Aux îles Galápagos


Les îles Galápagos ont été découvertes par hasard en 1535 alors qu'un navire où se trouvait l'archevêque de Panama, qui se rendait au Pérou, fut bloqué par l'absence de vent et déporté par les courants. L'archipel fut longtemps utilisé comme refuge par les pirates et visité pendant au moins deux siècles par des aventuriers, boucaniers et chasseurs de baleines. Plusieurs expéditions scientifiques eurent lieu après 1790. En 1793 le capitaine anglais James Collnett établit la première carte détaillée et les renseignements obtenus furent le point de départ de déprédations importantes sur la faune par la surexploitation des tortues géantes et des baleines, ainsi que par l'introduction accidentelle des rats et des chèvres. Le premier colon fut probablement un irlandais, Patrick Watkins, qui se serait établi à Floreana en 1807. Les Galápagos ont été annexées officiellement par l'Équateur en 1832. Le visiteur le plus célèbre a été Charles Darwin à bord du HMS Beagle. Au cours d'un séjour ne dépassant pas deux semaines, il fut profondément impressionné par les caractères originaux de la faune et de la flore, et cette visite ne fut pas sans lui apporter des observations importantes dont il se servit pour bâtir sa théorie sur l'évolution. La station Darwin (Charles Darwin Research Station de l'île Santa Cruz à la sortie Est de Puerto Ayora). Par Google Earth, c'est à 0°44'28.16" S, 90°18'11.16" W. À partir de là on peut avoir une cartographie générale de l'archipel. Cela permet d'admirer les six cratères de volcans des deux îles situées le plus à l'ouest, Isabella (la plus grande) et Fernandina. Les Galápagos forment ainsi un archipel volcanique d'une vingtaine d' îles dispersées dans le Pacifique à un millier de kilomètres du continent, sur une zone de fractures entre plaques océaniques selon une géologie assez complexe. Les différents volcans se seraient formés sur un "point chaud" et s'égrainent d'est en ouest, les plus récents et les plus actifs étant à l'ouest. Les premières îles sont apparues entre 5 et 9 millions d'années, et auraient été colonisées par des espèces venues du continent par leurs moyens propres ou portées par la mer et les oiseaux. Les espèces terrestres auraient été soumises ensuite à une ségrégation géographique expliquant leurs caractères particuliers par rapport à celles du continent sud-américain. Voir "Galápagos, a natural history", de Michael H. Jackson, Calgary Press 1995. L'archipel est un Parc National appartenant au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979, protégé tant bien que mal contre l'afflux des visiteurs, contingenté avant 2000 à moins de 100.000 par an. Le droit d'entrée est de plus en plus élevé. Seules se visitent régulièrement certaines îles, notamment Baltra (où se trouve l'aéroport), Santacruz, Seymour, San Salvador, San Cristobal, Genovesa. Les autres sont des réserves pures, comme Fernandina et notamment la plus grande des îles, Isabela, où se trouvent les volcans les plus dangereux. Des règles strictes limitent la pêche, aucun déchet n'est rejeté à la mer. Les îles se visitent de préférence à partir de bateaux aménagés, les touristes débarquent en des points précis. Ils sont encadrés pour la préservation de l'environnement et la tranquillité des animaux. Des mesures contraignantes mais bien nécessaires !
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san Salvador
La côte de l'île San Salvador. À droite, à Bartolome avec San Salvador en face vers la sud-ouest. La vue a été prise exactement au point 0°17'06" S, 90°33'15.6" W auquel on peut accéder avec une bonne définition par Google Earth. Dans l'alignement on voit le cône d'un volcan sur Sansalvador et on devine son cratère. Les laves donnent de vives couleurs, et se recouvrent d'une végétation pionnière spéciale. Les paysages sont généralement âpres: rien à voir avec les images traditionnelles des îles polynésiennes ou autres archipels du Pacifique. Le cercle d'équateur est à quelques dizaines de kilomètres au nord.
panorama
mouettes
Rabida
Une mouette endémique des îles, Creagrus furcatus, et la petite île de Rabida, un volcan surgi de l'océan. Ci-dessous les énormes tortues centenaires des îles (Geochelone elephantopus), qui peuvent atteindre 250 kg,, contribuent à la célébrité des lieux. Elles sont protégées, particulièrement les sujets jeunes (au centre) contre les prédateurs à la station Darwin. Il y a une dizaine de sous-espèces. Toutes sont végétariennes. Celles qui se nourrissent de cactus ont une carapace surélevée et un cou plus long (à droite).
Tortue
jeunes tortues
tortue
Kakadoo Nl Park
Gobe-mouche vermillon mâle (Pyrocephalus rubinus), vit surtout dans la végétation des hauteurs. À droite, vol de Phaethon aethereus, oiseaux tropicaux caractéristiques aux cris aigus et aux évolutions acrobatiques.
phaeton
Opuntias
Opuntias
L'Opuntia arborescent (O. cactaceae) ou prickly pear cactus nourrit par ses baies les iguanes et les tortues. Les iguanes roulent soigneusement les baies pour les débarrasser de leurs piquants avant de les consommer. Notre bateau mouille dans la passe. Pour débarquer il a fallucontourner les très nombreux lions de mer (Zalophus californianus) qui se prélassent au soleil. Ils forment une sous-espèce de deux qui vivent sur les côtes californiennes. Ci-dessous, un mâle est entouré de son harem qu'il garde jalousement sur un territoire de plage. Repas et sieste de bébé. Un sourire heureux de la mère ?
lions de mer
repas
sieste
pelicans
Gare à la colère des femelles si on s'approche un peu trop près des petits. Ces très nombreux animaux en foule sur le rivage sont si indolents qu'ils ne se déplacent guère quand on passe et il faut même veiller à ne pas leur marcher dessus ! Le spectacle est aussi celui des pélicans et de la quantité de gros crabes de couleur rouge (Grapsus grapsus) vif qui courent par centaines sur les laves et algues du rivage. Les iguanes sont très nombreux aux Galápagos. Conolophus subcristatus ou iguane terrestre, L'un d'eux dévore une figue d'opuntia. L'iguane de droite est un iguane marin (Amblyrynchus cristatus)
crabes
Iguanes
Iguanes
Iguanes
Pied bleu
Pied bleu
Le "Pied bleu" (Sula nebouxi) est un oiseau très familier. On peut admirer ses parades nuptiales et son mode de pêche. Les plumes caudales dressées et en soulevant une patte puis l'autre, un mâle effectue sa danse nuptiale pour attirer une femelle, qui semble se détourner avec mépris.
Le rivage volcanique de San Salvador est le siège d'une vie intense où coexistent de nombreux animaux et plantes qu'on ne voit nulle part ailleurs. Les eaux sont incroyablement poissonneuses et contribuent à nourrir la faune. On dénombre au moins une quarantaine d'espèces endémiques.
pingouins
faucon
Les pingouins des Galápagos sont les plus nordiques des pingouins, des hôtes habituels des régions froides de l'hémisphère Sud. Ils ont gagné l'équateur à la faveur du courant froid de Humboldt qui remonte le long de l'Amérique du Sud. À droite, le faucon à pattes jaunes des Galápagos (Buteo galapagoensis).
requins
Raie
Requins en train de roder très près du bord de l'eau, vus par un appareil jetable immergé. Réputés peu dangereux, mais on ne s'est tout de même pas trop attardé. Nage d'une raie tachetée ou raie aigle (Aetobatus narinari) au ras de la surface près de la mangrove.
Une frégate mâle au plastron dilaté essaie d'attirer l'attention d'une femelle. Oiseau extraordinaire, qui met un certain temps à gonfler son jabot et le conserve en vol, où il devient un véritable avion de chasse et effectue des plongeons spectaculaires. À droite, Nisomimus parvulus ou mockingbird (Sinsonte de Galápagos, en espagnol). Ci-dessous, une mouette rarissime ou mouette des laves (Larus fuliginosus). Le Bacalao, gros thon à la chair délicieuse, qu'un appât tiré derrière le bateau suffit à capturer pour le déjeuner en moins de 10 minutes. La pêche de quelques unités pour nourrir les touristes est autorisée !
fregate
nesomimus
mouette
thon
thon
cactus
Le cactus des champs de lave (Brachycereus nesioticus), une plante pionnière qui fait partie d'une flore spéciale, où se rencontre cette euphorbe (Chamaesyce ?), à droite.
euphorbe
lave
lave
Cheminées volcaniques et laves forment des reliefs étranges, recouverts par le guano des oiseaux. Les laves elles-mêmes en fonction de leur composition et de leur refroidissement prennent des aspect intéressants, comme celle-ci qui s'est refroidie comme une pâte visqueuse et dégazée.
Une ligne de démarcation climatique traverse l'île de Santa Cruz. La partie nord avec l'île de Baltra a un climat semi-aride, sous l'influence du courant El Niño. L'humidité donne des brouillards et facilite les précipitations dans la partie sud (habitée, cultivée) par contact avec l'air plus froid amené par le courant de Humboldt. À droite un arbuste endémique, une rutacée (Xanthoxylum fagara) appelée "griffe de chat" (cat's claw).
Santa Cruz
cat's claw
Navigation lente le long des mangroves. Une faune variée s'y agite. Hérons, des aigrettes..., poissons et tortues marines. Un remous et le passage d'un aileron signale la nage d'un requin. La mangrove dominante est la mangrove rouge (Rhizophora mangle). Il y a aussi la mangrove noire (Avicennia germinans) dont les feuilles excrètent du sel et qui émettent de nombreux pneumatophores. Ci-dessous à l'équateur le soleil à 18 h, à l'heure du méridien, descend verticalement sur l'horizon (vers la gauche dans l'hémisphère sud).
mangroves
mangroves
aigrette
coucher de soleil


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