En ouverture de séance, Loïc rend hommage à Charles
Rondeau, membre du CVN disparu récemment à l’âge
de 87 ans. voir l'article : Charles
Un
rappel à cotisation est fait et ce dans le but de grouper les
inscriptions auprès de la Fédération, les chèques,
quant à eux, ne seront encaissés qu’en janvier 2010,
donc, chers adhérents, n’oubliez pas vos chéquiers
lors de la prochaine séance. Merci.
Passons
maintenant à des choses plus cinématographiques.
Didier nous gratifie d’une bande annonce dont il a le secret,
pour le concours interne annuel sur le thème de la phonétique
du mot « sain ».A cette occasion,
le club d’Angers sera notre invité.
Didier
nous présente, David Puybaraud, élève de l’école
Cinécréatis à Nantes ou il suit une formation de
monteur -truquiste et nous explique en quelques mots les principaux
aspects de ce métier.
Gardiens
de nos vies
Avec ce film, il nous emmène dans un monde de science-fiction
avec quelques références à Orange Mécanique,
Matrix et mangas par moment, sur fond de musique rap qu’il interprète
également.
Le parallèle entre le rythme soutenu de la musique et celui des
images beaucoup plus modéré, nous évite les clichés
habituels des clips de rap filmés bien souvent de façon
épileptique.
Dans une ambiance pesante aux lumières froides et souvent sales
(voulues par l'auteur), on assiste à une sélection de
jeunes gens, a qui l'on fait subir de multiples traitements jusqu’à
leur total formatage, selon des critères bien définis,
et insertion d’une puce à la base de la nuque, les rebelles
y seront reconditionnés. Est-ce que cette standardisation de
la jeunesse lui permettra d’avoir une vraie vie telle qu’elle
est conçue par les scientifiques (ou médecins fous ?).
L’image de fin, où le personnage prend en charge à
son tour, la livraison des dossiers concernant les futurs sujets peut
le laisser penser, mais, est-il vraiment rentré dans le moule
et devenu un homme parfait (?) prêt pour « le meilleur des
mondes » d’Aldous Huxley.
Ce film a nécessité un an de préparation pour 5
jours de tournage .Beaucoup de décors à construire, lieux
à trouver, réécriture à deux, story-board
animé, et découpage technique. Les images ont été
écrites en fonction des paroles et de la musique. Les effets
spéciaux peu présents mais utilisés de façon
très appropriés apportent à l’ambiance créée.
Deux caméras ont servi à la réalisation de ce film
: une DSR 500 (Broadcast) qui donne un aspect plus filmique que les
clips en général et une mini DV pour les images un peu
plus sales (dixit l’auteur).
L’ensemble donne un film bien travaillé rythmé qui
ne donne pas l’impression de faire 8mn, ensuite on aime ou n’aime
pas le thème.
L’école Cinécréatis située rue des
stocks à Nantes (quartier Dalby) organise une porte ouverte annuelle
en mars/avril.
BIZIN
KAPAV
: 17 mn en 4/3 de Michèle et Jean-Luc Jarousseau
Michèle et Jean-Luc nous expliquent qu’ils ont fait ce
film à la demande d’un de leur ami, Marcellus, afin d’aller
voir l’envers des jolies cartes postales de cette île de
l’océan indien.
D’ailleurs, le générique de début nous présente
effectivement ces cartes postales, mais connaissant Michèle et
Jean-Luc, il est évident qu’ils ne vont pas nous monter
un film de vacances sur ces belles plages de sable blanc. Ils ont donc
pendant trois semaines suivi Marcellus et filmé une partie de
l’envers du décor, à travers cet excellent reportage
aux toujours belles images.
Au début, j'ai pensé que ce film allait nous montrer la
cohabitation entre les différentes ethnies, mais au fil du reportage
on s’aperçoit que c’est de l’héritage
des créoles, esclaves, dont il s’agit. Jean-Luc explique
que cette 1ere partie est indispensable pour mieux comprendre ce que
l’on découvre dans la 2ème. La difficulté
des créoles à se faire une place dans une société
où les autres ethnies ont déjà pris la leur. A
l’abolition de l’esclavage, les créoles n’ont
pas su ou voulu prendre en main l’exploitation des ressources
et le retard pris est devenu de plus en plus grand.
A l’heure actuelle, les créoles veulent retrouver une place
plus active et décente dans la société, l’éducation
restant un problème majeur pour accéder aux emplois, autres
qu’agricoles. Un homme fait renaitre cet espoir et on voit des
petites lumières dans les yeux de ses militants.
Le film à beaucoup plu, les images sont belles, les personnages
intéressants et les dialogues vivants, ce qui implique un sous-titrage
important (trop pour certains), personnellement je ne comprends pas
le créole, donc cela m’a bien aidé. !
Marcellus nous fait un rappel historique de l’ile Maurice à
travers les différents passages, des Français, Hollandais
et Anglais.
L’AVI
16/9
Didier Jodar, nous présente à son tour son film, réalisé
cet été et explique le choix du thème sur la déclinaison
du mot AVI. Connaissant l’humour de Didier nul doute que les jeux
de mots et calembours allaient s’enchainer.
Y avait-il un message derrière ce scénario ? Rose pour
les filles et bleu pour les garçons ? Pas sûr.
C’est une histoire où tout semble rose pour le personnage
joué par Yves, très fleur bleue, qu’une jeune et
jolie créature va commencer à troubler et lui infliger
des bleus à l’âme, en lui grignotant petit à
petit son espace si rose. De dépit ou de désespoir il
mettra brutalement fin à s’AVI.
La fin semble un peu longue et surjouée. Mais cette histoire
d’amour de tous les jours, qui malheureusement tourne au tragique
est assez poétique et peut donner du grain à moudre aux
mysogines !
Didier s’est fait un vrai plaisir à construire le décor
du début du film, avec des matériaux de récupération.
Le générique est bien amené .Le film a nécessité
trois après-midis de tournage.
Yannick Ademain
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Gardiens
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L’AVI
16/9 |
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BIZIN
KAPAV |
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