Introduction
les douleurs fantômes existe depuis que les amputés
existent.
Beaucoup d'études on étaient faite pour déterminer
pourquoi les
personnes amputées continuaient à ressentir leur membres
Les théories de la « douleur mémoire » et de
la « porte de contrôle de
la douleur » expliqueraient possiblement l'existence d'une
image-mémoire centrale du corps dans le cerveau. Même longtemps
après
l'amputation l'image que le cerveau a est avec le membre disparu
C'est comment une douleur fantôme ?
Une sensation fantôme consiste en
l'impression que le membre amputé
est encore présent. Cette sensation diminue habituellement avec
le
temps. Une douleur fantôme consiste à ressentir de la
douleur dans un
membre après que ce dernier ait été amputé.
Les douleurs au membre
fantôme peuvent varier en genre et en intensité. Une
douleur bénigne,
par exemple, peut être ressentie comme une sensation de
piqûre aiguë et
intermittente. Une douleur plus sévère peut donner
l'impression à la
personne amputée que le membre manquant est broyé.
Généralement, les
douleurs au membre fantôme diminuent en fréquence et en
intensité au
fil du temps. Toutefois, pour un petit nombre de personnes
amputées,
les douleurs au membre fantôme peuvent devenir chroniques et
débilitantes en raison de leur fréquence et de leur
intensité
Quelques méthodes pour soulager les
douleurs fantômes
L'acupuncture
Comment "ça marche" ?
Les acupuncteurs estiment que le revêtement
cutané (comprenant notamment la peau) se comporte comme une
énorme
terminaison nerveuse qui transforme les excitations externes
provoquées
par les aiguilles en signaux internes générateurs de
réactions.
Anesthésiques locaux
Les anesthésiques locaux soulagent la
douleur en empêchant les
stimuli douloureux d’atteindre le système nerveux central
(cerveau et
moelle épinière). Contrairement aux opioïdes et aux
AINS dont on a déjà
parlé, ils suppriment totalement la douleur au lieu de la faire
diminuer et de la rendre plus tolérable. Cependant, leur
utilité est
limitée parce qu’ils doivent atteindre les récepteurs de
douleur qui
sont activés ou les nerfs qui les relient au cerveau ou à
la moelle
épinière. L’un des avantages de ces substances est
qu’elles sont
actives localement et qu’elles ont peu d’effets systémiques, ce
qui
permet de soulager une douleur locale sans agir sur les autres
systèmes
physiologiques et par conséquent sans influencer les
résultats de
l’expérience
Les anesthésiques locaux sont principalement employés
pour soulager la
douleur au niveau de la peau. L’infiltration de substances de ce type
dans les rebords d’une plaie permet d’obtenir un soulagement dont la
durée peut aller jusqu’à six heures après une
intervention
chirurgicale, c’est-à-dire pendant toute la période
où la douleur aiguë
produite par les lésions chirurgicales est la plus forte et
où l’effet
anesthésiant est le plus nécessaire. On infiltre parfois
des
anesthésiques locaux autour des nerfs lorsque cela est possible.
Par
exemple, on peut bloquer le passage de l’influx dans les nerfs
intercostaux pour soulager la douleur consécutive à une
thoracotomie et
pour faciliter la respiration.
Bas de compression
Les bandages et les bas de compression exercent
une pression égale
sur le membre résiduel pouvant réduire ou soulager les
douleurs au
membre fantôme
La chaleur
On rapporte que la chaleur contribue à apaiser les douleurs
occasionnelles ressenties au membre fantôme. Voici quelques moyen
à
votre disposition : appliquer un coussin chauffant ou un Sac Magique
sur le membre, prendre des bains chauds ou encore entourer le moignon
d'un tissu doux et chaud pour activer la circulation. Il existe aussi
des onguents et des gels qui produisent de la chaleur, comme Rub A535
ou Tiger Balm (Baume du tigre). Des formes plus avancées de
thermothérapie peuvent être entreprises sous la
supervision d'un
professionnel de la santé. Pour soulager la douleur, certaines
personnes amputées appliquent alternativement de la chaleur et
du
froid.
Chiropratique
Certaines personnes
amputées se tournent vers la chiropratique, terme signifiant
«
traitement par les mains ». La chiropratique n'a pas recours
à la
médication ni à la chirurgie, mais se concentre
plutôt sur le rôle de
la colonne vertébrale en relation avec l'ensemble du corps. Les
docteurs en chiropratique, ou chiropraticiens, se spécialisent
dans la
compréhension et le traitement des diverses parties de la
colonne
vertébrale : les os (vertèbres), les muscles et les
nerfs. Une vertèbre
déplacée peut engendrer un déséquilibre qui
affecte le système nerveux.
Les autres jointures peuvent alors être soumises à une
pression indue,
causant de la douleur. Grâce à des ajustements manuels ou
à des
manipulations de la colonne vertébrale, le chiropraticien
travaille à
corriger les désalignements de la colonne, allégeant
ainsi la douleur
Désensibilisation
Les nerfs présents dans le moignon du
membre résiduel peuvent être
très sensibles, surtout tout de suite après l'amputation.
Non seulement
la désensibilisation réduit la sensibilité des
nerfs mais aussi la
douleur et les malaises. Frotter le moignon avec une pièce de
tissu
éponge, le tapoter ou le masser doucement avec la main ou un
vibrateur
sont tous des gestes qui contribuent à désensibiliser les
nerfs
Farabloc
Farabloc est un tissu composé de fils d'acier extrêmement
fins dont
l'apparence et la texture ressemblent à celles du lin. Ses
fabricants
affirment que Farabloc protège les terminaisons nerveuses
endommagées
grâce à son effet de blindage contre les rayonnements
ionisant et de
source magnétique. Il stimule la circulation sanguine et produit
une
agréable sensation de chaleur. Farabloc peut être
coupé, cousu, lavé et
repassé comme tout autre tissu. Il est disponible sous forme de
couvertures de différents formats. Les personnes amputées
peuvent se
procurer des bonnets et des gaines fabriqués de Farabloc et
faits sur
mesure. Elles peuvent aussi incorporer directement le tissu dans
l'emboîture de leur membre artificiel.
Froid
Appliquer du froid sur le membre
résiduel peut aider à alléger les malaises
associés aux douleurs au
membre fantôme et aux spasmes musculaires. On peut le faire de
plusieurs façons : compresses froides, bouillottes remplies de
glace ou
bains d'eau froide. Il existe aussi des crèmes et des gels
rafraîchissants. Biofreeze, un nouveau produit disponible sur le
marché, est un gel analgésique qui contient des extraits
de chêne vert.
Il procure une sensation de fraîcheur qui peut durer plusieurs
heures.
Un autre gel, Glenalgesic Blue, est un analgésique topique qui
soulage
rapidement et temporairement les douleurs musculaires. Il contient du
menthol, de l'alcool et du camphre.
Magnétothérapie
L'utilisation d'aimants à des fins thérapeutiques, ou
magnétothérapie,
remonte à l'Antiquité. L'homme prêtait des pouvoirs
de guérison aux
pierres naturellement magnétiques, et les anciens
médecins grecs
fabriquaient des bagues de métal magnétisé pour
soulager les douleurs
de l'arthrite. Au Moyen Âge, la magnétothérapie
était recommandée pour
désinfecter les plaies et traiter plusieurs troubles de
santé, dont
l'arthrite ainsi que l'empoisonnement et la calvitie. L'alchimiste
Philippus Von Hohenheim, mieux connu sous le nom de Paracelse, croyait
que les aimants étaient capables de retirer la maladie du corps.
Aux États-Unis, après la guerre civile, les
guérisseurs, qui
sillonnaient alors le pays, affirmaient que la maladie était
causée par
un déséquilibre des champs
électromagnétiques présents dans le corps.
L'application d'aimants, faisaient-ils valoir, permettait de restaurer
les fonctions des organes affectés et de combattre une multitude
de
pathologies : asthme, cécité, paralysie, etc.
Aujourd'hui, les aimants
sont encore utilisés pour traiter une grande
variété de problèmes de
santé, bien que les preuves scientifiques quant à leur
efficacité
soient encore relativement peu nombreuses. On les emploie surtout pour
soulager la douleur associée à des maladies chroniques
comme
l'arthrite, les neuropathies diabétiques et les maux de dos, et
pour
favoriser la cicatrisation, par exemple après une chirurgie. Les
aimants sont également présentés comme un outil
pour lutter contre les
symptômes liés au stress, comme la migraine et l'insomnie.
En médecine
classique, on y a couramment recours pour traiter des fractures qui
tardent à guérir, particulièrement dans le cas
d'os longs comme le
tibia.
Depuis quelques années, la magnétothérapie gagne
en popularité.
Personnes âgées, sportifs et autres clientèles
tentent l'expérience, le
plus souvent dans le but de soulager des douleurs. D'après les
estimations rapportées par le National Center for Alternative
and
Complementary Medicine (NCCAM), les Américains dépensent
environ 500
millions de dollars par année pour des produits et traitements
de
magnétothérapie. À l'échelle mondiale, le
marché se chiffrerait à plus
de 5 milliards de dollars1.
Électrostimulation
Une théorie visant à expliquer les douleurs au membre
fantôme avance
que ces dernières surviennent pour la raison suivante :
après une
amputation, les nerfs composant le membre résiduel ne
reçoivent plus
les stimulus autrefois générés par le membre
manquant. Il existe des
traitements électriques permettant de soulager ces douleurs tels
que la
neurostimulation transcutanée (TENS : transcutaneous electrical
nerve
stimulation) et la thérapie électrique à
micro-courant (MET, à l'aide
du système Alpha-stim 100). Ces derniers consistent en
l'émission d'un
courant de faible intensité à basse fréquence
d'oscillation qui stimule
les nerfs et soulage la douleur.
Selon l'intensité de la douleur, l'appareil qui fonctionne
à pile peut
être utilisé plusieurs fois par jour, de 10 à 20
minutes, et même plus
longtemps (un professionnel de la santé pourra vous indiquer
comment
l'utiliser et combien de temps). Puisque la neurostimulation
transcutanée peut causer de l'arythmie, elle ne devrait pas
être
prescrite à des personnes cardiaques. De même, les
personnes ayant un
stimulateur cardiaque ne devraient absolument pas utiliser ces
appareils.
Exercice
L'activité physique améliore la circulation et stimule la
production
d'endorphines (substances produites naturellement dans le cerveau). De
nombreuses personnes amputées estiment que l'exercice physique,
modéré
et fréquent, contribue à réduire les douleurs au
membre fantôme.
Fléchir et détendre les muscles du membre résiduel
sont des exercices
bénéfiques pour certaines personnes amputées.
Massage
Masser le membre résiduel est
une bonne façon d'activer le flux sanguin et la circulation en
plus de
soulager des malaises. Le massage contribue aussi à
réduire l'enflure
et à relaxer les muscles tendus, lesquels peuvent être
douloureux.
Massage craniosacral
Ce type de thérapie, laquelle se fonde sur
l'étude de l'alignement
des os et des jointures sur le crâne, est pratiquée dans
différentes
cultures depuis des milliers d'années. Il s'agit d'un toucher
thérapeutique auquel on ajoute parfois des techniques de
méditation et
de visualisation. Un thérapeute qui traite les douleurs au
membre
fantôme peut « masser » le membre manquant, en plus
d'en encourager la
visualisation par le patient afin d'aider la personne amputée
à se
libérer de tout sentiment de chagrin, de perte ou de
colère
relativement à celui-là.
Les medicaments
La médication représente un traitement efficace contre la
douleur
(particulièrement la douleur chronique). Cependant, de
nombreuses
personnes amputées préfèrent d'abord essayer
d'autres méthodes. Il est
important pour ces personnes de connaître les effets secondaires
possibles des médicaments sans ordonnance et avec ordonnance, y
compris
les conséquences de leur usage à long terme.
Méditation
La douleur peut être
accentuée par la tension physique et mentale. La
méditation arrive
parfois à réduire les douleurs au membre fantôme en
relaxant les
muscles et en diminuant le niveau d'anxiété. Le but de la
méditation
est de parvenir à un état d'éveil et de repos,
cela combiné à des
exercices de visualisation qui encouragent la personne à voir la
douleur comme étant un élément extérieur
à elle-même
Le port de la prothése
Le port du
membre artificiel et un peu de déplacement peuvent contribuer
à
soulager les douleurs au membre fantôme en plus
d'améliorer la
circulation
Psychothérapie
Certaines personnes
amputées estiment qu'une thérapie individuelle ou de
groupe leur est
bénéfique. Quelques-unes se sont même
tournées vers l'hypnose. Les
thérapeutes professionnels peuvent enseigner aux personnes
amputées à
s'adapter et leur offrir un soutien psychologique et affectif afin
qu'elles puissent composer avec la douleur.
Suppléments diététiques et
naturels
Certaines personnes amputées rapportent que la consommation de
suppléments diététiques et de produits
homéopathiques contribuent à
soulager les douleurs au membre fantôme. Citons, entre autres, le
potassium, le calcium, le magnésium et les injections de
vitamine B12.
Des produits naturels à base d'herbes, comme les baies de
genièvre
(appelées « baies fantômes » par les
Amérindiens), se sont aussi avérés
bénéfiques
Tenue d'un journal
Certaines personnes amputées notent la date et l'heure où
surviennent
des douleurs au membre fantôme de même que les
circonstances pouvant
les avoir provoquées (exemple : le stress). Un journal tenu
pendant une
longue période de temps peut contribuer à trouver les
facteurs qui
influencent ou déclenchent les douleurs au membre fantôme
et qui
expliquent la fréquence et l'intensité de ces
dernières. C'est ainsi
que les migraineux ont découvert que certains aliments
déclenchaient
leurs migraines.
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