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Le
maxi trimaran d'une banque bien connue est amarré sur le bras
de la Madeleine, proche de la maison des syndicats ou nous nous retrouvons
ce soir.
Alain Valade est affairé auprès de notre nouveau projecteur.
Geneviève Thuiller nous livre quelques informations sur le National
de Bourges ou soixante cinq films ont concouru. Bravo à Michèle
et Jean Luc Jarousseau qui représentaient le CVN avec leur film
" Cacher la beauté " et qui a obtenu le prix "
un certain regard "car oui, dans ce film, il y en a de la beauté.
Une
courte bande annonce " à la Jodard " nous rappelle
le thème du prochain concours interne qui est ,
sel,celle ... merci Didier pour
ces rappels originaux.
Jean
Marie Morin nous montre des images du pique nique du club où
les quilles ont valsé sous un soleil généreux.
François
Métayer est accompagné ce soir d'un ami, Romain Poirot,
jeune réalisateur qui est venu nous présenter son premier
court métrage : Dommage. Il nous
explique qu'il a écrit ce film après une déception
amoureuse personnelle, c'est donc le thème de l'histoire. Le
générique du début donne le ton, original et plaisant.
Romain est l'homme à tout faire , devant et derrière la
petite caméra familiale mini DV dont ils en ont, avec François,utilisé
toutes les possibilités.
Les images nous transportent follement dans une suite de petites saynètes
ou parfois l'auteur se laisse un peu emporter dans des effets superflus
qui peuvent lasser. On survole un peu l'émotion. La fin est tragique
... ou pas, c'est selon.
Il y a du rythme de l'originalité et une bonne ambiance générale
dans le film de Romain qui a su s'entourer de ses amis bref, on ne peut
que l'encourager à revenir nous voir.
François
Métayer, cette fois seul, nous présente quelques extraits
de son film
Notes d'Arménie . Au retour d'un
voyage en Arménie, un couple de pianistes en rapporte des morceaux
de musique avec lesquels ils vont composer leur récital. Il s'agit
d'un concert de piano à quatre mains.
Là aussi le générique est original, recherché,
esthétique, il nous transporte dans l'ambiance du salon ou les
quatre mains dansent sur le clavier. Les lumières sont superbement
travaillées. François a utilisé deux caméras
dont une sur chariot travelling. Il a dû faire quatre à
sept prises par morceaux. Son expérience de pianiste (dix ans)
n’a sans doute pas été inutile pour le montage sachant
qu'un même morceau rejoué ne l'est pas rigoureusement sur
un même rythme.
Beau travail et belles images dont on a hâte de voir la suite.
Un
film minute : Non recyclable de Pierre
Nicot ou la monture d'un cycliste peut rapidement se transformer en
épave ... le jeu des acteurs est discutable mais l'idée
est excellente.
Le
Passage faisait partie de la dernière sélection
française à l'UNICA.
Une femme raconte comment, durant la dernière guerre, elle a
aidé, avec d'autres, une famille juive à franchir la frontière
pour se réfugier en Espagne. Elle se souvient d'avoir eu à
protéger un bébé dans ses bras.
Outre les problèmes techniques apparaissant sur cette copie,
coupures d'images et de son, l'histoire, bien qu'émouvante, n'est
pas ressentie à sa juste valeur. Cette femme témoigne
sans que l'on perçoive suffisamment l'émotion. On meuble
son récit en y insérant des prises de vues pas toujours
crédibles .Il manque l'expression sur les visages, la peur, la
fatigue ...
Bien des années ont passé et cette femme va retrouver
l'homme qu'était ce bébé qu'elle réchauffait
sur les sentiers des Pyrénées en plein hiver.
Le réalisateur aurait pu accorder davantage de place à
cette rencontre.
Bravo à l’auteur d'avoir recueilli ce témoignage
de solidarité au milieu de la folie des hommes.
A
bientôt
Loïc Renimel
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