Menasomotra

Varika

Collared Brown Lemur

Lémur à collier roux

Lémur à collier

Maki à fraise

Schwarzkopfmaki

Zwartkopfmaki

 

 

Cette sous-espèce (Collared Brown Lemur) a été décrite pour la première fois par E. Geoffroy en 1812.

Eulemur fulvus collaris présente un dichromatisme sexuel moins marqué que chez les autres sous-espèces d’Eulemur fulvus, à l’exception d’Eulemur fulvus fulvus.

Chez le mâle le dos est gris brunâtre et la queue plus sombre. Le ventre est gris-brun pâle. Le museau, le front et la couronne sont gris sombre à noir. Il existe une raie sombre sur le dos. Les joues et la ‘barbe’ sont épaisses, touffues et de couleur crème à brun-roux.

Chez la femelle le dos est plus brun que chez les mâles, parfois avec une coloration rousse et le ventre est gris-crème pâle. La tête et le visage sont gris. Les joues sont brun-roux et moins touffues que chez les mâles.

Dans les deux sexes les yeux ont une couleur rouge-orange.

Les synonymes suivants ont été utilisés pour Eulemur fulvus collaris :

Prosimia melanocephalus (Gray, 1863)

Prosimia xanthomystax (Gray, 1863)

 

 

Eulemur fulvus collaris est un Lemur de taille moyenne dont le corps se trouve le plus souvent en position horizontale. Les déplacements s’effectuent selon un mode quadrupède.

L’aire de répartition de cette sous-espèce ne recoupe aucune des aires des autres Eulemur. Cependant à la limite Nord Eulemur fulvus collaris est contigu avec Eulemur fulvus albocollaris, mais les confusions entre les deux semblent peu probables.

 

 

Longueur totale : 89 à 95 cm

Tête et corps : 39 à 40 cm

Queue : 50 à 55 cm

Poids : 2,25 à 2,5 kg

 

 

Eulemur fulvus collaris se rencontre dans des forêts tropicales humides de plaine et de moyenne altitude, qu’elles soient primaires ou secondaires. Ils passent la majorité du temps dans les couches supérieures de la forêt.

 

 

 

 

Eulemur fulvus collaris a une position horizontale du corps du fait d'une locomotion quadrupède. Ces animaux sont capables de sauter sur des distances considérables. La queue est utilisée pour l'équilibre.

 

 

 

 

Aucune évaluation de la population globale d’Eulemur fulvus collaris, ou de densité de population n’est disponible.

 

 

Le régime alimentaire d'Eulemur fulvus collaris est surtout composé de fruits, il est complété par de jeunes feuilles, des fleurs, des écorces, du jus, de la terre et quelques insectes.

 

 

 

 

 

Les principales vocalisations peuvent se répartir en:

* Appels de contact

- Ronronnement: il peut être entendu pendant les soins sociaux. Son intensité et sa durée sont variables et ils sont généralement émis en série. Il est émis par les jeunes lorsqu'ils sont léchés par un adulte.

- Appel d'enfant en bas âge: c'est un signal très typique émis par le jeune lorsqu'il s'accroche au ventre de la mère. Il s'agit d'une série de sons grognant qui peuvent être mélangés, ou suivis, de 'oum' faibles. Ces vocalisations sont souvent répétées plusieurs fois. La mère est généralement très sensible à cet appel et elle interrompt son activité pour s'occuper du jeune.

- Appels de salutations: ils se produisent lorsque deux animaux d'un même groupe approchent l'un de l'autre. Il s'agit d'une série rapide de grognements précédée par un son intense, aigu. Ces appels sont souvent accompagnés de lèchements.

- Appels de contact: ils sont émis par un adulte isolé et sont formés de 'kiou' résonnants. Ils sont aussi lancés par un adolescent lorsqu'il est séparé de son groupe.

* Appels de communication éloignée

- Signaux cohésifs: on les entend lors des déplacements rapides des membres d'un groupe, ce sont des sons grognant doux, de rythme variable.

- Signaux d'identification: il s'agit d'une série de grognements forts, traînants. Ils sont généralement émis par un individu isolé (surtout un mâle, rarement une femelle). Ils appellent une réponse identique. On peut les entendre lors de la rencontre de deux groupes.

- Signaux territoriaux: ils sont très semblables aux appels puissants d'alarme. On peut les entendre le soir lorsque les animaux sont de retour à leur site de sommeil. Ils sont généralement émis simultanément par tous les individus d'un groupe et sont répétés toutes les deux à trois minutes pendant une durée variable.

* Appels d'alarme

- Alarme douce: elle se produit lorsque l'animal est dérangé par une intrusion persistante, même si il n'y a pas de danger. Ce sont des grognements provoquant une excitation mutuelle.

- Alarme forte: on les entend lorsque les animaux sont sérieusement alarmés. Ce sont des grognements devenant de plus en plus puissants. Selon le degré d'excitation ils se produisent à des intervalles de 2 à 5 secondes. En même temps les animaux balancent la queue (signal visuel d'excitation).

* Appels de contact - rejet

- Appels de menace: ce sont des appels résonnant, caractéristiques du comportement intimidateur du mâle dominant lorsque celui-ci est au centre du groupe.

- Grincements de dents: ils provoquent une réaction identique à l'excitation agressive.

- Appels d'aboiement: ils se produisent lorsqu'il y a une menace soudaine. Ce sont des grognements forts, ressemblant à un aboiement, qui alertent le groupe entier et peuvent dégénérer en appel d'alarme.

- Appels de détresse: on les entend lorsqu'un petit est séparé de sa mère. Ce sont des appels plaintifs et aigus. On eut aussi les entendre pendant les poursuites, les batailles entre individus de deux groupes différents. Il s'agit aussi d'un signal agressif émis par un individu très excité faisant face à un groupe.

Les signaux olfactifs sont fortement développés. Les animaux reniflent tout; ils peuvent ainsi repérer la maturité des fruits. Les marquages sont plus développés chez les mâles que chez les femelles et sont effectués seulement par les adultes. On trouve:

- Marquages par région ano-génitale: c'est le comportement le plus fréquent. Il constitue sans doute un signe de dominance et évoque souvent des réactions agressives.

- Marquage avec les poignets et les paumes: ce comportement ne semble pas exister chez les femelles. Il est souvent observé tôt le matin ou tard dans la soirée, lorsque le groupe est réuni ou lorsque deux groupes se rencontrent.

- Marquage avec le sommet de la tête: on l'observe surtout pendant les périodes de grande excitation.

Les signaux visuels montrent un développement assez important. Ils ont une signification pour les relations du groupe et de l'extérieur, particulièrement en cas d'alarme. La position du corps et la direction du regard sont importants. Ils ont également une fonction à l'intérieur du groupe pour les comportements de dominance et de soumission.

 

 

La formule caryotypique comprend 52 chromosomes dont 3 paires de grands métacentriques, 3 paires de sub métacentriques (une grande, une moyenne et une petite), 19 de petits acrocentriques, le chromosome X est un grand acrocentrique et le chromosome Y un petit acrocentrique.

 

 

Bien qu’aucune étude spécifique n’ait été menée, on peut penser que le comportement d’Eulemur fulvus collaris ne doit pas être très différent de celui d’Eulemur fulvus fulvus, ou encore d’Eulemur fulvus rufus.

Ces animaux forment des groupes multimâles, multifemelles de 3 à 12 individus.

Eulemur fulvus collaris est une espèce cathémérale.

 

 

Les accouplements ont lieu en Juin - Juillet. Après une période de gestation de 120 jours les naissances surviennent en Septembre - Novembre.

Il y a généralement un petit par portée.

La maturité sexuelle est atteinte entre 1 et 2 ans.

 

 

Eulemur fulvus collaris a une répartition limitée aux forêts humides de l’extrême Sud-Est de Madagascar, du Sud de la rivière Mananara, jusqu’au Nord de Tolagnaro.

Il est probable que des hybridations soient possibles entre Eulemur fulvus collaris et Eulemur fulvus albocollaris sur les pentes orientales du Massif d’Andringitra.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Réserve Privée de Sainte Luce, au Nord de Tolagnaro, est le meilleur site pour l’observation d’Eulemur fulvus collaris, de même que le secteur de la forêt tropicale humide dans le Parc National d’Andohahela.

 

 

La destruction de l’habitat est l’une des principales menaces pesant sur Eulemur fulvus collaris. Dans un certain nombre de cas cette sous-espèce peut également être chassée pour l’alimentation humaine.

 

 

En 1996 : vulnérable (A1cd, B1 + 2bc)

EN 2004 : vulnérable (A1cd, B1 + 2bc)

 

 

Eulemur fulvus collaris est présent dans deux Aires Protégées : la forêt tropicale humide du Parc National d’Andohahela et le Parc National de Midongy du Sud. On peut également trouver des individus dans la Réserve Privée de Berenty et celle de Sainte Luce.

 

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©IRDM   Dernière modification le 23 novembre 2006                                                                                        [Haut de page]     [Webmaster]