Besomotra

Varika

White-Collared Brown Lemur

White Beared Lemur

Maki à fraise

Lémur à collier blanc

Maki à barbe blanche

Weissbartmaki

Witbardmaki

 

 

Cette sous-espèce (White-Collared Brown Lemur) a été décrite pour la première fois en 1975 par Rumpler.

Eulemur fulvus albocollaris, qui est très semblable à Eulemur fulvus collaris, présente un dichromatisme sexuel.

Chez le mâle le dos est gris-brun, la queue et les membres étant plus sombres. Le ventre est gris blême. La tête et le visage sont essentiellement gris avec une couronne gris sombre. Les joues et la ‘barbe’ ont une teinte blanche et les joues portent des touffes de poils.

Chez la femelle le dos et la queue sont gris-brun avec une coloration plus rousse que chez le mâle. Le ventre est de couleur identique, mais plus blême. La tête et le visage sont gris avec une couronne sombre. Les joues sont moins touffues que chez le mâle et elles ont une coloration semblable à celle du dos.

 

 

Eulemur fulvus albocollaris est un Lemur de taille moyenne qui adopte généralement une posture horizontale. Il est très semblable à Eulemur fulvus collaris, mais ne possède pas de touffes de poils latérales.

L’aire de répartition de cette sous-espèce ne recoupe aucune des aires de répartition des autres Eulemurs.

 

 

Longueur totale : 89 à 95 cm

Tête et corps : 39 à 40 cm

Queue : 50 à 55 mm

Poids : 2,0 à 2,5 kg

 

 

Eulemur fulvus albocollaris se rencontre dans des forêts tropicales humides de plaine et de moyenne altitude, situées à l’Est de Madagascar.

 

 

Eulemur fulvus albocollaris a une position horizontale du corps due au mode de déplacement quadrupède. Les animaux sont capables d'effecteur des sauts sur des distances considérables, la queue est utilisée pour l'équilibre.

 

 

Il n’existe aucune évaluation de la population globale ou des densités de population d’Eulemur fulvus albocollaris.

 

 

Le régime alimentaire d'Eulemur fulvus albocollaris est principalement constitué de fruits, il est complété par des feuilles, des fleurs et des champignons.

 

 

Les principales vocalisations peuvent se répartir en:

* Appels de contact

- Ronronnement: il peut être entendu pendant les soins sociaux. Son intensité et sa durée sont variables et ils sont généralement émis en série. Il est émis par les jeunes lorsqu'ils sont léchés par un adulte.

- Appel d'enfant en bas âge: c'est un signal très typique émis par le jeune lorsqu'il s'accroche au ventre de la mère. Il s'agit d'une série de sons grognant qui peuvent être mélangés, ou suivis, de 'oum' faibles. Ces vocalisations sont souvent répétées plusieurs fois. La mère est généralement très sensible à cet appel et elle interrompt son activité pour s'occuper du jeune.

- Appels de salutations: ils se produisent lorsque deux animaux d'un même groupe approchent l'un de l'autre. Il s'agit d'une série rapide de grognements précédée par un son intense, aigu. Ces appels sont souvent accompagnés de lèchements.

- Appels de contact: ils sont émis par un adulte isolé et sont formés de 'kiou' résonnants. Ils sont aussi lancés par un adolescent lorsqu'il est séparé de son groupe.

* Appels de communication éloignée

- Signaux cohésifs: on les entend lors des déplacements rapides des membres d'un groupe, ce sont des sons grognant doux, de rythme variable.

- Signaux d'identification: il s'agit d'une série de grognements forts, traînants. Ils sont généralement émis par un individu isolé (surtout un mâle, rarement une femelle). Ils appellent une réponse identique. On peut les entendre lors de la rencontre de deux groupes.

- Signaux territoriaux: ils sont très semblables aux appels puissants d'alarme. On peut les entendre le soir lorsque les animaux sont de retour à leur site de sommeil. Ils sont généralement émis simultanément par tous les individus d'un groupe et sont répétés toutes les deux à trois minutes pendant une durée variable.

* Appels d'alarme

- Alarme douce: elle se produit lorsque l'animal est dérangé par une intrusion persistante, même si il n'y a pas de danger. Ce sont des grognements provoquant une excitation mutuelle.

- Alarme forte: on les entend lorsque les animaux sont sérieusement alarmés. Ce sont des grognements devenant de plus en plus puissants. Selon le degré d'excitation ils se produisent à des intervalles de 2 à 5 secondes. En même temps les animaux balancent la queue (signal visuel d'excitation).

* Appels de contact - rejet

- Appels de menace: ce sont des appels résonnant, caractéristiques du comportement intimidateur du mâle dominant lorsque celui-ci est au centre du groupe.

- Grincements de dents: ils provoquent une réaction identique à l'excitation agressive.

- Appels d'aboiement: ils se produisent lorsqu'il y a une menace soudaine. Ce sont des grognements forts, ressemblant à un aboiement, qui alertent le groupe entier et peuvent dégénérer en appel d'alarme.

- Appels de détresse: on les entend lorsqu'un petit est séparé de sa mère. Ce sont des appels plaintifs et aigus. On eut aussi les entendre pendant les poursuites, les batailles entre individus de deux groupes différents. Il s'agit aussi d'un signal agressif émis par un individu très excité faisant face à un groupe.

Les signaux olfactifs sont fortement développés. Les animaux reniflent tout; ils peuvent ainsi repérer la maturité des fruits. Les marquages sont plus développés chez les mâles que chez les femelles et sont effectués seulement par les adultes. On trouve:

- Marquages par région ano-génitale: c'est le comportement le plus fréquent. Il constitue sans doute un signe de dominance et évoque souvent des réactions agressives.

- Marquage avec les poignets et les paumes: ce comportement ne semble pas exister chez les femelles. Il est souvent observé tôt le matin ou tard dans la soirée, lorsque le groupe est réuni ou lorsque deux groupes se rencontrent.

- Marquage avec le sommet de la tête: on l'observe surtout pendant les périodes de grande excitation.

Les signaux visuels montrent un développement assez important. Ils sont une signification pour les relations du groupe et de l'extérieur, particulièrement en cas d'alarme. La position du corps et la direction du regard sont importants. Ils ont également une fonction à l'intérieur du groupe pour les comportements de dominance et de soumission.

 

 

La formule caryotypique comprend 48 chromosomes avec 4 paires de métacentriques, 4 paires de sub métacentriques, 15 paires de petits acrocentriques, le chromosome X est un grand acrocentrique et le chromosome Y un petit acrocentrique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien que peu d’études aient été menées, le comportement d’Eulemur fulvus albocollaris est sans doute très proche de celui d’Eulemur fulvus fulvus et d’Eulemur fulvus rufus.

Ces animaux sont arboricoles et passent la plus part du temps dans les couches supérieurs de la forêt.

Eulemur fulvus albocollaris forme des groupes multimâles, multifemelles.

Cette espèce est cathémérale.

 

 

Les accouplements ont lieu de Juin à Juillet et, après une période de gestation d'environ 120 jours, les naissances surviennent de Septembre à Novembre. Il y a généralement un petit par portée.

La maturité sexuelle est atteinte entre un et deux ans.

 

 

Eulemur fulvus albocollaris a l’aire de répartition la plus restreinte de tous les Eulemur fulvus.

On trouve ces animaux entre la rivière Manampatra (au Nord) et la rivière Mananara (au Sud), dans une mince bande de forêt tropicale humide.

Des animaux, qui pourraient être intermédiaires entre Eulemur fulvus albocollaris et Eulemur fulvus collaris ont pu être observés sur les pentes orientales du Massif d’Andringitra, ce qui pourrait indiquer la présence d’une zone d’hybridation dans cette région.

 

 

 

 

 

 

Le meilleur emplacement pour observer Eulemur fulvus albocollaris est la Réserve Spéciale de Manombo, au Sud de Farafanoana. Un autre site potentiel pourrait être les forêts à l’Ouest de Vondrozo.

Eulemur fulvus albocollaris est présent dans la Réserve Spéciale de Manombo; dans les Parcs Nationaux d'Andringitra et de Midongy du Sud.

 

 

La destruction de l’habitat est l’une des principales menaces pesant sur Eulemur fulvus albocollaris.

Dans quelques secteurs ces animaux peuvent être chassés pour l’alimentation humaine.

 

 

En 1996 : en danger (B1 + 2bc)

En 2004 : mis en danger critique (B1 + 2abc)

 

 

Eulemur fulvus albocollaris est présent dans une Aire Protégée, la Réserve Spéciale de Manombo.

 

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©IRDM   Dernière modification le 23 novembre 2006                                                                                        [Haut de page]     [Webmaster]