Voir aussi : du
cotés quotidien
Un salarié sur
deux au cours de sa vie active pourra
être touché par
un handicap. Bilan en demi-teinte pour la loi en faveur de l'emploi des
handicapés.
Sept mille embauches en 1987, près de 112 000 en
2007. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En vingt ans, les
recrutements
de personnes handicapées ont été multipliés
par 16.
La loi du
10 juillet 1987
qui fête ses 20 ans ce mardi, a permis d'augmenter le nombre
d'handicapés en entreprise. En deux décennies, il est
passé de 2% à
4,4%. Des chiffres encourageants mais encore insuffisants.
Une pénalité plutôt qu'une
embauche
La
loi oblige en effet, les entreprises de plus de 20 salariés
à employer
au moins 6% de personnes handicapées. Quand elles ne respectent
pas ce
quota de 6%, elles doivent verser une pénalité qui peut
s'élever à 5000
euros par salarié handicapé non embauché. C'est le
fonds pour
l'insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph)
qui
récolte leur contribution. (découvrez
leur réseau Cap emploi)
En 2006, ce fonds a reçu 424 millions d'euros. Près de la
moitié des
entreprises concernées par le dispositif préfèrent
payer plutôt que
d'embaucher un handicapé.
La loi peut concerner un salarié sur deux
Conséquence
directe : les personnes handicapées sont aujourd'hui deux fois
plus au
chômage que le reste de la population active (17 %). Et
contrairement
aux idées reçues, chacun d'entre nous peut être
concerné à un moment de
sa vie par une situation d'handicap, comme une maladie invalidante.
Selon une étude menée par l'Agefiph, "une personne sur
deux sera
touchée par un handicap au cours de sa vie active, mais moins de
la
moitié des personnes touchées demandera et obtiendra une
reconnaissance
administrative". Pour en savoir plus sur cette enquête, cliquez
ici.
Sensibiliser les entreprises au quota zéro
Afin
de réduire le nombre d'employeurs sans travailleur
handicapé (23%), un
diagnostic gratuit de leur situation va leur être proposé
par
l'Agefiph. Objectif : les inciter à une action concrète
d'ici 2010.
L'autre challenge est de modifier le regard sur le handicap. La
majorité des entreprises (93%) qui emploient des personnes
handicapées
se déclarent satisfaites. Et 87% des salariés jugent
enrichissante leur
présence. Mais dans les entreprises où règne le
quota zéro, des à
priori peuvent exister . A l’automne, une campagne de sensibilisation
sur France 2 intitulée « On peut tous réussir
» tentera de combattre
ces préjugés.
un
article : Capital
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