


22. En nous adressant à l’Etat pour résoudre nos problèmes, on risque de voir s’accroître le fardeau qui est précisément à l’origine de notre incapacité à faire face à nos problèmes.
23. Quand un responsable politique parle d'instaurer un nouveau prélèvement « provisoire », c'est qu'il n'a pas l'intention de s'attaquer au montant des dépenses publiques dans lesquelles seront engouffrés à jamais ces recettes supplémentaires. Donc ces prélèvements ne seront jamais provisoires ! N'oublions jamais que les hommes politiques seront disposés à nous mentir tant qu’ils seront assurés que nous consentons à les croire...
24. Le monde est en danger non pas quand les Etats-Unis sont sur-puissants ; le monde s’est trouvé en grand danger quand les Etats-Unis se sont avérés en situation de faiblesse.
25. Nos dirigeants - et les médias qui les courtisent - parlent sans arrêt, et avec mauvaise conscience, de l’écart qui se creuse entre les pays riches et les pays pauvres. Mais la pauvreté de ces derniers tient précisément à leurs dirigeants, qui rejettent les principes de l’économie de liberté pour succomber aux chimères du contrôle étatique de l’économie.
26. Le communisme est excellent pour garantir des emplois à vie aux dictateurs et autres chercheurs de rente. Bill Gates ou Steve Jobs doivent leur fortune au succès (imprévisible) de leurs entreprises, qui auront enrichi dans leur sillage actionnaires, clients et employés dans le monde entier. A qui Fidel Castro doit-il son immense richesse ?
27. La possibilité du chômage est, en effet, liée à l’existence du marché du travail, c’est-à-dire à la liberté des choix. Supprimez le marché du travail, vous organisez alors des camps de travail. Le chômage n’existe pas dans les pays qui ont systématisé la pratique des camps de travail. Mais c’est précisément parce qu’il n’y a plus de liberté.
28. Peut-on réellement tout accepter au nom de l’emploi ? Embauchons des jeunes pour creuser des trous, puis d’autres jeunes pour les reboucher. Vous n’aurez pas, ce faisant, créé du travail. Vous avez tout au plus gaspillé du temps, ressource précieuse entre toutes.
29. L’économie a besoin de biens et services publics fournis par l’Etat. Mais la taille du secteur public doit être mesurée et proportionnée. Sinon, le secteur privé - le véritable cœur d’une économie de marché - est étouffé par un secteur public, qui à ce moment devient, non seulement le secteur le moins productif du pays, mais qui consacre une grande partie de son énergie - et de nos ressources - à entraver la marche du secteur privé et étouffer le cœur.
30. L’O.M.C. est au commerce international ce qu’est l’O.N.U. au droit international, un «machin». Qui peut sérieusement défendre encore un «machin» ?
31. Nous avons tous demandé un jour ou l’autre quelque chose au gouvernement comme si le gouvernement avait d’autres sources de revenu que, justement, nos revenus.
32. Rien n’est gratuit. Il ne s’agit que des impôts «indolores» que sont tous ces prélèvements subis au quotidien sans même nous en rendre compte, les plus sournois, les plus injustes et les plus immoraux.
33. Imaginez que l’on vous coupe un peu chaque jour un morceau de votre jambe. Imaginez ensuite que votre tortionnaire vous propose une béquille pour vous «aider». Vous jetteriez aux quatre vents sa béquille. Alors le tortionnaire décide de vous couper la jambe sans douleur, sans que vous vous en aperceviez. Vous acceptez maintenant sa béquille comme une aide providentielle.
34. Si vous aviez réellement le choix, rempliriez-vous d’un liquide précieux un récipient percé de mille trous ?
35. Comme la radioactivité, l’inflation, une fois enclenchée, échappe à tout contrôle.
36. Il n’y a aucune chance de réduire les dépenses publiques en augmentant les prélèvements. Quand vous voulez que vos enfants ne dilapident plus leur argent de poche, vous serrez les cordons de la bourse.
37. Les dirigeants français attendent le retour de la croissance pour pouvoir baisser les prélèvements. Mais la croissance n’a aucune chance de redémarrer tant que les prélèvements n’auront pas été significativement réduits. Pour que les agents économiques - entreprises et ménages - puissent investir à nouveau, l’Etat doit consentir à leur rendre une part substantielle de ce qu’il leur a pris.
38. Tout argent public a d’abord été de l’argent privé.
39. Chaque fois qu’un ministre arrive au pouvoir avec une idée géniale pour contrôler les dépenses de santé, les dépenses de santé s’envolent. Depuis que le plan Juppé - qui avait pour objectif explicite de freiner la dérive des dépenses de santé - a été mis en place, il ne s’est pas passé une année sans que l’on batte des records de dérapages. Et l’on continue à s’en remettre à un gouvernement.
40. On a beaucoup ironisé sur le scandale ENRON. Mais ce scandale prouve essentiellement que les Etats-Unis sont un pays où tricher fait scandale et vous conduit en prison si vous êtes pris la main dans le sac. En France, tricher est une pratique d’Etat. Qui peut croire une seconde que les comptes de l’entreprise E.D.F. sont corrects ? Que penser de la légitimité de plus de 30 ans de subventions accordées à l’entreprise BULL : s’agit-il d’aider une entreprise dans un secteur en déclin ? s’agit-il d’aider à la naissance d’un fleuron de la haute-technologie ? Nous avons d’ailleurs longtemps cru que la santé du président Mitterrand était bonne, comme en attestaient les bulletins officiels publiés entre 1981 et 1996. Mais les annonces officielles n’engagent que ceux qui y croient. Voilà l’éthique et la pratique politique dans notre pays. Alors que penser quand les plus hautes autorités cherchent à nous rassurer sur les comptes de la sécurité sociale ou sur la garantie de la valeur de nos points retraite dans 25 ans ?
41. Les fonctionnaires bénéficient de la sécurité de l’emploi qu’ils voudraient voir généraliser à l’ensemble des actifs. C’est généreux mais se rendent-ils compte que leurs avantages acquis sont justement supportés par les autres, de sorte qu’il est impossible de généraliser ce type de privilège.
42. S’il est impossible de généraliser l’emploi à vie, il existe une grande inégalité entre ceux qui en bénéficient et ceux qui sont exposés au chômage. Cette inégalité devrait être insupportable à tous ceux qui se mobilisent volontiers contre l’injustice au nom précisément de l’égalité et de la solidarité. S’il est économiquement impossible de généraliser un privilège ; l’on doit donc, au nom de la justice et de la solidarité, le supprimer.
43. La solidarité, c’est tout mettre en oeuvre pour ne pas être à la charge des autres.
44. L’écologie est aujourd’hui à l’économie, ce que l’astrologie fut à l’astronomie.
Jean-Louis Caccomo – Economiste en exil…
Perpignan, samedi 17 mars 2007

Manifeste libéral ( suite )
INFANTILISATION
p Un président de la République est dans une situation de chef de famille à la tête du pays.p
François Bayrou
Candidat petit père des peuples
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