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Kelibehohy
Matavrambo
Maavirambo
Tsity
Tsitsihy
Tsidy
Tsidihy
Kely Be-ohy
Matovirambo
Fat-Tailed Dwarf Lemur
Petit Cheirogale
Mittlerer Fettschwanzmaki
Fettschwanz Katzmaki
Vetstaartkatmaki
Au début deux sous-espèces avaient été définies : Cheirogaleus medius medius (E. Geoffroy, 1812) et Cheirogaleus medius samati (A. Grandidier, 1868) ; mais à l’heure actuelle cette distinction n’est plus reconnue. Cheirogaleus medius est un petit animal de la taille d'un petit rat. Le pelage est court et dense. La tête, le dos et la queue ont une couleur gis pâle avec des teintes rousses ; cette coloration est plus sombre à la base des poils. Il existe un anneau sombre entourant les yeux, et les joues sont gris pâle. Il y a une bande nasale blanche caractéristique. Les oreilles sont nues. Les synonymes suivants ont été utilisés pour Cheirogaleus medius : Cheirogaleus minor (E. Geoffroy, 1812) Cheirogaleus samati (A. Grandidier, 1868) Opolemur milii (Gray, 1873) Opolemur thomasi (Major, 1894) Cheirogaleus medius samati (Schwarz, 1931)
Dans les secteurs où Cheirogaleus medius se trouve en sympatrie avec Mirza coquereli il est relativement difficile de différencier les deux espèces.
Longueur totale : 40 à 50 cm Tête et corps : 20 à 23 cm Queue : 20 à 27 cm Poids : 160 g avec des variations saisonnières allant de 140 à 220 g.
Cheirogaleus medius se trouve dans des forêts sèches à arbres à feuilles caduques, dans la forêt galerie, ainsi que dans des forêts secondaires bien établies.
On peut souvent observer des animaux se reposant dans une fourche d’arbre. La position assise est rarement utilisée. Lorsqu’il est intrigué Cheirogaleus medius peut se dresser sur ses pattes arrière, et dans ce cas le corps présente toujours une oscillation. Lors des déplacements on a l’impression que ces animaux rampent, plutôt qu’ils ne marchent. La queue, même lorsqu’elle est remplie de graisses, reste toujours dans le prolongement du corps. Au cours des périodes d’activité on peut voir des animaux effectuant des sauts sur une distance pouvant aller jusqu’à trois mètres.
La grande aire de répartition de Cheirogaleus medius, ainsi que quelques évaluations de densité de populations, suggèrent que la population globale doit avoir une taille considérable. Dans quelques forêts primaires la densité de population est de 300 à 400 individus par kilomètre carré ; alors que dans d’autres secteurs elle est seulement de 20 à 80 individus par kilomètre carré. Dans la forêt galerie cette densité serait voisine de 37 individus par kilomètre carré.
Le régime alimentaire est saisonnier: en Novembre les animaux consomment principalement du nectar et des fruits; de Février à Décembre ce sont surtout des fruits, des invertébrés et de petits vertébrés qui sont consommés. Les fleurs mangées pour leur nectar sont celles de Delonis floribunda, Baudouina fluggeiformis. Pour ce qui est des fruits ce sont essentiellement ceux d’Operculicarya gummifera, Grewia glandulosa, Strychnos decussata, Diospyros aculeata, Paupartia sylvatica, Berchemia discolor. Les invertébrés les plus consommés sont des coléoptères de la famille des scarabées.
Cheirogaleus medius n’est pas un animal très bruyant dans la nature. Les vocalisations sont très proches de celles trouvées chez Cheirogaleus major, on y trouve : - Appels de contact: ce sont des sons faibles, aigus et plaintifs émis par les jeunes avec la bouche fermée afin d'attirer l'attention de la mère. Ils sont aussi fréquemment émis au cours de l'allogrooming entre adultes. - Appels de communication éloignée: ils sont émis par ls individus des deux sexes au cours de la soirée. Ils sont à peine audibles. Les animaux se répondent l'un, l'autre sur une certaine distance. On pourrait considérer ces vocalisations comme des appels territoriaux. - Appels de rejet: ils surviennent lorsqu'un individu est dérangé dans son nid. Ils sont aigus, puissants et émis en série et peuvent se transformer en grognements. Ils sont similaires aux appels de Microcebus, mais plus puissants. - Appels de détresse: lorsqu'un animal est capturé il émet une succession d'appels résonnants. Les marquages olfactifs sont particulièrement importants, comme chez Microcebus, et sans doutes fortement associés à la délimitation des territoires. Ces marquages sont effectués avec l'urine ou les fèces. Il s'agit d'un comportement stéréotypé qui peut survenir dès l'âge de six semaines. Les communications visuelles ne dominent pas, chez Cheirogaleus medius, comme c'est le cas chez des espèces diurnes. Les cercles entourant les yeux peuvent fournir une indication sur la position de la tête de l'animal et constituer un message d'intimidation ou de dissuasion.
Cheirogaleus medius est une espèce strictement nocturne et omnivore. Les animaux peuvent être rencontrés seuls ou en groupes comportant jusqu’à trois individus. Le territoire d’un animal a une superficie voisine de quatre hectares. Il existe, sans doute, un fort recouvrement des territoires de différents animaux adultes. Au cours de la journée Cheirogaleus medius dort dans des trous d’arbres seul ou en groupe comprenant jusqu’à cinq individus. Pendant la saison humide Cheirogaleus medius stocke graduellement des graisses (jusqu’à 75 grammes) dans sa queue, ce qui fait qu’à la fin de cette période son poids peut augmenter de près de 40 %. Au début de la saison sèche, parfois dès Mars, les animaux deviennent inactifs pour une période de six mois. Certaines observations tendent à montrer que cette période de repos ne semble pas être continue. Les animaux reprennent leur activité en Novembre, au début de la saison des pluies. Au cours de cette période d'inactivité on peut trouver de 3 à 5 individus dans le même trou. Le système social est celui d'un groupe familial dispersé. Cheirogaleus medius est sans doute une espèce monogame.
Chez Cheirogaleus medius les accouplements ont lieu de Décembre à Janvier. Après une période de gestation de 61 à 64 jours la femelle donne naissance à une portée comprenant de un à quatre petits (les jumeaux étant ls plus fréquents), de fin Janvier à Mars. En Avril ou Mai les jeunes de l’année ont tendance à entrer en torpeur plus tard que les adultes. La maturité sexuelle est atteinte à l'âge d'un an.
Il n’est pas très facile de maintenir en captivité Cheirogaleus medius. Pratiquement tous les fruits peuvent être consommés en captivité, de même que des Orthoptères, des papillons, des larves de Xylophages et des rats nouveaux nés.
La destruction des forêts, et dans une moindre mesure la chasse par les hommes, sont les principales menaces pesant sur Cheirogaleus medius. Cependant sa grande aire de répartition, ainsi que son adaptabilité font qu’il n’existe pas de menace immédiate quant à la survie de cette espèce.
En 1996 : non listé
Cheirogaleus medius se trouve dans neuf Aires Protégées: les Parcs Nationaux d'Andohahela, d'Ankarafantsika, d'Isalo, de Kirindy Mite, du Tsingy de Namoroka; les Réserves Spéciales de Bora, d'Ankarana, d'Andranomena et de Bezaha Mahafaly. Il est également présent dans deux Réserves privées: celle de Berenty et celle d'Analabe.
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©IRDM Dernière modification le 23 novembre 2006 [Haut de page] [Webmaster]