Ce
courrier, rédigé à chaud, est celui d’une
grande déception, suite au National de Bourges 2009, et rédigé
avant de recevoir un mail d’excuses de Monsieur Sevestre, le 1er
octobre 2009.
Je remercie Monsieur Sevestre pour son mea-culpa et son ton courtois
que j’aurais préférés entendre pendant les
journées de ce festival…Ce qui aurait évité
bien des tensions…
Du coup, j’ai failli adoucir mon propos, voire ne pas le transmettre
du tout…
Et puis, je me suis dit que je me trahirais si je n’allais pas
au bout de cette initiative…
Alors, voilà ! :…… Impressions sur mon premier National
(Bourges 2009 ou une parodie de festival)
J’affectionne (entre autre) le genre parodique au cinéma…
Ces 24, 25 et 26 septembre, j’en ai eu pour mon argent ; quoique
si j’avais su, je l’aurai dépensé autrement…
Une véritable parodie de festival que ce National 2009 !
Le terme ‘amateur’, (dans toute sa splendeur péjorative),
ne m’a jamais semblé aussi bien approprié…
Le must étant la projection des films : coupures de son…
images assombries, voire…cerise sur le gâteau…disparition
d’images ( ‘Mister DJ’?)…
Les semblants d’excuses et vagues explications auront bien tardé
!
«
Ces petits désagréments », (selon Monsieur Sevestre),
auront perturbé une bonne partie des projections (surtout DV)
et provoqué quelques tensions ; tensions auxquelles j’aurai
largement contribué, indigné que je fus, en tant que spectateur
et auteur, de voir ainsi les films mutilés sans plus de considération
apparente.
Il n’y a donc pas eu de projection d’essai au préalable,
histoire d’assurer ?
Après un repas sympathique, (tous les repas l’ont été
et heureusement qu’il y a eu les repas ! ), je me suis assagi
et ai cherché à comprendre auprès de Monsieur Sevestre
…
Cette tentative d’échange est vite devenue dialogue de
sourds, ne faisant qu’envenimer la situation …
Je n’accusais personne, je cherchais juste à comprendre
!
«
Le jury tiendra compte de ces quelques problèmes techniques !
» dixit Monsieur Sevestre.
Comment a-t-il été possible pour les jurés de faire
la part des choses entre ce qui était réellement de l’ordre
d’un défaut de projection et de l’ordre d’un
défaut originel du film ?
Comment faire la part des choses quand les films HD ont eu droit à
un traitement à part, projetés à l’aide d’un
vidéo projecteur plus performant et loué pour l’occasion
? Pourquoi les ‘simples films DV’ n’ont-ils pas été
projetés avec ce même matériel ?
«
Images plus sombres, car l’écran était cette année
plus éloigné de la source de projection ! » dixit
encore Monsieur Sevestre…
Pourquoi l’avoir ainsi maintenu positionné (l’écran,
pas Monsieur Sevestre) si la conséquence (avérée)
en était une perte de luminosité (surtout vraie pour le
DV) ?
Par contre, pas (ou si peu) de soucis pour la projection des films HD
!
Dois je comprendre : « Vous voulez que vos films soient projetés
dans les meilleures conditions possibles ?...Alors, faites les en HD
!!! »
(p1)
Finalement, je me suis résigné à en rire…
Et j’ai bien rigolé, même pendant le Palmarès,
lors de la remise de certains prix :
-prix de la meilleure photo pour le film dont la photo aura été
le plus saccagée lors de sa projection.
-prix de la meilleure musique qui a bien fait rire aussi le réalisateur
du film, car :
«c’est le film sur lequel j’ai voulu la musique la
plus absente possible !?!? »
En tous cas , les effets de la crise se seront bien faits ressentir
au cours de ce festival :
quasi absence de décoration, d’animations ( sauf le Forum
animé brillamment par Gérard Bailly), …etc…etc…
Au fait, ça coûte combien d'accueillir avec un sourire
Messieurs et Mesdames les organisateurs ?
Bref !...J’ai été quelque peu déçu
de cette première ‘Expérience Nationale’.
Ce « Bourdes 2009 » aura été bien en deçà
des 3 Régionaux auxquels j’ai participé : plus dynamiques,
plus conviviaux, plus maîtrisés…plus tout quoi !...
Pour terminer, je tiens à préciser que ce courrier et
son pendant ‘Roman-Photos’ n’engagent que moi !
Didier JODAR
P.S
(Positivons Sainement) :
Heureusement qu’il y a eu des gens sympas et tout de même
de bons films qui ont pu être correctement visionnés…
et qui m’ont redonné goût à rester.
3 films du CVN (pour 70 +ou- projetés) dont 2 récompensés
:
-Prix Réalité pour ‘Lê Mât’ de
Marc Barillère.
-Grand Prix de La Ville de Bourges pour ‘Mariana, Iacob et les
autres’ de Jean-Luc,
Michèle Jarousseau et Geneviève Thuillier.
Bravo Jean-Luc ! Bravo Michèle ! Bravo Geneviève ! Bravo
Marc !
Bravo aussi aux auteurs de moins de 26 ans qui nous ont montré
à nous, les parfois
prétentieux (+) de 26 ans, ce que c’est que de faire du
vrai cinéma qui respire, qui vit !
Bon !!!...
Je vais continuer à me passionner !...
Je vais continuer à réaliser des films !...
Je vais continuer à prendre du plaisir à les faire !...
Je vais faire de mon mieux pour en procurer (du plaisir) à ceux
qui les regarderont !...
Je vais continuer à croire en la qualité des projections
!...
Car sans public pour les voir, à quoi bon faire des films ?
(re)Didier JODAR (p2)
(re)PS : j’ai ’mailé’ ce courrier à
Monsieur Sevestre.
Réponse
de Monsieur Sevestre. (document jpeg)
Remarques
suite à la réponse de M. Sevestre
A
l'inscription des auteurs de film dans un festival, quel qu'il soit
, il est proposé une liste de formats/supports possible pour
les projections.
Pour Bourges, les formats DV et HDV étaient proposés.
Ce qui supposait que les films seraient bien projetés dans leur
format d'origine pour un respect du film et de son auteur.
L'opération
de recapture et vraisemblablement de conversion MPEG qui a eu lieu à
Bourges était pour le moins très léger :
- cette manipulation a forcément une incidence sur la qualité
de l'image , surtout si elle n'est pas pratiquée avec grand soin
avec un logiciel/matériel digne de ce nom.
- les auteurs n'ont pas été mis au courant de cette opération
avant la projection, donc pas de possibilité de refuser.
- visiblement, les films n'ont pas été re-contrôlés
avec le lecteur multimédia, un par un, avant la projection.
Accuser
la prise DV (fire-wire) de tous les maux pour dire qu'elle n'est pas
pro, … est quand même étrange. Des millions d'amateurs
et de pros l'utilisent tous les jours et, heureusement, on peut lui
faire confiance.
Par contre, il faut un minimum de compétence :
- pour choisir un lecteur DV / une station informatique sans faille
et un logiciel sérieux
- pour maîtriser l'ensemble
Et si on n'a pas confiance dans la prise DV,
alors pourquoi avoir pris, en conscience, le risque de re-capturer tous
les films, en pensant qu'il y aurait sans doute des problèmes.
Là, il faudra nous expliquer …
Sans
doute, pour se ménager un 'petit confort' car un lecteur multimédia
est un peu plus pratique que d'enfourner des dizaines de K7 dans un
lecteur.
Et comme un lecteur multimédia n'accepte pas le DV en natif ,
comme le Dvico 6500 que je pratique, il n'y avait sans doute pas d'autre
choix que de convertir le DV en MPEG. Bon,
ce n'est qu'une hypothèse en attendant les explications détaillées
des responsables de cette opération.
Dans un avenir immédiat, le HDV ne va pas suffire, puisque les
nouveaux formats supportent une définition supérieure
(full HD) et une qualité intrinsèque améliorée
(cameras Sony et JVC en format XDCAM-EX , par exemple)
Et
si, comme en 2009, les oeuvres doivent être projetées sur
des appareils multimédias, alors il faudra convenir avec les
auteurs, bien avant les projections :
- d'une liste de formats attendus : MPEG2, AVCHD, XDCAM-EX, …
- des différents définitions, compressions possibles
- des supports de transmission : cartes SD, Disques durs, Blu Ray, stockage
sur site Web (Yousendit, …)
L'idée est de procéder par simple copié/collé
entre le support fourni et l'appareil multimédia pour minimiser
les pertes.
Et encore, il sera indispensable de vérifier la lecture de ces
films dans l'appareil multimédia qui devra être à
la hauteur.
En tous cas, il est urgent de redéfinir rapidement les conditions
de projection des prochains festivals FFCV pour éviter les déceptions.
Sinon,
les auteurs iront vite voir ailleurs où les possibilités
ne manquent pas et où les encouragements sont plus motivants.
Peut-être
qu'il est devenu trop lourd ou difficile , à quelques personnes,
d'organiser un festival comme Bourges 2009. Il faudrait alors examiner
une décentralisation sur les régions, voire s'associer
à d'autres festivals analogues.
Marc
Barillère
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