CVN Calendrier 2008-2009
 

 

Séance du 14 novembre 2008

 

Loïc commence la séance par l’annonce du gala que le club d’Angers organisera le 25 novembre, puis par un point rapide de l’évolution du stage. Les deux équipes ont terminé le tournage du scénario, en intérieur en raison d’une météo défavorable, et ce, grâce, à une astuce trouvée par Didier. Elles doivent commencer le montage ce week-end.

Monsieur Yé un film de 6 minutes de Loïc Renimel.
Au cours de ses périples en vélo, Loïc a rencontré un couple de parisiens, amoureux des falaises d’Etretat car elles leur rappellent, en beaucoup plus grandes, des falaises de leur Chine natale.
Monsieur Yé est artiste peintre, et, comme le précise Madame « amateur, mais il peint comme un pro », nuance dénuée d’humour, parfaitement comprise par les cinéastes amateurs que nous sommes !.
Monsieur Yé a déjà planté son chevalet sur la plage de galets, il choisit avec soin son cadrage et commence sa toile.
Comme dans toutes ses réalisations, Loïc s’attache avant tout à l’homme, et sans gêner l’artiste dans son travail, il sait le questionner et l’amener à se dévoiler peu à peu. Madame Yé n’est pas loin, prête à intervenir pour compléter les propos de son mari, et en quelques mots, dire toute l’admiration qu’elle lui porte.
La toile est réussie, et la peinture de ce couple sympathique l’est plus encore.

Dans son film, Loïc a inclus des plans du paysage et des falaises. Jean a été gêné par ces plans qui correspondent au propre regard de Loïc et non à celui du Monsieur Yé.
Loïc nous a interrogé sur l’utilité de la musique et la réponse a été unanimement négative. Il a aussi constaté que l’image projetée sur écran est plus large que celle vue sur son poste de télé, laissant deviner une présence en bordure d’écran qu’il pensait avoir évitée à la prise de vue. Il envisage de reprendre son montage pour améliorée la qualité de l’image un peu affaiblie par des transferts.

Guadeloupe 2007 , film de 13 mm de Gérard Rivière.
Gérard, sa femme et un couple d’amis sont allés passer trois semaines à la Guadeloupe en mars dernier. Gérard en a fait un montage souvenir et nous l’a présenté hier soir.
Il est difficile et courageux de présenter au club, un film que l’on a réalisé pour ses compagnons de voyage et leur entourage, et bravo de l’avoir fait. Merci pour ceux qui connaissent cette île et qui ont pu la revisiter, et pour les autres, la découvrir.
Gérard n’a pas bénéficié d’une belle luminosité, le temps étant un peu couvert, mais l’image reste belle et stable.
Les deux critiques ont porté sur les bandes passantes trop rapides et pas très esthétiques, et sur le son qui venait parfois de l’enceinte gauche, parfois de la droite.
Ce montage satisfait tout à fait le public auquel il est destiné, mais je pense qu’avec peu de choses, il serait possible d’améliorer ce style de film, par : plus de variations pour les angles de prise de vue et les grosseurs de plans, plus de motivation de la part des participants à entrer dans l’action (ici, ils semblaient intimidés par la caméra et nous n’entendions pas leurs voix), un montage plus rythmé. Mais, c’est bien en faisant que l’on progresse.

Chapeau la tradition , un film de 14 minutes de Christian Bécuwe (film de la Fédération)
Quelques plans nous situent la ville de Dunkerques et un groupe d’amis nous affirme ne pouvoir sortir sans eux.
Eux, ce sont les chapeaux, invraisemblables couvre-chefs colorés, délirants, imaginés et cousus spécialement pour le carnaval.
Nous assistons au long et minutieux maquillage haut en couleurs de ce groupe d’amis jusqu’à la touche finale : le chapeau calé sur la tête. Toute cette séquence est très bien construite avec une caméra au plus près de l’action.
Puis ces amis se perdent dans la foule d’une incroyable densité, un fleuve grouillant et exubérant, spectaculaire. Là, bien sûr, la caméra prend de la distance, de la hauteur, si longtemps éloignée de la foule, avec des plans répétitifs, que l’intérêt pour cette masse colorée s’estompe.
Nous retrouvons les amis pour la traditionnelle soupe à l’oignon et un chapeau est rangé dans sa boîte jusqu’à l’année suivante. Fin banale.

Le film était parti très fort, mais l’intérêt s’est peu à peu délité. Dommage, il y avait un sujet intéressant, certes difficile à filmer mais avec huit caméras à l’ouvrage, nous aurions aimé que certaines restent dans la foule, au contact des chapeaux.
Quand l’attention n’est pas captée, on a le temps de voir tous les défauts : difficulté à traiter les changements de musique, fautes de montage, effets inutiles etc.

L’horloger de Bazas , de Jean Hidelberg (film Fédération).
Un horloger, passionné par tous les mécanismes délicats, et, de préférence en panne, met tout son savoir à leur restituer le mouvement et le son.
Tout en travaillant, l’homme parle de son métier, de la délicatesse des réparations qu’il est amené à faire, tandis que ses propos sont ponctués par les carillons des horloges, pendules et autres cartels, stockés dans son atelier, qui sont volontairement réglés à des heures différentes.
Nous l’écoutons avec plaisir, mais, sur le plan de l’image, nous sommes assez frustrés.
Pour cause d’exiguïté des lieux, l’auteur a eu du mal à déplacer sa caméra. En filmant dans un sens, la main de l’horloger cachait le travail qu’il faisait, et, dans le sens inverse, c’était toujours le même angle, seule la grosseur de plan variait. Un gros écueil que l’auteur n’a, hélas, pas pu ou pas su résoudre.


Sylvie Olivès