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BIDILU
pour quatuor à cordes (Fred Olichet BIYELA)Violon I : Bastien BENDER
Violon II : Delphine WENZEK
Alto : Sarah BOCHATON
Violoncelle : Valentin CHANAS
Bidilu
est un mot kikongo (langue bantoue) qui signifie les pleurs. Ce quatuor à cordes composé en pleine crise ivoirienne
évoque les pleurs d’un monde en proie à la violence. D’où de fortes tensions
détournées, non résolues. Peu de place à la détente et au silence ! Les
cordes pleurent de manière contrapuntique, chacune avec son timbre propre, sa
ligne mélodique, mais dans un cadre qui leur confère une certaine harmonie : ce
sont des pleurs paradoxalement singuliers et unanimes. Progressivement s’éteignent
ces pleurs ; la fin de la pièce présage l’avènement d’un monde pacifié.
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BABU
INVOCATION pour flûte, trombone et vibraphone (Fred
Olichet BIYELA)
Flûte
: Oriane MARCK
Trombone : Mathias LEMAITRE
Vibraphone
: Louis QUILES
Babu
est
un mot swahili (langue bantoue) qui signifie les ancêtres. Cette pièce évoque une séance de prière tropicale qui
se déroule dans l’immense forêt du bassin du Congo, sous le regard invisible et
protecteur des Bîba, nos anges
gardiens. Ce rituel de religion traditionnelle bantoue invoque les ancêtres
pour qu’ils veillent à la paix, l’unité, l’harmonie et la cohésion des familles
(Makânda) divisées. Le ministre sacré (Nganga) préside le culte sous la sonorité puissante du trombone, avec
l’aide de la flûte - chef du village (Mfumu
gata), en présence du vibraphone qui personnifie les habitants du village (Bisi gata). Ces trois instruments
remplacent respectivement les cornes (mpungi),
la flûte kongo (ntsiba) et le
balafon.
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