Les Galápagos forment ainsi un archipel volcanique d'une vingtaine d'
îles dispersées dans le Pacifique à un millier de kilomètres
du continent, sur une zone de fractures entre plaques
océaniques selon une géologie assez complexe. Les différents
volcans se seraient formés sur un "point
chaud" et s'égrainent d'est en ouest, les plus récents
et les plus actifs étant à l'ouest. Les premières îles
sont apparues entre 5 et 9 millions d'années, et auraient été
colonisées par des espèces venues du continent par leurs moyens
propres ou portées par la mer et les oiseaux. Les espèces terrestres
auraient été soumises ensuite à une ségrégation
géographique expliquant leurs caractères particuliers par rapport
à celles du continent sud-américain. Voir "Galápagos,
a natural history", de Michael H. Jackson, Calgary Press 1995.
L'archipel est un Parc National appartenant au Patrimoine mondial de l'UNESCO
depuis 1979, protégé tant bien que mal contre l'afflux des visiteurs,
contingenté avant 2000 à moins de 100.000 par an. Le droit d'entrée
est de plus en plus élevé. Seules se visitent régulièrement
certaines îles, notamment Baltra (où se trouve l'aéroport),
Santacruz, Seymour, San Salvador, San Cristobal, Genovesa. Les autres sont des
réserves pures, comme Fernandina et notamment la plus grande des îles,
Isabela, où se trouvent les volcans les plus dangereux. Des règles
strictes limitent la pêche, aucun déchet n'est rejeté à
la mer. Les îles se visitent de préférence à partir
de bateaux aménagés, les touristes débarquent en des points
précis. Ils sont encadrés pour la préservation de l'environnement
et la tranquillité des animaux. Des mesures contraignantes mais bien
nécessaires !
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La côte de l'île Sansalvador. À
droite, à Bartolome avec San Salvador en face vers la sud-ouest.
La vue a été prise exactement au point 0°17'06"
S, 90°33'15.6" W auquel on peut accéder avec une bonne
définition par Google Earth. Dans l'alignement on voit le cône
d'un volcan sur Sansalvador et on devine son cratère. Les laves
donnent de vives couleurs, et se recouvrent d'une végétation
pionnière spéciale. Les paysages sont généralement
âpres: rien à voir avec les images traditionnelles des îles
polynésiennes ou autres archipels du Pacifique. Le cercle d'équateur
est à quelques dizaines de kilomètres au nord.
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Une mouette endémique des îles, Creagrus
furcatus, et la petite île de Rabida,
un volcan surgi de l'océan. Ci-dessous les énormes tortues
centenaires des îles (Geochelone elephantopus), qui peuvent atteindre
250 kg,, contribuent à la célébrité des lieux.
Elles sont protégées, particulièrement les sujets
jeunes (au centre) contre les prédateurs à la station Darwin.
Il y a une dizaine de sous-espèces. Toutes sont végétariennes.
Celles qui se nourrissent de cactus ont une carapace surélevée
et un cou plus long (à droite).
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Gobe-mouche vermillon mâle (Pyrocephalus
rubinus), vit surtout dans la végétation des hauteurs. À
droite, vol de Phaethon aethereus, oiseaux tropicaux caractéristiques
aux cris aigus et aux évolutions acrobatiques..
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L'Opuntia arborescent (O. cactaceae)
ou prickly pear cactus nourrit par ses baies les iguanes et les tortues.
Les iguanes roulent soigneusement les baies pour les débarrasser
de leurs piquants avant de les consommer. Notre bateau mouille dans la passe.
Pour débarquer il a fallu contourner les très nombreux lions
de mer (Zalophus californianus) qui se prélassent au soleil. Ils
forment une sous-espèce de deux qui vivent sur les côtes californiennes.
Ci-dessous, un mâle est entouré de son harem qu'il garde jalousement
sur un territoire de plage. Repas et sieste de bébé. Un
sourire heureux de la mère ? |
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Gare à la colère des femelles
si on s'approche un peu trop près des petits. Ces très nombreux
animaux en foule sur le rivage sont si indolents qu'ils ne se déplacent
guère quand on passe et il faut même veiller à ne
pas leur marcher dessus ! Le spectacle est aussi celui des pélicans
et de la quantité de gros crabes de couleur rouge (Grapsus grapsus)
vif qui courent par centaines sur les laves et algues du rivage.
Les iguanes sont très nombreux aux Galápagos.
Conolophus subcristatus ou iguane terrestre, L'un d'eux dévore
une figue d'opuntia. L'iguane de droite est un iguane marin (Amblyrynchus
cristatus)
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Le "Pied bleu" (Sula
nebouxi) est un oiseau très familier. On peut admirer ses parades
nuptiales et son mode de pêche. Les plumes caudales dressées
et en soulevant une patte puis l'autre, un mâle effectue sa danse
nuptiale pour attirer une femelle, qui semble se détourner avec mépris. |
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Le rivage volcanique de San Salvador est le siège
d'une vie intense où coexistent de nombreux animaux et plantes
qu'on ne voit nulle part ailleurs. Les eaux sont incroyablement poissonneuses
et contribuent à nourrir la faune. On dénombre au moins
une quarantaine d'espèces endémiques. Les pingouins des
Galápagos sont les plus nordiques des pingouins, des hôtes
habituels des régions froides de l'hémisphère Sud.
Ils ont gagné l'équateur à la faveur du courant froid
de Humboldt qui remonte le long de l'Amérique du Sud. À
droite, le faucon à pattes jaunes des Galápagos (Buteo galapagoensis).
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Requins en train de roder très près
du bord de l'eau, vus par un appareil jetable immergé. Réputés
peu dangereux, mais on ne s'est tout de même pas trop attardé.
Nage d'une raie tachetée ou raie aigle (Aetobatus narinari) au
ras de la surface près de la mangrove.
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Une frégate mâle au plastron dilaté
essaie d'attirer l'attention d'une femelle. Oiseau extraordinaire, qui
met un certain temps à gonfler son jabot et le conserve en vol,
où il devient un véritable avion de chasse et effectue des
plongeons spectaculaires. À droite, Nisomimus parvulus ou mockingbird
(Sinsonte de Galápagos, en espagnol). Ci-dessous, une mouette rarissime
ou mouette des laves.(Larus fuliginosus). Le Bacalao,
gros thon à la chair délicieuse, qu'un appât tiré
derrière le bateau suffit à capturer pour le déjeuner
en moins de 10 minutes. La pêche de quelques unités pour
nourrir les touristes est autorisée !
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Le cactus des champs de lave (Brachycereus nesioticus),
une plante pionnière qui fait partie d'une flore spéciale,
où se rencontre cette euphorbe (Chamaesyce ?), à droite.
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Cheminées
volcaniques et laves forment des reliefs étranges, recouverts par
le guano des oiseaux. Les laves elles-mêmes en fonction de leur composition
et de leur refroidissement prennent des aspect intéressants, comme
celle-ci qui s'est refroidie comme une pâte visqueuse et dégazée. |
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Une ligne de démarcation climatique traverse
l'île de Santa Cruz. La partie nord avec l'île de Baltra a
un climat semi-aride, sous l'influence du courant El Niño. L'humidité
donne des brouillards et facilite les précipitations dans la partie
sud (habitée, cultivée) par contact avec l'air plus froid
amené par le courant de Humboldt.
À droite un arbuste endémique, une
rutacée (Xanthoxylum fagara) appelée "griffe de chat"
(cat's claw).
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Navigation lente le long des mangroves. Une faune
variée s'y agite. Hérons, des aigrettes..., poissons et
tortues marines. Un remous et le passage d'un aileron signale la nage
d'un requin. La mangrove dominante est la mangrove rouge (Rhizophora mangle).
Il y a aussi la mangrove noire (Avicennia germinans) dont les feuilles
excrètent du sel et qui émettent de nombreux pneumatophores.
Ci-dessous à l'équateur le soleil à 18 h, à
l'heure du méridien, descend verticalement sur l'horizon (vers
la gauche dans l'hémisphère sud).
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