Voir aussi : du
cotés quotidien
Parmi les aides sociales facultatives délivrées par la
capitale à ses
administrés, l'allocation Ville de Paris (AVP) constitue un
complément
de ressources pour les personnes âgées et les personnes
handicapées
titulaires de l'AAH (621,27 euros par mois). La majoration pour la vie
autonome (103,63 euros) est pour sa part destinée aux titulaires
de
l'AAH justifiant soit d'un taux d'incapacité supérieur
à 80 %, soit
d'un taux compris entre 50 % et 80 % et se trouvant au chômage
depuis
plus d'un an et reconnus dans l'incapacité de travailler.
Allocation dégressive, l'AVP est soumise à un plafond de
ressources de
719 euros par mois, fixé par le Conseil de Paris, et
dépassé par l'AAH
majorée. Elle donne droit au complément santé
Paris (CSP), qui s'élève
à 39 euros par mois, et est destinée à la
souscription d'une
complémentaire santé.
Mise en place, au 1er juillet 2005, dans le cadre de la loi handicap,
la majoration pour la vie autonome, versée aux titulaires de
l'allocation aux adultes handicapés (AAH), prive, indirectement,
certains Parisiens du complément santé Paris (CSP), qui
leur permettait
précédemment d'adhérer à une mutuelle (voir
encadré).
C'est progressivement, au fur et à mesure des demandes de
renouvellement du CSP, formalité à effectuer tous les
deux ans, que les
usagers, les associations et la ville ont pris la mesure du
phénomène,
même si la municipalité affirme ne pas connaître le
nombre exact de
personnes concernées. Il s'élèverait ainsi
à quelques centaines selon
elle, contre quelques milliers, selon le Comité des familles
pour
survivre au sida.
"Cette situation conduit de nombreuses personnes, au mieux à
s'orienter
vers des couvertures complémentaires médiocres rendant
l'accès aux
prestations spécialisées ou aux soins dentaires et
optiques quasiment
impossible, et au pire à se passer de mutuelle, faute de moyens
financiers", a en effet dénoncé cette association d'aide
aux
séropositifs, dans un communiqué du 8 juin.
Deux jours plus tard, le même Comité déplorait,
dans un autre
communiqué, que "la mairie de Paris plaide la technicité
et la
complexité juridique des solutions envisagées", pour
reporter à
l'automne la création d'une nouvelle prestation
spécifique, qui
viendrait remplacer le CSP pour les titulaires de l'AAH
concernés.
Un délai trop long pour le Comité des familles, qui
réclame "le
rétablissement du CSP dès aujourd'hui et
rétroactivement", a déclaré
par ailleurs Paolo Solenco, de l'organisation, au site Internet des ASH.
Du côté de la mairie de Paris, on se dit bien conscient du
problème, et
l'on explique qu'il doit bien être résolu par la
création d'une future
aide spécifique à l'acquisition d'une mutuelle pour les
personnes
handicapées. Mais cette mesure, en cours d'élaboration,
ne sera
effectivement pas adoptée avant l'automne par le Conseil de
Paris, a
confirmé au site des ASH Stéphanie Chazalon, directrice
de cabinet de
l'adjointe au maire chargée des personnes handicapées,
Pénélope
Komitès.
Les personnes en grande précarité peuvent, d'ici
là, demander à
bénéficier d'aides exceptionnelles auprès du
centre d'action sociale de
la Ville de Paris (CASVP), mais cette option est vivement
critiquée par
le Comité des familles qui la qualifie de "grave
régression qui
témoigne d'un mépris inacceptable à l'égard
de nos droits".
un article : ASH
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