Laos, au pays du Mékong

L'ancien protectorat français de moins de 6 millions d'habitants est un des pays les plus pauvres de la planète, éprouvé par une histoire complexe et mouvementée, longtemps menacé par ses voisins, la Chine, la Birmanie, le Viêt-nam, le Cambodge et surtout la Thaïlande, le cousin riche qui est devenu le partenaire économique préférentiel. Définitivement indépendant en 1953, le pays a connu une période troublée, avec le contrôle des régions peu peuplées du nord par le Pathet-Lao, la prise du pouvoir en 1975 par le Parti Révolutionnaire du Peuple Lao (PRPL). Le rideau de bambou, homologue du rideau de fer européen, isolait le pays de plusieurs de ses voisins, notamment de la Thaïlande. Le pays est toujours sous le régime du parti marxiste unique mais s'est ouvert au monde et au tourisme. Le relief tourmenté du nord du pays l'a probablement protégé en partie de la guerre alors qu'elle faisait rage au Viêt-Nam. Des bombardements ont eu lieu dans la Plaine des Jarres traversée par la fameuse piste Ho-Chi-Minh. La direction politique est extrêmement discrète aux yeux des visiteurs, les gens sont particulièrement calmes et accueillants, peut-être un des peuples (ethniquement varié il est vrai) que nous ayons eu l'occasion de rencontrer, en trop peu de temps comme d'habitude mais combien attachant. L'économie du pays est soutenue à bout de bras par l'aide internationale, la principale exportation et source de revenus étant l'électricité, par le barrage de la Nam Ngum au nord-est de Vientiane. Les échanges se font avec la monnaie locale très dévaluée (le kip), le bath thaïlandais et le dollar US. La Thaïlande est le voisin envié, un peu jalousé, un peu craint tout à la fois. Le risque d'une certaine colonisation économique est réel, joint à la pression chinoise. La partie de notre voyage, qui devait se poursuivre au Cambodge, était centrée sur une descente du Mékong en bateau, précédant une visite des temples khmers d'Angkor. Bien sûr ces régions ont été et restent encore secouées par des tas de problèmes, avec des souffrances, des privations et une corruption importante, mais par les Asiatiques rencontrés, quelle leçon !

retour page d'accueil

Cliquer sur les images pour les agrandir


La traversée du Mékong à Chiang Khong dans le nord de la Thaïlande non loin du Triangle d'Or. En face le Laos, à Ban Houey Xay. Les péniches du Mékong (transport des marchandises et des personnes). Le fleuve est une voie de communication essentielle dans un pays ou les routes, en majorité des pistes, sont rares.
Bord du Mekong
Bord du Mekong
tuk-tuk
"Sabaï dii" ! Enfants à bord de leur touk-touk. La magnifique descente du Mékong permet d'admirer forêts sauvages, villages, vallée resserrée ici et là, lit du fleuve encombré de rochers de grès et de rapides.
Bord du Mekong
Rapides sur le fleuve
Bord du Mekong
village
fillette du laos
Villages des montagnes, habités par les Hmongs et Lantènes. Un peu de la magie de l'Extrême-Orient dans le regard intense de cette fillette qui observe l'étranger avec étonnement, méfiance et curiosité. Les villages de la montagne vivent en autarcie, ils ne manquent pas de nourriture, ils cultivent volontiers sur brûlis. Le pouvoir politique aurait eu peu d'emprise sur eux. Les enfants sont innombrables, mais la moyenne de vie ne dépasse pas 57 ans, le paludisme et la fièvre dengue sévissent, il n'y a pour les combattre que la médecine traditionnelle.
village
au village
au village
Bien que la population soit très pauvre relativement à nos standards, on ne quémande pratiquement pas (pas encore), l'accueil est amical, l'organisation de la vie commune est très perceptible, les enfants sont soignés et plutôt propres (à la saison des pluies c'est peut-être différent!), mais tous ne sont pas scolarisés, les maisons de bambou et palmes sur pilotis de teck sont construites avec habileté. Des villages qui laissent une forte impression...
Bord du Mekong
Le fleuve entrecoupé de rapides et de passages encaissés serpente par mille détours entre des versants conservant des lambeaux de forêt primaire inaccessible. Les villages près du fleuve sont souvent cachés par une bordure de végétation et surélevés pour se protéger des crues à la saison des pluies (maximum en Juillet-Août). Le Mékong (4225 km) est une grande voie de communication, partant du Tibet jusqu'au Viêt-Nam au sud, avec seulement 4 ponts hors de Chine, dont un près de Vientiane (Pont de l'Amitié, avec la Thaïlande), et un près de Pakse. Il y en a un dansle delta. Un fleuve de 4225 km dont le bassin s'étend sur 6 pays d'Asie. Nous ne l'avons descendu que sur un peu plus de 200 km.
Sur le Mekong
Bord de riviere
Campagne paisible et laborieuse, tissage, récolte collective du riz (abondant), tout le monde participe ne laissant à la maison que quelques activités essentielles. Bain dans la rivière (mais risque de bilharziose), pour les touristes promenades à dos d'éléphant, à l'allure de ces gros animaux paisibles dressés pour le travail forestier, notamment pour l'exploitation du teck. Vue de droite : aux grottes sacrées de Pak Ou aux mille bouddhas.
Bord du Mekong
Tissage
riziere
recolte du riz
cascade
cascade
Chutes de Khouang Si, parc national dans une forêt luxuriante où habitaient autrefois quelques tigres...(l'un d'eux est visible, mais il est en cage!).
dragon
Un ustensile obligé des garçons: la fronde. Dommage pour les oiseaux ! À droite le Wat Choum Kong
temple
Sur le fleuve
Statues
Cycas
À Luang-¨Prabang l'ancien palais royal transformé en superbe musée. Les 4 attitudes symboliques des bouddhas debout, jeune moine studieux.
bouddhas
moine lisant
Palais royal
Luang Prabang
panorama
sur cocotier
Agilité requise dans les cocoteraies. À droite au bout d'une grande esplanade le That Louang, ou grand stupa de Vientiane, l'édifice religieux le plus important du pays, datant du XVIème siècle, à valeur de symbole pour le peuple lao.
sisaket
sisaket
sisaket
sisaket
priere
Ferveurs religieuses que le pouvoir marxiste n'a pas su ou voulu endiguer devant la résistance populaire. L'enseignement du bouddhisme n'est plus interdit, il y aurait au moins vingt mille moines au Laos. Le culte des génies tutélaires donnant lieu au baci est resté vivant dans toute l'Asie du Sud-Est jusqu'à l'Indonésie, un esprit ou phi est censé habiter chaque élément de la nature. Soleil couchant au bord du Mékong à Vientiane, face à la Thaïlande.
couchant sur mekong


 

Retour haut de page