CVN Calendrier 2008-2009
 

 

Séance du 3 octobre 2008

Le maxi trimaran d'une banque bien connue est amarré sur le bras de la Madeleine, proche de la maison des syndicats ou nous nous retrouvons ce soir.
Alain Valade est affairé auprès de notre nouveau projecteur.
Geneviève Thuiller nous livre quelques informations sur le National de Bourges ou soixante cinq films ont concouru. Bravo à Michèle et Jean Luc Jarousseau qui représentaient le CVN avec leur film " Cacher la beauté " et qui a obtenu le prix " un certain regard "car oui, dans ce film, il y en a de la beauté.

Une courte bande annonce " à la Jodard " nous rappelle le thème du prochain concours interne qui est , sel,celle ... merci Didier pour ces rappels originaux.

Jean Marie Morin nous montre des images du pique nique du club où les quilles ont valsé sous un soleil généreux.

François Métayer est accompagné ce soir d'un ami, Romain Poirot, jeune réalisateur qui est venu nous présenter son premier court métrage : Dommage. Il nous explique qu'il a écrit ce film après une déception amoureuse personnelle, c'est donc le thème de l'histoire. Le générique du début donne le ton, original et plaisant. Romain est l'homme à tout faire , devant et derrière la petite caméra familiale mini DV dont ils en ont, avec François,utilisé toutes les possibilités.
Les images nous transportent follement dans une suite de petites saynètes ou parfois l'auteur se laisse un peu emporter dans des effets superflus qui peuvent lasser. On survole un peu l'émotion. La fin est tragique ... ou pas, c'est selon.
Il y a du rythme de l'originalité et une bonne ambiance générale dans le film de Romain qui a su s'entourer de ses amis bref, on ne peut que l'encourager à revenir nous voir.

François Métayer, cette fois seul, nous présente quelques extraits de son film
Notes d'Arménie . Au retour d'un voyage en Arménie, un couple de pianistes en rapporte des morceaux de musique avec lesquels ils vont composer leur récital. Il s'agit d'un concert de piano à quatre mains.
Là aussi le générique est original, recherché, esthétique, il nous transporte dans l'ambiance du salon ou les quatre mains dansent sur le clavier. Les lumières sont superbement travaillées. François a utilisé deux caméras dont une sur chariot travelling. Il a dû faire quatre à sept prises par morceaux. Son expérience de pianiste (dix ans) n’a sans doute pas été inutile pour le montage sachant qu'un même morceau rejoué ne l'est pas rigoureusement sur un même rythme.
Beau travail et belles images dont on a hâte de voir la suite.

Un film minute : Non recyclable de Pierre Nicot ou la monture d'un cycliste peut rapidement se transformer en épave ... le jeu des acteurs est discutable mais l'idée est excellente.

Le Passage faisait partie de la dernière sélection française à l'UNICA.
Une femme raconte comment, durant la dernière guerre, elle a aidé, avec d'autres, une famille juive à franchir la frontière pour se réfugier en Espagne. Elle se souvient d'avoir eu à protéger un bébé dans ses bras.
Outre les problèmes techniques apparaissant sur cette copie, coupures d'images et de son, l'histoire, bien qu'émouvante, n'est pas ressentie à sa juste valeur. Cette femme témoigne sans que l'on perçoive suffisamment l'émotion. On meuble son récit en y insérant des prises de vues pas toujours crédibles .Il manque l'expression sur les visages, la peur, la fatigue ...
Bien des années ont passé et cette femme va retrouver l'homme qu'était ce bébé qu'elle réchauffait sur les sentiers des Pyrénées en plein hiver.
Le réalisateur aurait pu accorder davantage de place à cette rencontre.
Bravo à l’auteur d'avoir recueilli ce témoignage de solidarité au milieu de la folie des hommes.

A bientôt

Loïc Renimel