CVN Calendrier 2008-2009
 

 

Séance du 12 décembre 2008

Soirée très intéressante qui montre que le cinéma a bel et bien existé avant le numérique, nos actuelles caméras n'étant que l'outil, le passage obligé, pour justement pouvoir faire "notre cinéma", celui dont nous avons envie. Et le fait que nous n'ayons pas du tout envie de faire le même cinéma est une richesse inestimable. Entretenons-la!

Au bilan technique de cette soirée: évidence que nos caméras numériques d'aujourd'hui sont des trésors, parce que compactes, performantes et pleines de bonnes surprises (pour autant que l'on veuille bien prendre la peine de se plonger dans les notices et d'en faire nos meilleures amies), économiques parce que le support d'enregistrement est peu cher.
Nos trentenaires de vendredi soir n'avaient pas cette chance. Le moindre film à l'époque nécessitait un minimum de budget de production, et un minimum de patience (délai labos), mais ils ont fait leurs films quand même.

Au bilan moral, un bel exemple qui doit encourager tout le monde. Bravo à cette génération, et aussi à toutes celles et ceux dont les films n'ont pu être programmés, car nous savons qu'il y a plein d'autres trésors dans les tiroirs.


Les films présentés :

24 images en 36 chandelles
: où la concrétisation des préceptes acquis lors d’un stage cinéma amateur soporifique tourne à la cata (c’est normal, quand une soutane admire des soutiens gorge…). Dérision, humour, déconvenue, prise de vues « dans la ville »… autant d’ingrédients dont le mélange ne peut qu’être qu’explosif.

Le violement : film d'équipe très organisée, délicat, au dénouement choc. Filmé et monté de manière très académique, le même sujet serait traité très différemment aujourd'hui. Mais peut être n'aurait'il pas l'impact du plan final, puisque c'est le montage voulu par Gilbert qui nous promène vers une hypothèse de dénouement autre. D'où le choc de ce dernier plan. Et la réussite du film.
Bravo à toute l'équipe.

Ab Urba : essai (pénible) de making off. Une succession d'images à thème alterné (Nantes travaille, Nantes s’amuse), mais pas un film !
Ca va 1 minute. Après, c'est du copié-collé de copié-collé de copié-collé. Indigeste (pour moi).
Même la musique de Nino Rota (Casanova de Fellini - maltraitée et même pas créditée au générique), rame pour tenter de calmer le vacarme. Mission impossible.
Même que les auteurs sont aujourd’hui tous des copains, j’ai du mal à m’en remettre…
Néanmoins: le film qu'il fallait faire et programmer : pour montrer ce qu'est un anti-film.

Sous l'écorce, la Sève : profondément humain, ce qui fait accepter les imperfections liées aux difficultés de filmer. Aux antipodes de la quincaille pseudo cinématographique au 3ème degré, très en vogue tant chez les pros que chez certains amateurs, « Sous l’écorce, la Sève » est un film très beau.
J'ai entendu dans la salle "qu'il faudrait seulement un peu le raccourcir "...
Horreur ! On saucissonnerait la belle Humanité de ce film pour sacrifier aux effets de mode ? S'il faut monter des films avec seul but de les voir se terminer au plus vite, autant ne pas acheter de caméra, ni de logiciel de montage... ou alors accepter de se projeter ses films en 500 images/seconde... pour soi tout seul. Et s'en resservir quatre du même topo, à la queue leuleu!
Pour moi, de loin le plus beau film de la soirée. Bravo Annick et Guy.

La Balade : Suspens dans les bois, en hiver.
"Blair Witch" et "Promenons-nous dans les bois", 25 ans avant l'heure. L'humour en plus.
On peut penser que la production avait prévu une grosse provision de bananes... mais qui n'ont pas séduit les deux singes.
Bien filmé, bien monté : 7 minutes très agréables.

La rencontre : On ne se privera pas du plaisir de penser que la réalisation de cette courte animation a demandé beaucoup de temps à Patricia et Loïc. Ils auraient eu tort de s'en priver. Il devait y avoir des pâtes à modeler roses et blanches, et aussi des molles, et des dures...
En tout cas, ils se sont donnés 4 beaux enfants. Bravo pour leurs enfants, et aussi pour ce film délicieux et plein de fraîcheur.

Cindy : Suspens dans les bois, en été.
La superproduction de la soirée, puisque Christian nous dévoile que toutes les troupes des "ministères de la défense et de l'intérieur" du pays ont été mobilisées pour les besoins de l'histoire, et, qui plus est, dans une région historique. De très belles images, prise de son exemplaire, montage top.
Même l'optimisme affiché de la musique finale convainc que la fillette ne peut être retrouvée que vivante et en bonne santé. Ouf !
Que demander de mieux?

Mention spéciale pour les colleurs et rembobineurs de service qui ont permis la parfaite continuité de cette soirée. Bravo à toute l'équipe !

Cette séance de films trentenaires sur support argentique doit aussi nous interpeller sur le devenir de nos actuels films sur support numérique.
Personnellement, je suis imperméable à cette prétendue pérennité du DVD à laquelle on veut, parce que c’est très vendeur, nous forcer à croire. Quand on regarde autour de nous, ça crève les yeux que la «vie numérique» n’a pas que des bienfaits, loin s’en faut. Sauf à refuser de regarder plus loin que le bout de son nez.

Bonne Année 2009, et plein de plaisirs à toutes les filmeuses, les filmeurs, et à ceux qui regardent leurs films.

Robert Beautru

Beaucoup d’émotion ce vendredi 12 décembre.
Dès 19 h 30 Alain, Christian et Guy s’activent à préparer le matériel .
Ce soir est une soirée pas comme les autres. On fête en effet les 30 ans de la classe 78
Les projecteurs 8 et 16 mm reprennent de l’activité.
Alain et Christian aux commandes n’ont pas perdu la main.
En pleine projection les films cassent à 2 reprises et très vite un collage et on redémarre.
On sent l’ambiance dans la salle. Beaucoup de monde, des personnes qui faisaient partie du cvn à cette époque et pour qui les souvenirs des tournages sont toujours présents en particulier l’appartement entièrement relooké pour le tournage , pendant l’absence des propriétaires .

Merci à tous les auteurs d’avoir fait revivre le cinéma d’il y a quelques années et rendez vous dans 30 ans …. pour visionner nos films tournés aujourd’hui en HD que l’on trouvera certainement de mauvaise qualité mais là ce seront nos yeux qui seront de mauvaise qualité.

En tous cas, ce fût une soirée fort sympathique et très réussie qui s’est terminée par un pot préparé par notre Président.
Bravo à tous.

Geneviève


J’ai réfléchi pendant mon temps de travail sur la soirée des 30 ans…
En fait on peut s’apercevoir avec beaucoup de plaisir qu’à la soirée des 30 ans la salle était pleine contrairement à des soirées ateliers.
La nostalgie ne prendrait elle pas le pas sur la technique cinématographique…
Ce n’est qu’une constatation qui pour moi est positive dans les relations humaines mais pour les films….

Soyons optimistes

Xavier

Cinématographie et poésie

12.12.2008
Cuvée 78 !
Séance conviviale,
Séance retrouvailles !

Passé et avenir
Unis dans les rires
Pleurs et souvenirs !

8,16 millimètres,
Format en retraite ?
Façon d’un autre âge ?
Tournons bien la page !

Soirée argentique
Soirée nostalgique !...
Place au numérique !!!

Didier Jodar