CVN Calendrier 2008-2009
 

 

Séance du 6 février 2009

Un peu moins nombreuse qu’aux deux séances de janvier, mais belle assistance encore ce soir.
Après l’accueil des adhérents, Loïc-président donne quelques informations :
- Régional 2009 : organisé par le club d’Angers, il aura lieu cette année à Montjean les 24, 25 et 26 avril prochain.
Le jury sera présidé par Gérard Bosc et composé de quatre femmes.
- Réunion de l’UCCVO : elle aura lieu le 4 avril et tous les films sélectionnés par les clubs pour participer au régional devront être remis au plus tard ce même 4 avril au club organisateur de ce régional.

Les films de la séance :

Didier introduit la soirée avec un nouveau clip-annonce du concours interne CVN 2009, dont la date est arrêtée au 26 juin 2009, dernière séance avant les vacances d’été.

Bec d’Andaine & Nez Jaubourg, de Loïc Renimel, 9‘, 2008
Suite du périple vélocipédique de notre Loïc-voyageur en Normandie au printemps 2008.
Départ le 12 mai, direction le nord. Sa caméra très «piste aux étoiles» nous offre de belles images du mouvement de la roue avant du vélo.
Loïc nous fait découvrir et partager la plage de Bec d’Andaine : domaine des pêcheurs, aire d’exercice idéal pour les chevaux et cavaliers.
Comme il sait si bien le faire, il se met en scène tant sur ses parcours routiers qu’au montage de la tente dont il nous fait partager l’intimité et ses propres impressions au réveil. Et là, chapeau : caméra à bout de bras, les cadrages sont tout de même assez réussis, et le son de qualité.
Au passage, le rythme du vélo et du pédaleur-associé nous permet de découvrir et d’admirer les beautés de la nature normande et les curiosités du patrimoine architectural.
Sur ce parcours, Loïc a pris des couleurs, tout particulièrement dans la côte de Vauville, soleil et vent de face. Rien que sur la carte, on voit que ça grimpe dur. Il a très bien dormi la nuit qui a suivi.

Rencontre avec Paul, de Loïc Renimel, 10’29’’, 2008
Le périple vélocipédique de Loïc nous emmène à Auderville, au pied de l’usine de retraitement des déchets de La Hague.
A Auderville, on est chez Paul; l’agriculteur de «Paul dans sa vie». Loïc partage pour quelques instants, et avec pudeur, la vie de Paul. Avec une pudeur telle qu’il s’interdit de faire de Paul un acteur de son film. Et comme il a raison : pouvoir filmer les gens est un privilège qui interdit au filmeur d’exprimer ses exigences, de donner ses ordres. Pouvoir filmer quelqu’un dans sa vie, ses gestes, ses habitudes de tous les jours, sans fard, sans « mécaniques », c’est déjà un sacré cadeau. Et chaque geste de Paul, chaque subtilité de sa vie simple, chaque détail de son «fourbi» nous est offert par des images et des sons démunis d’artifice, de complication, d’inutilité. En retraite de son travail de la terre, Paul est toujours un peu agriculteur, un peu pêcheur, chatouille le homard, et s’occupe de l’entretien de l’église d’Auderville.
Postérieur au long de Rémi Mauger, le court de Loïc est néanmoins une belle introduction qui donne envie de visionner « Paul dans sa Vie ».


Mots pour Maux
, de Michel Body, animation, 2’30’’, 2008
Sous-titré « Si la terre pouvait parler », ce film de Michel est un cri à sa manière pour sensibiliser au problème évident de la préservation de la planète.
Succession d’images fixes et de synthèse, ponctuée par les lettres de l’alphabet, selon un rythme qui s’accélère au fil du montage. Le tout entraîné par une musique contemporaine en composition originale. « La musique commande la forme » nous dit l’auteur. Et aussi, il nous précise que certains plans ont la durée d’une image vidéo : 1/24ème de seconde. Mais comme nos yeux sont habitués à lire vite, toutes les images sont captées.
Une discussion animée, parce que contradictoire, suit la projection. Un film qui provoque le débat. On ne va tout de même pas s’en plaindre.


Deux films du 19ème Clap d’Or :
Le Western, de Débric et Débroc, 2ème prix, 3’30’’, 2008
Un raccourci saisissant. Une relecture inattendue de la Conquête de l’Ouest américain. Conçue, animée, jouée par deux fêlés de génie qui passent l’Amérique des pionniers à la bouilloire. Tout y est : Custer et Billy le Kid dans un chariot, un essieu casse… qu’est-ce qui reste ?. Sitting Bull qui joue aux allumettes et enfume les jupons de Debbie Reynolds ; les villes champignon qui défigurent le désert et enrichissent les croque morts ; les chercheurs d’or accros qui trouvent des dents en or ; le Technicolor ressuscité…
En plus, les deux fêlés jouent tous les rôles, ce qui se traduit par des économies de casting et autorise à investir d’autant plus dans une animation hyper carabinée qui fonctionne plus vite que son ombre. On en a pour son plaisir, et plus encore, pour ceux qui ont choisi de décrypter au second degré cette fresque à la dérobée et en 1000 images seconde. Là encore, belle animation dans la salle à l’issue de la projection.
PanPan !!


Inventaire Chromatique, de Michel Blanpain, 4ème prix, 5’00, 2008
Certains ont vu dans ce film un diaporama, pas plus que ça. Et pourquoi pas?
Pour ma part, j’ai vu dans ce vrai film des images superbes d’un cinéma trop rare. Avec des sujets qui traversent le cadre de part en part. Des longs plans fixes qui laissent le temps de regarder et d’émouvoir, des fondus qui contribuent à l’harmonie de l’ensemble. Des cuts provocateurs mais bienvenus. J’ai entendu et écouté le texte de Paul David, servi par la voix de Paul David. Pas de prétention dans les mots, ni dans le ton. Pas de surabondance non plus, simplement une adéquation parfaite avec la gravité du sujet et la beauté des images. Et j’ai entendu et écouté la musique originale d’Emmanuelle Miserocchi, contemporaine, discrète, subtile comme les brumes matinales ou la chorégraphie des vols d’oiseaux dans le ciel. Tout ça dans ce beau film.

Après ce programme, un film de JL et Michèle Jarousseau
Transport, 5’, 2003
Monté avec des rushes d’un voyage à Peshawar en 1999.
Le film commence avec la fabrication de l’outil suprême : le car ou le camion.
Puis dans la ville grouillante comme une fourmilière, le transport dans tous ses états : passagers, marchandises, tuyaux de 10 mètres de longs qui traversent l’écran, autres objets de toute nature, musicien du coin de la rue transporté, lui, par sa musique et son herbe…
Monté pour répondre au format « Clap d’Or » il y a quelques années, le film est allé en présélection mais est resté hors de la phase finale. Pas mal quand même.

A l’issue de la projection JL.Jarousseau remercie Christian Raimbaud qu’il connaît depuis 22 ans et lui a appris à monter.
C’est vrai que Christian est toujours « au feu » au CVN. Puisqu’il organise et anime, en février et mars, la formation de plusieurs équipes d’adhérents sur la technique de numérisation des films argentiques. Merci Christian.

Et enfin, pour clôturer la séance, toujours de JL. et M. Jarousseau, un clip de présentation des « Rencontres de l’Aventure », organisées par les Aventures du Bout du Monde, et programmées cette année les 7 et 8 mars à St Herblain, au centre social du Soleil Levant.
Le clip d’une minute, une invitation à la rencontre, est une déclinaison de « bonjour » dans de nombreuses langues, lesquelles traversent l’écran en diagonale de haut en bas, et inversement.
Au programme de ces rencontres, un diaporama de Gaby Landry et deux films de JL. et M. Jarousseau.


R.Beautru


Relance sur Concours Interne

Mots pour Maux

Rencontre avec Paul
Bonjour

 
Transport