Voir aussi : du
cotés quotidien
Décidés
à placer la question du handicap
au premier plan, Arnold
Migus, directeur général du CNRS, et les huit
organisations syndicales
représentatives ont signé le 15 juin 2007 le "protocole
handicap", en
présence de Patrick Gohet, délégué
interministériel aux personnes
handicapées et de Martine Faucher, présidente du Fonds
pour l'insertion
professionnelle des personnes handicapées dans la fonction
publique
(FIPHFP). Cet accord pour le développement de l'emploi et de
l'insertion des personnes handicapées définit
l'application concrète du
plan triennal du même nom qui a été adopté
à l'unanimité en décembre
dernier par le Comité technique paritaire du CNRS. Fruit d'une
négociation entre tous les partenaires sociaux, il traduit
l'engagement
du CNRS à améliorer l'insertion professionnelle et
l'emploi des
personnes en situation de handicap à travers trois axes
principaux :
l'information et la sensibilisation du personnel, l'intensification du
recrutement de personnes handicapées ainsi que l'accompagnement
et le
maintien dans l'emploi au cours de la carrière.
Depuis
1987, employer les personnes handicapées à hauteur de 6%
de l'effectif
global est obligatoire. Mais, force est de constater que cet objectif
n'est pas toujours respecté dans le secteur public. C'est
pourquoi, en
octobre 2001, le ministère de la Fonction publique a
signé avec les
syndicats de fonctionnaires, un protocole d'accord incitant à
l'amélioration du recrutement et des processus
d'intégration.
La
signature du "protocole handicap" par Arnold Migus, directeur
général
du CNRS, et les huit organisations syndicales exprime la volonté
de
l'établissement de s'engager sur la question du handicap,
devenue un
enjeu de premier plan. Ce protocole d'accord résulte du plan
triennal
pour le développement de l'emploi et de l'insertion des
personnes
handicapées(1) adopté en décembre 2006. Les
dispositifs mis en place en
matière de suivi et d'insertion des personnes en situation de
handicap
s'en trouvent rénovés et renforcés. La direction
prévoit ainsi
d'intensifier son action selon trois axes principaux.
Il
s'agit tout d'abord de faciliter et de renforcer l'accès
à l'emploi au
CNRS pour les personnes handicapées, particulièrement
pour les
étudiants qui se destinent à des carrières
scientifiques. Le deuxième
axe porte sur le maintien dans l'emploi, avec notamment la mise en
place d'un accompagnement adapté et spécifique tout au
long de la vie
professionnelle. Gérer les déroulements de
carrière, aider la personne
en situation de handicap et surtout son environnement professionnel
à
accepter la différence, nécessite un réseau de
ressources humaines
formé en conséquence (notamment les
délégations régionales du CNRS, les
assistantes sociales, les médecins de prévention et les
ingénieurs
régionaux de prévention et de sécurité).
Dans un troisième temps, le
CNRS entend informer et sensibiliser tous les acteurs internes sur les
spécificités liées au handicap. Ceci permettra
d'ouvrir une réflexion
plus vaste sur les conditions de travail des personnes
handicapées,
tant au CNRS que chez les partenaires : universités,
écoles,
associations...
Dans
un contexte plus large, ces nouvelles dispositions permettront de mieux
connaître le personnel handicapé du CNRS, notamment les
personnes qui
ont acquis leur handicap en cours de carrière, afin de mieux
appréhender leurs besoins au fil du temps. Et peut-être de
découvrir
que le nombre réel de personnes handicapées est plus
important que
celui déclaré… En effet, "beaucoup de
personnes recrutées
handicapées ou devenues handicapées s'abstiennent
d'effectuer les
démarches nécessaires à la reconnaissance
officielle de leur handicap", signale Ghislaine Bec, responsable du
service du développement social au CNRS.
Négocié
avec tous les partenaires sociaux, le "protocole handicap" traduit la
mise en place d'une politique de progrès en faveur des personnes
en
situation de handicap. Avec 46 nouveaux recrutements de personnes
handicapées dans les corps d'ingénieurs et de techniciens
en 2007 (soit
+ de 7%), 21 recrutements de doctorants et de post-doctorants, le plan
triennal est déjà bien en marche. Une réflexion
est également engagée
concernant le dispositif de recrutement des chercheurs. Plusieurs
actions de communication sont aussi programmées pour la
rentrée vers
les écoles et les missions handicap des universités,
ainsi qu'en
direction des sections du Comité national. Enfin, depuis le 1er janvier,
plus de 50 actions d'accompagnement ou d'adaptation de postes de
travail ont été financées à partir des
crédits sociaux de
l'établissement.
Notes :
1) Ce plan triennal entre dans le cadre de la loi du 11 février
2005
pour l'égalité des droits et des chances, la
participation et la
citoyenneté des personnes handicapées et s'appuie sur le
protocole
d'octobre 2001.
un article : CNRS
|