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Matavirambo
Tsidy
Tsitsihy
Hataka
Greater Dwarf Lemur
Grand Cheirogale
Grosser Katzenmaki
Grosser Fettschwanzmaki
Grote Katmaki
Le pelage est court et dense. La tête, le dos et la plus grande partie de la queue ont une coloration allant du brun-gris au brun-roux. Les yeux sont entourés par un anneau sombre. Une ligne gris-blanc joint un point situé entre les deux yeux à l’extrémité du museau. Il n'existe pas de dimorphisme sexuel. Les pattes postérieures sont plus longues que les pattes antérieures Les noms suivants ont été utilisés pour Cheirogaleus major: Lemur commersonii (Wolf, 1822) Cheirogaleus milli (E. Geoffroy, 1828) Cheirogaleus typicus (A. Smith, 1833) Myspithecus typus (F. Cuvier, 1842) Mioxicebus griseus (Lesson, 1840) Cheirogaleus adipicaudatus (A. Grandidier, 1868) Cheirogaleus major crossleyi (A. Grandidier, 1870) Cheirogaleus melanotis (Major, 1894) Chirogale sibreei (Major, 1896)
Cheirogaleus major ne doit pas être confondu avec Phaner furcifer dont la face est plus allongée et nettement marquée.
Longueur totale : 50 à 55 cm Tête et corps : 23 à 25 cm Queue : 25 à 28 cm Poids : 350 à 400 g, avec des variations saisonnières allant de 250 à 500 g.
On peut souvent observer des animaux se reposant, installés dans une fourche d’arbre. La position assise est rarement utilisée. Parfois, lorsque l’animal est intrigué, il peut, pendant un bref instant, se dresser sur ses pattes arrières, le corps oscillant en permanence. Les déplacements sur les branches se font généralement d’une manière saccadée, les sauts n’étant pas très fréquents.
Du fait de la relative petite taille de Cheirogaleus major et de son activité nocturne il est difficile d’obtenir des évaluations fiables des populations. Aucune estimation de la population globale de Cheirogaleus major n’est disponible. Dans quelques secteurs on a pu enregistrer des densités de population de 70 à 110 individus par kilomètre carré.
Cette espèce est la seule, chez les Lémurs, qui ne détruit pas l’inflorescence en se nourrissant.
Cheirogaleus major est un animal très bruyant dans la nature. Parmi les vocalisations on trouve: - Grincements: ils sont émis la bouche fermée par les enfants en bas âge et servent d'appels de contact. On peut également les entendre au cours de l'allogrooming entre adultes. - Sifflements: ce sont des sons aigus, difficilement audibles par l'oreille humaine, émis par les adultes de deux sexes. Ils servent d'appels de communication éloignée et sans doute aussi d'appels territoriaux. - Grognements: ce sont des sons aigus et puissants dans la nature. Ils sont émis en série lorsqu'un animal est attaqué ou dérangé dans son nid. Les marquages olfactifs ont une grande importance chez cette espèce et sont sans doute associés à la délimitation du territoire. Ils sont principalement effectués au moyen des excréments qui sont déposés sur une longueur de 40 cm. Ces marquages ont tendance a âtre effectués à la périphérie du territoire dans le but de délimiter celui-ci.
Cheirogaleus major est une espèce nocturne que l’on rencontre seul ou en petits groupes de deux ou trois individus. Le territoire de chaque individu s’étend sur environ quatre hectares. Cette espèce semble occuper tous les étages de la forêt jusqu’à la canopée. Certains individus ont même été vus au sol à la recherche d’insectes. Pendant la journée Cheirogaleus major dort en petits groupes dans des trous d’arbres, ou dans de la végétation dense. Pendant la durée de l’hiver austral cette espèce est sans doute inactive, et avant cette période les animaux accumulent des graisses dans leur queue qui peut alors représenter jusqu’à 30 % du poids corporel. De Juillet à mi-Septembre Cheirogaleus major se cache sans doute dans des amas de feuilles à la base des arbres, ou dans des trous d’arbres pour hiberner.
Les accouplements, chez Cheirogaleus major, ont lieu de fin Octobre à début Novembre. Au cours de cette période on peut observer des groupes comptant jusqu’à 14 individus. Pendant cette période les femelles ont un cycle d'œstrus tous les 30 j. Avant la mise bas la femelle construit un nid de feuilles et de brindilles situé de 6 à 12 mètres du sol. Les petits, ne pouvant pas s'accrocher au pelage, sont portés dans la bouche, par la mère et après environ 3 semaines ils peuvent suivre la mère. Deux ou trois petits naissent en Janvier, après une gestation de 70 jours. A l’âge d’un mois les jeunes sont capables de se nourrir de baies, bien que la lactation de la femelle puisse durer jusqu’à six semaines.
Cette espèce peut être trouvée dans toute la ceinture de forêts tropicales humides allant de Tolagnaro (au Sud) à la Montagne d’Ambre (au Nord), y compris le Massif de Tsaratanana et la région de Sambirano au Nord-Ouest. Cheirogaleus major semble avoir une assez bonne tolérance vis-à-vis de l’altitude, puisqu’on le trouve du niveau de la mer jusqu’aux environs de 1 600 mètres. Certains individus ont pu être observés en sympatrie avec Cheirogaleus medius au Nord et au Sud de la rivière Manambolo, dans la région de Bemaraha, ainsi que dans le Massif de Bongolava.
Les animaux peuvent être alimentés avec un grand nombre de fruits, ils acceptent également des Orthoptères, des papillons, des larves de Xylophages, ainsi que des rats nouveaux nés.
La meilleure période pour l’observation de Cheirogaleus major est celle de l’été austral (de Novembre à Avril), alors qu’il est le plus actif. Les meilleurs sites d’observation sont les Parcs Nationaux de la Montagne d’Ambre et de Ranomafana, ainsi que la Réserve Spéciale d’Analamazaotra.
Parmi les prédateurs de Cheirogaleus major on trouve Galidia elegans (Ring-Tailed mangoose), Cryptoprocta ferox (Fosa), Sanzinia madagascariensis (Madagascar Tree Boa). Certains rapaces tels que Buteo brachypterus (Madagascar Buzzard) peuvent également s’attaquer à Cheirogaleus major. Une autre menace pour cette espèce est la destruction de son habitat forestier habituel. Dans un certain nombre de cas, l’homme est également un prédateur de Cheirogaleus major.
En 1996 : non listé
Cheirogaleus major est présent dans un certain nombre de secteurs protégés : les Parcs Nationaux de la Montagne d’Ambre et d'Andohahela, les Réserves Naturelles de Betampona, Zahamena, et Tsaratanana ; ainsi que les Réserves Spéciales d’Anamalazaotra, Nosy Mangabe et Manongarivo. Les secteurs de Ranomafana et Masoala pourraient être transformés en aires protégées pour cette espèce.
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©IRDM Dernière modification le 08 novembre 2006 [Haut de page] [Webmaster]