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Accueil des adhérents par Loïc qui donne
quelques infos.
Tout d’abord, concernant la soirée du 27 mars à
laquelle le CVN est invité par le club de Cesson Sévigné.
Quelques films du CVN seront présentés à Cesson.
Ceux qui souhaitent faire le déplacement sont invités
à covoiturer.
Rappel de la date de l’AG UCCVO: le samedi 4 avril
à Angers.
Ensuite, présentation par Pascal Moureaud (externe
CVN) et coureur à pied, d’un projet sportif à finalité
humanitaire (Afrique avec toi) en direction d’une région
du Bénin. Il s’agit de collecter des fonds pour permettre
d’amener de l’eau potable dans la région de Kéré
(Bénin)
Toutes infos utiles avec le lien ci-dessous : http://albathle.free.fr.
Ou encore auprès d’Alain Valade, qui est en rapport avec
Pascal Moureaud.
Concours Interne CVN 2009 :
Clip annonce d’une minute pour le concours interne
CVN qui aura lieu le vendredi 26 juin 2009.
Pour info, la musique de ce clip a été « fabriquée
» avec Cubase Studio 4. Un début.
Les films de la séance :
Un seul film CVN. Michel Masoni ne pouvant arriver plus
tôt ce soir, son film sera présenté en fin de séance.
Au programme, 5 films récompensés au national
2008
Décalage
Horreur,
de Thierry Knoll, 10’36’’
On peut s’attendre au pire, mais non, la violence de ce film n’est
pas gratuite.
Ca commence comme une promenade de conscrits dans la campagne…
Mais la tension monte graduellement et rapidement. Le cadre est vite
campé.
Des amateurs peuvent aussi montrer la guerre au cinéma, non pas
pour la magnifier, mais dans toute son horreur.
Alors qu’à moins de deux mille kilomètres de là,
on se révolte pour ses clopinettes…
Le dernier plan du film suscite quelques réserves après
la projection. Pour certains, le réalisateur en dit (ou en montre)
trop.
Qu’importe, l’impact est là. Et la réussite
aussi.
Parking, de Jannick et Pierre Michel, film
minute
La conductrice est sympathique et bien décidée à
se trouver une place, le montage un peu heurté, la chute marante.
Une fois la voiture garée, sèche la peinture.
A noter que ce film n’a suscité aucun commentaire après
sa projection.
L’Esprit du Calame, de Bernard Bressoux,
15’42’’
Un beau documentaire au propos ample.
On y apprend que la calligraphie est un art intermédiaire entre
l’écriture et la peinture.
Que le mot calame vient du grec calamos, qui veut dire roseau taillé.
Que le geste, comme dans la danse, donne tout son sens à la calligraphie…
Allez, je m’arrête, car le film dit les choses beaucoup
mieux que moi, et surtout il les montre.
Les images sont belles, le contraste bien maîtrisé, d’autant
plus que nombre de plans sont filmés sur le fond blanc de la
feuille qui va recevoir les caractères et enluminures superbes.
Servi par une voix agréable, le commentaire est généreux,
pédagogique, jamais redondant. On peut comprendre que certains
l’aient trouvé trop chargé.
D’autres ont regretté un manque de construction cinématographique.
Moi j’ai été comblé par ce film.
La moindre des choses, de Renaud Recoing,
20’54’’
J’ai entendu que ce film était de ceux qui avaient suscité
le plus de controverses lors du national 2008.
A l’issue de sa présentation au CVN le 20 mars, il a obtenu
le soutien mesuré, sur des critères divers, de certains
d’entre nous. Pour d’autres, ce film ne donne aucune des
clés nécessaires pour qu’on s’intéresse
à ce qu’il tente de nous raconter. En conséquence,
pas de consensus en faveur du film, ni contre.
C’est peut être parce que ce film ne mérite pas mieux.
Je vais écrire ce que j’en pense personnellement.
Tout d’abord, ce n’est pas parce qu’un film a obtenu
le prix du Centre National de la Cinématographie au national
qu’il est devenu intouchable. Au contraire !
Ensuite, le premier plan de ce film, bien que saboté par un générique
« très débutant », ce premier plan, à
l’issue duquel on découvre en même temps que la jeune
femme qu’elle est (enfin) enceinte, est un régal qui aurait
fait à lui seul un film minute d’un niveau bien supérieur
à ce que l’on découvre habituellement dans cette
catégorie fourre-tout.
Ce premier plan bouclé, toute la suite du film
est un étalage de beau linge, d’habitat contemporano-luxueux,
une succession d’images bien léchées mais sans âme
et un festival de tronches en biais. Rien d’autre.
En choisissant un sujet multicéphal et complexe,
le réalisateur a voulu faire un film à la manière
de…
Sauf que les Grands, lorsqu’ils traitent un sujet complexe de
la vie moderne, ils se donnent 5 années de prépa-conception-tournage-postprod-finition
avant de lâcher leur film sur les écrans. Et ils racontent
leur histoire en cent minutes, quelquefois davantage.
Renaud Ducoing n’est pas un grand, c’est un amateur, ce
qui n’est pas un défaut, mais ce statut est un limiteur
naturel d’ambitions. Il n’avait ni la compétence,
ni les moyens, et encore moins les acteurs, et surtout pas le temps
de traiter (en 20 minutes) décemment un sujet qui demande autant
de précautions et de respect des gens dont il raconte la vie.
Il n’a fait que survoler son sujet… tout en restant cloué
bien des étages en dessous.
Pour des raisons dites par certains qui avaient vu clair mais que je
ne citerais pas ici.
Après avoir vu ce film, je me surprends secrètement à
espérer que l’acteur masculin ne s’est pas jeté,
de dépit, du haut de la montagne avec son personnage.
La moindre des choses eut été que Renaud
Ducoing nous donne un film au moins aussi abouti qu’ «Amoureuses»
et qui avait nourri un débat bien plus intéressant que
celui de ce soir (Voir CR de la séance du 5 octobre 2007).
Le Mystère de la Chambre 011,
de Yannick Karcher, 6’00
Une fiction bien inspirée qui met au courant (au 2ème
degré) de la manière dont les mystères récurrents
embarrassent le quotidien des personnels dans les hôpitaux ou
les cliniques. A prendre au 36ème degré, bien évidemment.
Le film est bien fait, bien monté, les images
monochromes quelquefois judicieusement portées à la limite
du blanc intense (on est à l’hôpital ou on n’y
est pas !)
La répétitivité est dosée exactement pour
amplifier le mystère et révéler une chute qui met
en évidence la cruelle disproportion entre l’acte et ses
conséquences.
Mais bon, avec ce film, on est là pour rigoler. Et ça
fonctionne.
Michel Masoni nous ayant rejoint en cours de séance, son film
est présenté pour clôturer la soirée.
Récolte
du miel
avec Axel, de Michel Masoni, 2 ‘.
Docu sucré où l’on voit Axel, le petit fils de Michel,
participer en famille à la récolte du miel, les doigts
délicieusement englués.
Les images en 16/9, toutes en intérieur, sont belles, bien cadrées,
bien éclairées. Monté en version familiale de 15
minutes, le film a été raccourci à 2 minutes pour
cette présentation au CVN.
En bonus et en verbal, Michel nous offre un épisode bien piqué
des abeilles à l’issue duquel Axel l’intrépide
s’en tire de la meilleure façon qui soit.
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La prochaine séance aura lieu le vendredi 3 avril
2009, à 20 H 30.
Robert
Beautru
Renaud
Ducoing : réponse au "saccage" de Robert Beautru
sur "La moindre des choses"
Sacha
Guitry disait "Les mauvais critiques sont comme les eunuques: ils
savent mais ne peuvent pas."
Une citation tellement bien à propos pour répondre au
torchon de Robert Beautru.
J'apprécie les critiques, aussi négatives soit elles.
Elles m'ont souvent aidé à progresser quand elles sont
fondées, constructives et intelligentes.
Ce qui n'est absolument pas le cas des propos de ce Monsieur.
A l'évidence la frustration et la jalousie ont guidé sa
plume. C'est bien triste.
Il est très rare que je demande une réponse après
une critique,
mais de telles attaques ne peuvent rester sans réaction :
- "ce n’est pas parce qu’un film a obtenu le prix
du CNC qu’il est devenu intouchable"
Loin de la. Mais vous oubliez le prix du public, le prix d'interprétation
féminine, la sélection UNICA ainsi que 8 autres prix dans
les neuf autres festivals auxquels il a participé. Autres distinctions
qui ne le rendent pas plus intouchable mais qui vont demander de solides
arguments aux "critiques" qui souhaiteraient descendre le
film...
- "un générique « très débutant
» "
Belle illustration de la teneur de votre propos. Commencer la critique
d'un film par la qualité esthétique de son générique.
Je crois que nous allons atteindre des sommets d'analyse filmique...
- "toute la suite du film est un étalage de beau linge,
d’habitat contemporano-luxueux, une succession d’images
bien léchées mais sans âme et un festival de tronches
en biais. Rien d’autre."
Voilà le genre de phrase à l'emporte pièce qui
permet de faire toute la différence entre une vraie critique
et un saccage sans argument. C'est bien triste que vous n'ayez pas vu
autre chose dans le film. 99% des spectateurs pourront vous parler de
ce que vous avez loupé.
- "En choisissant un sujet multicéphal et complexe,
le réalisateur a voulu faire un film à la manière
de…"
C'est trop d'honneur, il ne s'agit que d'un simple mélodrame
à ma manière sans ambition particulière si ce n'est
raconter un drame avec justesse et simplicité. Mais savez-vous
vraiment ce qui signifie "multicéphale" ?....
- "Renaud Ducoing n’est pas un grand, c’est un
amateur..."
Je n'ai pas cette prétention en effet. Mais votre "critique"
n'élèvera pas non plus le niveau, rassurez-vous...
- "Il n’avait ni la compétence, ni les moyens,
et encore moins les acteurs..."
Quelle clairvoyance concernant la médiocrité de mes acteurs
: le film a déjà reçu trois fois le prix d'interprétation
féminine et a été nominé 5 fois.
-"...de traiter décemment un sujet qui demande autant
de précautions et de respect des gens dont il raconte la vie."
Parlons donc du respect que vous devez avoir pour autrui en écrivant
un tel torchon...
-"...Il n’a fait que survoler son sujet… tout en
restant cloué bien des étages en dessous."
Une dernière réflexion en forme d'auto-portrait qui vous
résume tellement bien.
Je serai ravi de pouvoir prolonger cette discussion au prochain National
en face à face, à condition que d’ici là
Monsieur Beautru trouve les arguments qui manquent cruellement à
sa tentative de critique.
Merci au CVN pour avoir accepté de diffuser cette réponse.
Mes propos visent exclusivement M. Beautru et ne concernent en rien
le reste des membres du club de Nantes avec qui j’ai toujours
eu de très bons rapports.
Renaud
Ducoing
10/05/2009
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| L’Esprit
du Calame |
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La
moindre des choses |
Le
Mystère de la Chambre 011 |
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Décalage
Horreur
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Récolte
du miel
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Relance
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