Toutes les bottes
Go’West sont actuellement fabriquées au Mexique
dans l’état du Guanajuato, selon des procédés
vieux de plusieurs siècles.
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Les choix des cuirs
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Les
peaux sont généralement de vache, mais elle
peuvent être de chèvre, de mouton ou exotiques
(Python, Autruche, Crocodile, Lézard d’élevage
bien sûr).
Nous vous rappelons un point de bon sens : le cuir provient
d’animaux vivants.
Pour cette raison, nous sommes tributaires de notre Mère
nature. La peau des épaules et du dos est toujours
plus ferme que la peau du ventre et des fesses. Cela est
aussi vrai pour nous que pour les animaux. Sur un même
animal, il y a des parties où le cuir sera plus
lâche et d’autres où il sera plus ferme.
D’autre part malgré tous les efforts des
éleveurs, les vaches se cognent, s’égratignent,
se blessent. Il arrive aussi que certaines vaches aient
les veines plus apparentes que d’autres.
En dépit de toutes ces particularités, nous
essayons le plus possible de sélectionner les cuirs
pour le meilleur rapport qualité/prix et nous demandons
à nos usines d’utiliser les meilleures parties
pour fabriquer nos bottes.
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Découpage des
peaux |
Il
faut environ 50dm² de cuir pour fabriquer une botte
haute de 12 pouces (30,48cm.)
Le coupeur se charge de découper dans le sens du
cuir 2 empeignes, 2 contreforts, 2 tubes avant, 2 tubes
arrière, 4 oreilles, et la doublure qui correspond
par paire, soit un total de 24 morceaux de cuirs, pour
les bottes les plus simples.
Chaque découpe est dimensionnée différemment
selon la pointure fabriquée. |
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Préliminaires |
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Il faut marquer chaque pièce de cuir de sa pointure
pour ne pas les mélanger.
Il faut amincir les morceaux de cuir aux emplacements
des futures coutures pour éviter les surépaisseurs.
Il faut coller chaque tube à sa doublure, préalablement
installés et coudre les passepoils de haut de tube.
Il faut broder les 4 tubes et les 2 empeignes.
Il faut marquer la pointure sur les doublures avec le
numéro de lot correspondant.
Il faut aussi préparer les autres éléments
nécessaires à la fabrication :
La paire de semelles de montage correspondant à
la future forme dans la future pointure, la paire de semelles
de marche, les 2 talons cuir, les 2 talons d’usure. |
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Assemblage des tiges |
Chaque tube avant est cousu
à son empeigne.
Chaque tube arrière est cousu à son contrefort.
Puis les doublures d’empeigne et de contrefort sont
cousues à leur emplacement.
Les tubes avant sont cousus aux tubes arrière à
l’envers formant une tige complète.
Puis les tiges sont retournées comme des chaussettes.
Les 4 oreilles sont finalement cousues. |
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Montage des tiges |
La bonne paire de forme dans la bonne
pointure est amenée au monteur.
Exclusivement à la main, ce dernier y cloue la semelle
de montage
équipée du mur requis (élément
de base de la couture de la trépointe)
Il installe ensuite le contrefort entre cuir et doublure .

Puis le monteur assemble la tige mouillée
sur la forme, l’oriente, la fixe
par un petit clou au dessus du talon.
Avec sa pince marteau, il met en forme le talon sur la forme
en clouant le surplus de cuir sur la semelle dans la bonne
position.
Enfin, il met en forme la doublure de la pointe, installe
le « casco de tiburon », et met en forme le cuir
par dessus sans faire de faux plis.
Une fois la tige bien mise en place, il termine d’encoller
et le clouer la tige sur la forme et recommence avec l’autre
pied.
Il faut ensuite attendre un minimum que les
tiges sèchent sur les formes et que la colle prenne
pour retirer tous les clous de la pointe du pied, couper les
surplus de cuir inutile, poncer le talon.
La trépointe cuir est cousue et 2 gros fils poissés
s’entrecroisent et cousent ensemble la trépointe,
le cuir extérieur, la doublure et le mur de la semelle
de montage.
Le cambrion en métal est installé avec sa protection
bombée sur la semelle, puis le « corcho »
mélange de colle et de liège rempli le futur
espace vide entre la semelle de montage et de marche. Le Rosquillo
est installé sur le talon.
Toute la surface de la future semelle est aplanie puis encollée.
La semelle de marche est maintenant collée
et clouée au niveau du talon et du cambrion.
La trépointe et la semelle de marche
sont d’abord assemblées sous presse et ensuite
cousues ensemble.
Les bords de semelles sont arrondis par une nouvelle presse
pour éviter que les coutures de semelles ne frottent
trop vite sur le sol pendant la marche.
Le cambrion est cloué de métal et de bois de
citronnier pour solidariser la semelle de marche avec celle
de montage.
Chaque talon est collé puis cloué de l’intérieur
; le talon d’usure est collé puis cloué
à son tour.
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« Acabado »
ou Finition |
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L’ensemble « Trépointe Semelle de marche
» est fraisé puis poncé par 3 papiers
de verre aux grains de plus en plus fins.
Le talon suit le même traitement pour obtenir l’inclinaison
désirée.
Puis les bords de talon et de semelle sont teints pour
éviter les futures infiltrations d’eau.
Enfin les semelles sont légèrement poncées
et reçoivent leurs teintures protectrices. |
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Maquillage |
Chaque botte est lavée. La talonnette
intérieure est collée. Les tiges sont écartelées
et repassées. Les fils qui dépassent sont coupés.
Les bottes reçoivent leur crème de « beauté
», cirage, graisse et crème.
Les petites imperfections sont maquillées et corrigées.
Enfin, chaque pied est rempli de papier. Chaque tube reçoit
son support cartonné.
Chaque botte est emballée dans un sac en plastique
puis chaque paire arrive dans sa boite.
En bref, il faut 50 dm² de cuir,
50 dm² de doublure, des centaines de mètres de
fils, des outils traditionnels, des douzaines d'opérations
et une bonne semaine de travail artisanal précis et
méticuleux pour faire une paire de botte cuir à
la semelle cousue selon le procédé good year
welt au Mexique.

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