Depuis
27 ans, l’organisme Kéroul tente
d’accroître l’accessibilité au tourisme et à la
culture pour les personnes à mobilité réduite. Car
handicapé ou pas, tous y ont droit. La situation
s’améliore, mais beaucoup de travail reste à accomplir.
Depuis 27 ans, l’organisme Kéroul tente d’accroître
l’accessibilité au tourisme et à la culture pour les
personnes à mobilité réduite. Car handicapé
ou pas, tous y ont droit. La situation s’améliore, mais beaucoup
de travail reste à accomplir.
«Quand tu décides de t’intégrer, il faut vraiment
que tu
sois déterminé. Ça demande beaucoup d’organisation
une fois que tu te
dis ‘‘moi, je veux faire comme tout le monde’’. Mais c’est possible. Il
suffit d’y croire.»
Les personnes vivant avec une capacité physique restreinte se
confrontent régulièrement à des obstacles.
L’accès aux moyens de
transport est limité, et celui aux activités culturelles
et
touristiques aussi. Or, en accroître l’accessibilité
favoriserait
l’intégration des handicapés. Un travail auquel se voue
Kéroul depuis
1979.
«Si l’accessibilité était adéquate, si
l’environnement était
accessible, il n’y aurait plus d’handicaps. Parce que si je suis
capable de manger, de me transporter, de faire tout ce qu’une personne
normale peut faire, je ne suis plus handicapé», observe
André Leclerc.
Plus d’un million de gens vivraient avec une capacité physique
restreinte dans la Belle Province selon l’Office des personnes
handicapées du Québec, soit près du sixième
de la population. Il s’agit
de personnes qui se déplacent avec un fauteuil roulant, des
béquilles
ou une canne, ou qui sont atteintes d’une déficience visuelle et
auditive. Les gens obèses, les femmes enceintes et certaines
personnes
âgées peuvent également faire partie de cette
catégorie.
Les personnes ayant une capacité physique restreinte
représentent 15% de la demande touristique au Québec
selon Kéroul. «La
clientèle est là, et va rester là. Avec le
vieillissement de la
population, il y aura de plus en plus de personnes à
mobilité réduite.
Les industries doivent s’adapter.»
Du pain sur la planche
Le secteur de l’industrie
touristique de la
métropole
qui a le plus grand chemin à parcourir est celui de la
restauration.
«Dans le Vieux-Port de Montréal, de nombreux restaurants
et terrasses
ne sont pas accessibles. Ils ont des escaliers à
l’entrée, et ils n’ont
pas de salles de bain adaptées. Or, nous aussi on aime prendre
du bon
temps, et on a besoin de décompresser, de relaxer»,
remarque André
Leclerc. Kéroul souligne d’ailleurs que, selon la Loi canadienne
sur
les droits de la personne, «tous ont droit, dans la mesure
compatible
avec leurs devoirs et obligations au sein de la société,
à l’égalité
des chances d’épanouissement».
Résidant de
Pointes-St-Charles, André
Leclerc affirme
qu’une amélioration doit aussi être apportée aux
services de
restauration du quartier.
Des progrès doivent se faire ailleurs, notamment dans les
moyens de transport. «Ça paraît bien de dire que
certains autobus sont
adaptés aux personnes handicapées», note M.
Leclerc. «Mais il n’est pas
toujours possible d’y accéder! Sur la rue Wellington, par
exemple, le
trottoir est trop haut pour que l’on puisse y monter en chaise
roulante.»
Une progression est notée
Tout n’est pas noir. «Cela
fait dix ans que l’on
parle
d’adapter des stations de métro aux personnes prises avec des
problèmes
de mobilité. Un accord de principe a été
déclaré en mai 2007», affirme
André Leclerc. Cinq stations de métro devront être
adaptées :
Berri-UQAM, Côte-Vertu, Henri-Bourassa, Bonaventure et
Lionel-Groulx,
considérées comme les axes principaux du voyagement
souterrain.
Par ailleurs, selon un jugement émis par la
Cours
Suprême le 26 mars dernier, VIA Rail Canada sera obligé
d’aménager ses
wagons pour les rendre accessibles aux personnes en fauteuil roulant.
Kéroul travaille de concert avec 18 ministères pour
améliorer
la condition des personnes à mobilité réduite.
Depuis 27 ans, de
nombreuses initiatives ont été entreprises. Des
récentes dispositions
législatives en matière d’hébergement ont
notamment contribué à
favoriser leurs conditions.
un article :
la voix populaire
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