La loi impose l'accessibilité
des
bâtiments publics d'ici à 2015.
Des travaux en grande partie à la charge des
collectivités locales.
Une
facture de 15 milliards d'euros. C'est ce qui attend
les
communes, les
départements et les Régions pour se mettre en
conformité avec la loi
sur le handicap du 11 février 2005, selon les
calculs de
l'Apajh
(fédération des associations pour adultes et
jeunes
handicapés).
Afin
de promouvoir l'application graduée de la loi, la
fédération présente
aujourd'hui une étude chiffrée
réalisée
avec Dexia, la société
Accèsmétrie et la
Fédération
française du bâtiment.
D'ici au
1er janvier 2015, les 650 000 établissements
recevant du
public devront
être adaptés ou aménagés
afin que toute
personne handicapée puisse y
accéder. Parmi ces établissements, environ 175
000
dépendraient des
départements, Régions et des communes. Ces
dernières devraient
supporter à elles seules 85 % des dépenses.
«Il faut agir dès
maintenant», préconise l'Apajh qui rappelle que
ces
transformations
bénéficieront également aux personnes
âgées à mobilité
réduite et aux
mamans équipées de poussettes. «Nous
voulons
éviter une accessibilité
à plusieurs vitesses en fonction des
volontés
locales», i ndique le
directeur l'Apajh, Didier Arnal .
«Manque d'expertise»
Le
coût de cette accessibilité a
été
calculé à partir des évaluations des
budgets moyens pour 4 000 bâtiments de tout type. Ainsi, les
communes
de plus de 5 000 habitants devraient débourser 183 000 euros
hors taxes
pour une école primaire, 63 000 euros pour une
piscine ou
encore 16
000 euros pour un hôtel de ville… Il en
coûterait
également 166
000 euros par collège pour les
départements.
«Face à des travaux d'une
telle ampleur, les communes ne manquent pas de volonté mais
elles
manquent d'expertise, note Didier Arnal . Pour supporter ces
coûts, il
faudrait s'assurer que les travaux de mise en accessibilité
sont
inclus
dans les dépenses d'amélioration et de
rénovation
du patrimoine public
qui s'élèvent à près de
8 milliards
d'euros par an.»
La
Fédération française du
bâtiment recommande
également un étalement des
travaux, craignant de ne pouvoir répondre à un
surcroît d'activité si
toutes les villes s'y prennent au dernier moment et en même
temps. Pour
l'instant, seuls 10 à 15 % des travaux à
effectuer
auraient été
réalisés, et ce principalement dans les grandes
villes.
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