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Varika (au Sud-Ouest et à l'Est)
Varikomavo (à l'Est)
Gidro (au Nord)
Red-Fronted Brown Lemur
Rufous Brown Lemur
Rufous Lemur
Lémur à front roux
Rotstirmaki
Roodkopmaki
Les individus présentent un dichromatisme sexuel et il existe également de fortes variations entre les populations orientales et occidentales. Chez le mâle le dos et la queue ont une couleur allant du gris au gris-brun, alors que le ventre est gris crème, plus blême. La face et la zone située entre les yeux sont grises à noir. La couronne est brun roux. Les joues sont touffues et blanches. Les oreilles sont grandes et cachées. Les yeux sont rouge-orange. Chez la femelle le dos et la queue ont une coloration grise, gris-brun ou gris-roux. Le ventre est très souvent gris pâle. La face est gris sombre à noir, la couronne est grise. Les joues sont de couleur crème et moins touffues que chez les mâles. Le synonyme suivant a été utilisé pour Eulemur fulvus rufus : Lemur rufifrons (Bennet, 1833)
Dans la forêt tropicale humide de l’Est cette sous-espèce peut être confondue avec Eulemur rubriventer, mais ce dernier présente une coloration rousse plus marquée. Dans les secteurs occidentaux il n’y a pas de confusion possible car Eulemur fulvus rufus n’est sympatrique avec aucune autre espèce d’Eulemur.
Longueur totale : 80 à 103 cm Tête et corps : 35 à 48 cm Queue : 45 à 55 cm Poids : 2,0 à 2,75 kg
Eulemur fulvus rufus se trouve dans les forêts tropicales humides primaires et secondaires ; ainsi que dans des forêts sèches à arbres à feuilles caduques.
Aucune évaluation de la population globale d’Eulemur fulvus rufus n’est disponible. Dans les forêts occidentales sèches les densités de population peuvent atteindre 100 individus par kilomètre carré, alors que dans les forêts tropicales humides orientales elles sont de 25 individus par kilomètre carré.
Le régime alimentaire d’Eulemur fulvus rufus varie avec le type d’habitat. Dans les forêts sèches d’arbres à feuilles caduques et les forêts tropicales humides les fruits constituent le principal de l’alimentation. Les animaux consomment également des fleurs entières, des insectes, des champignons et de la terre. L'eau est lapée dans les cavités des arbres ou léchée sur les feuilles. D’autres composants du régime sont les feuilles et des petits invertébrés.
Les principales vocalisations peuvent se répartir en: * Appels de contact - Ronronnement: il peut être entendu pendant les soins sociaux. Son intensité et sa durée sont variables et ils sont généralement émis en série. Il est émis par les jeunes lorsqu'ils sont léchés par un adulte. - Appel d'enfant en bas âge: c'est un signal très typique émis par le jeune lorsqu'il s'accroche au ventre de la mère. Il s'agit d'une série de sons grognant qui peuvent être mélangés, ou suivis, de 'oum' faibles. Ces vocalisations sont souvent répétées plusieurs fois. La mère est généralement très sensible à cet appel et elle interrompt son activité pour s'occuper du jeune. - Appels de salutations: ils se produisent lorsque deux animaux d'un même groupe approchent l'un de l'autre. Il s'agit d'une série rapide de grognements précédée par un son intense, aigu. Ces appels sont souvent accompagnés de lèchements. - Appels de contact: ils sont émis par un adulte isolé et sont formés de 'kiou' résonnants. Ils sont aussi lancés par un adolescent lorsqu'il est séparé de son groupe. * Appels de communication éloignée - Signaux cohésifs: on les entend lors des déplacements rapides des membres d'un groupe, ce sont des sons grognant doux, de rythme variable. - Signaux d'identification: il s'agit d'une série de grognements forts, traînants. Ils sont généralement émis par un individu isolé (surtout un mâle, rarement une femelle). Ils appellent une réponse identique. On peut les entendre lors de la rencontre de deux groupes. - Signaux territoriaux: ils sont très semblables aux appels puissants d'alarme. On peut les entendre le soir lorsque les animaux sont de retour à leur site de sommeil. Ils sont généralement émis simultanément par tous les individus d'un groupe et sont répétés toutes les deux à trois minutes pendant une durée variable. * Appels d'alarme - Alarme douce: elle se produit lorsque l'animal est dérangé par une intrusion persistante, même si il n'y a pas de danger. Ce sont des grognements provoquant une excitation mutuelle. - Alarme forte: on les entend lorsque les animaux sont sérieusement alarmés. Ce sont des grognements devenant de plus en plus puissants. Selon le degré d'excitation ils se produisent à des intervalles de 2 à 5 secondes. En même temps les animaux balancent la queue (signal visuel d'excitation). * Appels de contact - rejet - Appels de menace: ce sont des appels résonnant, caractéristiques du comportement intimidateur du mâle dominant lorsque celui-ci est au centre du groupe. - Grincements de dents: ils provoquent une réaction identique à l'excitation agressive. - Appels d'aboiement: ils se produisent lorsqu'il y a une menace soudaine. Ce sont des grognements forts, ressemblant à un aboiement, qui alertent le groupe entier et peuvent dégénérer en appel d'alarme. - Appels de détresse: on les entend lorsqu'un petit est séparé de sa mère. Ce sont des appels plaintifs et aigus. On eut aussi les entendre pendant les poursuites, les batailles entre individus de deux groupes différents. Il s'agit aussi d'un signal agressif émis par un individu très excité faisant face à un groupe. Les signaux olfactifs sont fortement développés. Les animaux reniflent tout; ils peuvent ainsi repérer la maturité des fruits. Les marquages sont plus développés chez les mâles que chez les femelles et sont effectués seulement par les adultes. On trouve: - Marquages par région ano-génitale: c'est le comportement le plus fréquent. Il constitue sans doute un signe de dominance et évoque souvent des réactions agressives. - Marquage avec les poignets et les paumes: ce comportement ne semble pas exister chez les femelles. Il est souvent observé tôt le matin ou tard dans la soirée, lorsque le groupe est réuni ou lorsque deux groupes se rencontrent. - Marquage avec le sommet de la tête: on l'observe surtout pendant les périodes de grande excitation. Les signaux visuels montrent un développement assez important. Ils sont une signification pour les relations du groupe et de l'extérieur, particulièrement en cas d'alarme. La position du corps et la direction du regard sont importants. Ils ont également une fonction à l'intérieur du groupe pour les comportements de dominance et de soumission.
La formule caryotypique comporte 60 chromosomes dont 2 paires de sub métacentriques (une grande et une petite), 27 paires d’acrocentriques de petite taille, le chromosome X est un grand acrocentrique et le chromosome Y un petit acrocentrique.
Les groupes sont constitués de plusieurs femelles adultes, de mâles et d’individus à divers stades de maturation; il y a généralement autant de mâles que de femelles. La taille moyenne du groupe est de 8 à 10 individus. Aucune hiérarchie de dominance apparente ne semble exister dans les groupes. La taille du territoire est dépendante de l’habitat. Pendant la saison humide, dans les forêts sèches occidentales elle peut être de seulement un hectare, les animaux se déplaçant rarement de plus de 125 à 150 mètres au cours d’une journée. Pendant la saison sèche, l’alimentation étant plus rare et plus dispersée, la taille du territoire peut atteindre 12 à 15 hectares et les distances parcourues quotidiennement sont aussi plus importantes. Dans les forêts tropicales humides orientales la taille du territoire peut atteindre 100 hectares. Les mâles quittent le groupe à l'âge de 3 ou 4 ans, puis ils errent pendant 6 à 12 mois avant de s'installer dans un nouveau groupe. Ils peuvent ainsi migrer seuls ou à deux.
Les petits naissent en Septembre ou début Octobre, après une période de gestation de 120 jours. A la naissance le petit pèse environ 75 grammes. Les jeunes sont sevrés à 135 jours. La maturité sexuelle des jeunes n’est atteinte qu’à l’âge de deux à quatre ans pour les femelles et cinq ans pour les mâles.
Eulemur fulvus rufus est réparti dans deux populations distinctes, l’une à l’Est et l’autre à l’Ouest de Madagascar. A l’Est on trouve cette sous-espèce du fleuve Mangoro à la rivière Manampatra, ce qui inclus une partie du Massif de l’Andringitra. A l’Ouest on la trouve dans des secteurs au Sud de la rivière Finerenana (près de Toliara) et au Nord jusqu’à la rivière Betsiboka.
Le Parc National de Ranomafana est un bon emplacement pour l’observation d’Eulemur fulvus rufus. A l’Ouest l’un des meilleurs sites se trouve au Nord-Est de Morondava, dans les forêts sèches de Kirindy ; un site alternatif est la Forêt de Tsiombilsibo, près de Mitsinjo.
Dans les forêts tropicales humides et les forêts sèches à arbres à feuilles caduques Cryptoprocta ferox est un prédateur d’Eulemur fulvus rufus. Mais on peut aussi trouver d’autres prédateurs tels que Accipiter henstii et Polyboroides radiatus. La destruction de l’habitat représente également une sérieuse menace pour Eulemur fulvus rufus.
En 1996 : non listé
Eulemur fulvus rufus est présent dans treize Aires Protégées: les Parcs Nationaux d'Andringitra, d'Isalo, de Kirindy Mite, de Ranomafana, du Tsingy de Namoroka, de Zombitse Vohibasia; la Réserve Naturelle Intégrale de Bemaraha Nord; les Réserves Spéciales d'Andranomena, de Beza Mahafaly, de Kasijy, de Manongarivo, du Pic d'Ivohibe et de Tampoketsa Analamaitso.
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©IRDM Dernière modification le 23 novembre 2006 [Haut de page] [Webmaster]