CVN Calendrier 2008-2009
 

 

Séance du 16 octobre 2009


En ouverture de séance, Loïc rend hommage à Charles Rondeau, membre du CVN disparu récemment à l’âge de 87 ans. voir l'article : Charles

Un rappel à cotisation est fait et ce dans le but de grouper les inscriptions auprès de la Fédération, les chèques, quant à eux, ne seront encaissés qu’en janvier 2010, donc, chers adhérents, n’oubliez pas vos chéquiers lors de la prochaine séance. Merci.

Passons maintenant à des choses plus cinématographiques.
Didier nous gratifie d’une bande annonce dont il a le secret, pour le concours interne annuel sur le thème de la phonétique du mot « sain ».A cette occasion, le club d’Angers sera notre invité.

Didier nous présente, David Puybaraud, élève de l’école Cinécréatis à Nantes ou il suit une formation de monteur -truquiste et nous explique en quelques mots les principaux aspects de ce métier.

Gardiens de nos vies
Avec ce film, il nous emmène dans un monde de science-fiction avec quelques références à Orange Mécanique, Matrix et mangas par moment, sur fond de musique rap qu’il interprète également.
Le parallèle entre le rythme soutenu de la musique et celui des images beaucoup plus modéré, nous évite les clichés habituels des clips de rap filmés bien souvent de façon épileptique.
Dans une ambiance pesante aux lumières froides et souvent sales (voulues par l'auteur), on assiste à une sélection de jeunes gens, a qui l'on fait subir de multiples traitements jusqu’à leur total formatage, selon des critères bien définis, et insertion d’une puce à la base de la nuque, les rebelles y seront reconditionnés. Est-ce que cette standardisation de la jeunesse lui permettra d’avoir une vraie vie telle qu’elle est conçue par les scientifiques (ou médecins fous ?). L’image de fin, où le personnage prend en charge à son tour, la livraison des dossiers concernant les futurs sujets peut le laisser penser, mais, est-il vraiment rentré dans le moule et devenu un homme parfait (?) prêt pour « le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley.
Ce film a nécessité un an de préparation pour 5 jours de tournage .Beaucoup de décors à construire, lieux à trouver, réécriture à deux, story-board animé, et découpage technique. Les images ont été écrites en fonction des paroles et de la musique. Les effets spéciaux peu présents mais utilisés de façon très appropriés apportent à l’ambiance créée.
Deux caméras ont servi à la réalisation de ce film : une DSR 500 (Broadcast) qui donne un aspect plus filmique que les clips en général et une mini DV pour les images un peu plus sales (dixit l’auteur).
L’ensemble donne un film bien travaillé rythmé qui ne donne pas l’impression de faire 8mn, ensuite on aime ou n’aime pas le thème.
L’école Cinécréatis située rue des stocks à Nantes (quartier Dalby) organise une porte ouverte annuelle en mars/avril.

BIZIN KAPAV : 17 mn en 4/3 de Michèle et Jean-Luc Jarousseau
Michèle et Jean-Luc nous expliquent qu’ils ont fait ce film à la demande d’un de leur ami, Marcellus, afin d’aller voir l’envers des jolies cartes postales de cette île de l’océan indien.
D’ailleurs, le générique de début nous présente effectivement ces cartes postales, mais connaissant Michèle et Jean-Luc, il est évident qu’ils ne vont pas nous monter un film de vacances sur ces belles plages de sable blanc. Ils ont donc pendant trois semaines suivi Marcellus et filmé une partie de l’envers du décor, à travers cet excellent reportage aux toujours belles images.
Au début, j'ai pensé que ce film allait nous montrer la cohabitation entre les différentes ethnies, mais au fil du reportage on s’aperçoit que c’est de l’héritage des créoles, esclaves, dont il s’agit. Jean-Luc explique que cette 1ere partie est indispensable pour mieux comprendre ce que l’on découvre dans la 2ème. La difficulté des créoles à se faire une place dans une société où les autres ethnies ont déjà pris la leur. A l’abolition de l’esclavage, les créoles n’ont pas su ou voulu prendre en main l’exploitation des ressources et le retard pris est devenu de plus en plus grand.
A l’heure actuelle, les créoles veulent retrouver une place plus active et décente dans la société, l’éducation restant un problème majeur pour accéder aux emplois, autres qu’agricoles. Un homme fait renaitre cet espoir et on voit des petites lumières dans les yeux de ses militants.
Le film à beaucoup plu, les images sont belles, les personnages intéressants et les dialogues vivants, ce qui implique un sous-titrage important (trop pour certains), personnellement je ne comprends pas le créole, donc cela m’a bien aidé. !
Marcellus nous fait un rappel historique de l’ile Maurice à travers les différents passages, des Français, Hollandais et Anglais.

L’AVI 16/9
Didier Jodar, nous présente à son tour son film, réalisé cet été et explique le choix du thème sur la déclinaison du mot AVI. Connaissant l’humour de Didier nul doute que les jeux de mots et calembours allaient s’enchainer.
Y avait-il un message derrière ce scénario ? Rose pour les filles et bleu pour les garçons ? Pas sûr.
C’est une histoire où tout semble rose pour le personnage joué par Yves, très fleur bleue, qu’une jeune et jolie créature va commencer à troubler et lui infliger des bleus à l’âme, en lui grignotant petit à petit son espace si rose. De dépit ou de désespoir il mettra brutalement fin à s’AVI.
La fin semble un peu longue et surjouée. Mais cette histoire d’amour de tous les jours, qui malheureusement tourne au tragique est assez poétique et peut donner du grain à moudre aux mysogines !
Didier s’est fait un vrai plaisir à construire le décor du début du film, avec des matériaux de récupération. Le générique est bien amené .Le film a nécessité trois après-midis de tournage.

Yannick Ademain

Gardiens
L’AVI 16/9
BIZIN KAPAV