

A l’instar de sa grande sœur adulte, l’obésité infantile se définit comme un excès de masse grasse. Au cours de la croissance, la corpulence varie physiologiquement. Elle augmente la première année de vie, puis diminue jusqu’à 6 ans, puis croît à nouveau jusqu’à la fin de la croissance. La remontée de la courbe d’IMC qui survient physiologiquement vers l’âge de 6 ans s’appelle le « rebond d’adiposité ». Si ce dernier survient avant l’âge de 6 ans, et encore plus avant trois ans, il s’agit d’un facteur de risque de l’obésité.
Pour savoir si votre enfant est obèse, il faut connaître son Indice de Masse Corporelle (IMC).
L’IMC se calcule de la manière suivante :
IMC = poids (KG)/ taille 2 (m)
En reportant la valeur de l’IMC sur les « Courbes de corpulence », vous pourrez savoir si votre enfant présente déjà un surpoids ou une obésité ou si sa corpulence a tendance à augmenter trop rapidement. Ces courbes de corpulence se trouvent dans les carnets de santé depuis 1995.

Attention, il faut interpréter ces chiffres avec votre médecin de famille, pédiatre ou le médecin scolaire.
L’absence d’activité physique joue un rôle majeur dans le développement de l’obésité. Plus l’enfant est sédentaire, plus il risque de devenir obèse.
Le « vagabondage alimentaire » en dehors des repas (grignotage devant la télévision, excès de boissons caloriques, etc) est la principale source d’excès alimentaire.
L’insuffisance de consommation de fruits et légumes est également associée à l’obésité.
L’enfant a besoin d’une alimentation équilibrée et diversifiée pour sa croissance et son bien-être.
Attention ! Il ne s’agit pas de mettre les enfants au « régime », mais d’éviter des excès alimentaires répétés. Il ne faut pas les priver mais leur apprendre à bien manger à chaque repas pour leur éviter de grignoter en dehors.
Pour une même alimentation, certains enfants prennent plus de poids que d’autres. L’explication est principalement génétique : l’obésité est plus fréquente dans certaines familles.
Attention ! la prédisposition génétique rend certains enfants plus vulnérables que d’autres aux effets de l’excès d’apport alimentaire et de la sédentarité. Il ne faut pas accuser et culpabiliser les enfants qui ont tendance à prendre du poids.
On peut distinguer 7 groupes d’aliments :

Il faut habituer le plus tôt possible l’enfant à boire de l’eau NATURE . Environ 1l à 1,5l par jour. A table, seule de l’eau doit être présentée.
Attention aux eaux aromatisées qui contiennent du sucre (Habituer les enfants, dès que possible, à lire les étiquettes pour dépister ces erreurs).
Ils apportent du calcium et des protéines.
L’enfant stocke le calcium jusqu’à l’âge adulte où l’individu entretien ce stock.
Il faut 1 laitage par repas (4 fois par jour) c’est à dire l’équivalent d’1l de lait par jour.
250 ml de lait = 2 yaourts ou 300g de fromage blanc…
Attention malgré tout aux graisses cachées dans ces laitages notamment dans les fromages (crèmes de gruyère !), les yaourts au lait entier, les crèmes. 30 g maximum de fromage suffit par repas. Les laitages à base de lait ½ écrémé apporte les mêmes nutriments que ceux au lait entier ; il contiennent simplement mois de graisse.
A volonté.
Ils apportent de la vitamine C, des fibres, des glucides, de l’eau.
Il faut 1 fruit par repas, des légumes à volonté le midi et le soir.
Ils contiennent des éléments essentiels à la croissance, sont anti-oxydants, préviennent l’apparition de cancers,…
On peut soulever ici le problème des cantines qui ne proposent pas assez de fruits et légumes (les cantines ne font pas de nourriture pour les poubelles…). Ceci est en train d’évoluer vers des selfs guidant les enfants dans leurs choix afin d’obtenir des plateaux-repas plus équilibrés.
Ils servent au fonctionnement des muscles, ils apportent l’énergie.
Les quantités à donner dépendent de l’activité physique de l’enfant.
Ils doivent être servis une fois par jour (midi ou soir) et répartis ensuite dans la journée sous forme de céréales au petit-déjeuner, de pain aux autres repas.
Les légumes secs, souvent délaissés, sont intéressants sur le plan nutritionnel et devraient être proposés au moins une fois par semaine (ils apportent des protéines végétales, du fer notamment).
Viande, poisson, œuf.
Elles servent à la « construction » de l’organisme.
Le poisson( non pané) devrait être donné au moins 2 fois par semaine.
Il faut faire attention à cette famille d’aliments qui est certes très importante pour le développement de l’enfant mais qui donnée en quantité trop importante est responsable du rebond de l’obésité précoce.
Beurre, crème fraîche : on peut s’en passer.
En revanche, les huiles végétales sont indispensables en apport quotidien (oméga 3-oméga 6).
Il faut 2 cuillères à soupe par jour.
Attention aux graisses cachées dans les biscuits, frites, chips, poisson pané,…
Cette famille n’est pas indispensable à la croissance, elle pourrait ne pas exister.
Il ne faut cependant pas l’interdire. Il faut prendre conscience et faire prendre conscience aux enfants qu’à la fin du primaire, il ne devraient pas manger plus de 10 morceaux de sucre par jour sachant que :
1 cannette de coca représente 7 sucres, 1 bonbon ou 1 cuillère à soupe de miel 1 sucre, 1 yaourt au fruits 2 à 3 sucres, 1 bol de céréales 4 sucres,…
Certaines actions de prévention en milieu scolaire sont déjà mises en place :
Votre médecin de famille ou votre pédiatre.
Le médecin scolaire
Le pharmacien.
(1) Inserm, Expertise collective sur l’obésité de l’enfant, juillet 2000.
NOUS SOMMES A VOTRE ENTIERE DISPOSITION POUR TOUT CONSEIL APPROPRIE ET POUR TOUT RENSEIGNEMENT SOUHAITE