Dans l'Adrar en Mauritanie (1)
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Sortie
d'Attar vers le désert, dans une plaine assez lugubre
balayée par un vent de sable. Une nature âpre, des
vallées entaillent des plateaux arides et formés de
roches très anciennes antérieures au Cambrien. Passe
d'Amogjar vers 830 m. Des plaques de stromatolites
fossiles de près d'un milliard d'années (ci-dessous
à gauche). Le gisement fossile est l'un des plus étendus
au monde. Bien qu'il soit près de la route la plupart de
touristes ne le voient pas, ce qui aide à sa préservation. Chinguetti, petite bourgade du désert, est un ancien ksar, et possède un riche passé. |
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Les vents alizés du désert soufflent constamment et ensablent progressivement les maisons, en chassant ses habitants. Ces écolières peinent à marcher dans le sable contre le vent. Le sable engloutit inexorablement une partie des maisons du village, abandonnées par ses habitants. |
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| Chinguetti a de vieux manuscrits remontant au 9è-10ème siècle, mal protégés dans un musée rudimentaire. Notre guide sortant de Chinguetti. Chou des sables, une plante courageuse caractéristique (à droite). |
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Le sable riche en silice et oxydes de fer est soufflé par le vent dominant venant du Sahara central sur des milliers de kilomètres, en masses énormes venant de la désagrégation du vieux socle africain, remobilisés d'une période aride à l'autre. |
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| Féerie
des dunes, des barcanes dans le désert peint. Les
bêtes portent l'intendance, les sacs et une grosse réserve
d'eau. Il y a même dans un sac des bouteilles d'apéritif.
Les chameliers sont musulmans, mais tolérants pour les clients !
Ils n'en boivent pas. Ci-dessous: je m'appelle Aïcha, j'ai 10 ans, notre troupeau n'est pas loin d'ici et je vais à l'école des oasis . |
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Halte près des acacias. Des petits tubes creux siliceux de 5-6 cm (parfois beaucoup plus) plantés dans le sable et dégagés par le vent sont appelés fulgurites. Ils sont faits de sable vitrifié par l'impact de la foudre et remontent peut-être à une époque où le climat plus humide faisait passer de nombreux orages. Ci-dessous au bivouac à la fin du jour. |
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| La petite école est très isolée sur un plateau, pour que les enfants puissent converger à partir de leurs campements dispersés à des kilomètres à la ronde. La classe n'a lieu que le matin. Cabane de pierre, branchages et feuilles de plastique, les conditions sont très précaires, et le matériel est rare, mais volonté et désir de travailler sont là. | |||
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Intérieur de la petite école, garçons et filles de part et d'autre. Le maître est debout devant une carte de la Mauritanie. La plupart de ces enfants n'ont jamais vu la mer. Ils découvrent le monde sur les livres, amenés parfois de la ville ou par les étrangers de passage, qui apportent en même temps cahiers, de quoi écrire et de menus bibelots qui deviennent aussitôt des petits trésors monnayables. |
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| Les fillettes blotties en silence les unes contre les autres dans la nuit tombée, observent avec curiosité les étrangers occupés à installer leur bivouac. La douceur de la température (en Mars) et l'absence de vent de sable permet de se passer d'une tente (et de contempler des ciels étoilés comme on n'en voit plus chez nous la plupart du temps). | |||
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Peintures murales sous un abri rocheux, d'âge estimé à 6000 ans. Le sable chassé par le vent laisse apparaître en nombre divers humbles vestiges du passage des hommes, certainement par nomadisme remontant à des millénaires quand le Sahara était plus hospitalier. Certains bifaces remontent au Paléolithique. Les tessons de poteries néolithiques et les pointes de flèche sont courants. Des milliers de gens sont passés là autrefois à travers les âges avant la désertification... | |
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