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Sanford’s Brown Lemur

Lémur de Sanford

Sanfordmaki

Sanfordmaki  

 

 

Cette sous-espèce (Sanford’s Brown Lemur) a été décrite pour la première fois par Archambold en 1932.

Eulemur fulvus sanfordi présente un dichromatisme sexuel.

Chez le mâle le dos et la queue sont de couleur brun moyen, avec des parties plus sombres le long du dos et à l’extrémité de la queue. le ventre est brun-gris pâle. Il y a une ‘barbe’ bien visible de couleur gris crème et des touffes de poils au niveau des oreilles. La couronne est généralement gris-brun et le museau est noir.

Chez la femelle le dos et la queue ont une coloration gris-brun, un peu plus sombre à l’extrémité de la queue. Le ventre est gris blême. La face et la tête sont entièrement grises. Il n’existe pas de touffes de poils au niveau des oreilles.

 

 

Eulemur fulvus sanfordi est un Lemur de taille moyenne dont le corps se trouve généralement en position horizontale. Les déplacements s’effectuent selon le mode quadrupède.

Cette sous-espèce partage son aire de répartition avec celle d'Eulemur coronatus, mais les colorations des deux Eulemur sont suffisamment différentes pour que les confusions ne soient pas possibles.

Comme Eulemur fulvus sanfordi et Eulemur fulvus albifrons peuvent avoir des zones de répartition contiguës une confusion peut être possible entre les femelles des deux sous-espèces.

 

 

Longueur totale : 88 à 95 cm

Tête et corps : 38 à 40 cm

Queue : 50 à 55 cm

Poids : 2,0 à 2,5 kg

 

 

Eulemur fulvus sanfordi se rencontre dans des forêts tropicales humides primaires et secondaires, dans des forêts sèches à arbres à feuilles caduques, ainsi que dans des forêts partiellement dégradées.

 

 

Eulemur fulvus sanfordi a une position horizontale du corps en relation avec son mode de déplacement quadrupède. Ces animaux peuvent effecteur des sauts sur une distance considérable. La queue est utilisée pour l'équilibre.

 

 

Aucune évaluation de la population globale d’Eulemur fulvus sanfordi n’est disponible.

Dans les secteurs de forêts sèches la densité de population pourrait être supérieure à 200 individus par kilomètre carré, alors que dans les forêts tropicales humides elle serait comprise entre 100 et 125 individus par kilomètre carré.

 

 

Le régime alimentaire d’Eulemur fulvus sanfordi est principalement constitué de fruits (représentant jusqu’à 90 % des aliments), de fleurs et de quelques invertébrés.

Au cours de la saison humide, les fruits étant plus rares, la consommation de plantes est plus importante.

 

 

Les principales vocalisations peuvent se répartir en:

* Appels de contact

- Ronronnement: il peut être entendu pendant les soins sociaux. Son intensité et sa durée sont variables et ils sont généralement émis en série. Il est émis par les jeunes lorsqu'ils sont léchés par un adulte.

- Appel d'enfant en bas âge: c'est un signal très typique émis par le jeune lorsqu'il s'accroche au ventre de la mère. Il s'agit d'une série de sons grognant qui peuvent être mélangés, ou suivis, de 'oum' faibles. Ces vocalisations sont souvent répétées plusieurs fois. La mère est généralement très sensible à cet appel et elle interrompt son activité pour s'occuper du jeune.

- Appels de salutations: ils se produisent lorsque deux animaux d'un même groupe approchent l'un de l'autre. Il s'agit d'une série rapide de grognements précédée par un son intense, aigu. Ces appels sont souvent accompagnés de lèchements.

- Appels de contact: ils sont émis par un adulte isolé et sont formés de 'kiou' résonnants. Ils sont aussi lancés par un adolescent lorsqu'il est séparé de son groupe.

* Appels de communication éloignée

- Signaux cohésifs: on les entend lors des déplacements rapides des membres d'un groupe, ce sont des sons grognant doux, de rythme variable.

- Signaux d'identification: il s'agit d'une série de grognements forts, traînants. Ils sont généralement émis par un individu isolé (surtout un mâle, rarement une femelle). Ils appellent une réponse identique. On peut les entendre lors de la rencontre de deux groupes.

- Signaux territoriaux: ils sont très semblables aux appels puissants d'alarme. On peut les entendre le soir lorsque les animaux sont de retour à leur site de sommeil. Ils sont généralement émis simultanément par tous les individus d'un groupe et sont répétés toutes les deux à trois minutes pendant une durée variable.

* Appels d'alarme

- Alarme douce: elle se produit lorsque l'animal est dérangé par une intrusion persistante, même si il n'y a pas de danger. Ce sont des grognements provoquant une excitation mutuelle.

- Alarme forte: on les entend lorsque les animaux sont sérieusement alarmés. Ce sont des grognements devenant de plus en plus puissants. Selon le degré d'excitation ils se produisent à des intervalles de 2 à 5 secondes. En même temps les animaux balancent la queue (signal visuel d'excitation).

* Appels de contact - rejet

- Appels de menace: ce sont des appels résonnant, caractéristiques du comportement intimidateur du mâle dominant lorsque celui-ci est au centre du groupe.

- Grincements de dents: ils provoquent une réaction identique à l'excitation agressive.

- Appels d'aboiement: ils se produisent lorsqu'il y a une menace soudaine. Ce sont des grognements forts, ressemblant à un aboiement, qui alertent le groupe entier et peuvent dégénérer en appel d'alarme.

- Appels de détresse: on les entend lorsqu'un petit est séparé de sa mère. Ce sont des appels plaintifs et aigus. On eut aussi les entendre pendant les poursuites, les batailles entre individus de deux groupes différents. Il s'agit aussi d'un signal agressif émis par un individu très excité faisant face à un groupe.

Les signaux olfactifs sont fortement développés. Les animaux reniflent tout; ils peuvent ainsi repérer la maturité des fruits. Les marquages sont plus développés chez les mâles que chez les femelles et sont effectués seulement par les adultes. On trouve:

- Marquages par région ano-génitale: c'est le comportement le plus fréquent. Il constitue sans doute un signe de dominance et évoque souvent des réactions agressives.

- Marquage avec les poignets et les paumes: ce comportement ne semble pas exister chez les femelles. Il est souvent observé tôt le matin ou tard dans la soirée, lorsque le groupe est réuni ou lorsque deux groupes se rencontrent.

- Marquage avec le sommet de la tête: on l'observe surtout pendant les périodes de grande excitation.

Les signaux visuels montrent un développement assez important. Ils ont une signification pour les relations du groupe et de l'extérieur, particulièrement en cas d'alarme. La position du corps et la direction du regard sont importants. Ils ont également une fonction à l'intérieur du groupe pour les comportements de dominance et de soumission.

 

 

La formule caryotypique comprend 60 chromosomes dont 2 paires de sub métacentriques (une grande et une petite), 27 paires de petits acrocentriques, le chromosome X est un acrocentrique de grande taille et le chromosome Y un acrocentrique de petite taille.

 

 

La taille des groupes d’Eulemur fulvus sanfordi semble reliée au type d’habitat. Dans les secteurs de forêts tropicales humides elle est de quatre à sept individus ; alors que dans les forêts sèches elle peut atteindre 15 individus.

Chaque groupe renferme plusieurs mâles et des femelles avec leurs petits.

Le territoire d’un groupe est voisin de 15 hectares et les chevauchements entre différents territoires sont souvent importants.

Eulemur fulvus sanfordi est un animal cathéméral et arboricole qui passe la plupart du temps dans la couche supérieure des arbres.

 

 

Les petits d’Eulemur fulvus sanfordi naissent de Septembre à début Octobre, après une période de gestation de 120 jours.

La maturité sexuelle est atteinte entre un et trois ans.

 

 

Eulemur fulvus sanfordi est confiné à la région Nord de Madagascar.

L’aire de répartition de cette sous-espèce s’étend de la Péninsule du Cap d’Ambre, à l’Ouest d’Antsiranana, jusqu’à la rivière Manambato à l’Est et la rivière Mahavavy à l’Ouest.

Les populations localisées au Sud de la rivière Manambato et au Nord de la rivière Bemarivo semblent être différentes et représenter une forme de transition entre Eulemur fulvus sanfordi et Eulemur fulvus albifrons.

 

 

 

 

 

 

Eulemur fulvus sanfordi peut être observé dans le Parc National de la Montagne d’Ambre, ainsi que dans la Réserve Spéciale d’Ankarana.

 

 

La destruction de l’habitat est l’une des principales menaces pesant sur Eulemur fulvus sanfordi.

Dans de nombreux secteurs cette sous-espèce est chassée pour l’alimentation humaine.

 

 

En 1996 : vulnérable (B1 + 2bc)

En 2004 : vulnérable (B1 + 2bc)

 

 

Eulemur fulvus sanfordi est présent dans quatre Aires Protégées: le Parc National de la Montagne d'Ambre, les Réserves Spéciales d'Analamerana, d'Ankarana et de la Forêt d'Ambre.

 

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©IRDM   Dernière modification le 23 novembre 2006                                                                                        [Haut de page]     [Webmaster]