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Bunraku du Japon
Le mot ningyô signifie « poupée » et jôruri un drame récité. Le ningyô jôruri est le théâtre traditionnel des marionnettes. Cet art est aussi appelé bunraku, appellation provenant du nom d'un chanteur de joruri du XVIIIème siècle, Uemura Bunrakuken, qui imagina une nouvelle forme de spectacle avec des marionnettes.
Origines, provenances
La forme spectaculaire du bunraku s’est développée devant le succès grandissant au siècle dernier du kabuki. Ces deux théâtres ont en commun un même répertoire de pièces historiques et de drames bourgeois.
Les origines de ce spectacle de marionnettes remontent au milieu du XVIIème siècle : trois formes artistiques - que sont la narration (Joruri), la manipulation de marionnettes, et la musique shamisen - se combinent alors pour former le Bunraku.
Le XVIIIème siècle a été l'âge d'or de la marionnette japonaise avec les deux grands théâtres d'Osaka qui rivalisaient alors pour présenter les pièces nouvelles les plus séduisantes.
Répertoire, personnages
On distingue deux sortes de récits : les pièces historiques ou jidai jôruri, qui retracent des événements tirés des chroniques ou des romans historiques et dont les héros sont des guerriers ou des nobles ; et les pièces de mœurs ou sewa jôruri, dont les personnages appartiennent à la classe des marchands (voire des paysans) et dont l'intrigue est souvent empruntée à un fait-divers.
Dès les premières minutes de son apparition, la marionnette de Bunraku permet au public d'identifier le personnage (genre, statut social, rôle…) qu'elle représente.
De nos jours...
Même s'il fut supplanté vers la fin du XVIIIème siècle par un genre qu'il avait presque créé, le kabuki, le Bunraku demeure encore très populaire de nos jours au Japon.
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