Voyage dont la première partie comportait une centaine de kilomètres de marche dans les sables et les cailloux du Sahara occidental, l'une des régions parcourues autrefois par Théodore Monod, et devenue touristique. Heureusement le terrain est immense et souvent hostile au passage de tout véhicule. Le sable a eu tôt fait de recouvrir les traces polluantes du "Dakar", une insulte à la solitude de ces régions, maintenant transportée sur un autre continent . La marche et le bivouac à la belle étoile sont les meilleurs moyens de s'imprégner de la magie du désert. Ces régions ont des roches très anciennes et conservent des traces de glaciations venant des temps lointains où elles étaient proches du pôle Sud, avant la fragmentation du continent primitif et la migration du bouclier africain vers le nord. Elles ont été parcourues pendant des millénaires par les nomades menant une vie pastorale alors que le Sahara était moins aride qu'aujourd'hui, à en juger par les outils de pierre taillée et polie (du paléolithique au néolithique), qu'il n'est pas rare de trouver dans le sable lorsque le vent les a dégagés. La deuxième partie du voyage, en véhicules, se déroulait au nord d'Attar jusqu'aux mines à ciel ouvert de Zoureat.
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Sortie d'Attar vers le désert, dans une plaine assez lugubre balayée par un vent de sable. Une nature âpre, des vallées entaillent des plateaux arides et formés de roches très anciennes antérieures au Cambrien. Passe d'Amogjar vers 830 m. Des plaques de stromatolites fossiles de près d'un milliard d'années (ci-dessous à gauche). Le gisement fossile est l'un des plus étendus au monde. Bien qu'il soit près de la route la plupart de touristes ne le voient pas, ce qui aide à sa préservation.
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Les vents alizés du désert soufflent constamment et ensablent progressivement les maisons, en chassant ses habitants. Ces écolières peinent à marcher dans le sable contre le vent. Le sable engloutit inexorablement une partie des maisons du village, abandonnées par ses habitants. |
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Chinguetti a de vieux manuscrits remontant au 9è-10ème siècle, mal protégés dans un musée rudimentaire. Notre guide sortant de Chinguetti. Chou des sables, une plante courageuse caractéristique (à droite). |
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| Féerie des dunes, des barcanes
dans le désert peint. Les bêtes portent l'intendance, les sacs
et une grosse réserve d'eau. Il y a même dans un sac des bouteilles
d'apéritif. Les chameliers sont musulmans, mais tolérants
pour les clients ! Ils n'en boivent pas. Ci-dessous: je m'appelle Aïcha, j'ai 10 ans, notre troupeau n'est pas loin d'ici et je vais à l'école des oasis . |
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Halte près des acacias. Des petits tubes creux siliceux de 5-6 cm (parfois beaucoup plus) plantés dans le sable et dégagés par le vent sont appelés fulgurites. Ils sont faits de sable vitrifié par l'impact de la foudre et remontent peut-être à une époque où le climat plus humide faisait passer de nombreux orages. Ci-dessous au bivouac à la fin du jour. |
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Intérieur de la petite école, garçons
et filles de part et d'autre. Le maître est debout devant une carte
de la Mauritanie. La plupart de ces enfants n'ont jamais vu la mer. Ils
découvrent le monde sur les livres, amenés parfois de la
ville ou par les étrangers de passage, qui apportent en même
temps cahiers, de quoi écrire et de menus bibelots qui deviennent
aussitôt des petits trésors monnayables. |
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Peintures murales sous un abri rocheux, d'âge estimé à 6000 ans. Le sable chassé par le vent laisse apparaître en nombre divers humbles vestiges du passage des hommes, certainement par nomadisme remontant à des millénaires quand le Sahara était plus hospitalier. Certains bifaces remontent au Paléolithique. Les tessons de poteries néolithiques et les pointes de flèche sont courants. Des milliers de gens sont passés là autrefois à travers les âges avant la désertification... |
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