dyspraxique

 

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Le diabéte

Ce trouble touche 3 à 6% des enfants et les trois quarts nesont pas diagnostiqués...

 
Il est des parents qui croient que leur enfant estmaladroit. Alors ils disputent, se disent « mais quel empoté il fait »ou bien « il ne fait pas assez attention » ou encore « il estdistrait »...Ces mêmes parents qui pensent qu'à force de répéter à leurenfant de faire attention, il va « s'améliorer », que ce n'est « quede sa faute ».

Et si ce n'était « pas de sa faute » justement ?

Et si cet enfant souffrait d'un handicap peu connu : ladyspraxie. C'est quoi ? Un enfant dyspraxique se reconnaît à sa trèsgrande maladresse. Tout petit, il a du mal avec l'habillage, le collage, ledécoupage. Il donne l'impression d'avoir deux mains gauches. Plus grand, ilcasse, renverse, déchire tout ce qu'il touche. Il mange salement, il a beaucoupde mal à couper sa viande comme les autres enfants de son âge ou éplucher unfruit. Il écrit mal, il est lent, son travail est souvent sale ou brouillon, ilest facilement distrait et à parfois du mal à suivre en cours. Il oubliebeaucoup de choses : ses affaires, les consignes, les instructions...il ades problèmes de tonus musculaires et de coordination, de positionnement dans l'espaceet peut avoir du mal à fermer les portes/rattraper une balle/un ballon...Il courtet marche de façon désordonnée.

C'est du à quoi ?

Les enfants dyspraxiques sont par ailleurs des enfants vifs,intelligents, qui aiment à participer aux conversations des grands mais ont dumal à fixer leur attention longtemps et sont souvent distraits (ils suivent laconversation puis « décrochent »). Ils adorent les récits et leshistoires, inventent des jeux élaborés, ont une culture générale étendue et uneexcellente mémoire. Alors à quoi c'est du ? Au fur et à mesure de notredéveloppement, nous inscrivons dans notre mémoire les gestes que nous faisons. Lebébé n'arrive pas tout de suite à tenir une cuillère, mais il « imprime »le geste automatiquement peu à peu dans son cerveau. Les gestes sont ensuite « automatiques ».Plus besoin de réfléchir. Tout est coordonné et harmonieux.

L'enfantdyspraxique n'arrive pas à automatiser ses gestes.

Le contrôle doit être volontaire et donc coûteux et pénible,ça le fatigue...donc au bout d'un moment il laisse tomber, devient distrait àforce d'efforts. On constate chez ces enfants une fatigue anormale (ils dormentplus, s'endorment dans la voiture...). Selon le site dyspraxie.info, les causespeuvent être lésionnelles (un prématuré, lésion cérébrale, trauma crânien,tumeur, AVC, accident à la naissance, anoxie...) ou développemental (aucunelésion) : l'enfant n'a pas bien développé ses fonctions « praxiques »bien que tout le reste soit normal...Il n'y pas de causes psycho-affectives liéesà la dyspraxie, qui est un handicap et n'a rien à voir avec la dyslexie.

Qui peut dépister ? Un neuropédiatre, pédiatre, médecinde rééducation, médecin scolaire...

Le diagnostic

Qui peut faire le diagnostic ?

  • Un médecin : neuropédiatre, pédiatre, médecin de rééducation, médecin scolaire,
  • Un psychologue (neuropsychologue, psychologue scolaire),
  • Une équipe pluridisciplinaire (psychomotricien, psychologue, médecin par ex dans un CMPP, un CAMSP)

A quelle occasion ?
Cela dépend de l'âge et de l'intensité des troubles , mais le dépistage peut avoir lieu :

  • Lors de bilan systématique dans le cadre de la surveillance de l'évolution d'anciens prématurés, ou lors de séquelles de lésions cérébrales,
  • A l'école maternelle, lors du bilan de GS ou au CP en cas de gros retards surtout graphiques,
  • Lors de redoublements ou d'échec scolaire important.

Les examens nécessaires :

Les dyspraxies sont des pathologies encore méconnues et dont les répercussions ne sont pas toujours comprises par tous les professionnels de la santé. Il est donc important de s'adresser à des centres référents (bien que les délais soient longs.)..

  • On peut s'adresser à un neurologue (qui pourra demander une IRM, un EEG ... selon les cas),
  • On peut s'adresser à un neuropsychologue pour avoir une évaluation neuro-psychologique et ainsi déterminer le type de dyspraxie en cause,
  • Un psychologue fera une évaluation psychométrique WPPSI (avant 6 ans) ou WISC (aprés 6 ans) parfois le Kabc. Ces tests permettent de montrer que :
    • les épreuves nécessitant des compétences practo-spatiales sont pathologiquement échouées.
    • les épreuves qui ne sont ni gestuelles ni spatiales (ex: épreuves verbales, mnésiques, conceptuelles et raisonnementales) sont plutôt bien réussies.


Le psychologue s'il connaît la dyspraxie pourra alors faire ressortir que les difficultés de l'enfant sont dues à des troubles praxiques, et non pas à une déficience mentale ou une immaturité, interprétation qui serait très pénalisante pour l'enfant.

  • Il faut également prévoir un suivi ophtalmologique et orthoptique,

Mais il est difficile de trouver des spécialistes en neuro-vision, la dyspraxie visuo-spatiale

"est peu connue" des spécialistes classiques. Peu de services ophtalmologiques pédiatriques hospitaliers sont spécialisés.Pourtant, il faut prendre en compte la dyspraxie visuo-spatiale lors des examens et lors des rééducations pour nystagmus ou strabisme.

 

  • S'adresser à un médecin de rééducation fonctionnelle qui fera le lien entre les différentes pathologies




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