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Fotsiandry
Varika
Alokasy
Alokosy
White-Fronted Brown Lemur
Lémur à front blanc
Weisskopfmaki
Witkopmaki
Il existe, chez Eulemur fulvus albifrons, un dichromatisme sexuel, et ces animaux sont sans doute ceux qui, chez les Eulemur fulvus ; présentent les plus grandes différences de pelage. Chez les mâles les parties supérieures du corps et la queue sont de couleur brun foncé avec parfois une teinte plus sombre et rougeâtre vers l’arrière. Le ventre est gris, parfois plus blanc crème autour de la poitrine et de la gorge. La tête est entièrement blanc crème avec des joues touffues, le museau est noir. Les yeux sont rouge-orange. Chez les femelles les parties supérieures du corps et la queue sont brun foncé, plus sombre vers l’arrière et le ventre est gris. La tête, le visage et le museau sont gris sombre avec un nez légèrement plus sombre. Les joues ne sont pas touffues. La queue est de couleur brun-noir avec une extrémité noire. Les yeux sont orange - rouge. Le synonyme suivant a été utilisé pour Eulemur fulvus albifrons : Prosimia frederici (Lesson, 1840).
Cette sous-espèce pourrait être confondue avec Eulemur rubriventer, mais la face blanche du mâle Eulemur fulvus albifrons devrait permettre de lever les incertitudes. Eulemur fulvus albifrons peut s’hybrider avec Eulemur fulvus fulvus à la limite Sud de son aire de répartition, ce qui peut rendre, à cet endroit, les identifications délicates.
Longueur totale : 89 à 96 cm Tête et corps : 39 à 42 cm Queue : 50 à 54 cm Poids : 2,0 à 2,6 kg
Eulemur fulvus albifrons se trouve dans des forêts tropicales humides primaires et secondaires.
Le régime alimentaire d’Eulemur fulvus albifrons est constitué de fruits mûrs, et dans une moindre mesure de feuilles. Dans quelques secteurs les fruits de Grewia et de diverses espèces de Ficus sont particulièrement appréciés. Lorsque les fruits deviennent moins abondants les animaux peuvent également consommer du nectar et agir, ainsi, comme des pollinisateurs occasionnels.
Les vocalisations d’Eulemur fulvus albifrons s’entendent souvent vers l’aube et le crépuscule, parfois même la nuit. Les principales vocalisations peuvent se répartir en: * Appels de contact - Ronronnement: il peut être entendu pendant les soins sociaux. Son intensité et sa durée sont variables et ils sont généralement émis en série. Il est émis par les jeunes lorsqu'ils sont léchés par un adulte. - Appel d'enfant en bas âge: c'est un signal très typique émis par le jeune lorsqu'il s'accroche au ventre de la mère. Il s'agit d'une série de sons grognant qui peuvent être mélangés, ou suivis, de 'oum' faibles. Ces vocalisations sont souvent répétées plusieurs fois. La mère est généralement très sensible à cet appel et elle interrompt son activité pour s'occuper du jeune. - Appels de salutations: ils se produisent lorsque deux animaux d'un même groupe approchent l'un de l'autre. Il s'agit d'une série rapide de grognements précédée par un son intense, aigu. Ces appels sont souvent accompagnés de lèchements. - Appels de contact: ils sont émis par un adulte isolé et sont formés de 'kiou' résonnants. Ils sont aussi lancés par un adolescent lorsqu'il est séparé de son groupe. * Appels de communication éloignée - Signaux cohésifs: on les entend lors des déplacements rapides des membres d'un groupe, ce sont des sons grognant doux, de rythme variable. - Signaux d'identification: il s'agit d'une série de grognements forts, traînants. Ils sont généralement émis par un individu isolé (surtout un mâle, rarement une femelle). Ils appellent une réponse identique. On peut les entendre lors de la rencontre de deux groupes. - Signaux territoriaux: ils sont très semblables aux appels puissants d'alarme. On peut les entendre le soir lorsque les animaux sont de retour à leur site de sommeil. Ils sont généralement émis simultanément par tous les individus d'un groupe et sont répétés toutes les deux à trois minutes pendant une durée variable. * Appels d'alarme - Alarme douce: elle se produit lorsque l'animal est dérangé par une intrusion persistante, même si il n'y a pas de danger. Ce sont des grognements provoquant une excitation mutuelle. - Alarme forte: on les entend lorsque les animaux sont sérieusement alarmés. Ce sont des grognements devenant de plus en plus puissants. Selon le degré d'excitation ils se produisent à des intervalles de 2 à 5 secondes. En même temps les animaux balancent la queue (signal visuel d'excitation). * Appels de contact - rejet - Appels de menace: ce sont des appels résonnant, caractéristiques du comportement intimidateur du mâle dominant lorsque celui-ci est au centre du groupe. - Grincements de dents: ils provoquent une réaction identique à l'excitation agressive. - Appels d'aboiement: ils se produisent lorsqu'il y a une menace soudaine. Ce sont des grognements forts, ressemblant à un aboiement, qui alertent le groupe entier et peuvent dégénérer en appel d'alarme. - Appels de détresse: on les entend lorsqu'un petit est séparé de sa mère. Ce sont des appels plaintifs et aigus. On eut aussi les entendre pendant les poursuites, les batailles entre individus de deux groupes différents. Il s'agit aussi d'un signal agressif émis par un individu très excité faisant face à un groupe. Les signaux olfactifs sont fortement développés. Les animaux reniflent tout; ils peuvent ainsi repérer la maturité des fruits. Les marquages sont plus développés chez les mâles que chez les femelles et sont effectués seulement par les adultes. On trouve: - Marquages par région ano-génitale: c'est le comportement le plus fréquent. Il constitue sans doute un signe de dominance et évoque souvent des réactions agressives. - Marquage avec les poignets et les paumes: ce comportement ne semble pas exister chez les femelles. Il est souvent observé tôt le matin ou tard dans la soirée, lorsque le groupe est réuni ou lorsque deux groupes se rencontrent. - Marquage avec le sommet de la tête: on l'observe surtout pendant les périodes de grande excitation. Les signaux visuels montrent un développement assez important. Ils sont une signification pour les relations du groupe et de l'extérieur, particulièrement en cas d'alarme. La position du corps et la direction du regard sont importants. Ils ont également une fonction l'intérieur du groupe pour les comportements de dominance et de soumission.
La formule caryotypique comprend 60 chromosomes dont 2 paires de sub métacentriques (une grande et une petite), 27 paires d’acrocentriques de petite taille, le chromosome X est un grand acrocentrique et le chromosome Y un petit acrocentrique punctiforme.
Cette sous-espèce semble être exclusivement arboricole et cathémérale ou crépusculaire.
Les petits naissent les yeux ouverts et ils peuvent saisir la fourrure du ventre de la mère. A partir d'un mois ils peuvent commencer à s'alimenter normalement, mais ne sont sevrés qu'à 5 mois. A 6 mois ils sont complètement indépendants et sont souvent chassés par la mère.
Les individus présents au Nord de la rivière Bemarivo, mais au Sud de la rivière Manambato, peuvent présenter des formes intermédiaires entre Eulemur fulvus albifrons et Eulemur fulvus sanfordi. Cette sous-espèce est commune dans la Réserve Naturelle de Zahamena, mais on peut aussi la rencontrer dans les Réserves Naturelles de Betampona et le Parc National de Marojejy, ainsi que la Réserve Spéciale de Nosy Mangabe.
La principale menace pesant sur Eulemur fulvus albifrons est la destruction de la forêt tropicale humide.
En 1980: mis en danger En 1996 : non listé
Eulemur fulvus albifrons est présent dans les Parcs Nationaux de Marojejy et de Masoala; dans les Réserves Naturelles Intégrales de Zahamena, de Betampona et de Lokobe; dans les Réserves Spéciales d'Anjanaharibe Sud, de Marotandrano et de Nosy Mangabe.
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©IRDM Dernière modification le 23 novembre 2006 [Haut de page] [Webmaster]