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Pondiky
Vakiandry
Titilivaha
Tililivaka
Koitsiky
Tsidy
Gray Mouse Lemur
Lesser Mouse Lemur
Petit Microcèbe
Grauer Mausmaki
Grijse Muismaki
La tête, le dos et les flancs ont des couleurs allant du gris au gris-brun, avec quelques touffes de poils noirs. La queue présente une coloration identique, et elle peut être légèrement plus foncée à son extrémité. Les autres régions du corps sont de coloration crème à blanche. Les oreilles sont relativement grandes, assez charnues et se détachent bien de la tête. La face est arrondie et les yeux relativement grands. Les membres antérieurs sont plus courts que les membres postérieurs. Les synonymes suivants ont été utilisés pour Microcebus murinus : Prosimia minima (Boddaert, 1784) Lemur prehensilis (Kerr, 1792) Lemur pusillus (E. Geoffroy, 1795) Galago madagascariensis (E. Geoffroy, 1812) Microcebus palmarum (Lesson, 1840) Microcebus rufus (Wagner, 1840) Galago minor (Gray, 1842) Microcebus myoxinus (Peters, 1852) Chirogaleus gliroides (A. Grandidier) Microcebus minor griseorufus (Kollmann, 1910)
Cette espèce se distingue de Microcebus myoxinus (Pygmy Mouse Lemur) par une taille plus grande, une couleur grise plutôt que rouge-orangée et des oreilles bien visibles. Microcebus murinus a une taille comparable à celle de Microcebus ravelobensis (Golden-Brown Mouse Lemur), mais il a un aspect général plus robuste et une coloration plus grise que ce dernier. Dans les régions où il existe une sympatrie Microcebus murinus peut être confondu avec Cheirogaleus medius (Fat-Tailed Dwarf Lemur) et Mirza coquereli (Coquerel’s Dwarf Lemur). Toutes fois ces deux espèces sont plus grandes et moins actives que Microcebus murinus.
Longueur totale : 21 à 28 cm Tête et corps : 8 à 12 cm Queue : 13 à 16 cm Poids : 60 g en moyenne avec des variations saisonnières allant de 45 à 85 g.
Cette espèce semble être plus abondante dans les végétations de type secondaire que dans celles de type primaire. Il est même possible de trouver des individus dans les bords dégradés des routes, les végétations de type buisson et les jardins situés aux abords des villes et villages. Dans tous les types de forêts Microcebus murinus semble préférer les niveaux bas et non détruits, dans lesquels les branches et la végétation sont denses.
Les déplacements de branche en branche se font par de petits sauts, le corps étant généralement perpendiculaire à la branche. Microcebus murinus peut être observé à pratiquement tous les niveaux d’un arbre, mais avec une plus grande fréquence à des hauteurs comprises entre deux et cinq mètres. Le corps est en position horizontale au cours des déplacements sur les branches. En raison de son faible poids l’animal peut évoluer sur des branches relativement minces. Les sauts peuvent être effectués sur des distances de deux à trois mètres, et au cours de ceux-ci la queue est utilisée comme contrepoids. Avant l’atterrissage les membres sont tendus.
La taille de la population globale de Microcebus murinus est encore inconnue. Toutefois cette espèce est très abondante et doit compter des centaines de milliers, voir des millions d’individus. La densité des populations présente des valeurs variables en fonction de l’habitat. Par exemple dans les forêts arides d’épineux il y a environ 360 individus par kilomètre carré, alors que les forêts occidentales d’arbres à feuilles caduques on peut en trouver de 1 300 à 3 600 par kilomètre carré. Toutefois dans certaines régions de ces forêts occidentales la densité de population serait de seulement 42 individus par kilomètre carré. Dans un habitat de type uniforme il doit exister des concentrations locales de ces animaux (encore appelées noyaux de population) qui pourraient être en relation avec la présence de ressources alimentaires, ou avec le nombre de trous d’arbres disponibles. Dans de bonnes conditions ces animaux peuvent vivre huit ans, ou plus ; mais vraisemblablement pas plus de trois ans lorsque les conditions sont défavorables : présence de prédateurs, surpeuplement, mauvaises conditions climatiques, ou encore impossibilité d’avoir un régime alimentaire complet.
Le régime alimentaire de Microcebus murinus est principalement constitué de fruits, d’insectes, de fleurs et de jeunes feuilles. Ces animaux se nourrissent également du jus et de la gomme d’Euphorbes et de Terminalia ; ainsi que des secrétions produites par les nymphes d’un homoptère : Flatidia coccinea, qui est particulièrement abondant au cours de la saison sèche. Parfois ils peuvent également consommer de petits vertébrés tels que des grenouilles, des geckos, des caméléons.
La plupart des signaux auditifs de Microcebus murinus sont très aigus, et certains sont pratiquement inaudibles pour l’oreille humaine. Ces vocalisations sont difficiles à percevoir dans la nature. Le jeune produit parfois une vocalisation de type ronronnement lorsqu’il se blottit contre sa mère. Il existe des appels de type sifflement correspondant a des signaux d’alerte. Microcebus murinus est un animal très attentif à tous les bruits survenant dans son environnement. Les femelles sont particulièrement sensibles aux appels de détresse qui peuvent être émis par les jeunes lorsqu’ils se trouvent isolés, lorsqu’ils ont froid ou sont affamés. Fréquemment Microcebus murinus marque la branche sur laquelle il se déplace. Ce type de marquage olfactif s’applique également à l’ensemble du territoire occupé par un animal. Des vocalisations spéciales peuvent servir, bien que de façon limitée, à la transmission d’informations entre individus, ou entre groupes. Le fait que Microcebus murinus émette des sons ultrasoniques a pu fait penser qu’il pouvait utiliser un système d’écholocation pour son orientation. Toutefois des expériences menées en captivité n’ont pas permis de confirmer cette hypothèse. Comme Microcebus murinus est un insectivore on suppose que certaines vocalisations sont destinées à attirer certains insectes. En ce qui concerne la vision le tapetum, chez Microcebus murinus, a atteint un haut degré d’efficacité (Pariente, 1975), avec un fort degré de réflexion et une fluorescence qui contribuent à accroître le spectre visuel dans les longueurs d’onde courtes.
Pendant la saison des accouplements (Septembre – Octobre) mâles et femelles peuvent dormir ensemble. Pendant le reste de l’année les femelles dorment en groupes avec leurs petits, tandis que les mâles dorment seuls, ou par deux. Microcebus murinus est une espèce en grande partie solitaire et dont le territoire est relativement restreint: environ deux hectares pour les femelles et trois pour les mâles. Les territoires de deux mâles peuvent se chevaucher et ils recoupent toujours le territoire d’au moins une femelle. Dans quelques cas on a pu observer deux classes distinctes de taille chez les mâles. Les individus les plus petits ont des territoires ne recoupant que très peu celui des femelles, ce qui fait que leur reproduction se trouve compromise. Au cours de la période diurne d’inactivité Microcebus murinus peut entrer dans une torpeur temporaire et amener la température de son corps à la température ambiante (à cette occasion on a pu noter des températures corporelles de l’ordre de 7 °C). De plus pendant les mois froids de l’hiver austral (Mai – Août) les animaux choisissent généralement des trous d’arbres assez proches du sol, dans lesquels la température ambiante reste un peu plus basse et plus stable. Ces différentes stratégies permettent à Microcebus murinus de rester dans un état de torpeur pendant plus longtemps, ce qui l’aide à conserver des réserves corporelles. Au cours de la saison sèche (Avril / Mai à Septembre / Octobre) les femelles deviennent totalement inactives et peuvent dormir pendant plusieurs mois dans leurs trous d’arbres (en moyenne pendant 176 jours), ce qui leur permet de conserver de l’énergie, et d’être beaucoup moins sensibles aux attaques des prédateurs. Pendant ce temps les mâles restent actifs et établissent, sans doute, la hiérarchie qui leur permettra d’avoir accès aux femelles. Avant la saison sèche mâles et femelles stockent d’importantes quantités de graisses dans leurs pattes postérieures ainsi que leur queue. Ces réserves peuvent atteindre 35 % du poids corporel.
Les femelles signalent leur œstrus par un appel spécial à haute fréquence, ainsi que par des marquages effectués au moyen de glandes de la région ano-génitale. Les accouplements, chez Microcebus murinus, ont lieu de mi-Septembre à fin Octobre. Après une période de gestation de 60 jours les naissances coïncident avec le début de la saison des pluies. Généralement la femelle donne naissance à des jumeaux. Les jeunes deviennent indépendants à l’age de deux mois, et ils sont sexuellement matures à 18 mois. Microcebus murinus est une espèce qui se reproduit bien en captivité.
Les limites Nord de la répartition ne sont pas encore très précises. En effet des spécimens auraient été trouvés dans les Réserves Spéciales d’Ankarana et d’Analamerana. Dans ces localisations il pourrait vivre en sympatrie avec une autre espèce de Microcebus dont l’identité reste à confirmer : soit Microcebus rufus, soit Microcebus myoxinus. Dans la région de Sambirano (au Nord-Ouest) Microcebus murinus est sans doute remplacé par Microcebus rufus (Brown Mouse Lemur).
En captivité Microcebus murinus se cache généralement dans son nid au cours de la journée et il débute son activité à la tombée de la nuit. Des expériences on pu montrer qu’il était possible d’inverser le cycle jour – nuit. Après une période relativement longue en captivité Microcebus murinus peut s’habituer à une certaine activité pendant la journée, ce qui n’est jamais le cas dans la nature. En captivité la présence d’un abri est nécessaire, faute de quoi l’animal se pelotonne dans le coin le plus sombre de la cage.
Du fait de son abondance Microcebus murinus peut être observé, sans difficultés, dans toute son aire de répartition. Les meilleurs emplacements pour réaliser des observations sont, sans doute, la Station de Sylviculture d’Ampijoroa, la Forêt de Kirindy, la Réserve Spéciale de Beza Mahafaly et la Réserve Privée de Berenty.
Les principaux prédateurs de Microcebus murinus sont : Galidia elegans (Ring-Tailed Mongoose) Mungotictis decemlineata (Narrow-Stripped Mongoose) Cryptoprocta ferox (Fosa) Asio madagascariensis (Madagascar Long-Eared Owl) Tyto alba affinis (Madagascar Barn Owl) Sanzinia madagascariensis (Madagascar Tree Boa) Acrantophis madagascariensis (Madagascar Ground Boa) Hors mis ces prédateurs il n’existe, à l’heure actuelle, aucune menace principale concernant la survie de cette espèce. Il faut toutefois remarquer que le nombre total des Microcebus murinus a tendance à diminuer du fait de la perte de zones boisées.
En 1996 : non listé
A l’heure actuelle aucune mesure spécifique n’est nécessaire pour la conservation de Microcebus murinus. Microcebus murinus est présent dans 16 Aires Protégées: les Parcs Nationaux d'Andohahela, d'Ankarafantsika, de la Baie de Baly, d'Isalo, de Kirindy Mite, de Tsimanampetsotsa, du Tsingy de Namoroka, de Zombitse Vohibasia; la Réserve Naturelle Intégrale de Bemaraha Nord; les Réserves Spéciales d'Analamerana, d'Andranomena, d'Ankarana, de Bezaha Mahafaly, de Bora, de Kasijy; la Réserve Privée de Berenty. Télécharger cette fiche
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©IRDM Dernière modification le 08 novembre 2006 [Haut de page] [Webmaster]