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Gidro
Komba
Dredrika
Mongoose Lemur
Mongous Lemur
Lémur mongoz
Mongozmaki
Mongoz
Eulemur mongoz présente un dichromatisme sexuel. Chez le mâle le dos est gris-brun, l’extrémité de la queue étant légèrement plus sombre. Le ventre est gris crème, plus blême. La face est grise et le museau gris clair avec un nez sombre. Les joues, la ‘barbe’, le front et l’arrière du cou sont brun roux. Chez la femelle le dos est gris, généralement plus blême que chez le mâle. L’extrémité de la queue est plus sombre et le ventre est gris crème. La face est gris-ardoise, la coloration devenant blanche autour du museau. Les joues et la ‘barbe’ sont gris crème. Dans les deux sexes les yeux sont rouge-orange. Eulemur mongoz a une vision binoculaire. Les synonymes suivants ont été utilisés pour Eulemur mongoz : Lemur nigrifrons (E. Geoffroy, 1812) Lemur albimanus (E. Geoffroy, 1812) Lemur anjouanensis (E. Geoffroy, 1812) Maki mongous (Muirhead, 1819) Prosimia micromongoz (Lesson, 1840) Prosimia macromongoz (Lesson, 1840) Prosimia bugi (Lesson, 1840) Prosimia brissonti (Lesson, 1840) Prosimia ocularis (Lesson, 1840) Lemur cuvieri (Fitzinger, 1870) Propithecus brissanianus (Gray, 1870) Lemur johannae (Trouessart, 1904) Lemur mongos (Elliot, 1907)
La confusion entre Eulemur mongoz et Eulemur fulvus fulvus est possible, mais l’absence de dichromatisme sexuel chez Eulemur fulvus fulvus doit permettre de différencier les deux types d’animaux.
Longueur totale : 75 à 83 cm Tête et corps : 30 à 35 cm Queue : 45 à 48 cm Poids : 1,0 à 1,4 kg
Les postures adoptées par Eulemur mongoz sont très semblables à celles trouvées chez Eulemur macaco. Ces animaux se déplacent généralement le long de hautes branches et il semble qu’il n’y ait jamais de déplacements au sol. Comme chez Microcebus la main est faiblement spécialisée et morphologiquement proche de la main humaine. Elle est utilisée pour saisir l'appui, pour la locomotion, la manipulation d'objets et surtout pour l'alimentation. Elle est également utilisée au cours des combats.
Il n’existe pas d’évaluation de la population globale d’Eulemur mongoz. Toutefois cette espèce semble être la plus rare de tous les Eulemur.
Les fruits semblent être à la base du régime alimentaire d’Eulemur mongoz. Au cours de la saison humide ce régime est complété par des fleurs (en particulier le kapok Ceiba pentandra) et du nectar. Pendant la saison sèche les animaux consomment également des feuilles. De temps en temps Eulemur mongoz peut aussi manger des scarabées et des larves d’insectes. Les principales plantes consommées sont: Ceiba pentandra, Hura crepitans, Kigelianthe madagascariensis, Combretum phaneropetalum, Tamarindus indica.
Les vocalisations d’Eulemur mongoz sont très différentes de celles d’Eulemur fulvus fulvus. On trouve: * Appels de contact - Appels d'enfants en bas âge: ce sont des appels discrets 'oum' émis par le petit lorsqu'il s'accroche au ventre de la mère, celle-ci y répond par un reniflement 'ararar' bas. * Appels de communication éloignée - Signaux cohésifs: on les entend au cours des déplacements d'un groupe. Ce sont des grognements faibles 'hon'. * Appels d'alarme - Alarme douce: lorsqu'un animal est faiblement alarmé il émet des grognements rapides. - Alarme forte: le groupe entier prononce à l'unisson un son aigu, traînant. * Appels de contact - rejet: ils sont le signe d'un comportement intimidateur comparable à celui d'Eulemur fulvus. Il est plus souvent le fait des femelles que des mâles. * Appels de détresse: ce sont des sons aigus émis par un animal capturé ou au cours des batailles. Les marquages olfactifs semblent importants chez cette espèce. Ils sont comparables à ceux trouvés chez Eulemur fulvus et sont le plus souvent le fait des mâles.
La formule caryoptypique comporte 60 chromosomes dont 2 paires de sub métacentriques (une grande et une petite), 27 paires de petits acrocentriques, le chromosome X est un grand acrocentrique et le chromosome Y un petit acrocentrique.
Eulemur mongoz vit en petits groupes, chacun constitué d’une paire d’adultes monogames et de leurs petits ‘de un à trois). Ces groupes sont très cohésifs pendant les périodes d’alimentation, de déplacements, de repos et de sommeil. Dans quelques cas les animaux semblent former des paires monogames stables. Les femelles sont généralement dominantes. Le territoire d’un groupe ne semble pas très étendu et il existe des chevauchements importants des territoires de groupes voisins. Dans quelques secteurs de son aire de répartition cette espèce est sympatrique avec Eulemur fulvus fulvus. Eulemur mongoz semble être une espèce cathémérale pendant les saisons sèche et humide. Cependant pendant les mois chauds (Décembre à Avril) l’activité diurne est la plus importante ; alors que pendant la saison sèche l’activité serait plutôt nocturne. Le modèle comportemental est très différent de celui de la plupart des Primates. Les modèles d'activité individuelle varient en fonction des populations et selon les saisons.
L'œstrus survient entre Avril et Juin. Les jeunes d’Eulemur mongoz naissent d’Octobre à Novembre, après une gestation de 128 jours. Ils sont sevrés à 135 jours, atteignent la taille adulte et acquièrent leur coloration caractéristique entre 14 et 16 mois ; et il semble que la maturité sexuelle soit atteinte plus tard.
Cette espèce serait également présente dans les Comores, sur les îles de Moheli et d’Anjouan.
Il existe de nombreux Eulemur mongoz maintenus en captivité et la plupart d’entre eux sont des animaux nés en captivité.
Un autre site favorable serait la forêt située autour d’Anjamena, sur la rive orientale de la rivière Mahavavy.
La principale menace pesant sur Eulemur mongoz est la destruction des forêts.
En 1996 : vulnérable (A1c, C2a)
A Madagascar cette espèce est présente dans deux Aires Protégées: le Parc National d’Ankarafantsika et la Réserve Naturelle Intégrale de Lokobe.
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©IRDM Dernière modification le 23 novembre 2006 [Haut de page] [Webmaster]