CVN Calendrier 2008-2009
 


Séance du 20 mars 2009

Accueil des adhérents par Loïc qui donne quelques infos.
Tout d’abord, concernant la soirée du 27 mars à laquelle le CVN est invité par le club de Cesson Sévigné. Quelques films du CVN seront présentés à Cesson.
Ceux qui souhaitent faire le déplacement sont invités à covoiturer.

Rappel de la date de l’AG UCCVO: le samedi 4 avril à Angers.

Ensuite, présentation par Pascal Moureaud (externe CVN) et coureur à pied, d’un projet sportif à finalité humanitaire (Afrique avec toi) en direction d’une région du Bénin. Il s’agit de collecter des fonds pour permettre d’amener de l’eau potable dans la région de Kéré (Bénin)
Toutes infos utiles avec le lien ci-dessous : http://albathle.free.fr.
Ou encore auprès d’Alain Valade, qui est en rapport avec Pascal Moureaud.


Concours Interne CVN 2009 :

Clip annonce d’une minute pour le concours interne CVN qui aura lieu le vendredi 26 juin 2009.
Pour info, la musique de ce clip a été « fabriquée » avec Cubase Studio 4. Un début.


Les films de la séance :

Un seul film CVN. Michel Masoni ne pouvant arriver plus tôt ce soir, son film sera présenté en fin de séance.

Au programme, 5 films récompensés au national 2008

Décalage Horreur, de Thierry Knoll, 10’36’’
On peut s’attendre au pire, mais non, la violence de ce film n’est pas gratuite.
Ca commence comme une promenade de conscrits dans la campagne… Mais la tension monte graduellement et rapidement. Le cadre est vite campé.
Des amateurs peuvent aussi montrer la guerre au cinéma, non pas pour la magnifier, mais dans toute son horreur.
Alors qu’à moins de deux mille kilomètres de là, on se révolte pour ses clopinettes…
Le dernier plan du film suscite quelques réserves après la projection. Pour certains, le réalisateur en dit (ou en montre) trop.
Qu’importe, l’impact est là. Et la réussite aussi.


Parking, de Jannick et Pierre Michel, film minute
La conductrice est sympathique et bien décidée à se trouver une place, le montage un peu heurté, la chute marante.
Une fois la voiture garée, sèche la peinture.
A noter que ce film n’a suscité aucun commentaire après sa projection.


L’Esprit du Calame, de Bernard Bressoux, 15’42’’
Un beau documentaire au propos ample.
On y apprend que la calligraphie est un art intermédiaire entre l’écriture et la peinture.
Que le mot calame vient du grec calamos, qui veut dire roseau taillé.
Que le geste, comme dans la danse, donne tout son sens à la calligraphie…
Allez, je m’arrête, car le film dit les choses beaucoup mieux que moi, et surtout il les montre.
Les images sont belles, le contraste bien maîtrisé, d’autant plus que nombre de plans sont filmés sur le fond blanc de la feuille qui va recevoir les caractères et enluminures superbes.
Servi par une voix agréable, le commentaire est généreux, pédagogique, jamais redondant. On peut comprendre que certains l’aient trouvé trop chargé.
D’autres ont regretté un manque de construction cinématographique. Moi j’ai été comblé par ce film.


La moindre des choses, de Renaud Recoing, 20’54’’
J’ai entendu que ce film était de ceux qui avaient suscité le plus de controverses lors du national 2008.
A l’issue de sa présentation au CVN le 20 mars, il a obtenu le soutien mesuré, sur des critères divers, de certains d’entre nous. Pour d’autres, ce film ne donne aucune des clés nécessaires pour qu’on s’intéresse à ce qu’il tente de nous raconter. En conséquence, pas de consensus en faveur du film, ni contre.
C’est peut être parce que ce film ne mérite pas mieux.

Je vais écrire ce que j’en pense personnellement.
Tout d’abord, ce n’est pas parce qu’un film a obtenu le prix du Centre National de la Cinématographie au national qu’il est devenu intouchable. Au contraire !
Ensuite, le premier plan de ce film, bien que saboté par un générique « très débutant », ce premier plan, à l’issue duquel on découvre en même temps que la jeune femme qu’elle est (enfin) enceinte, est un régal qui aurait fait à lui seul un film minute d’un niveau bien supérieur à ce que l’on découvre habituellement dans cette catégorie fourre-tout.

Ce premier plan bouclé, toute la suite du film est un étalage de beau linge, d’habitat contemporano-luxueux, une succession d’images bien léchées mais sans âme et un festival de tronches en biais. Rien d’autre.

En choisissant un sujet multicéphal et complexe, le réalisateur a voulu faire un film à la manière de…
Sauf que les Grands, lorsqu’ils traitent un sujet complexe de la vie moderne, ils se donnent 5 années de prépa-conception-tournage-postprod-finition avant de lâcher leur film sur les écrans. Et ils racontent leur histoire en cent minutes, quelquefois davantage.
Renaud Ducoing n’est pas un grand, c’est un amateur, ce qui n’est pas un défaut, mais ce statut est un limiteur naturel d’ambitions. Il n’avait ni la compétence, ni les moyens, et encore moins les acteurs, et surtout pas le temps de traiter (en 20 minutes) décemment un sujet qui demande autant de précautions et de respect des gens dont il raconte la vie.
Il n’a fait que survoler son sujet… tout en restant cloué bien des étages en dessous.
Pour des raisons dites par certains qui avaient vu clair mais que je ne citerais pas ici.
Après avoir vu ce film, je me surprends secrètement à espérer que l’acteur masculin ne s’est pas jeté, de dépit, du haut de la montagne avec son personnage.

La moindre des choses eut été que Renaud Ducoing nous donne un film au moins aussi abouti qu’ «Amoureuses» et qui avait nourri un débat bien plus intéressant que celui de ce soir (Voir CR de la séance du 5 octobre 2007).


Le Mystère de la Chambre 011
, de Yannick Karcher, 6’00
Une fiction bien inspirée qui met au courant (au 2ème degré) de la manière dont les mystères récurrents embarrassent le quotidien des personnels dans les hôpitaux ou les cliniques. A prendre au 36ème degré, bien évidemment.

Le film est bien fait, bien monté, les images monochromes quelquefois judicieusement portées à la limite du blanc intense (on est à l’hôpital ou on n’y est pas !)
La répétitivité est dosée exactement pour amplifier le mystère et révéler une chute qui met en évidence la cruelle disproportion entre l’acte et ses conséquences.
Mais bon, avec ce film, on est là pour rigoler. Et ça fonctionne.


Michel Masoni nous ayant rejoint en cours de séance, son film est présenté pour clôturer la soirée.

Récolte du miel avec Axel, de Michel Masoni, 2 ‘.
Docu sucré où l’on voit Axel, le petit fils de Michel, participer en famille à la récolte du miel, les doigts délicieusement englués.
Les images en 16/9, toutes en intérieur, sont belles, bien cadrées, bien éclairées. Monté en version familiale de 15 minutes, le film a été raccourci à 2 minutes pour cette présentation au CVN.
En bonus et en verbal, Michel nous offre un épisode bien piqué des abeilles à l’issue duquel Axel l’intrépide s’en tire de la meilleure façon qui soit.


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La prochaine séance aura lieu le vendredi 3 avril 2009, à 20 H 30.

Robert Beautru

 

Renaud Ducoing : réponse au "saccage" de Robert Beautru sur "La moindre des choses"

Sacha Guitry disait "Les mauvais critiques sont comme les eunuques: ils savent mais ne peuvent pas."
Une citation tellement bien à propos pour répondre au torchon de Robert Beautru.
J'apprécie les critiques, aussi négatives soit elles. Elles m'ont souvent aidé à progresser quand elles sont fondées, constructives et intelligentes.
Ce qui n'est absolument pas le cas des propos de ce Monsieur.
A l'évidence la frustration et la jalousie ont guidé sa plume. C'est bien triste.
Il est très rare que je demande une réponse après une critique,
mais de telles attaques ne peuvent rester sans réaction :
- "ce n’est pas parce qu’un film a obtenu le prix du CNC qu’il est devenu intouchable"
Loin de la. Mais vous oubliez le prix du public, le prix d'interprétation féminine, la sélection UNICA ainsi que 8 autres prix dans les neuf autres festivals auxquels il a participé. Autres distinctions qui ne le rendent pas plus intouchable mais qui vont demander de solides arguments aux "critiques" qui souhaiteraient descendre le film...
- "un générique « très débutant » "
Belle illustration de la teneur de votre propos. Commencer la critique d'un film par la qualité esthétique de son générique. Je crois que nous allons atteindre des sommets d'analyse filmique...
- "toute la suite du film est un étalage de beau linge, d’habitat contemporano-luxueux, une succession d’images bien léchées mais sans âme et un festival de tronches en biais. Rien d’autre."
Voilà le genre de phrase à l'emporte pièce qui permet de faire toute la différence entre une vraie critique et un saccage sans argument. C'est bien triste que vous n'ayez pas vu autre chose dans le film. 99% des spectateurs pourront vous parler de ce que vous avez loupé.
- "En choisissant un sujet multicéphal et complexe, le réalisateur a voulu faire un film à la manière de…"
C'est trop d'honneur, il ne s'agit que d'un simple mélodrame à ma manière sans ambition particulière si ce n'est raconter un drame avec justesse et simplicité. Mais savez-vous vraiment ce qui signifie "multicéphale" ?....
- "Renaud Ducoing n’est pas un grand, c’est un amateur..."
Je n'ai pas cette prétention en effet. Mais votre "critique" n'élèvera pas non plus le niveau, rassurez-vous...
- "Il n’avait ni la compétence, ni les moyens, et encore moins les acteurs..."
Quelle clairvoyance concernant la médiocrité de mes acteurs : le film a déjà reçu trois fois le prix d'interprétation féminine et a été nominé 5 fois.
-"...de traiter décemment un sujet qui demande autant de précautions et de respect des gens dont il raconte la vie."
Parlons donc du respect que vous devez avoir pour autrui en écrivant un tel torchon...
-"...Il n’a fait que survoler son sujet… tout en restant cloué bien des étages en dessous."
Une dernière réflexion en forme d'auto-portrait qui vous résume tellement bien.
Je serai ravi de pouvoir prolonger cette discussion au prochain National en face à face, à condition que d’ici là Monsieur Beautru trouve les arguments qui manquent cruellement à sa tentative de critique.
Merci au CVN pour avoir accepté de diffuser cette réponse.
Mes propos visent exclusivement M. Beautru et ne concernent en rien le reste des membres du club de Nantes avec qui j’ai toujours eu de très bons rapports.

Renaud Ducoing

10/05/2009

L’Esprit du Calame

Parking

La moindre des choses
Le Mystère de la Chambre 011
Décalage Horreur
Récolte du miel
Relance sur le Concours Interne