


« La politique de la France ne se fait pas à la corbeille. »
Lors de sa conférence de presse du 28 octobre 1966, De Gaulle répond à une question sur les marchés financiers : « La Bourse, en 1962 était exagérément bonne. En 1966, elle est exagérément mauvaise, mais vous savez, la politique de la France ne se fait pas à la corbeille. »
Les journalistes applaudissent chaleureusement.
De Gaulle ne marque pas une défiance de la Bourse, mais affirme simplement qu'un gouvernement ne change pas de politique en fonction de l'humeur des agents de change.
Cela reste néanmoins une réflexion marquée par une méconnaissance de l'économie : un niveau de la Bourse n'est pas exagéré, il reflète une situation du pays à un moment donné. Il s'agit même le plus souvent d'un indicateur avancé. 1962, c'est la fin de la guerre d'Algérie, le référendum réussi sur la modification de la Constitution pour l'élection du Président de la République au suffrage universel, les premiers effets du traité de Rome avec la baisse des droits de douane au premier janvier de 50 % par rapport à 1958 . D'ailleurs Claude François chantera quelques temps après sa nostalgie avec « Cette année là » .
En 1966, il y a une crise monétaire internationale et De Gaulle exige la conversion de ses dollars en or : en 1967, l'Allemagne connaît une récession et la période 1967-1970 en France la croissance s'est affaiblie. En France de 1963 à 1966, Valéry Giscard d'Estaing, ministre des finances met en place une politique de « stabilisation de l'Economie »: restriction des crédits, blocage des prix et contrôle des changes. Comment s'étonner du blues des cambistes de 1966 ?
Pour terminer, rappelons en contrepoint l'expression de mépris d' Edith Cresson alors premier ministre au début des années 90 : « La Bourse, je n'en ai rien à cirer ! ». Et les experts de l'Education Nationale nous rassurent : le niveau monte !
Dialectique
Coeur du projet Dialectikon, cette page s'enrichira au fil des mois d'outils dialectiques et d'argumentaires.
Plus fort que « la pile Wonder ne s'use que si l'on s'en sert. » ! Tout y est, la lutte des classes, avec les balancements dialectiques « nos » / « leurs », « l'être » / « l'avoir » et un pseudo – humanisme gagé sur la valeur. Chapeau l'artiste ! Mais pourquoi la LCR n'a-t-elle pas été primée au festival international de la publicité de Cannes ?
Sans être toujours menteuse, la publicité enjolive forcément le produit mais nous atteignons dans ce cas la haute prestidigitation, la grande illusion. Les trotskistes parviennent à faire oublier qu'ils sont des admirateurs d'un homme pour qui la vie de l'opposant ne comptait pas, qui a participé aux premières déportations de population du XXéme siècle en wagon à bestiaux, à l'organisation délibérée de famines. Staline ne l'a pas fait assassiné pour des désaccords idéologiques ou méthodiques, mais pour des divergences sur la stratégie et l'opposition entre deux cultes de la personnalité.
On attend encore qu'un journaliste interroge Olivier Besancenot sur les mains sales de son maître.
Mais si la posture des trotskistes est odieusement claire, l'imposture se cache davantage dans un vocabulaire se voulant le plus souvent anodin mais finalement lourd de sens.
N'est-ce pas étonnant de nommer « pantouflage » le tait pour un haut fonctionnaire de choisir de travailler dans le privé, lieu de risques en termes de responsabilités personnelles et financières qu'il ne connaîtra jamais dans l'administration publique ?
N'est-il pas insultant et odieux de comparer l'arrestation d'un clandestin à une rafle, de sinistre mémoire ?
N'est-il pas consternant ce refus constant de nommer les voyous et leurs comportements délictuels par une confusion volontaire avec le terme générique « des jeunes » ?
Le projet Dialectikon veut dépasser la simple dénonciation du socialement et politiquement corrects ou de la désinformation en remontant au cœur de l'imposture des mots, de la manipulation des idées et de la corruption des connaissances.
Lieu de débat, du refus de l'obscurantisme et du nihilisme, notre angle d'attaque dans le combat libéral est celui de la dialectique, de ce puissant art du dialogue, de l'entretien et de l'argumentation.
Le lecteur trouvera, enrichis mois après mois, des analyses , des synthèses, des argumentaires et des conseils techniques pour contrer l'offensive des partisans du socialisme qu'il soit national, simili - démocrate ou révolutionnaire.
Méthode
La mise à jour est prévue tous les premiers lundis de chaque mois pour nous permettre de nous dégager de l'urgence, des contingences de l'immédiateté et des débats de circonstance.
Loin des « forums d'empoigne », le visiteur est invité à participer au débat libéral en apportant des contributions ou commentaires que nous publierons.
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Du révisionnisme.
La notion de révisionnisme est pour le moment réservée à la négation de la Shoa et de la politique du National Socialisme.
Il ne faut pas s'arrêter là : quotidiennement, par la figure dialectique dite de l'amalgame, sévit une campagne d'édulcoration des crimes de la seconde guerre mondiale.
Il suffit de ne pas être communiste ou socialiste, de ne pas accepter la violence dans la rue ou tout simplement de réclamer le respect de la loi et de l'Etat de droit pour subir les accusations de fascisme ou de nazisme. C'est oublier délibérément que ce sont des formes de socialisme, en tant que prise en charge des individus par l'Etat.
Cette rubrique fera l'inventaire de ces confusions scandaleuses.
CRS - SS
RMI = STO
APARTHEID
RAFLE
GHETTO & BANLIEUES
CRS - SS
Sans doute la plus ancienne et la plus célèbre, car elle est antérieure à Mai 68 contrairement à ce que l'on croit souvent.
Les CRS ont été créées par Adrien Tixier en 1945, ministre socialiste du gouvernement provisoire de la République Française. Nous sommes au lendemain de la libération, dans une situation politique confuse avec des institutions instables : la quatrième république ne commence qu'en décembre 1946. On ne peut parler d'application de la justice lorsque se multiplient les exécutions sommaires, sans jugement, sans respect des droits élémentaires de la défense jusqu'à la dégradation physique et morale des jeunes femmes accusées, à tort ou à raison, d'avoir « couché » ( fait l'amour ? ) avec des allemands. On remarquera en passant qu'il n'était pas question d'abolition de la peine de mort.
De Gaulle préside ce gouvernement provisoire mais avec une domination socialiste et communiste.
On attribue souvent la paternité des CRS au ministre socialiste Jules MOCH ( 1893-1985 ) pour la raison suivante.
Fin 1947, l'atmosphère est particulièrement grave, les grèves dures, violentes et la France est au bord de la guerre civile. Jules MOCH tient bon, sous les quolibets des communistes qui le traitent d' « assassin, de provocateur ».
Les incidents et les affrontements reprennent de juin à décembre 1948 : c'est un dirigeant communiste, Auguste Lecoeur qui lance le premier le slogan CRS -SS. Repris régulièrement et notamment pendant les événements de Mai 1968, on voit que depuis près de 60 ans l'imagination n'est pas au pouvoir dans la rue.
Ce slogan est une honte pour notre pays et une insulte scandaleuse, notamment pour ces fonctionnaires, mais surtout vis à vis des déportés et de toutes les victimes du national-socialisme. C'est du révisionnisme, car en assimilant nos policiers à des SS, on banalise l'expression la plus abjecte du totalitarisme raciste qui a embrasé l'Europe au cours du vingtième siècle.