La République d'Équateur est indépendante depuis 1809 et a connu une histoire mouvementée, jusqu'à une récente tentative de coup d'état.. Le pays a été libéré de l'empire inca par Pizarro en 1512. La géographie du pays comporte en gros trois zones d'ouest en est, les plaines côtières propices à la culture des bananes (le pays est le premier exportateur mondial), la sierra avec deux rangées d'une cinquantaine de volcans autour d'une dépression nord-sud creusée de vallées à une altitude moyenne de 2800 m, et une région de plaine amazonienne chaude et humide. Certains volcans, dont les plus hauts sont couverts de neige (Cayambe, Cotopaxi, Chimborazo, Sanguay) et sont encore en activité. Les cultures de montagnes sont celles de l'orge, de la pomme de terre, du maïs, des haricots. Le pays est également producteur de café, de cacao et différentes plantes tropicales. La source d'énergie est le pétrole, mais le pays connaît cependant des pénuries, qui font que la capitale, Quito, peut être affligée de coupures d'électricité. La ville, dont l'altitude rend le climat agréable, est dominée par un volcan assez dangereux, le Pichincha (4 777 m). La plus grande partie de la population est de souche indienne, partiellement métissée, les blancs ne représentant guère plus de 10 %. Les disparités de richesse sont considérables, on peut avoir l'impression que le pays est riche et prospère, mais les conditions de vie sont visiblement difficiles dans les villes, où sévissent trafics et brigandage. C'est un des rares voyages où nous avons été protégés à l'entrée et à la sortie de notre hôtel à Guayaquil (la plus grande ville du pays et le principal port sur le Pacifique) par un garde armé d'un fusil d'assaut. Une précaution peut-être exagérée, les Équatoriens sont des gens ouverts et accueillants, d'un contact facile et amical, bercé parfois par une musique envoûtante ! Les îles Galápagos à 1000 km au large dans le Pacifique dépendent de l'Équateur.
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Place de l'Indépendance à Quito et cathédrale San Francisco. C'est une belle ville, très animée, établie sur un terrain accidenté, dominée par une statue monumentale de la Vierge d'où on jouit d'un vaste panorama. |
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On sort de la ville en descendant dans une vallée dominée par des volcans. La ligne de l'équateur passe à une vingtaine de km au nord de la ville au village de San Antonio, connu pour ses sculptures sur bois. Un parc touristique (Mitad del Mundo) est consacré à la ligne, matérialisée au sol par le trait rouge passant par le dallage en étoile en bas à gauche de la vue. La position de l'équateur a été déterminée en 1736 au cours de l'expédition de Charles-Marie de la Condamine, les mesures ont contribué à établir le système métrique. Un amusement des touristes est d'avoir leur photo les montrant avec un pied dans chaque hémisphère. Il y a un musée ethnographique et une allée à droite, avec effigies des premiers géographes et explorateurs. |
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| De Cayambe à Ibarra, villages animés, artisanat et marchés. Ci-dessus, entrainante musique des Andes. Le garçon qui joue (merveilleusement) de la flûte de Pan en solo n'a que dix ans. Les enfants tressent des bracelets en fils de lainepour les vendre aux touristes. Petit marché. Les paysans trop pauvres pour occuper une boutique ou un emplacement en dur s'installent à même le sol. |
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Le marché d'Otavalo est un des plus célèbres du pays. Produits de la terre et artisanat (tapis, bijoux...). On y vend aussi des cochons d'inde, un met estimé en Equateur. Le fabricant et joueur de flûte de Pan est un français parti chercher l'aventure en Amérique du Sud. La femme au centre de la vue porte la coiffure noire traditionnelle de cette région de l'Equateur. Un haut-parleur rappelle en plusieurs langues de temps en temps aux visiteurs de se méfier des voleurs à la tire ! |
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Le fond des vallées renferme de grandes haciendas appartenant à environ 250-300 riches propriétaires, qui occupent autant de surface totale que 350.000 Indiens. Cultures, élevage de chevaux. Les Indiens ont le plus souvent des petites fermes sur les flancs de montagne, ou travaillent comme ouvriers et métayers. Ci-dessousla Laguna de San Pablo au pied d'une chaîne de volcans, et trekking sur les hauteurs vers 2000-2500 m. Les surfaces déboisées sont couvertes de l'ichu, l'herbe raide silicifiée des paramos (zones herbeuses d'altitude). Des gardians surveillent des troupeaux paissant sur de grandes étendues et comportant plusieurs centaines de têtes. Petits villages, immensité des paramos.. |
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Marche vers le Cotopaxi, un stratovolcan actif, haut de 5900 m environ, et potentiellement dangereux. Nous nous sommes arrêtés au refuge (4800 m) qui est à la limite de la neige. À droite la plante symbole des paramos, Chuquiragua insignis, buisson xérophyte poussant à 4000 m. Le volcan est dans un parc national possédant une flore spécialisée et des chevaux sauvages. |
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Bivouac au pied du Cotopaxi à environ 4100 m. Il a gelé assez fortement la nuit. Au centre, une des plantes andines spectaculaires, Puya ramondii, bromeliacée d'altitude |
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Près du Chimborazo, petite ferme isolée à plus de 4000 m. Bivouac glacial à proximité. À droite le volcan émerge du brouillard. C'est le point culminant du pays (6310 m). Une route conduit au refuge Whymper à travers un territoire accidenté et semi-désertique. Ci-dessous, ascension assez brève au-dessus du refuge jusqu'à la neige (vers 5300 m). Arrivée du mauvais temps, vent, brouillard et grésil. Les cordées engagées sur la trace redescendent (et nous aussi). Campement d'altitude et rencontre entre les peuples. |
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Plantes d'altitude. Lycopodes, coussins verts serrés et durs très répandus dans les Andes. La petite plante aux fleurs rouges ci-desous est apparemment du lancetilla (Castillegia pumila), une plante semi-parasite de l'ouest de l'Amérique du sud. |
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