Egypte, le Nil


Pour décrire convenablement la civilisation égyptienne antique, des milliers d'images seraient nécessaires. Sa longue histoire de plus d'une trentaine de dynasties sur plusieurs millénaires a laissé des vestiges d'une richesse incomparable et donne lieu chaque année à de nouvelles trouvailles. Voir l'ouvrage d'une grande spécialiste, Christiane Desroches Noblecourt: "Le fabuleux héritage de l'Egypte", SW-Télémaque, Paris 2004). La vallée du Nil est devenue l'objet d'un tourisme de masse, encadré par des gardes armés destinés, sinon à écarter de nouveaux attentats, à rassurer les visiteurs. La visite détaillée des temples et tombeaux peut devenir un parcours du combattant en cas d'affluence, et une sélection par l'argent par des droits d'entrée élevés pour une visite très courte, notamment au tombeau de Néfertari (restauré) qui est un magnifique joyau. Enfin c'est un voyage qu'il faut faire au moins une fois dans sa vie. L'économie précaire de l'Égypte a besoin de ce tourisme, mais les habitants se plaignent parfois de ce que le côté archéologique du pays peut occulter un peu la réalité contemporaine d'une nation qui fait de gros efforts pour se moderniser, qui dispose entre autres d'ingénieurs, d'artistes et d'écrivains de renom. Les perspectives sont inquiétantes, à cause d'une énorme démographie sur une surface habitable réduite, des besoins en eau et en assainissement, de la faiblesse de l'agriculture, etc. La communauté mondiale a su aider l'Égypte à construire le barrage d'Assouan, à sauver les monuments de Nubie, à entreprendre une dérivation de l'eau du Lac Nasser vers les oasis, à sauver et entretenir le patrimoine. Mais en cas de pépin, on peut espérer qu'elle saura se montrer aussi secourable pour un pays qui mérite cet effort et pour lequel l'Occident garde une dette. Les images se limitent ici à la vallée du Nil et ses environs, en laissant de côté Alexandrie, le Delta et Le Caire.

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Lever de soleil
La vallée du Nil éternel. La célèbre pyramide à degrés de Djoser, dans la grande nécropole de Saqqara remontant à 45 siècles et sans doute fondée par Imhotep. La pyramide est entourée de mastabas et chapelles funéraires des dignitaires des plus anciennes dynasties.
Pyramide de Saqqarah
Les grandes pyramides, Mykerinos, Kephren et Kheops, sur le plateau de Giza. La pyramide de Kheops est haute de 137 m, formée de blocs non cimentés pesant entre 2 et 6 tonnes. Elle était jadis couverte d'un revêtement calcaire qu'on voit encore sur celle de Kephren, et la pointe était garnie d'électrum, un alliage d'or et d'argent. La base a 230 m de côté. Au pied se trouve le musée de la barque sacrée, dans un édifice fonctionnel mais peu esthétique. La vue satellite (29°58'44" N 31°08'02" S) montre à quel point la grande ville du Caire vient buter très près du plateau.
Pyramide de Kephren
Pyramide de Kheops
La barque sacrée
La barque sacrée. Les visiteurs en bas donnent l'échelle. À droite le très beau sphinx d'albâtre de Memphis, la plus ancienne ville d'Égypte très près de la nécropole de Saqqara. Ci-dessous sur le vaste site de Karnak à Louxor. Effigie de Toutankhamon, haie des béliers à corps de lion tenant une représentation du pharaon entre leurs pattes, obélisques de Thoutmosis et de Hatchepsout, au bout de la salle hypostsyle avec ses 134 colonnes de 15 et 22 m de haut.
Sphynx de Memphis
Toutankhamon, karnac
Bélier
Obelisques, Karnak
Inscription au pied de l'obélisque de Hapchetsout: " Les rayons illuminent les deux terres, quand le disque du soleil s'élève entre eux, lorsqu'il fait son apparition à l'horizon des cieux. Ils sont (les deux obéliques) du meilleur granite, d'une seule pièce sans faille ni joint....Ma Majesté a commencé à y travailler en l'An 15, deuxième mois d'hiver, du premier jour jusqu'en l'An 16, quatrième mois de l'été, trentième jour, mettant sept mois à les tailler dans la montagne (près d'Assouan). Je l'ai fait avec un cœur sans détour, comme une reine pour son Dieu (Amon)....J'étais assise dans mon palais, et je me suis souvenue de celui qui m'a créée. Mon cœur m'a commandé de lui ériger deux obélisques..." Colonnes de l'hypostyle de Karnac, statue de Ramsès II et de son épouse dans la première cour.
Inscription au oied de l'obélisque
Colonnes de l'hypostyle
Ramses et sa femme
Tombeau de Menna, dans la Vallée des Nobles, scènes de la vie des champs avec arpentage, travail des scribes, l'une des nombreuses peintures dans la pénombre du tombeau etc. À droite l'histoire des pharaons racontée sur les murs de Karnak: ici purification par l'eau sacrée, entre les dieux Thot (ibis) et Horus (faucon), transport des barques sacrées.
Tombe de Menna
Karnak
Dans les tombeaux des Nobles
Tombe de Ramose, un haut dignitaire du temps d'Aménophis III et IV. Scène montrant un cortège funéraire et le groupe des pleureuses. Vallée des Rois, tôt le matin avant la foule des touristes !
Dans la vallee des roiss
Tombeau de Thoutmôsis III (5ème pharaon de la XVIIIème dynastie), tombeau de Sethi II (5ème pharaon de la XIXème dynastie, qui s'enfonce de plus de 100 m dans le sol de la Vallée des Rois. Tombeau de Ramsès VI, peintures du Livre des Portes, épreuves attendant le défunt et formules magiques.
Tombeau Thoutmosis III
Tombeau de Ramses VI
Tombeau de Sethi II
Louxor
Temple de Louxor
Lumière nocturne sur le temple de Louxor, pylône de Ramsès II, devant lequel se dressait les deux obélisques, dont l'un est maintenant Place de la Concorde à Paris (dressé en 1836 après un transport et un travail qui ont duré 3 ans). Dans la cour d'Aménophis III, grande colonnade, et au fond éclairée la petite mosquée d'Abou el Haggag.
Dieu protecteur
Peintures au temple de Hatsepsout à Deir-el-Bahari. Au plafond ciel étoilé, faucon protecteur, sur les murs représentations de Horus et Amon. Vieille rue du centre de Louxor. La ville s'est beaucoup transformée par le tourisme. La construction d'un pont sur le Nil à 9 km en amont a facilité l'accès par bus aux nécropoles de la rive Ouest, qu'on atteignait autrefois essentiellement par un bac.
Horus, Amon
À droite, village des bords du Nil. Non loin de la Vallée des Rois, le jeune garçon creuse patiemment l'intérieur d'un vase d'albâtre à partir d'un bloc enfoncé dans le sable. Une technique traditionnelle très ancienne, apparemment encore maintenue comme un bagage culturel.
Rue de Louxor
Village au bord du Nil
sculpture
Chez un fellah
Chez une famille du village de Gourna près de la Vallée des Rois, certains habitants sont encore partiellement mélangés aux bêtes À droite, depuis la disparition des crues périodiques du fleuve, l'irrigation se fait par des motopompes échelonnées le long des rives. petite ferme des bords du Nil.
Pecheurs
Chez un fellah
Four a pain
Dans les villages les plus humbles de la vallée du Nil, les conditions de vie des fellahs, il n'y a encore pas très longtemps, n'étaient peut-être pas si différentes de celles des paysans de l'Égypte ancienne. Four à pain et cuisine à même le sol. Le toit des maisons est fait d'une clayette de branchage et de terre, pour isoler des ardeurs du soleil. Il ne pleut que très rarement.
Musée archéologique du Caire. Coffre aux vases canopes en albâtre du trésor de Toutankhamon. Les effigies réalistes de Rahotep et de sa femme Nofret, union immuable et regards tournés au loin vers l'éternité. Statuette en or de la déesse scorpion Selket. Le merveilleux musée du Caire va être entièrement réaménagé pour mieux mettre en valeur les collections, dont le célèbre trésor de Toutankhamon.
Canopes
Au musee du Caire
Au musee du Caire
Offrande
Conciliabule
Tableau d'aigrettes

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