Le Prénom > Matthieu Delaporte
et Alexandre de La Patellière

France, 2011, 1h49 / Avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui / Comédie
séances mer 23 20h30 / jeu 24 18h30 / ven 25 12h 18h30 / sam 26 14h30 20h30 / dim 27 17h / lun 28 14h30 20h30 / mar 29 20h30


Un appartement, un dîner, cinq convives… et une discussion qui tourne au règlement de comptes. Vincent va dîner chez sa sœur, et en attendant l'arrivée de sa femme, enceinte de leur premier enfant, la conversation tourne autour du choix du prénom du bébé à venir. Très vite, la discussion dérape. Adaptation de la pièce de théâtre éponyme, Le Prénom scrute les rancœurs accumulées et l’amertume qui rongent les protagonistes. Le huis clos se révèle être un terrain d’affrontements sans merci.

 

Maman > Alexandra Leclère
France, 2012, 1h28 / Avec Josiane Balasko, Mathilde Seigner, Marina Foïs / Comédie dramatique
séances mer 30 20h15 / ven 1 12h / sam 2 20h15 / dim 3 15h / mar 5 20h15

Quittée par l'homme qui partageait sa vie depuis vingt ans, une sexagénaire vient s'installer à Paris auprès de ses deux filles. Son arrivée ne les laisse pas indifférentes : vont ressurgir de leur passé les souffrances accumulées par manque d’attention maternelle... jusqu’à les submerger. Les deux filles acculées par leurs névroses décident d’enlever leur mère. Maman met en scène un remarquable trio, Josiane Balasko, Marina Foïs et Mathilde Seigner, qui font des merveilles dans ce film drôle et grinçant.

 

Sur la route > Walter Salles
France, Brésil, 2011, 2h20, VOST / Avec Garrett Hedlund, Sam Riley, Kristen Stewart, Amy Adams / Road movie
séances mer 30 17h 20h / jeu 31 18h 20h30 / ven 1 18h 20h30 /
sam 2 18h 20h30 / dim 3 17h / lun 4 18h 20h30 / mar 5 18h 20h30

• Festival de Cannes 2012


Sal Paradise, un apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, ex-taulard au charisme fou. Ils prennent la route en compagnie de Marylou, la femme séduisante et libérée de Dean, de 16 ans seulement. Ils vont alors faire l’expérience de la liberté et du monde.
Après Carnets de Voyage, Walter Salles propose une nouvelle variation sur le genre du road movie et du voyage initiatique en adaptant 60 ans après sa parution le livre éponyme de John Kerouac, écrivain culte de la Beat generation. Sur la route, beaucoup en ont rêvé. À commencer par l'auteur lui-même qui, dans les années 1950, voulait Marlon Brando et James Dean en tête d'affiche. Francis Ford Coppola batailla trente ans pour porter à l'écran le livre phare de la contre-culture américaine. Le cinéaste brésilien filme le déplacement et la quête d'identité de manière inédite. Il investira quatre ans de sa vie dans le projet. D'abord, en se documentant sur Kerouac et la Beat generation. Puis, en refaisant le trajet de livre, réputé inadaptable.

 

Cosmopolis > David Cronenberg
Canada, 2011, 1h48, VOST / Avec Robert Pattison, Juliette Binoche, Paul Giamatti, Matthieu Amalric / Thriller
séances mer 30 14h15 16h15 18h15 / jeu 31 18h / ven 1 12h 18h15 20h15 / sam 2 14h15 16h15 18h15 / dim 3 15h15 17h15 / lun 4 18h15 20h15 / mar 5 18h15
• Festival de Cannes 2012

Dans Cosmopolis dont on a déjà pu voir qu'il était chargé en violence et en sexe, Robert Pattinson campe Eric Packer, un millionnaire de 28 ans qui sillonne Manhattan pour aller se faire couper les cheveux, à bord de sa limousine hyper luxueuse. Le golden boy va être bloqué dans sa somptueuse limousine par un embouteillage géant qui paralyse Manhattan. Il va assister au crépuscule du système capitaliste qui a porté sa compagnie au firmament de la galaxie Wall Street. Lui-même perd les millions de ses clients, car il avait parié sur la chute du yen qui remonte contre toute attente. Tétanisé par l'irruption, dans son monde virtuel, d'une réalité sauvage qui embrase les rues de la ville, Packer accède, en vingt-quatre heures, à une initiation spectaculaire à l'âpreté de la vie. Agressé par des hommes, peut-être des clients revanchards, et obsédé par le sexe, Eric fera en sorte que sa déchéance soit bien totale.
Cosmopolis est une adaptation du roman de Don DeLillo, le film offre donc une trame qui annonce la couleur mais, additionnée de la patte Cronenberg - réalisateur plutôt obsessionnel, radical et hanté, qui sonde les névroses et les phobies de la société occidentale et ses pulsions refoulées - on obtient l'un des films les plus sulfureux qui soient, totalement taillé pour Cannes.

 

Moonrise Kingdom > Wes Anderson
USA, 2012, 1h34, VOST
Avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, Tilda Swinton /
Film d’ouverture du Festival de Cannes 2012 / Comédie dramatique
séances jeu 7 20h30 / ven 8 18h30 / sam 9 14h30 16h30
/ dim 10 15h15 / mar 12 18h15

• Festival de Cannes 2012

 

C’est l’histoire de deux jeunes adolescents qui s’échappent de leur camp de vacances, pour vivre leur histoire d’amour à l’écart du monde. Les adultes se mettent à leur recherche.
Après la parenthèse animée de Fantastique Maître Renard, Wes Anderson retrouve la prise de vue réelle. Il mêle comme à son habitude fantaisie burlesque et ironie mélancolique pour s’adonner à une nouvelle comédie délurée et haute en couleurs. Un cinéaste à la sensibilité décalée, qui nous séduit toujours autant !

 

De rouille et d’os > Jacques Audiard
France, 2011, 1h55 / Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Bouli Lanners / Drame
séances mer 6 14h30 21h / jeu 7 15h15 18h15 / ven 8 12h 20h30 /
sam 9 20h30 / dim 10 17h15 / lun 11 18h15

• Festival de Cannes 2012


Ça commence dans le Nord. Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C'est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c'est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s'occupe du petit et il fait beau. A la suite d'une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Il est pauvre ; elle est belle et pleine d'assurance. C'est une princesse. Tout les oppose. Stéphanie est dresseuse d'orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu'un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau. Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d'illusions. Il va l'aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.
"Il y a quelque chose de saisissant dans le recueil de nouvelles de Craig Davidson Un goût de rouille et d’os: le tableau d’un monde moderne vacillant, à l’intérieur duquel des trajectoires individuelles, des destins simples, se trouveraient magnifiés par le drame et les accidents. Une vision des Etats-Unis en univers rationnel où les corps devraient lutter pour trouver leur place, pour tenter de bousculer le sort qui leur est réservé."
Jacques Audiard et Thomas Bidegain