jeu des actrices n’a pas fait l’unanimité au sein des spectateurs. Peut-être est-ce du au fait que les acteurs sont très concentrés à suivre la trajectoire prévue pour arriver au cadrage parfait et perdent ainsi un zeste de naturel.
Jean a fait remarquer que, lors du National, la projection du film avait eu lieu dans un silence total, alors qu’au CVN, quelques scènes ou répliques ont provoqué des rires de spectateurs. Ceux-ci y ont vu un humour comique, les autres, pris par l’ambiance n’y ont trouvé qu’un souffle de détente.
Pour moi, le soin extrême que Renaud apporte toujours dans ses cadrages, la beauté de l’image et l’once d’humour ont permis à ce film remarquable de ne pas devenir lourd malgré l’audace de certaines séquences pour notre cinéma amateur, la poésie l’emportant sur le réalisme.
Le public s’étant étonné que ce film n’ait pas été primé au National, André a juste déclaré qu’ils avaient vu plusieurs films de très grande qualité dans la catégorie « fiction », rendant sans doute la sélection difficile.

Un autre film Le couloir était prévu au programme, mais Alain ne trouvait pas, sur le DVD, la clé pour y accéder. A chaque tentative, c’est le premier film qui démarrait, le premier par ordre alphabétique, avec un « A » comme Adrénaline de Philippe Sevestre que nous avons fini par visionner.
Un amateur de sports de l’extrême part en Irak éprouver de nouvelles sensations fortes. Philippe, qui joue lui-même ce rôle déjanté de reporter-vedette, apparaît en incrustation sur une succession de scènes d’explosions et de tueries. Les images sélectionnées pour leur violence, ont été récupérées sur Internet (et payées).
Le public du CVN a très mal reçu ce film et les avis exprimés ont été unanimement négatifs : ennui, saturation, regret de voir notre président de Fédération dans ce rôle. Les spectateurs ont été très surpris qu’un prix spécial, celui de « l’Investigation », ait été décerné à ce film, à Bourges.

Alain ayant trouvé qu’il fallait cliquer sur le nom du club pour sélectionner un film sur ce DVD, l’atmosphère a pu se détendre en visionnant le film prévu au programme : Le couloir de Cécile Guieu et Marie Boivent.
Un joyeux capharnaüm encombre le couloir d’entrée de l’appartement et les occupantes du lieu ont bien du mal à y retrouver leurs affaires. Pour y remédier, elles mettent au point une méthode de rangement si sophistiquée qu’elle nécessite un mode d’emploi dont la logique n’est limpide que pour celui qui l’a rédigé. A cet instant, chacun de nous a du avoir une pensée pour les rédacteurs des notices de nos chers appareils vidéo !.
Toutes les séquences tournées dans le couloir, et celle de la fin, sont pleines d’humour et bien menées. Quelques personnes ont moins aimé les séquences du « confessionnal » sur un fauteuil, dans un décor blanc. C’est, bien sûr, un artifice facile permettant d’articuler les étapes de ce film qui, malgré ce bémol, a été fort apprécié. Les spectateurs nantais ont confirmé le choix de ceux de Bourges où ce film a obtenu le prix du Forum, prix décerné par le public. Le film a été récompensé également par le prix du CNC et est sélectionné pour l’UNICA 2008. Beau palmarès.
Loïc nous a dit que, peut-être, le club accueillirait bientôt les auteurs. Nous espérons qu’elles ont d’autres projets aussi plaisants à nous présenter.

Après cette programmation très riche, plus longue que prévue, l’heure de nous quitter a sonné.

Sylvie Olivès