Madagascar (1)
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L'isolement
de la grande île de Madagascar,
légèrement plus vaste que la France en superficie, lui confère
une forte originalité au point de vue peuplement, faune
et flore. Pour en appréhender toutes les richesses, il faudrait y
effectuer plusieurs voyages ou y séjourner assez longtemps. Le pays est
un paradis botanique et la patrie des lémuriens. Le peuplement humain
est complexe et comporte plus d'une quinzaine d'ethnies avec un certain cloisonnement
dû aux réticences contre les unions entre habitants appartenant
à des groupes différents. L'ethnie principale est celle des Merina
(se prononce merne). Le peuplement est antérieur d'au moins une dizaine
de siècles avant la colonisation, avec un apport dominant de l'Asie du
Sud-est et du pourtour de l'océan indien. Les Merina ont une origine
indonésienne, ils ont progressivement occupé les hauts plateaux,
introduit la culture du riz et provoqué la disparition des grandes forêts
qui devaient occuper les parties centrales de l'île.
L'histoire
tourmentée de Madagascar, placée sur la route des Indes, est émaillée
de tentatives
de colonisation : Arabes, Portugais et autres. Les Français ont commencé
à s'y implanter au XVIIème siècle, avant une période
où se sont succédés pirates, flibustiers, trafiquants et
négriers. Une culture très riche spécifiquement malgache
s'est développée à la fin du XVIIIème siècle.
La conquête coloniale française s'est déroulée entre
1883 et 1896 (protectorat puis annexion). Les traces de cette occupation sont
restées profondes dans le paysage et les habitudes malgaches, jusqu'à
des détails comme la fabrication du pain équivalent de celui qu'on
trouve en France et même meilleur. Au moment des tentatives de mise en
valeur par Gallieni a été construit le chemin de fer d'Antananarivo
à Toamasina (Tamatave). La décolonisation après la deuxième
guerre mondiale ne s'est pas faite sans douleur, en particulier après
une répression sanglante (et incompréhensible aux yeux de l'époque
actuelle ) en 1947. Le 27 mars est un jour férié dans le pays
en souvenir des victimes de ces événements. La République
de Madagascar a été proclamée en 1958. Le pays a connu
de graves difficultés économiques, son niveau de vie est resté
bas. Nous avons une dette envers ce pays chaleureux et sympathique,
riche de potentialités, lui rendre visite est aussi une façon
d'aider ses habitants. Un site
présente une collection intéressante de photos prises à
Madagascar.
Cliquer sur les images pour les agrandir
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Toliara (Tulear) au sud de Madagascar sur le tropique du capricorne. Artisanat, marché aux coquillages, petit musée représentatif de l'âme du sud. Manioc au marché de Toliara. L'arrière pays est semi-désertique. À droite camping au bord de mer sur le canal de Mozambique, vers Ifaty: la mangrove à marée haute. Un arrière pays très pauvre, des villages souvent délabrés. |
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Route du sud. Un tombeau de notable. Plusieurs ethnies font des tombeaux monumentaux et décorés par des scènes de la vie du défunt, qui devait être ici un navigateur ou un voyageur d'après les peintures. Ces tombeaux donnent lieu à des traditions funéraires étranges dans certaines régions du pays. Ci-dessous à gauche, la lance portée par l'adolescent est le symbole de la virilité du chef dans les peuples du sud. Route vers le parc national de l'Isalo près d'Ihosy (se prononcent "ichal" et "i-ouche"). Mini-hotel à Ranohira. |
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Parc national de l'Isalo, grand massif calcaire et gréseux aux formes découpées, trek dans le parc, Canyon des Singes, une piscine naturel sous les Pandanus, un relief ruiniforme très sauvage. Ci-contre, un mini-baobab en forme de bouteille (Pachypodium) et un lémurien Atta sautant de branche en branche. Campements sous les rochers de la Reine, sous les manguiers. |
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Sorte de Kalanchoe, paysage près d'Ihosy. |
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L'hôtel des Lémuriens à Ranohira. Ci-dessous, plateau de Horombe, une vaste savane, la route vers le nord. |
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Petits villages, Ihosy en pays Bara, campement près des monts de l'Andringitra à la "maison verte", une ferme prospère. À droite une cérémonie religieuse devant l'église. |
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La nuée des enfants curieux autour du campement des "wasas" à la tombée du jour. Il y aura chants et danses nocturnes. |
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Un lémurien catta, ou maki, le plus populaire des lémuriens de Madagascar car il est diurne et s'apprivoise facilement. Il y a une douzaine d'espèces de lémuriens. Celui-ci était très familier, du toit d'une voiture il a sauté...sur l'appareil photo! Un Lemur rufus à droite. |
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Sur la route des hauts plateaux en direction de Fianarantsoa. Longue marche des troupeaux vers la ville. |
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La nationale rouge. Elle prolonge
au sud la RN7 qui relie Antananarivo à Fianarantsoa. Paysages des
hauts plateaux en direction de Fianarantsoa. |
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Élevage sur les hauts plateaux, arrêt chez un notable de village, avec notre guide, assis à gauche. |
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Les hautes terres fertiles sont dites pays du riz, du vent et des esprits. Le principe de la culture en terrasses aurait été importé par d'anciens immigrants asiatiques, peut-être venus de Java, à l'origine de l'ethnie Merina.. |
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À Ambalavao, fabrique de papier artisanal traditionnel, le papier
Antaimora, fait
à partir de l'écorce d'Avoha, arbuste de la famille des
Moracées poussant à l'état sauvage. La technique
serait d'origine arabe ancienne. |
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Ci-dessus des lémuriens, le plus petit d'entre eux à gauche
(Microcebus) est nocturne et frugivore. Le plus gros ou indry, en voie
de disparition, pousse d'énormes rugissements à son réveil
au petit matin. Vu dans la forêt de Ranomafana
, parc national constituant une précieuse réserve à
la très grande biodiversité. À droite, un Lemur rufus. |
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