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Loïc
commence la séance par l’annonce du gala que le club d’Angers
organisera le 25 novembre, puis par un point rapide de l’évolution
du stage. Les deux équipes ont terminé le tournage du
scénario, en intérieur en raison d’une météo
défavorable, et ce, grâce, à une astuce trouvée
par Didier. Elles doivent commencer le montage ce week-end.
Monsieur
Yé un film de 6 minutes de Loïc Renimel.
Au cours de ses périples en vélo, Loïc a rencontré
un couple de parisiens, amoureux des falaises d’Etretat car elles
leur rappellent, en beaucoup plus grandes, des falaises de leur Chine
natale.
Monsieur Yé est artiste peintre, et, comme le précise
Madame « amateur, mais il peint comme un pro », nuance dénuée
d’humour, parfaitement comprise par les cinéastes amateurs
que nous sommes !.
Monsieur Yé a déjà planté son chevalet sur
la plage de galets, il choisit avec soin son cadrage et commence sa
toile.
Comme dans toutes ses réalisations, Loïc s’attache
avant tout à l’homme, et sans gêner l’artiste
dans son travail, il sait le questionner et l’amener à
se dévoiler peu à peu. Madame Yé n’est pas
loin, prête à intervenir pour compléter les propos
de son mari, et en quelques mots, dire toute l’admiration qu’elle
lui porte.
La toile est réussie, et la peinture de ce couple sympathique
l’est plus encore.
Dans
son film, Loïc a inclus des plans du paysage et des falaises. Jean
a été gêné par ces plans qui correspondent
au propre regard de Loïc et non à celui du Monsieur Yé.
Loïc nous a interrogé sur l’utilité de la musique
et la réponse a été unanimement négative.
Il a aussi constaté que l’image projetée sur écran
est plus large que celle vue sur son poste de télé, laissant
deviner une présence en bordure d’écran qu’il
pensait avoir évitée à la prise de vue. Il envisage
de reprendre son montage pour améliorée la qualité
de l’image un peu affaiblie par des transferts.
Guadeloupe
2007
, film de 13 mm de Gérard Rivière.
Gérard, sa femme et un couple d’amis sont allés
passer trois semaines à la Guadeloupe en mars dernier. Gérard
en a fait un montage souvenir et nous l’a présenté
hier soir.
Il est difficile et courageux de présenter au club, un film que
l’on a réalisé pour ses compagnons de voyage et
leur entourage, et bravo de l’avoir fait. Merci pour ceux qui
connaissent cette île et qui ont pu la revisiter, et pour les
autres, la découvrir.
Gérard n’a pas bénéficié d’une
belle luminosité, le temps étant un peu couvert, mais
l’image reste belle et stable.
Les deux critiques ont porté sur les bandes passantes trop rapides
et pas très esthétiques, et sur le son qui venait parfois
de l’enceinte gauche, parfois de la droite.
Ce montage satisfait tout à fait le public auquel il est destiné,
mais je pense qu’avec peu de choses, il serait possible d’améliorer
ce style de film, par : plus de variations pour les angles de prise
de vue et les grosseurs de plans, plus de motivation de la part des
participants à entrer dans l’action (ici, ils semblaient
intimidés par la caméra et nous n’entendions pas
leurs voix), un montage plus rythmé. Mais, c’est bien en
faisant que l’on progresse.
Chapeau
la tradition
, un film de 14 minutes de Christian Bécuwe (film de la Fédération)
Quelques plans nous situent la ville de Dunkerques et un groupe d’amis
nous affirme ne pouvoir sortir sans eux.
Eux, ce sont les chapeaux, invraisemblables couvre-chefs colorés,
délirants, imaginés et cousus spécialement pour
le carnaval.
Nous assistons au long et minutieux maquillage haut en couleurs de ce
groupe d’amis jusqu’à la touche finale : le chapeau
calé sur la tête. Toute cette séquence est très
bien construite avec une caméra au plus près de l’action.
Puis ces amis se perdent dans la foule d’une incroyable densité,
un fleuve grouillant et exubérant, spectaculaire. Là,
bien sûr, la caméra prend de la distance, de la hauteur,
si longtemps éloignée de la foule, avec des plans répétitifs,
que l’intérêt pour cette masse colorée s’estompe.
Nous retrouvons les amis pour la traditionnelle soupe à l’oignon
et un chapeau est rangé dans sa boîte jusqu’à
l’année suivante. Fin banale.
Le
film était parti très fort, mais l’intérêt
s’est peu à peu délité. Dommage, il y avait
un sujet intéressant, certes difficile à filmer mais avec
huit caméras à l’ouvrage, nous aurions aimé
que certaines restent dans la foule, au contact des chapeaux.
Quand l’attention n’est pas captée, on a le temps
de voir tous les défauts : difficulté à traiter
les changements de musique, fautes de montage, effets inutiles etc.
L’horloger
de Bazas
, de Jean Hidelberg (film Fédération).
Un horloger, passionné par tous les mécanismes délicats,
et, de préférence en panne, met tout son savoir à
leur restituer le mouvement et le son.
Tout en travaillant, l’homme parle de son métier, de la
délicatesse des réparations qu’il est amené
à faire, tandis que ses propos sont ponctués par les carillons
des horloges, pendules et autres cartels, stockés dans son atelier,
qui sont volontairement réglés à des heures différentes.
Nous l’écoutons avec plaisir, mais, sur le plan de l’image,
nous sommes assez frustrés.
Pour cause d’exiguïté des lieux, l’auteur a
eu du mal à déplacer sa caméra. En filmant dans
un sens, la main de l’horloger cachait le travail qu’il
faisait, et, dans le sens inverse, c’était toujours le
même angle, seule la grosseur de plan variait. Un gros écueil
que l’auteur n’a, hélas, pas pu ou pas su résoudre.
Sylvie Olivès
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