Soirée
très intéressante qui montre que le cinéma a bel
et bien existé avant le numérique, nos actuelles caméras
n'étant que l'outil, le passage obligé, pour justement
pouvoir faire "notre cinéma", celui dont nous avons
envie. Et le fait que nous n'ayons pas du tout envie de faire le même
cinéma est une richesse inestimable. Entretenons-la!
Au bilan technique de cette soirée: évidence que nos caméras
numériques d'aujourd'hui sont des trésors, parce que compactes,
performantes et pleines de bonnes surprises (pour autant que l'on veuille
bien prendre la peine de se plonger dans les notices et d'en faire nos
meilleures amies), économiques parce que le support d'enregistrement
est peu cher.
Nos trentenaires de vendredi soir n'avaient pas cette chance. Le moindre
film à l'époque nécessitait un minimum de budget
de production, et un minimum de patience (délai labos), mais
ils ont fait leurs films quand même.
Au bilan moral, un bel exemple qui doit encourager tout le monde. Bravo
à cette génération, et aussi à toutes celles
et ceux dont les films n'ont pu être programmés, car nous
savons qu'il y a plein d'autres trésors dans les tiroirs.
Les films présentés :
24 images en 36 chandelles : où la concrétisation
des préceptes acquis lors d’un stage cinéma amateur
soporifique tourne à la cata (c’est normal, quand une soutane
admire des soutiens gorge…). Dérision, humour, déconvenue,
prise de vues « dans la ville »… autant d’ingrédients
dont le mélange ne peut qu’être qu’explosif.
Le violement : film d'équipe très
organisée, délicat, au dénouement choc. Filmé
et monté de manière très académique, le
même sujet serait traité très différemment
aujourd'hui. Mais peut être n'aurait'il pas l'impact du plan final,
puisque c'est le montage voulu par Gilbert qui nous promène vers
une hypothèse de dénouement autre. D'où le choc
de ce dernier plan. Et la réussite du film.
Bravo à toute l'équipe.
Ab Urba : essai (pénible) de making
off. Une succession d'images à thème alterné (Nantes
travaille, Nantes s’amuse), mais pas un film !
Ca va 1 minute. Après, c'est du copié-collé de
copié-collé de copié-collé. Indigeste (pour
moi).
Même la musique de Nino Rota (Casanova de Fellini - maltraitée
et même pas créditée au générique),
rame pour tenter de calmer le vacarme. Mission impossible.
Même que les auteurs sont aujourd’hui tous des copains,
j’ai du mal à m’en remettre…
Néanmoins: le film qu'il fallait faire et programmer : pour montrer
ce qu'est un anti-film.
Sous l'écorce, la Sève :
profondément humain, ce qui fait accepter les imperfections liées
aux difficultés de filmer. Aux antipodes de la quincaille pseudo
cinématographique au 3ème degré, très en
vogue tant chez les pros que chez certains amateurs, « Sous l’écorce,
la Sève » est un film très beau.
J'ai entendu dans la salle "qu'il faudrait seulement un peu le
raccourcir "...
Horreur ! On saucissonnerait la belle Humanité de ce film pour
sacrifier aux effets de mode ? S'il faut monter des films avec seul
but de les voir se terminer au plus vite, autant ne pas acheter de caméra,
ni de logiciel de montage... ou alors accepter de se projeter ses films
en 500 images/seconde... pour soi tout seul. Et s'en resservir quatre
du même topo, à la queue leuleu!
Pour moi, de loin le plus beau film de la soirée. Bravo Annick
et Guy.
La Balade : Suspens dans les bois, en hiver.
"Blair Witch" et "Promenons-nous dans les bois",
25 ans avant l'heure. L'humour en plus.
On peut penser que la production avait prévu une grosse provision
de bananes... mais qui n'ont pas séduit les deux singes.
Bien filmé, bien monté : 7 minutes très agréables.
La rencontre : On ne se privera pas du
plaisir de penser que la réalisation de cette courte animation
a demandé beaucoup de temps à Patricia et Loïc. Ils
auraient eu tort de s'en priver. Il devait y avoir des pâtes à
modeler roses et blanches, et aussi des molles, et des dures...
En tout cas, ils se sont donnés 4 beaux enfants. Bravo pour leurs
enfants, et aussi pour ce film délicieux et plein de fraîcheur.
Cindy : Suspens dans les bois, en été.
La superproduction de la soirée, puisque Christian nous dévoile
que toutes les troupes des "ministères de la défense
et de l'intérieur" du pays ont été mobilisées
pour les besoins de l'histoire, et, qui plus est, dans une région
historique. De très belles images, prise de son exemplaire, montage
top.
Même l'optimisme affiché de la musique finale convainc
que la fillette ne peut être retrouvée que vivante et en
bonne santé. Ouf !
Que demander de mieux?
Mention spéciale pour les colleurs et rembobineurs de service
qui ont permis la parfaite continuité de cette soirée.
Bravo à toute l'équipe !
Cette
séance de films trentenaires sur support argentique doit aussi
nous interpeller sur le devenir de nos actuels films sur support numérique.
Personnellement, je suis imperméable à cette prétendue
pérennité du DVD à laquelle on veut, parce que
c’est très vendeur, nous forcer à croire. Quand
on regarde autour de nous, ça crève les yeux que la «vie
numérique» n’a pas que des bienfaits, loin s’en
faut. Sauf à refuser de regarder plus loin que le bout de son
nez.
Bonne
Année 2009, et plein de plaisirs à toutes les filmeuses,
les filmeurs, et à ceux qui regardent leurs films.
Robert
Beautru
Beaucoup
d’émotion ce vendredi 12 décembre.
Dès 19 h 30 Alain, Christian et Guy s’activent à
préparer le matériel .
Ce soir est une soirée pas comme les autres. On fête en
effet les 30 ans de la classe 78
Les projecteurs 8 et 16 mm reprennent de l’activité.
Alain et Christian aux commandes n’ont pas perdu la main.
En pleine projection les films cassent à 2 reprises et très
vite un collage et on redémarre.
On sent l’ambiance dans la salle. Beaucoup de monde, des personnes
qui faisaient partie du cvn à cette époque et pour qui
les souvenirs des tournages sont toujours présents en particulier
l’appartement entièrement relooké pour le tournage
, pendant l’absence des propriétaires .
Merci
à tous les auteurs d’avoir fait revivre le cinéma
d’il y a quelques années et rendez vous dans 30 ans ….
pour visionner nos films tournés aujourd’hui en HD que
l’on trouvera certainement de mauvaise qualité mais là
ce seront nos yeux qui seront de mauvaise qualité.
En
tous cas, ce fût une soirée fort sympathique et très
réussie qui s’est terminée par un pot préparé
par notre Président.
Bravo à tous.
Geneviève
J’ai réfléchi pendant mon temps de travail sur la
soirée des 30 ans…
En fait on peut s’apercevoir avec beaucoup de plaisir qu’à
la soirée des 30 ans la salle était pleine contrairement
à des soirées ateliers.
La nostalgie ne prendrait elle pas le pas sur la technique cinématographique…
Ce n’est qu’une constatation qui pour moi est positive dans
les relations humaines mais pour les films….
Soyons
optimistes
Xavier
Cinématographie
et poésie
12.12.2008
Cuvée 78 !
Séance conviviale,
Séance retrouvailles !
Passé
et avenir
Unis dans les rires
Pleurs et souvenirs !
8,16
millimètres,
Format en retraite ?
Façon d’un autre âge ?
Tournons bien la page !
Soirée
argentique
Soirée nostalgique !...
Place au numérique !!!
Didier
Jodar
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