Le village, mentionné dès le VIII° siècle, fut une ancienne place forte au XIV°.
De son passé, il reste quelques vestiges : les ruines du château fort du XIII° siècle, l'église St Pierre-aux-Liens du XIX° avec une abside circulaire et un clocher carré à arcades, un gracieux calvaire, la chapelle St Laurent de style Roman Provençal du XIème siècle ainsi que de nombreux oratoires qui jalonnent les chemins.
Pour plus d'information: "Histoire succinte de Sigoyer" par Michel Robert Président Délégué de l'Association de Sauvegarde du Patrimoine de Sigoyer (1mn de téléchargement en bas débit)
La commune est incluse
Le relief de la commune se décompose en trois étages :
Sigoyer bénéficie d’un climat où l’influence méditerranéenne (ciel clair et ensoleillé, sécheresse) subit l’influence de l’altitude des contreforts de Ceüze, ce qui se traduit par des variations de températures importantes selon les saisons, le jour et la nuit et aussi selon l’exposition (ubac -ou adret).
La végétation correspond de façon assez précise au relief :
Les contraintes du milieu naturel font que les 2516 ha du territoire communal sont occupés, au tiers par les terres agricoles, la partie restante étant couverte dans sa quasi totalité par les parcours, landes et rochers.

L’activité et la vie de la commune sont tournées vers le bas de vallée et les deux axes principaux de communication les routes départementales 19 et 219 qui la relie à tallard, chef-lieu de canton et gap (18 Km), préfecture.
Après une forte diminution entre 1926 et 1975, environ – 1,3% par an, durant 39 ans, la tendance négative s’est inversée.

De 1975 à 1990, l’évolution a été de + 4,7% par an.
De 1990 à 1999, elle s’est poursuivit avec + 4,4% par an, soit une moyenne d’installation de 4-5 familles nouvelles par an, correspondant pour la plupart des cas à l’arrivée de nouveaux résidents, l’excédent naturel n’étant que de +17 pour la même période.
Avec ses 589 habitants (309 hommes, 274 femmes) en 99, la commune a une densité de 24 habitants au Km2 (moyenne de l’arrondissement de Gap 26 habitants au km2).
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Repartition de la population par tranche d’âge |
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Cette dernière décennie, la population de moins de 60 ans a légèrement augmenté (11%). Les moins de 20 ans représente ¼ de cette tranche, cette moyenne est légèrement supérieure à celle du département (23,9%).
La tranche de population active s’est accrue de 8%.
Répartition des 40,7% de la population active
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Ensemble de la population active |
Salariés |
Agriculteurs |
Non salariés et professions libérale |
Chômeurs |
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240 actifs |
64,5% |
12,5% |
11,2% |
11,7% |
31,1% des actifs travaillent sur Sigoyer ;
63,2%, sur les communes voisines du bassin gapençais ;
5,7%, hors du département.
sur les 155 salariés, 9 seulement travaillent sur la commune.
Cliquer ici
Un diagnostic agricole a réparti les terres en cinq grandes catégories :
Terrains plats de très bonne qualité où dominent les productions céréalières et fourragères, situés essentiellement de part et d’autre de la D. 219, jusqu’au pied de la montagne de Ceüze et de la petite Ceüze.Une centaine d’hectares sont irrigués au quartier du Villard.
Terrains de faible déclivité et de bonne qualité,
Terrains en pente, de faible potentialité : landes, alpages et secteur dit « des vignes »,
Terrains boisés (environ 475 ha), dont forêt communale de la Petite Ceüze et les bois domaniaux (294 ha)Terrains rocheux sans valeur
Les
conditions climatiques difficiles liées à un relief varié ont conduit les
agriculteurs à se tourner pendant longtemps vers la polyculture et l’élevage.
Aujourd’hui
la principale production est l’élevage bovin, ovin et porcin.
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Type
d’élevage |
Bovin |
Ovin |
porcin |
|||
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Comparatif 1980 1999 |
1980 |
1999 |
1980 |
1999 |
1980 |
1999 |
|
Nombre d’exploitations concernées |
23 |
6 |
14 |
5 |
1 |
1 |
La
production viticole, en diminution, et les autres produits, sont
essentiellement destinés à la consommation familiale
Un remembrement des terres a permis dés 1965, leur regroupement autour
du siège d’exploitation. depuis,
la cessation d’activité de nombreuses exploitations et la reprise des
terres par celles en activité l’ont conforté.
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Tableau comparatif de l’evolution agricole de 1970 à 2000 |
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année |
1970 |
1979 |
1988 |
2000 |
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Nombre d'exploitations |
56 |
41 (-26,8 %) |
29 (-29,2%) |
15 (-48,2%) |
|
S.A.U. |
1147 ha |
1339 ha |
1031 ha |
1031 ha |
|
S.T.H. |
397 ha |
668 ha |
433 ha |
433 ha |
Ces
dernières années, la S.A.U s’est stabilisée, bien que le nombre d’exploitations
ait diminué de 48%.
Depuis 1970, la
diminution des exploitations a conduit :
A
l’abandon des terres les moins facilement aptes à la
mécanisation
et à une légère augmentation de la S.T.H. ( +33% en 30 ans), utilisée pour
l’élevage bovin et ovin, principalement.
Au
maintien des terres les plus grandes et les mieux exposées pour cette
mécanisation.
Sur 15 exploitations recensées en 2000 :
10
ont un avenir assuré pour 10 ans,
2
sont exploitées par des personnes âgées de + de 65 ans ;
14
sont exploitées par des agriculteurs à temps complet.
Les
activités qui se sont le plus développées, se sont créées autour de la
montagne, des espaces naturels et de la santé au secteur des guérins
et de la Petite Ceüze.
La
falaise de Ceüze attire de nombreux touristes et alpinistes.
50
km de sentiers équestres, pédestres et V.T.T. partent de cette zone.
La fréquentation
touristique atteint :
Jusqu’à
80% de la population résidente durant juillet et août ;
Environ
30% de janvier à juin et en
septembre et deuxième quinzaine de décembre.
Une maison de convalescence a été rachetée depuis 1998 par une association qui s’occupe d’adultes handicapés mentaux. Les bâtiments ont été restructurés et étendus. Actuellement le centre accueille 42 résidents et une quarantaine de salariés dont huit de la commune.
Deux remontées mécaniques, sous gestion municipale et des pistes de ski de fond (géré par un foyer) emploient 2 employés communaux et un vacataire en période d’ouverture.
Ces activités ont permis le maintien du commerce et de l’artisanat sur la commune :
Un gîte d’étape de 20 places, au col des Guérins sur le G.T.A. est géré par un couple.
Un
bar, au col des Guérins, ouvert toute l’année est géré
par un couple.
Un
camping à la ferme de 10 emplacements, une aire naturelle de camping de 40
emplacements et 14 gîtes ruraux appartenant à 10 familles permettent un
accueil familial.
un
hôtel restaurant de 23 chambres, au village sert aussi de dépôt de gaz et
dépôt de presse.
Parallèlement
les propriétaires (4 personnes) assurent aussi avec un salarié un service de
taxi, un service d’autocars quotidiens (Gap-Sigoyer, matin, midi et soir) le
ramassage scolaire et des excursions touristiques (4 autocars).
Une
entreprise familiale gère aussi un transport de cars avec ramassage scolaire
et randonnées touristique et le transport des matériaux (3 camions) : 3
salariés, 2 membres de la famille (4 autocars).
Une
boulangerie avec une épicerie en annexe, au village : 1 couple et deux
salariés.
Un
exploitant forestier, qui vend aussi le bois de sciage.
Un
maréchal-ferrant, au village,
Un
menuisier-ébéniste,
Deux
plombiers.
Deux
architectes,
Une
infirmière libérale.
Hormis
les petits commerces et artisanat de proximité, la mairie, la poste et une
école, les autres services se regroupent à Tallard (10 Km) ou Gap (18 Km).
Un
commerçant ambulant (1 boucher) assure 2 fois par semaine
un service de porte à porte.
Une
boulangerie avec service d’épicerie.
Mairie :
le travail administratif est géré par une secrétaire (3 jours 1/2 semaine)
et deux employés communaux assurent les travaux d’entretien.
Une
salle des fêtes récente, permet aux habitants de se regrouper.
Un
terrain de sport (basket, volley, foot,…) et un terrain de boule complètent
les activités de loisir offertes par la collectivité.
Poste :
un bureau, au village, emploie 1 personne et demie, logée sur la commune.
Enseignement :
L’école
primaire compte 3 classes (2 classes d’enseignement, une maternelle - 56
élèves) et un service de cantine (20 enfants) livré par un restaurateur.
Hormis les enseignants, 2 salariés ½ .participent à son fonctionnement.
50
adolescents fréquentent les établissements secondaires de Gap, grâce à un
ramassage scolaire quotidien.
Culte :
le culte catholique est officié 1 fois par semaine par le curé de Tallard.