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sur l'eau
Bunraku
Karagoz
Wayangkulit
Karagoz, Turquie
Technique de manipulation : théâtre d'ombres

Les marionnettes exposées ont été offertes Par Tunçay Tanboga, montreur d'ombres turc
Origines, provenance
Les origines du théâtre d'ombres en Orient remontent au XIème siècle. Il serait apparu dans le monde turco-mongol sous le règne d'Oktay (XIIIème siècle). D'autres sources le font remonter à la haute Antiquité où colporté par les tribus nomades turques d'Iran, il se serait ensuite propagé dans les pays du Moyen et du Proche Orient, mais aussi dans certaines régions d'Afrique du Nord en liaison avec les invasions turques. Il est à noter que le théâtre d'ombres permettait de contourner la loi islamique qui interdit de représenter la personne humaine en trois dimensions.

Le Karagöz, théâtre de comédie de mœurs, connaît son apogée au XVIème siècle, mais inquiète toutefois les autorités religieuses et politiques qui, tout en reconnaissant ses qualités comiques, y voient une menace, et interdisent sa fréquentation aux "bons musulmans".

En Turquie, en Grèce et en Afrique du Nord, ce théâtre porte le nom du héros principal, à savoir : Karagöz, Karagheuz, Karaghiozi ou encore Karakus selon les langues et la géographie.
Répertoire, personnages
Le héros Karagöz, bossu, brandissant un énorme phallus qui lui sert de gourdin, illettré et paillard, a pour fidèle compagnon Hadjivat, petit bourgeois peureux et respectueux de l'ordre social. Ces deux personnages forment un duo de joyeux compères à la verve intarissable. Tous les personnages de la société ottomane apparaissent dans des scènes comiques auxquelles se mêlent des allusions politiques et locales qui en font un théâtre populaire très apprécié.
Chaque personnage est introduit par un petit air de musique qui caractérise sa région et sa profession. Les chansons sont accompagnées au tambourin. Les effets sont soulignés par le tambourin et une sorte de sifflet (Nareka).

Les spectacles ont lieu à l'occasion des fêtes royales, des mariages, des circoncisions, des soirées du ramadan ou comme divertissement dans les cafés de plein air.

Le répertoire général est très satirique, mais n'est pas dépourvu de contenus didactiques. Bien que destiné à la distraction populaire, il incite en effet parfois à une contemplation mystique du monde.
De nos jours...
Le Karagöz est tombé en désuétude et seuls de rares montreurs tentent de faire survivre cette tradition.
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