Avé > Konstantin Bojanov
Bulgarie, 2011, 1h26, VOST / Avec Anjela Nedyalkova, Ovanes Torosyan, Martin Brambach / Grand prix Semaine Internationale de la Critique, Festival de Cannes 2011 / Drame
séances mer 16 18h30 / jeu 17 20h30 / ven 18 18h30 / sam 19 20h30 / lun 21 18h30 / mar 22 20h45


Road-movie pluvieux de Konstantin Bojanov et rare écho du cinéma bulgare. Kamen, étudiant en arts à Sofia, fait du stop, bientôt rejoint par une jeune fille de 17 ans, jolie, qui lui colle au train. Elle ne va plus le lâcher, l’entortillant dans ses nombreux mensonges. Son nom est Avé et elle est gentiment mythomane. Soit disant, son père est diplomate (en fait, ça, c’est vrai), elle rejoint sa grand-mère qui a un cancer (bidon !), et Kamen est un pote depuis l’enfance - c’est lui qui lui a appris à fumer et lui encore qui lui montre des pornos.
Le point de départ d’Avé est autobiographique, Bojanov ayant comme Kamen décidé de rejoindre de Sofia un village reculé de son pays afin d’assister à l’enterrement d’un ami qui s’est suicidé. "Deux jours plus tôt, on était allés voir Easy Rider ensemble, et tout à coup, il était mort", déclare Bojanov. Mais il rate la cérémonie. Il n’a pas rencontré d’auto-stoppeuse, mais le cinéma est venu pallier ce manque en plaçant sur le bord de la route une fiancée sans origine ni but, un peu fantomatique mais douce à embrasser. Avé est le premier long métrage de Konstantin Bojanov, par ailleurs plasticien. Il a fait ses études à Sofia, Londres et New York et son travail a été exposé aussi bien en Europe qu’à Shanghai ou Los Angeles. Il affirme être très influencé par le cinéma américain des années 70.

 

Chercher le garçon > Dorothée Sebbagh
France, 2011, 1h10 / Avec Sophie Cattani, Moussa Maaskri, Gérard Dubouche / Comédie
séances mer 16 20h30 / jeu 17 18h30 / ven 18 12h 20h45 / sam 19 18h30 / dim 20 17h30 / lun 21 20h45 / mar 22 18h30

Émilie, 35 ans, décide pour la nouvelle année de trouver l’amour. Elle s’inscrit sur un site de rencontres sur Internet, meet-me.com. De manière ludique et inattendue, le film épouse la forme du speed dating et promène son héroïne entre différents garçons, du cynique insupportable au romantique excessif ! Peu à peu, la timide trentenaire s’épanouit et fait d’heureuses rencontres : car c’est aussi ça, Internet ! Chercher le garçon est une comédie romantique fraîche et légère, qui met le genre à l’ère du web 2.0.

 

Miss Bala > Gerardo Naranjo
Mexique, USA, 2011, 1h53, VOST / Avec Stephanie Sigman, Noe Hernandez, James Russo / Un Certain Regard Cannes 2011, Prix du Jury et prix de la mise en scène / Grand prix et prix du jury Festival de Beaune / Drame
séances mer 23 16h30 / jeu 24 20h30 / ven 25 12h / sam 26 18h30 / lun 28 18h30

 

Mexique, Tijuana. Laura s’inscrit à un concours de beauté avec son amie Uzu. Mais elle déchante quand elle assiste à un violent règlement de comptes et reste sans nouvelle d’Uzu. La "reine de beauté" se retrouve alors prisonnière d’un cartel de narcotrafiquants et se doit de leur rendre certains "services" pour rester en vie.
Le film nous plonge dans les dédales de la société mexicaine rongée par le crime organisé et la corruption. Dans le paysage du jeune cinéma mexicain, Gerardo Naranjo s'était distingué par une grande exubérance, chroniquant, dans Drama/Mex (2006) et Voy a Explotar (2008), les frasques d'une jeunesse laissée à elle-même dans un pays déchiré par la violence. Miss Bala va au cœur du sujet, plongeant une innocente dans le creuset de la violence qui a fait des dizaines de milliers de morts - narcos, policiers, militaires et surtout civils pris entre deux feux. Pour filmer ces paroxysmes de violence, Naranjo a considérablement calmé sa manière de faire, avec une caméra plus posée, qui filme souvent des fragments de corps, ou des silhouettes de dos, accentuant la sensation de désorientation perpétuelle qui est celle de l'héroïne.

 

Men in black III > Barry Sonnenfeld
USA, 2012, 1h46, VOST et VF / Avec Will Smith, Tommy Lee Jones / Comédie de science-fiction en 2D et 3D
séances mer 23 14h15 16h15 3D 18h15 3D 20h15 3D / jeu 24 18h15 3D 20h15 3D / ven 25 18h15 3D 20h15 3D / sam 26 14h15 3D 16h15 3D 18h15 3D 20h15 3D / dim 27 15h15 3D 17h15 3D / lun 28 14h15 3D 16h15 3D 18h15 3D 20h15 3D / mar 29 18h15 3D 20h15 3D


Les "hommes en noir" chargés de réguler la présence sur Terre des extraterrestres sont de retour… Quand l’agent J apprend la mort de l’agent K quarante ans plus tôt, il décide de faire un bond dans le temps pour tenter, en moins de 24 heures, d’empêcher un alien de le tuer. Il fait la rencontre d’Andy Warhol : l’artiste pop art, qui se révèle être lui aussi un "man in black".
Un troisième opus toujours aussi déjanté !

 

Barbara > Christian Petzold
Allemagne, 2012, 1h45, VOST / Avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Rainer Bock / Ours d’argent au Festival de Berlin 2012, prix de la mise en scène / Drame
séances mer 23 18h30 / ven 25 20h30 / sam 26 16h30 / dim 27 15h / lun 28 16h30 / mar 29 18h30

Ce film sobre et délicat sur le thème de la séparation entre Allemagne de l'Est et de l'Ouest est un des films très remarqué de la Berlinale 2012, où son réalisateur, Christian Petzold a obtenu l'Ours d'argent du meilleur réalisateur.
Digne des films d'Hitchcock, le film dresse un portrait intimiste et oppressant d'une femme mystérieuse en RDA, l'été 1980. L'héroine, interprétée par Nina Hoss, est médecin et a présenté une demande pour émigrer vers l'Ouest. Observée par la Stasi, sa mutation dans un hôpital d'une petite ville, n'a rien d'une coïncidence. La tension monte entre les personnages...
Barbara prolonge bien des aspects du cinéma ultra-cohérent de Petzold, notamment le travail d’une atmosphère mystérieuse et d’une certaine manière menaçante ou encore le motif du fantôme.
En bon représentant de l’École de Berlin, le cinéaste tend à rapprocher ses films d’un rythme naturel, quotidien, et se refuse à des histoires spectaculaires ou à une dramatisation trop artificielle de ses scénarios. Même lorsqu’il franchit le pas du film historique avec Barbara, la description du cadre est impressionniste, faite de détails saisis au vol. Avec finesse et pudeur, le film de Christian Petzold s’empare d’un sujet cher au cinéma allemand (La Vie des autres, Good Bye Lénine !) : l’Allemagne de la Guerre froide.