Voir aussi : du
cotés quotidien
Le ministre du Travail renforcera
dans le même
temps les contrôles pour les bénéficiaires de
l'allocation adulte handicapé et de l'allocation de parent
isolé
Les crédits de la "mission" solidarité, insertion et
égalité des chances s'élèvent dans le
projet de budget 2008 à 12,04 milliards d'euros, dont 67% sont
consacrés au programme "handicap et dépendance". Le
programme "handicap et dépendance", un des sept que comporte la
mission, reçoit 8,105 milliards d'euros, soit 67% des
crédits de la mission.
Les crédits consacrés à
l'allocation adulte
handicapé (AAH),
l'allocation spécifique d'invalidité (ASI), ainsi que
l'allocation de
parent isolé (API), augmentent de 3,5% par rapport à la
loi de finances
2007 (+225 millions d'euros), portant les dépenses à plus
de 6,7
milliards d'euros.
"L'importance accordée à ces
politiques
publiques" conduit à "une grande vigilance dans l'octroi de ces
minima
sociaux", prévient le PLF, "par souci d'équité, le
ministre du Travail
renforcera en 2008 les contrôles pour les
bénéficiaires de l'AAH et de
l'API".
L'effort d'insertion professionnelle des personnes
handicapées est augmenté en 2008 de 70 millions d'euros
pour les
établissements spéciaux d'aide par le travail (ESAT) et
pour la
garantie de ressources des travailleurs handicapés. 2.000 places
nouvelles en ESAT seront créées.
Par ailleurs, le plan d'action
pour les sans abri trouve sa traduction budgétaire avec une
augmentation prévue en 2008 de 7% des crédits
d'hébergement d'urgence
et d'insertion.
L'aide médicale d'Etat (AME)
destinée
principalement aux étrangers en situation
irrégulière est "réévaluée"
pour arriver en 2008 au niveau de la dépense constatée en
2007 (413
millions d'euros), un "rattrapage" qui s'accompagnera, selon le PLF, de
mesures de "rationalisation" de la prestation "afin d'en
maîtriser le
coût".
Enfin, un nouveau programme "lutte contre la
pauvreté,
expérimentations", créé pour financer en 2008 les
expérimentations du
RSA (revenu de solidarité active) dans 27 départements,
reçoit 40
millions d'euros.
L'administration sanitaire et sociale
"s'inscrit dans le cadre des orientations de rationalisation
décidée
par le gouvernement avec la suppression d'un emploi sur deux
départs à
la retraite", ajoute le PLF. (Source AFP)
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