Bolivie (2), chemin des Incas
Cette de partie de voyage s'est effectuée principalement par le Camino de Oro, le sentier des incas, voie de communication qui reliait les parties hautes de l'empire avec la plaine et la forêt. Une descente à pied de 5-6 jours après le franchissement d'un col marquant le partage des eaux entre le Pacifique et l'Atlantique. Puis arrivée dans une très belle région appelée les Yungas, avant de descendre un cours d'eau vers la forêt amazonienne. Un circuit au total étonnamment varié, qui n'est cependant qu'une petite partie de la réalité bolivienne. Voir par exemple la partie désertique du sud.
Page précédente| L'originalité du trajet est le passage progressif des hautes altitudes andines à la jungle du bassin amazonien. Le cheminement se fait dans une vallée. Il est long d'une cinquantaine de km, par un sentier muletier où se voient encore les traces de pavage et de marches d'escalier datant du temps des Incas et probablement plus vieux encore, sans doute une voie de communication millénaire. Elle relie des petits villages hébergeant des chercheurs d'or. |
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| Le chemin était cependant très mal entretenu, malaisé aussi pour les bêtes de portage, encombré de végétaux et de pierres glissantes. Au fur et à mesure que l'altitude diminue, on passe progressivement d'une nature de haute montagne à une végétation tropicale. Le chemin conduit à une très belle région de basse altitude, les Yungas. | ||
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Passage d'un col à 4740 m, suivi d'un bivouac glacial à proximité. Gelée blanche le matin, extérieur à -5°C. . À droite, des petits écoliers sont venus nous voir: un alpage isolé bien rude pour des enfants. Ci-dessous, Ancoma, premier village de la descente qui se poursuit sous la pluie. Celle-ci était amenée par un vent du sud venant d'Argentine, ou surazo, qui a soufflé plusieurs jours de suite. |
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Villages de montagne abritant des familles de chercheurs d'or. Au fil de la descente par un chemin souvent escarpé, glissant et difficile, les zones de végétation changent et font place peu à peu à une flore tempérée, puis tropicale. Premières fleurs, premières orchidées épiphytes (Sobralia ruckeri ou S. dichotoma) vers 2000 m d'altitude, cabanes d'orpailleur. Puis la forêt devient dense, l'ancien pavage inca est très abîmé ou écroulé, les passages sont souvent sommaires. |
| Les chercheurs d'or font des puits et des galeries dans les alluvions, souvent mal étayées avec des moyens sommaires, sources de fréquents accidents dramatiques nous dit-on, causés par des éboulements et des inondations. Il s'agirait ici de petites entreprises, plus ou moins individuelles. La Bolivie est riche en ressources minièrs: or, argent, étain... spoliées au cours de l'histoire à partir de la conquête espagnole, dans des conditions dramatiques où sévissait l'esclavage, y compris celui des enfants et causant des milliers de morts. La mine la plus tristement célèbre est celle de Potosi (Cerro Rico). | ||
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| De grandes pentes ont été déboisées, favorisant l'érosion du terrain. Ces déboisements proviennent sans doute d'une pratique séculaire. Ci-dessous, feu de camp franco-bolivien, arrivée dans la magnifique région des Yungas et de la profonde vallée du Rio Tipuani. Incessant le ballet dans l'ombre des fourmis coupeuses de feuilles. |
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Le village de Llipi se consacre à l'exploitation d'une mine d'or. Il a été reconstruit à côté de l'ancien, balayé à la fin de 1992 par un glissement de terrain sur la pente visible à l'arrière plan à droite à droite, qui fit plus de 200 morts, dont la majorité de disparus. Cette catastrophe a permis à l'époque de rappeler à l'opinion mondiale les risques encourus à la suite des déboisements sauvages. La couleur du Rio, en bas, est caractéristique de la pollution par l'activité minière. |
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| À droite, un village dans les Yungas. La piste serpente de colline en colline dans un paysage accidenté. Le Camino de Oro se termine à Tipuani. Après cinq-six jours de marche et une journée de 4x4, on embarque sur le Rio Beni à la petite bourgade de Ganay. Navigation pour rejoindre le Rio Beni, et une descente de 80 km dans un cadre idyllique, |
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Des murs végétaux. Le paysage devient celui de la jungle dense du bassin amazonien. Beaux paysages, vol de nombreux oiseaux, dont des aras aux vives couleurs. Le fleuve est en eau basse, il faut contourner les bancs de sables et on s'est échoués plusieurs fois. Il y a en théorie des caïmans. |
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Pour progresser dans la forêt, notre guide a toujours sa machette à portée de main pour couper des branchages. Campement au bord du fleuve avec tout le matériel débarqué du bateau. Ce serait presque le grand confort si ce n'était un enfer à moustiques. On dort sous la bâche avec une moustiquaire qu'il faut passer au-dessous pour éviter les fourmis. |
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Visite dans une installation d'indiens Chimans, enfouie dans la forêt. Les habitants, qui communiquent avec la "ville", ont une certaine aisance. Ces très jeunes femmes semblent avoir des maternités à répétition. Les hommes travaillent dans la forêt. Les écoliers ont été distraits un instant de leurs devoirs, mais ont semblé ravis d'avoir de la visite dans ce coin perdu. |
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| Ci-dessous, carambole (Averrhoa carambola) et petite ferme prospère où on récoltait, à part les pamplemousses, surtout des feuilles de coca. Les ressources de la forêt sont généreuses: bananiers, avocatiers, citronniers, caféiers, cacaoyers, et les inévitables arbustes à coca. Le grand pamplemoussier à l'arrière plan est chargé de fruits, il y en a autant qui pourrissent au sol que dans l'arbre: l'abondance, sans compter les ressources de la chasse, agoutis, tatous, etc ! | ||
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| Ci-contre Rurenabaque, bourgade au bord du fleuve Beni, entrée de la grande forêt relativement plate et brumeuse, jusqu'à la lointaine Amazone. L'électricité est fournie à certaines heures par groupe électrogène (essentiel quand il y a un match important !). Belles floraisons d'hiver (Août). Le balsa est pratique pour faire des radeaux ! On se presse sur la berge pour acheter des morceaux d'un très gros poisson pêché le matin et découpé sur place. Les déchets sont rejetés à l'eau où ils seront vite récupérés par les marabouts et autres oiseaux. |
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Retour sur La Paz à travers les Yungas. Voyage éreintant de 450 km sur piste ici et là défoncée, rejoignant une route difficile et inachevée parcourue par d'innombrables camions, appelée "Route de la Mort" à cause des très nombreux accidents. Passage par un col à 4500 m avant La Paz. Quel énorme contraste avec la jungle (à droite!): froid, neige, végétation inexistante, souffle court... |
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| Surprise, le matin du départ, tempête de neige sur l'Altiplano et aéroport fermé, permettant de se promener un jour de plus à La Paz ! |
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