L'île de Cuba, la plus grande des Caraïbes, jouit d'un climat tropical humide. Le pays est parsemé de savanes et forêts, avec des régions montagneuses humides. La côte sud-est non loin de Guantanamo et de la sinistre base est une zone de savane sèche en contraste avec les régions voisines. Les rivages sont jalonnés d'îles coralliennes et de récifs. L'histoire complexe de l'île et les étapes de la colonisation ont engendré une population extraordinairement métissée dont les racines sont à la fois européennes, africaines et américaines, sans démarcation entre populations à peau claire ou foncée. Un pays extrêmement attachant, l'accueil y est chaleureux et inoubliable. Pourtant le pays, qui vit sous un embargo américain devenu profondément injuste au fil des années, paye lourdement le tribut de la révolution castriste et une partie importante de la population vit dans la pauvreté. Le tourisme a sauvé le pays de l'effondrement après la disparition de l'Union soviétique, amenant le dollar qui était devenu pratiquement la principale monnaie du pays (au moins quand nous y sommes allés). Mais le tourisme amène en même temps corruption et trafics en tout genre, que la révolution avait justement tenté d'éradiquer après l'ère Batista. Le maintien de Cuba dans cette situation est à la fois triste et incompréhensible, alors que les Cubains font preuve de tolérance, d'hospitalité et d'un grand savoir-faire dans des domaines variés, comme la littérature, la musique et la médecine (et dans la fabrication d'un rhum excellent, et dans la confection de leurs fameux cigares !!). On lit habituellement sur Cuba tout et son contraire, selon que les difficultés du pays sont mises au premier plan ou au contraire minimisées ou occultées. Malgré le bas niveau de ressources individuelles, les difficultés d'existence et des entraves à la liberté, les Cubains gardent le sourire à la vie, cela s'entend aussi par les rythmes endiablés de la musique et des danses. Pour essayer de s'en faire une idée, mieux vaut y aller. Un pays qu'on ne peut pas oublier.
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La côte près de Baracoa, à plus de 1000 km de La Havane. Baracoa a été fondée en 1511 par Diego Velázquez, de Cuéllar. Il existe encore des familles de souche française venues à l'origine de Haïti, qui est à moins de 200 km par mer. Jusqu'en 1960, on ne pouvait atteindre cette partie que par bateau, jusqu'à la construction d'une route passant par la montagne, construite par l'aide soviétique. C'est la partie la plus tropicale de l'île. Pêcheurs et leur village. L'homme récupère une grosse souche tirée par les bêtes. |
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Baracoa, la ville la plus orientale de Cuba, entourée de bananeraies,
cocoteraies et cacaoyers. Christophe
Colomb y débarqua au cours de l'un de ses voyages, car il a
décrit la montagne à la forme caractéristique en
arrière plan , le Yunkey. Sommet très accessible, mais à
travers une jungle dense et étouffante. La croix de la Parra érigée
par lui et trouvée en 1511 est conservée dans l'église
de la ville après avoir été recouverte d'enluminures
en argent. |
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De vieilles maisons de Baracoa datent du XVIème siècle.
Il y a un fort (le Matachin) et un musée. L'hôtel La Rusa
ci-contre fait partie de l'histoire de la révolution cubaine, du
nom de la propriétaire russe émigrée, devenue admiratrice
de Fidel Castro et de Che Guevara, qui seraient venus dans cette maison.
Hola amigo ! |
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À l'épicerie, il fallait encore apporter des tickets de rationnement pour certains articles. Ces petits gamins sommairement vêtus et marchant pieds nus dans la jungle nous ont accompagné dans une randonnée, heureux de récolter des stylos à bille, de se baigner et surtout de partager notre pique-nique. Fierté paternelle.
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Santiago de Cuba (400.000 hab.), la plus ancienne grande ville des Amériques. La plus belle place du centre avec l'Ayuntamiento ou Palais colonial (à g.), la cathédrale. Il y a aussi la maison Velázquez (musée) ci-dessous à gauche et la Casa Granda (hôtel). |
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| Les vieilles voitures américaines quadragénaires
et plus sont bichonnées par nécessité, mais il faut
parfois savoir leur parler. Et il est bon de papoter entre voisins à
l'heure de la sieste. Partie de dominos et rigolade. Le garçon s'exclame:" Je l'ai vu, il a triché". Santiago est une belle ville, mais le spectacle des rues est tout aussi intéressant. |
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Le Castillo del Moro, devant Santiago, et le monument d'Antonio Maceo, vu à travers la vitre du bus. Un des lieux historiques de Santiago est la caserne de Moncada, symbole de l'ancienne dictature de Batista, attaquée par les révolutionnaires conduits par Fidel Castro. L'attaque fut un échec sanglant. Le bâtiment est transformé en musée de la révolution, les traces des balles sont conservées religieusement (et mêmes repeintes !). |
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| Marche dans la forêt des montagnes
du centre de l'île, la chaleur humide est accablante, les pierres
sont glissantes. Mais c'est aussi un paradis botanique, plantes endémiques,
fougères arborescentes, etc. Pâturages dans le massif de l'Escambray. |
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Dans la montagne, maison forestière, région de Topes de Collantes. À droite la ville de Trinidad, déclarée
patrimoine de l'humanité par l'UNESCO, fondée en 1514, dont
la fortune fut bâtie à l'origine par le sucre. Les maisons
sont sur un seul niveau, les fenêtres munies de "puertas ventanas"
grillagées, et les toits couverts de tuiles importées de
France. |
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Confection de paniers, atelier de fabrication des cigares à Trinidad.
Une petite partie de la production s'évapore discrètement
dans les maisons du voisinage, les cigares étant revendus directement
aux touristes à l'intérieur des demeures, sans doute avec
la complicité des dirigeants.
Ci-contre, Plaza Mayor à Trinidad. Il arrive parfois que la propagande d'une dictature dise la vérité. |
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